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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

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Deus ex machina

Deus ex machina
06/12/2011

Stade Malherbe de Caen (10) - Olympique de Marseille (9) : 1-2

16e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 2-2 Marseille (2011)

Buteurs : Frau (SP) pour Caen, Ayew brothers pour Marseille.

Arbitre : M. Cailleux. En général, chez Malherbe's Poetry, on est plutôt pour les arbitres qui n'en rajoutent pas des tonnes et qui n'ont pas la biscotte facile. Mais parfois, on se dit quand même qu'il y a des cartons rouges qui se perdent.

Spectateurs... : 20 470. Et des supporteurs marseillais un peu partout dans le stade. C'est quand même rigolo, de voir que l'OM compte des supporteurs dans toute la France (comme le PSG au demeurant). Toutefois, on peut quand même s'étonner qu'il n'y ait pas de fanatiques de Nancy qui auraient grandi sur la Côte d'Azur, ou de dingues de Dijon qui n'auraient connu que la Bretagne. À croire qu'un supporteur marseillais qui n'a jamais foutu les pieds au-delà des frontières du Calvados est surtout supporteur d'une gloire passée, de joueurs emblématiques et de trophées en pagaille plutôt que d'une équipe de foot. Il paraît qu'un vrai supporteur ne choisit l'équipe auquel il va consacrer son coeur... Mais parfois, on se demande.

Rassasiés par le spectacle ? : 4/5. Une superbe première mi-temps, rythmée, ouverte, avec un ballon qui passe d'une surface à l'autre à la vitesse de la lumière. Et puis trop d'imprécisions et de maladresses en seconde période pour assister à un spectacle identique.

Le geste du match : la contre-attaque anti-Olive et Tom des Marseillais pour inscrire le but du 2-1. Diawara, pour André Ayew, lequel décale à nouveau Diawara, qui centre pour Jordan Ayew, seul à dix mètres du but. Déjà que le repli défensif n'est pas le geste technique préféré des Caennais, là, on a senti venir le vent de la défaite. Et ça sentait mauvais.

L'anti-geste du match : l'action défensive improbable d'Alexandre Raineau sur l'ouverture du score marseillais. Du très grand art : mauvaise anticipation de la trajectoire du ballon pour se faire adroitement lober, course hésitante en direction d'Amalfitano pour lui permettre de temporiser, et intervention approximative et effrayante de naïveté pour laisser l'ancien Lorientais centrer et provoquer le but d'André Ayew.

L'homme du match : assurément Souleymane Diawara. Il a multiplié tacles agressifs et interventions implacables, provoquant stupeur et tremblements dans les rangs caennais. Ajoutons à cela une montée décisive et brillante pour offrir le second but à Jordan Ayew... Un superbe match de l'ancien Bordelais, qui justifierait presque l'enthousiasme orgasmique et embarrassant d'Olivier Rouyer, lequel n'a cessé de se répandre en compliments dégoulinants à l'égard de son pote "Souley".

L'anti-homme du match : sans hésitation, Alexandre Raineau. Vous allez finir par croire que c'est de l'acharnement, alors qu'en fait, non. Enfin, pas que... Une première mi-temps catastrophique, d'un niveau si faible qu'on n'avait pas vu pareille prestation depuis les grandes heures d'Alex Di Rocco. Et encore...

Compos :

Caen : Thébaux, Vandam, Sorbon, Leca, Raineau, Proment, Seube, Hamouma, Frau, Bulot, Nabab ; F. DUMAS

Marseille : Mandanda, Azpilicueta, Diawara, Nkoulou, Djimi Traoré, Mbia, Diarra, Gonzalez, Amalfitano, J. Ayew, A. Ayew ; D. DESCHAMPS


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L'ombre sur la mesure.

Je me souviens de mon premier Caen-Marseille. C'était le 9 avril 1994. Un samedi. Dans les rangs de Marseille, il y avait Rudi Völler, ses cheveux, Sonny Anderson, Fabien Barthez, ses cheveux, Basile Boli, Jocelyn Angloma, William Prunier, sans les cheveux, Alain Boghossian et Didier Deschamps. Dans les rangs de Caen, il y avait Mostovoï, ses cheveux, Benoît Cauet, Pascal Nouma, sa bite, Dangbeto, Richard Dutruel, ses cheveux, et Stéphane Dedebant. Caen avait gagné 1-0. Un but de Mostovoï. Je me souviens très bien avoir entendu un supporteur caennais dire : "De toute façon, c'est un match pour donner des points à Marseille". J'étais petit, j'ai pris ça au sens littéral, j'ai cru qu'un club pouvait demander à jouer un match de plus de temps en temps pour ramasser des points bonus. J'étais petit, et j'étais con. Je m'en souviens très bien parce que ce jour-là, je faisais partie de ces petits garnements qui ont la chance de pouvoir jouer sur le grand pré vert à la mi-temps. Et à l'époque, les gamins ne disputaient pas des concours miteux de duels avec le gardien, comme c'est le cas aujourd'hui, mais de vrais matches, à 5 contre 5. C'était mignon comme tout. Le ballon nous arrivait aux genoux, mais on s'en foutait, on était heureux. On avait déjà battu Granville, et on était tombés contre Lisieux en demi-finale. On est rentrés dans les vestiaires 10 minutes avant la mi-temps, pour se préparer ; Mostovoï a marqué à la 39e, je n'ai pas vu le but, mais j'ai senti le stade gronder au-dessus de ma tête. J'étais content. On a perdu 2-0 contre Lisieux. Mes petits camarades s'appelaient Adrien, Baptiste, Stéphane et Meriadeg. Je me souviens qu'on n'avait pas le droit de dire à nos petits camarades de club qu'on allait jouer à d'Ornano, parce que le coach était le père d'un de mes petits camarades, et que ça aurait pu jaser. Nous étions jeunes, nous étions innocents, et Didier Deschamps n'était pas encore champion du Monde.

Je sais que ça peut résonner comme un couplet de vieux con nostalgique, mais ce n'est pourtant pas le cas. Il n'y a rien de plus pathétique que la nostalgie dans le football. Vous avez déjà entendu des "supporteurs" marseillais (je ne vous refais pas le couplet sur les supporteurs marseillais, je crois que vous avez compris où je voulais en venir) parler de la Ligue des Champions 93 ? Oui, hein ? C'est triste, non ? La vérité, c'est que la nostalgie n'a pas lieu d'être dans le football (comme souvent ailleurs) parce que le temps affine les contours, érode les rugosités... Le match de vendredi soir n'a sans doute pas grand-chose à envier à celui qui avait vu triompher la bande à Dangbeto il y a dix-huit ans : il fut spectaculaire, agressif, tactiquement passionnant et techniquement assez relevé. Et tant pis si le succès ne fut pas au rendez-vous...

On attendait des Caennais une réaction, après le non-match à Bordeaux. Dumas aussi, visiblement. Le ventripotent coach normand a fait quelques choix assez forts, au moment de bâtir son équipe-type. Exit Wagué, coupable d'une bourde (évidemment due à l'inexpérience) lourde de conséquences face aux Girondins, et voilà Sorbon aligné en première ligne - le genre de match piège pour Jérém', qui a toujours sa chance au pire moment possible. Nivet figurait également sur le banc : Proment et Seube composaient un milieu défensif tout en puissance pour répondre à l'impact physique des Olympiens. Et devant, exit Niang et Traoré, voilà Nabab titulaire. En face, l'OM se présentait avec son équipe-type, fort de sa probante victoire contre le PSG. Aucune des deux formations ne s'avance réellement masquée au moment d'aborder la rencontre : Caen jouera bas et évoluera en contre, Marseille jouera rugueux et ambitionnera de multiplier les rafales sur les cages normandes. On savait à quoi s'attendre et on ne fut pas vraiment déçus.

La cité des enfants perdus.

Dès l'engagement, on comprend rapidement que les Marseillais sont sur le chemin de la rédemption, et que leur soif de victoire va de pair avec un engagement physique au-delà du raisonnable. Il s'en est parfois fallu de peu pour que le pré se transforme en boucherie : Mbia découpe Hamouma au niveau de la hanche, Diawara enchaîne les tacles et autres interventions rugueuses sur Nabab, André Ayew brutalise Nabab... Cela dit, Caen a une nouvelle fois fait preuve de davantage d'expérience et de maturité que par le passé, ne renonçant jamais à s'impliquer physiquement et à répondre au fameux "défi physique" imposé par les Olympiens : Proment n'a pas démérité dans la violence avec son tacle de maboule sur Amalfitano et Heurtaux a gentiment flingué Mbia, contraint de sortir sur blessure (même si la semelle du Caennais tenait davantage de la maladresse que de la méchanceté). Je vous jure, la rencontre aurait dû être interdite aux moins de 16 ans... Ce n'était pas un match à mettre un Nivet dehors ; d'ailleurs, si Benji était là, il prenait un rouge au bout de cinq minutes et on aurait retrouvé quelques membres sur la pelouse au coup de sifflet final.

Sur le plan du jeu, Marseille est comme prévu largement supérieur aux Francky Boyz. Le danger vient de partout, mais surtout de l'aile droite, où Amalfitano et Azpilicueta s'en donnent à coeur joie avec le plot rouge et bleu qui porte le numéro 22. Défensivement, on sent les Olympiens soucieux de bloquer au plus vite toute tentative d'infiltration, quitte à prendre des risques en se jetant parfois précipitamment. Mais en général, quand un Marseillais se jette, s'il ne chope pas le ballon, il s'arrange au moins pour attraper le bonhomme, ça évite les déconvenues. L'OM est puissant, évolue en bloc, explose depuis l'axe pour se projeter vers l'avant. Devant, les frères Ayew et Amalfitano multiplient les courses, proposent des solutions et se rendent toujours disponibles. Ce Marseille-là ne pratique sans doute pas le football le plus alléchant qui soit, mais quand il tourne à plein régime, il est difficile à prendre en défaut, tant son jeu direct et le peu de liberté accordé à l'adversaire le rendent imperméable à toute action qui ne serait pas correctement préparée.

Du côté normand, on sent que les Francky Boyz sont concentrés comme jamais, appliqués à maintenir un pressing ultra resserré pour ralentir la remontée du ballon et bloquer la relance. Lucho n'existe pratiquement pas à la construction, pendant que Proment et Seube cavalent sur toute la largeur du terrain pour venir en aide à leur défense. Certes, les Caennais ne sont pas loin d'être paumés dans l'orientation qu'ils essaient de donner à leur jeu, mais ils tiennent pourtant la dragée haute à l'OM. Bulot a bien du mal à s'exprimer face à Azpi, mais Hamouma et Nabab répètent les efforts et insistent malgré les échecs. Le choix de Nabab en pointe, loin d'être évident au coup d'envoi, s'est plutôt avéré payant : Livio, malgré ses limites évidentes, apporte beaucoup de profondeur au jeu caennais et aurait pu, avec un peu plus d'expérience et de confiance en ses qualités, en profiter pour caler un pion en contre.

Du coup, ça chagne, ça cogne, ça attaque et ça canarde. Ce match, c'est le bruit et la fureur version ballon rond. Les Marseillais sont évidemment plus pressants, et surtout beaucoup plus dangereux, mais on sait les Caennais en mesure de mettre à mal la défense olympienne. Hamouma, sur un exploit solitaire sur l'aile, est tout proche de trouver Nabab, qui a un peu oublié de couper au premier poteau. Nabab, en revanche, n'oublie pas de partir dans le dos de la défense en direction des cages de Mandanda quelques minutes plus tard avant d'être repris par Diawara. C'est chouette, c'est encourageant. Sauf que l'OM semble avoir déjà compris, après vingt minutes de jeu, où frapper. Sur une transmission assez anodine sur le flanc gauche de la défense caennaise, Amalfitano enrhume Raineau et adresse un centre-tir dévié qui atterrit sur la barre, sur une jolie parade de Thébaux. André Ayew est seul pour marquer dans le but vide. 0-1.

Sauf que Malherbe a retenu les leçons bordelaises. Quand on encaisse un but face à une équipe qui sort à peine d'une période assez délicate, il s'agit de réagir vite, de frapper fort et avec justesse, histoire de faire douter l'ennemi. Hamouma prend sa chance de loin, Mandanda foire gentiment son arrêt, et sa faute de main profite à Nabab, qui s'est précipité pour récupérer le cuir et qui oblige le portier marseillais à une intervention désespérée qui le déséquilibre, provoquant le penalty. Voilà, Livio semble avoir compris ce que Francky attend de lui : mettre sa vitesse et son agilité au service de sa soif de ballons. Du coup, en l'absence de Nivet, le Nez expédie la gonfle en pleine lucarne et annule l'avantage des Marseillais deux minutes à peine après l'ouverture du score. 1-1.

La fuite des talents.

La fin de la première mi-temps est plus ouverte que jamais. Marseille est dangereux à chaque incursion dans le camp caennais et sur chaque coup de pied arrêté. Les offensives caennaises, plus rares mais plus imprévisibles, demeurent prometteuses. Nabab est ainsi tout près de trouver Frau à la suite d'un raid rondement mené sur l'aile droite. En vérité, c'est surtout le Nez qui s'est loupé, mais peu importe... Le ballon file d'une surface à l'autre, les deux défenses ont toutes les peines du monde à se replacer. Chez nous, c'est un peu une coutume maison, le replacement en pagaille, mais Deschamps semble un peu plus furax en voyant ses défenseurs livrés à eux-mêmes toutes les trois minutes. Du coup, à la mi-temps, il resserre les boulons.

La seconde période reprend sur les mêmes bases, Caen évoluant même un peu plus haut sur le terrain et s'exposant donc davantage aux contres marseillais. Et voilà que Diawara et les Ayew brothers traversent le terrain en quelques enjambées, initiant un mouvement collectif sublime conclu d'un plat du pied plein de sang froid de la part de Jordan. 1-2. Cette fois, la messe est dite. Malherbe ne lâchera jamais l'affaire, mais n'arrivera pas non plus à se procurer d'énormes occasions. Trop irréguliers dans l'effort, trop peu impliqués dans un mouvement collectif soutenu, les Francky Boyz donnent l'impression de jouer les uns après les autres, et non ensemble. Hamouma et Nabab, définitivement les deux Caennais les plus dangereux, loupent tous les deux le cadre, mais manquent surtout de soutien. Frau ne sert pas à grand-chose, quelle que soit la configuration de jeu ou le module mis en place : proche d'un Niang ou d'un Traoré, ou libéré grâce à l'activité d'un Nabab, il n'est jamais assez disponible, ou prompt à initier un quelconque mouvement. Caen ne joue pas si mal, mais tout ce qu'entreprend la bande à Dumas semble vain. Sans doute manque t-il un joueur de volume proche des cages pour soutenir Nabab - un joueur que ne sera décidément jamais Frau... Mais Marseille est surtout très solide, se repliant de plus en plus habilement à mesure que le temps s'écoule et que les Caennais s'épuisent.

Après une dernière occase signé Amalfitano, qui loupe une talonnade un brin prétentieuse alors que Gignac se serait bien goinfré un caviar en retrait, et une sortie prématurée pour l'attaquant international, qui est donc à peu près aussi maudit qu'un Mevlut Erdinç, Marseille s'impose donc logiquement 2 buts à 1. Encore une déconvenue, pour les Caennais, qui ont la chance de ne pas perdre une seule place au classement malgré l'embouteillage en deuxième partie de tableau. Comme un signe que cette défaite face à l'OM ne doit pas faire douter les Francky Boyz, qui ont finalement disputé une belle partie et qui n'ont eu que peu de marge de manoeuvre. De toute façon, cette année, Caen perd contre tout ce qui est plus fort et gagne contre tout ce qui est plus faible. Il va juste falloir choper les trois points vite fait pour se persuader pour de bon que ce Malherbe-là ne connait plus la crise.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

Bande-son du jour : They say, de Scars on Broadway, sur le disque éponyme.

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Les notes :

Thébaux [5] : peut-être un peu prompt à se jeter sur le premier but, mais bon...

Vandam [4] : un match finalement assez anonyme. Il ne fut pas aussi menacé que Raineau, mais n'a pas non plus allégé la charge de travail de ses partenaires dans l'axe ou proposé quelque chose d'intéressant devant.

Raineau [1] : une première mi-temps plus désastreuse que jamais, où il se montra d'une fébrilité ahurissante à chaque prise de balle et au cours de laquelle il mit constamment en danger ses partenaires. D'après un lecteur de Malherbe's Poetry, qu'on serait tentés de croire, le bon Alex n'a réussi sa première passe qu'après trente minutes de jeu... Plus tranquille et plus serein après la pause, il a pourtant définitivement convaincu son petit monde qu'il n'avait rien à faire à ce niveau. Comment a-t-on pu l'imaginer un seul instant, d'ailleurs ?

Heurtaux [5] : bousculé par les frangins Ayew, il n'a pas manqué de placer quelques jaillissements qui vont bien sans pour autant manquer de sérieux derrière.

Sorbon [4] : un match compliqué pour Jérém', malmené par les frangins, et plus hésitant que jamais sur chaque intervention. En même temps, l'aligner dans l'axe pour un tel match, c'est franchement pas un cadeau que lui faisait Dumas.

Seube [6] : un match à la hauteur de l'idole, tout en cheveux au vent et en interventions couillues.

Proment [5] : notre G.I. a tendance à s'éteindre après la mi-temps quand il est titulaire, mais son activité et ses qualités au combat associées à celles de Seube sont appréciables. C'est beau, la violence, parfois.

Frau [4] : ah ça, il tire vachement bien les pénos. Et parfois, il est bien placé au centre, c'est vrai. Pour le reste, circulez, y a rien à voir.

Hamouma [6] : Romain n'est toujours pas au niveau de ses prestations entre janvier et juin, mais il continue de mettre les défenses adverses sous pression et manque cruellement d'un soutien de poids devant.

Bulot [3] : il n'a pas vraiment existé, face à un Azpilicueta on fire.

Nabab [6] : un bon match, finalement. C'est certain qu'il ne faut pas compter pour lui pour récupérer un ballon dans le rond central et aller marquer, même s'il court vite. Mais son activité et sa recherche de profondeur ont été une bénédiction pour le SMC, qui n'avait pas fait preuve d'autant de variété dans ses offensives depuis bien longtemps. Reste à être réaliste, maintenant.

Nivet [5] : une rentrée honnête, dans un match bien animé.

Niang [4] : il paraît qu'il a compris plein de choses et qu'il va revenir encore plus fort. Moi aussi, j'attendais beaucoup des Bronzés 3. Et puis non.

Traoré [8] : dans le doute, mettons-lui une bonne note. Quand il partira finir sa carrière aux États-Unis, on se souviendra de lui comme on se rappelle de Priou ou de Horlaville.

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Tous les scores :

Caen 1-2 Marseille

Ajaccio 2-3 Lille

Brest 2-2 Saint-Étienne

Dijon 0-0 Sochaux

Évian TG 2-1 Valenciennes

Montpellier 4-0 Lorient

Nice 2-0 Rennes

Bordeaux 2-0 Nancy

Paris SG 3-2 Auxerre

Lyon 3-2 Toulouse

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Le classement :

1. Montpellier 36 pts (+19)
2. Paris SG 33 pts (+12)
3. Lille 31 pts (+12)
4. Lyon 29 pts (+9)
5. Rennes 28 pts (+6)
6. Toulouse 26 pts (+2)
7. Marseille 24 pts (+6)
8. Saint-Étienne 24 pts (0)
9. Lorient 23 pts (-1)
10. Caen 19 pts (-2)
11. Évian TG 19 pts (-2)
12. Bordeaux 19 pts (-2)
13. Sochaux 18 pts (-9)
14. Dijon 18 pts (-12)
15. Brest 16 pts (-1)
16. Auxerre 15 pts (-4)
17. Valenciennes 14 pts (-3)
18. Nice 14 pts (-3)
19. Nancy 14 pts (-8)
20. Ajaccio 8 pts (-19)

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Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Arsène : "Les frères Ayew, c'est autre chose que les frères Tanguy..."

Sébastien : "Corner pour nous et 20 secondes plus tard, but marseillais... Y a rien à dire, on est encore trop naïfs."

Sébastien : "C'est moi ou tous les mecs qui jouent milieu droit flambent face à nous ?" --------------------

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