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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d’un poète ? Fidèle abonné au Stade d’Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l’épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c’est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c’est toujours rock’n’roll.

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En vacances dans le Sud

19 mai 2008 à 17:02 En vacances dans le Sud

Amis des espadrilles,

Les espadrilles nous attendent

OGC NICE – SM CAEN : 3 – 1

Spectacle : 3 / 5

Affluence : 11 540 spectateurs

Arbitre : M. Thual, à côté de ses pompes

Buts : Hellebuyck, Ederson, Koné pour Nice, Toudic pour Caen

Homme du match : un but, une passe décisive et un penalty provoqué, Hellebuyck a fait son match.

Anti-homme du match : il faut sans doute continuer de croire en ce jeune gardien, mais pour l’instant, Costil est surtout un porte-poisse d’exception. Début de match parfait, et une bêtise de gamin pour tout gâcher.

C’est assez rare pour le souligner, Caen a pris une leçon de réalisme. Bon, à la limite, personne ne s’en apercevra, puisque le match qui a pris place au Stade du Ray hier, honnêtement, tout le monde s’en foutait. Ni les Caennais (mathématiquement) ni les Niçois (vraisemblablement) ne pouvaient prétendre à décrocher quoi que ce soit. C’était donc l’occasion de jouer au football, calmement. Et ça, Malherbe sait faire.

Pendant une mi-temps, les Normands font donc le spectacle avec application. Il fut un temps où Caen passait au travers de ses débuts de matchs ; mais hier, pendant le premier quart d’heure, on a assisté à une séance de mitraille intense. Entre un Letizi aussi adroit avec ses pieds qu’un paraplégique avec une clé de 12 et des attaquants caennais décidés à allumer la mèche, Caen attaque tous azimuts. Gouffran place deux cachous manquant de puissance, Florentin touche le bois, Letizi pare au plus pressé.

Et puis encore une fois, Costil s’empresse de bousiller le match en même temps que sa carrière pourtant prometteuse. Une sortie impeccable à trente mètres de ses cages, et un retour au petit trot dans sa surface, le dos tourné à Hellebuyck, qui se frotte les yeux, puis les mains, après un lob de 45 mètres réussi.

Un petit Toudic et puis s’en va

Pendant dix minutes, on a un peu peur que Caen retombe dans ses travers, et lâche l’affaire après avoir encaissé un pion. Mais comme Nice n’est pas vraiment au taquet, Malherbe va quand même en profiter pour revenir, au moment on s’y attendait le moins. Un centre précis d’Hengbart, et un petit exploit de Toudic qui parvient à se retourner et à claquer une puissante frappe croisée dans le petit filet et hop, 1-1.

Après ça, le désert. On ne sait pas trop ce que Big Francky a dit aux gars à la mi-temps, mais le onze caennais est revenu des vestiaires en espadrilles, sans imagination, sans énergie, à l’image d’un Yo Gouffran transparent pour ce qui sera sans doute son dernier match sous les couleurs caennaises. A propos, vous ne trouvez pas que Dumas ressemble de plus en plus à un mafioso sicilien ? ou marseillais ? Nan ?

Bref, Malherbe prend l’eau dans l’indifférence générale. Hellebuyck ramène sa fraise dans la surface et joue bien le coup face à Hengbart qui tacle un peu bêtement là où il vaut mieux éviter de le faire. Connerie de débutant encore et sanction sur péno, Ederson plaçant son ballon au ras du montant. Là, pour le coup, tout le monde lâche plus ou moins l’affaire, et c’est presque anecdotique quand Koné chope un centre d’Hellebuyck qui a encore mis Hengbart dans le vent. 3-1. Rideau sur la saison caennaise. Et un match un peu à l’image de la saison des Normands : un jeu extrêmement plaisant, risqué, des buts, des conneries dommageables et surtout évitables.

Bref, il valait quand même mieux être dans le Sud samedi plutôt que dans le nord-est, où le championnat s’achève en puant la mort (Metz, Strasbourg et Lens coincés dans l’ascenseur – l’année des Ch’tis, vraiment).

Et puis, dimanche matin, il y avait Domenech et sa liste. On a espéré, un peu, que Gouffran soit le Chimbonda 2006 (plutôt le Theo Walcott, en fait). Bah nan. Enfin bon, si même Trezegoal reste sur le carreau, ça ne veut pas dire que Gouff’ le méritait pas hein. Oui, je sais, mais j’ai prévenu depuis longtemps que je serais toujours de mauvaise foi.

La bande-son du jour : la bande originale du film Juno, un sans-faute de pop à l’anglo-saxonne.

Pendant que je vous écris : c’est déjà, euh non, c’est enfin le dernier France 2 Foot. Ouf. « Supporters, supporters, c’est le moment de chanter ». Plus que jamais.






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» En vacances dans le Sud · 20 mai 2008 15:30

L’image de costil courant peinard vers son but, avec en arriere plan Hellebuyk qui arme, et le ballon qui se rapproche encore et encore. En tout cas merci pour ses excellents articles. Tu feras encore quelques articles pendant la tréve j’espere...

    

» En vacances dans le Sud · 20 mai 2008 11:46

Combien de Lob encaissé par Costil cette saison ? C’est fou quand même, ça va se savoir. Sinon l’actrice de Juno est elle aussi assez surprenante dans l’aisance de son jeu. (En VO bien sur).

MD

    

» En vacances dans le Sud · 20 mai 2008 09:56

Il y’aura un france 2 foot la semaine prochaine, tu te réjouis trop vite !!! Personellement, un petit Gouffran sur la liste ne m’aurait pas déplu, mais bon, Cissé est meilleur pour Domenech apparemment !