Des singes en hiver
Stade Malherbe de Caen (12) - AS Nancy Lorraine (18) : 1-2
18e journée de Ligue 1
Dernier affrontement : Nancy 2-0 Caen
Buteurs : Nivet (SP) pour Caen, Karaboué et Sané pour Nancy. Karaboué, je sais pas vous, mais ça me fait inévitablement penser à "Karaboudjan" à chaque fois que je l'entends. Comme le vaisseau du Capitaine Haddock dans Le Crabe aux Pinces d'or.
Arbitre : M. Bien. Un type qui porte bien son nom. Son match ne fut pas formidable, mais bon, c'était bien quand même. Un type souriant, qui aime bien déconner avec Reynald Lemaître quand l'autre lui marche sur le pied. Il n'y avait pas péno sur Traoré, mais bon, ce n'est pas bien grave, parce que Nancy jouait bien et s'est imposé bien que cette décision arbitrale n'ait pas avantagé le club lorrain. La LFP est fière de vous présenter ses nouveaux arbitres choisis en partenariat avec les éditions Hachette : dès la prochaine journée de championnat, découvrez Monsieur Malchance, qui arbitrera le Paris SG et qui devra gérer quatorze situations de péno litigieuses, Monsieur Grand, qui rappellera à l'ordre Alou Diarra, Monsieur Malpoli, qui traitera Chafni de guignol.
Spectateurs... : 13 528.
Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. J'ai rien contre les mises en situation d'attaque/défense à l'entraînement... tant que ça reste à l'entraînement.
Le geste du match : la magnifique transmission de gants de Mbaye Niang à un joueur nancéen (lequel se pelait les phalanges) au moment de quitter la pelouse. C'est peut-être la seule chose qu'il ait réussie pendant la rencontre, alors on va l'honorer comme telle. Et c'est toujours agréable de voir un footballeur réaliser un acte désintéressé comme celui-ci.
L'anti-geste du match : la faute de main de N'dy Assembé sur un centre pourtant anodin de Romain Hamouma, qui permet à Kandia Traoré de se jeter sur le ballon puis sur la pelouse pour obtenir un penalty qui rappelle étrangement celui obtenu face à Marseille il y a quinze jours. Il y a des redondances assez suspectes dans le scénario des matches quand Malherbe part en vrille.
L'homme du match : difficile de ne pas se montrer admiratif envers Salif Sané. Le jeune Nancéen a disputé un match de très haut niveau, dévorant Benjamin Nivet et Pierre-Alain Frau d'une même bouchée. Prises de balle pleines d'assurance, interventions décisives (et parfois même folkloriques), des déviations acrobatiques (comme cette aile de pigeon à un mètre et demi du sol), des orientations de jeu intéressantes et un but, son premier en Ligue 1. Cette victoire de Nancy, c'est d'abord la sienne.
L'anti-homme du match : difficile de ne pas se montrer extrêmement critique envers Benjamin Nivet. Le vieux Caennais a disputé un match de très faible niveau. Pris de court face à Sané, dépassé dans l'impact physique, régulièrement en retard au moment de défendre (et parfois dangereux), auteur de transmissions systématiquement ratées et d'ouvertures imprécises, et buteur pour la cinquième fois de la saison (le 4e but sur penalty). La grande esbroufe.
Compos :
Caen : Thébaux, Vandam, Sorbon, Leca, Raineau, Proment, Seube, Hamouma, Frau, Bulot, Nabab ; F. DUMAS
Nancy : Assembé, Calvé, Lotiès, Sami, Sané, Lemaître, André Luiz, Karaboué, Diakité, Nicula, Bakar ; J. FERNANDEZ
Le poste d'observation de Malherbe's Poetry : sur son canapé, en rentrant de soirée, après plusieurs heures à lutter contre l'envie de consulter le tableau des scores et à ne pas lire les textos qu'on lui envoyait, histoire de conserver le suspense. Entre minuit et demi et deux heures et quart du matin, mon monde s'est un peu effondré. À côté de moi, Malherbe's Rhapsody, qui connaissait le résultat, me regardait amoureusement me décomposer.
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L'insoutenable lourdeur de l'être.
Inutile de prétendre que le Stade Malherbe est imprévisible. Cette nouvelle déroute face à Nancy est tout, sauf une surprise. D'abord parce qu'elle est le remake flagrant de ce que les Lorrains nous ont déjà infligé l'an passé (défaite 3-2) ou il y a trois ans (défaite 2-1), et que les Francky Boyz sont encore tombés dans le panneau. Ensuite parce qu'elle est l'illustration parfaite de l'incapacité des Normands à retenir des leçons de leurs erreurs. Nivet et ses petits camarades reproduisent semaine après semaine les mêmes bourdes, les mêmes inattentions, et s'enfoncent toujours un peu plus dans une crise plus alarmante que toutes celles qu'a traversées le SMC au cours des années passées. La situation est grave, parce que rien, absolument rien ne semble promettre des lendemains qui chantent. Franck Dumas lui-même semble avoir tiré ses dernières cartouches, en termes de composition d'équipe, pour étancher sa formation.
Pourtant, son intention de base, face à Nancy, était louable : aligner ce qui ressemble le plus à une équipe-type aujourd'hui, en imposant aux cadres de prendre leurs responsabilités. C'était le premier gros tournant de cette saison, qui pouvait permettre aux Caennais de passer Noël au chaud ou au contraire les plonger dans une galère noire, de celles qui embrument les esprits, gangrènent le jeu et anéantissent toute efficacité et tout réalisme. C'était probablement l'une des dernières chances pour un Benjamin Nivet ou un Pierre-Alain Frau de hisser leur niveau de jeu et de remplir enfin leur rôle de régulateurs de tempo, histoire de permettre à leurs partenaires de se mettre en valeur. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce fut un flagrant échec. En même temps, c'est un peu se mettre des bâtons dans les roues que de concéder un but après trois minutes de jeu.
D'ailleurs, c'est là qu'on reconnaît la crise, la vraie, celle qui pue des pieds et qui entraîne Malherbe, tous les ans, jusque dans les profondeurs du championnat, en une petite dizaine de rencontres, si le temps le permet... Chaque saison, on se dit qu'on va y échapper, on se prend à espérer après un début d'exercice correct ou même vachement encourageant, et puis vlan, c'est l'effondrement... Les Francky Boyz relancent tout ce que le championnat de France compte d'équipes paumées et de joueurs boîteux, et puis à Noël, les supporteurs caennais ne se souviennent même plus qu'ils ont vu leurs protégés taper l'OM ou l'OL, mais plutôt qu'ils viennent de se faire étriller sans la moindre contestation possible par Arles-Avignon ou Nancy. Oui, ça pique. La crise, c'est donc cette chose merveilleuse qui transforme Nancy en Real Madrid le temps d'une contre-attaque. À la suite d'un corner en faveur des Caennais et d'une reprise de volée lamentablement foirée par Nivet, voilà les Nancéens qui accélèrent, Karaboué ressort le ballon, écarte vers Bakar, qui remonte une moitié de terrain, transmet à Niculae, Leca s'avance bêtement sur l'ancien Auxerrois, lequel transmet à Karaboué, qui a poursuivi son effort, Sorbon couvre le hors-jeu alors qu'il n'a pas participé à l'action du début à la fin, et vlan, 0-1. Repli collectif catastrophique, erreurs individuelles cumulées et action étonnamment efficace de la part de l'adversaire (le genre de mouvements qu'il ne réussit que trois ou quatre fois par an), voilà, tous les ingrédients de la crise sont là. Finalement, ça fait du bien de se savoir en terrain connu.
Le Barça(cerdoce) normand.
Franchement, il fallait entendre les commentateurs de Foot + comparer à plusieurs reprises le Stade Malherbe de Caen au FC Barcelone. À l'heure où les génies catalans faisait la vidange du FC Santos en finale de la Coupe du Monde des Clubs, le SMC était mené au score sur son terrain par les terribles Nancéens. Certes, les Francky Boyz ont monopolisé le cuir pendant toute la rencontre, et la possession de balle était encore de 64% au coup de sifflet final. Mais rarement aura t-on vu maîtrise de la gonfle plus stérile et circulation de balle plus vaine que samedi soir. Face à un bloc bien en place et probablement échaudé par un début de match plein de réussite, à aucun moment le Stade Malherbe n'a été en mesure d'apporter le danger dans la surface adverse. Jamais. 64% de possession de balle, pour une seule frappe cadrée - sur penalty. Du délire. Alors oui, le ballon a circulé. Leca et Heurtaux se sont passés la balle un nombre incalculable de fois, Nivet a tenté de se rendre disponible dans l'axe, plutôt efficacement d'ailleurs, mais la circulation de balle des Caennais n'est jamais assez rapide, assez imprévisible et assez directe pour surprendre une défense, même composée de branquignols. Pourtant, on a pu le constater à une ou deux reprises, des mouvements initiés en première intention faisaient immédiatement sauter tous les verrous, mais les Francky Boyz ne sont tout simplement pas capables de produire ce genre de choses en ce moment.
En revanche, quand les Nancéens chopaient la gonfle, et même si ça leur arrivait rarement, on sentait tout de suite le vent glacial du désespoir s'infiltrer entre le maillot et les omoplates de nos petits Normands. Ils n'étaient jamais plus de trois dans la moitié de terrain caennaise, et pourtant, les ouailles de Jeannot Fernandez se trouvaient sans trop de difficulté, et auraient pu, avec un tantinet plus de soutien ou de fraîcheur, balancer quelques Flamby supplémentaires dans les cages d'Alexis Thébaux. Enfin bon, efficace ou pas, ça restait Nancy, en face, hein. Nancy, quand ils sont en grande forme, ils peuvent envoyer le PSG par le fond - chose dont les Caennais sont bien incapables cette année. Bon, ok, ils jouent à 39 en défense, mais bon, il n'y a pas marqué "Sopalin" sur le coeur pour rien, sur le maillot nancéen, hein.
64% de possession de balle. Et zéro occasion de vibrer. Hamouma a bien tenté quelques percées dans l'axe, mais il fut surtout maltraité par Lemaître, monstrueux sur son aile, et qui avait fait de Saviola-du-14 sa chose après seulement cinq minutes de match. Nivet loupe toutes ses passes et s'entête à répéter les mêmes diagonales insensées dans le dos de la défense, sans en réussir une seule de tout le match. Heurtaux insiste également pour balancer des paraboles vers le Grand Nulle Part. Les prises de risque sont désespérées, exécutées sans la moindre conviction. Jamais le porteur de la gonfle caennais n'aura réussi à déséquilibrer l'arrière-garde nancéenne, à créer le moindre décalage, à s'ouvrir le moindre angle de frappe.
Et c'est là qu'on en revient à cet énorme problème que le Stade Malherbe va devoir résoudre rapidement : depuis combien de temps n'a t-on pas vu les Francky Boyz marquer dans le cours du jeu, ou même se procurer la moindre occasion franche ? Parce que c'est sûr que pour planter sur des pénos inexistants, il y a du monde, hein, mais pour réussir la moindre combinaison au milieu d'une surface adverse bouchonnée, ou même pour placer une contre-attaque tranchante quand Nancy ose ne laisser que six ou sept défenseurs dans sa moitié de terrain plutôt que neuf, il n'y a plus personne. Pire que tout, il n'y a jamais un attaquant pour couper les centres au premier poteau. Une pure hérésie en Ligue 1, que de voir deux ou trois Caennais se presser au point de penalty et au deuxième poteau, mais jamais aucun pour couper la trajectoire devant le gardien. Il y a peu, Malherbe's Poetry déclarait que Caen se maintiendrait sans doute, malgré ses immenses lacunes, parce qu'il y avait plus mauvais que lui en Ligue 1. Aujourd'hui, à la lumière de la démonstration défensive pleine de maîtrise de l'ASNL à d'Ornano, la vérité vient d'éclater : Nancy est meilleur que Caen. Brest est meilleur que Caen. Nice est meilleur que Caen. Valenciennes est meilleur que Caen. Caen mérite de descendre.
Poésie et rimes pauvres.
Caen n'aura donc jamais réussi à faire trembler Nancy. Ce sont même les Nancéens qui parviennent à doubler la mise, en seconde période, sur coup-franc. La faute concédée est tout à fait idiote, Thébaux fait n'importe quoi, hésite à sortir, ne sort pas, et ne sert finalement à rien, Vandam est à deux mètres de Sané, qu'il est pourtant censé avoir au marquage - en réalité, au moment où le ballon est frappé, à trente mètres là, c'est Niang qui est au marquage de Sané, mais Vandam et lui sont complètement dépassés par le déplacement de leur vis-à-vis et incapables d'évaluer la trajectoire de la gonfle, au point que Niang récupère le marquage de Vandam, qui lui, tourne le dos à Sané, lequel est donc bien tranquille pour tromper Thébaux. 0-2.
La grêle qui s'abat sur d'Ornano semble incarner l'apocalypse dans lequel les Francky Boyz plongent à cet instant de la rencontre - Malherbe's Rhapsody a d'ailleurs remarqué cette pub amusante de Nike sur le bord du terrain, "Joue-toi des éléments". Dumas réagit, fait rentrer Kandia Traoré. Dit comme ça, ça peut fait sourire, mais m'sieur Produit Laitier va aussitôt se montrer décisif. Sur un centre de Romain Hamouma, que personne n'est venu couper au premier poteau, Assembé se loupe gentiment au moment de sa prise de balle, réussit un superbe genou-bras et voit le ballon s'échapper, Traoré se précipite. Le jaillissement-sur-gardien-qui-se-loupe doit être un des exercices que pratiquent le plus les Caennais à l'entraînement (avec le-repli-en-catastrophe-qui-laisse-tout-le-temps-à-l'adversaire-de-planter-une-sardine-au-fond-des-filets), parce que, comme Nabab contre Marseille, Traoré se glisse entre le ballon et le gardien adverse... et tombe. Il n'y a pas faute, évidemment. Il suffit de connaître le bonhomme pour s'en douter, d'ailleurs. Nivet s'approche, tire bien son penalty, bénéficie d'une réussite maximale (parce qu'un gardien à la main ferme aurait repoussé le ballon). Bref, on s'en fout, ça rentre. 1-2.
Il reste une demi-heure. Une demi-heure pour foutre le feu, semer le chaos et la destruction dans la surface lorraine, une demi-heure pour atomiser N'dy Assembé, dont on a déjà pu constater qu'il était une buse. Sauf que non. Pendant une demi-heure, Malherbe ne sera pas foutu de se procurer une seule occasion valable, à l'exception d'une tête non cadrée de Kandia. À la rigueur, c'est même Nancy qui se montre le plus dangereux, grâce à un Niculae toujours fringant, qui parvient à s'échapper seul vers les cages avant d'être signalé hors-jeu, alors qu'il était parti de sa propre moitié de terrain.
Caen a fait un match indigne. Le déplacement à Lorient mercredi prochain risque d'être folklo. On n'ose même plus espérer que le point du match nul, et encore, on le fait tout bas. Le plus fou, dans cette histoire, c'est que les Francky Boyz ne sont toujours pas relégables. Peut-être ne serait-ce pas une mauvaise chose pour le club d'être dans la zone rouge au moment de la trêve hivernale, histoire de vraiment toucher le fond, de tout remettre à zéro, avant de repartir de l'avant (comme l'an dernier). Cette équipe n'est pas sans qualité, mais elle ne peut absolument pas se permettre de jouer à 80% de son potentiel. Elle va devoir cravacher, faire dans le dirty-play, le but de raccro et le CSC crasseux si elle veut traverser la seconde moitié de saison sans encombre. Il va falloir faire dans le sonore et le dégueulasse, ramasser du carton pivoine pour choper un point immérité à Valenciennes, jouer à quatorze derrière pour battre le PSG 0-0 à domicile... et là, nous rêverons. Nous rêverons d'un Stade Malherbe doué pour la métamorphose et rien d'autre. Nous serons des monstres, mais nous serons vivants. Nous serons laids, mais nous serons grands. Parce que sincèrement... Vous n'avez pas rêvé, pour la première fois de votre vie, d'être Nancéen samedi dernier ? Non ? C'est à cause du sponsor "Sopalin", c'est pour ça...
"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"
Bande-son du jour : Suicide Social, de OrelSan, sur le disque Le chant des Sirènes
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Les notes :
Thébaux [3] : trop vite couché sur le premier but, complètement à l'ouest sur le second. Si même lui commence à partir en vrille, je vous jure, on va droit dans le mur...
Vandam [3] : bon, c'est officiel : monter, ça l'emmerde. C'est devenu trop surfait, vous comprenez ?
Sorbon [4] : il couvre Karaboué sur le premier but, ramasse un carton jaune pour une faute grossière, commise parce qu'il craignait un nouveau contre assassin, et fait ce qu'il peut ensuite. Un match honnête, quelques montées intéressantes sur l'aile. Mais on ne va pas lui demander de créer le déclic devant, hein...
Leca [5] : son retour fait du bien, parce qu'il permet à la défense caennaise de s'équilibrer davantage en situation défensive préparée. Et il est le seul à réussir parfois une parabole vers l'avant. Pour le reste, difficile de faire dévier un train de marchandise lancé à pleine vitesse vers un canynon de sa trajectoire...
Heurtaux [5] : Thommy ne foire jamais vraiment ses matches, c'est une chance. Mais il y a quelque chose de désespérant à le voir balancer trente ballons dans le vide à chaque match. Défensivement, il fut davantage victime que coupable sur les deux buts nancéens.
Seube [5] : un match difficile, de la part de l'idole. Des interventions en pagaille, des tacles, des cheveux au vent, de la virilité, mais il était compliqué de défendre face aux flèches nancéennes.
Nivet [2] : un but. Oui. Sur péno. Pour le reste, rien à se mettre sous la dent. Un pourcentage de passes réussies affligeant. Une catastrophe. Bon, Francky, t'es gentil, tu voulais voir, on a vu, maintenant, tu balances le petit Fajr dans le grand bain...
Bulot [4] : il était censé jouer dans l'axe, et il a préféré aller semer la zizanie un peu partout sauf dans l'axe. Dommage. Parce que si son match fut intéressant, on aurait aimé le voir se confronter d'un peu plus près à la zone de vérité.
Hamouma [4] : Romain n'y arrive toujours pas. Il fut la chose de Lemaître pendant 45 minutes, et passa les 45 suivantes à s'agacer. Et nous avec.
Frau [1] : j'ai une question, quand même : il sert à quoi, lui ?
Niang [3] : il a raté tout ce qu'il a tenté, à part une ou deux accélérations qui auraient pu faire mouche s'il y avait eu du monde au premier poteau.
Nangis [3] : Nangis est content, parce que depuis quelques mois, il dégomme tout ce qui se trémousse en mini-jupe à l'Écho du Lac. Il dit qu'il est footballeur professionnel. Pas sûr que la supercherie dure bien longtemps à ce rythme.
Fajr [6] : le coin fraîcheur. En deux passes, on se demande pourquoi il n'est pas titulaire à la place de Nivet. De l'extérieur qui va bien, des accélérations, une vraie faim de ballon... C'est de lui que la solution peut venir, Francky.
Traoré [7] : Luc Sonor est amoureux de Kandia Traoré. C'est n'importe quoi. À chaque fois qu'il commente le Stade Malherbe, il s'étonne de ne pas voir son chouchou titulaire. Dès que Kandia rentre en jeu, c'est l'orgie de compliments, et vas-y qu'il est impérial de la tête, qu'il est rapide comme un jeune poulain, qu'il est puissant comme un vieux cheval. Samedi, dès son entrée en jeu, Kandia fut impérial, rapide, puissant et décisif. Un péno obtenu (comme un enfoiré, mais bon, on a dit qu'on se transformait en dirty bastards, là), des tentatives, les seules de tout le match pour Caen. Une bouffée d'oxygène !
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Tous les scores :
Brest 1-0 Auxerre
Caen 1-2 Nancy
Dijon 1-2 Saint-Étienne
Marseille 2-1 Lorient
Montpellier 1-1 Toulouse
Nice 2-0 Valenciennes
Lyon 2-1 Évian TG
Ajaccio 1-0 Rennes
Bordeaux 1-0 Sochaux
Paris SG 0-0 Lille
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Le classement :
| 1. Montpellier | 37 pts | (+18) |
| 2. Paris SG | 37 pts | (+13) |
| 3. Lille | 35 pts | (+14) |
| 4. Lyon | 35 pts | (+11) |
| 5. Saint-Étienne | 30 pts | (+3) |
| 6. Toulouse | 30 pts | (+3) |
| 7. Rennes | 29 pts | (+5) |
| 8. Marseille | 28 pts | (+7) |
| 9. Bordeaux | 23 pts | (-1) |
| 10. Lorient | 23 pts | (-3) |
| 11. Brest | 20 pts | (0) |
| 12. Évian TG | 19 pts | (-4) |
| 13. Caen | 19 pts | (-5) |
| 14. Auxerre | 18 pts | (-4) |
| 15. Sochaux | 18 pts | (-7) |
| 16. Nancy | 18 pts | (-11) |
| 17. Dijon | 18 pts | (-15) |
| 18. Nice | 17 pts | (-2) |
| 19. Valenciennes | 17 pts | (-4) |
| 20. Ajaccio | 12 pts | (-18) |
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Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :
Aymeric : "Et y'a personne pour nous relancer, nous ?"
Arsène : "On hiberne toujours en hiver, vive le Stade Marmotte de Caen !"
Cédric : "Il faut vraiment que les Caennais soient conservateurs pour garder une tradition telle que le trou normand..."
Matthieu : "67% de possession... pour loser à la maison face à une équipe en mousse. Malherbe, c'est le Barça de la zone rouge."
Ludovic : "Y a pas moyen de pas aller a Lorient mercredi ? Battus sur tapis vert, ça nous dispenserait d'un piètre spectacle..."
Thomas : "Bon, ben c'est notre trou habituel, hein ? Tous les ans c'est la même merde : on est pas mal en début de saison, on gagne et pis tout d'un coup pfiiiiou, plus rien pendant 2 mois. Le néant total, le trou noir, le no man's land, c'est la misère la plus totale. Et puis on se remettra 10 matches avant la fin pour essayer de se sauver (ou non) lors de la dernière journée..."
Arsène : "Moralité : une équipe en mousse, c'est plus fort qu'une équipe en carton."
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Du coup, j'ai tout fait pour les voir en direct depuis… et on perd toujours.
Je ne sais plus quoi faire… peut-être ne plus regarder!
Quand on en arrive là dans sa réflexion c'est que ça va vraiment mal! :c
Je crois que le transfert avorté de Grougi va peut-être nous être fatal cette année… On manque cruellement de créateur.
La méforme de Saviola-du-14 (plutôt en mode Govou-du-14 depuis le début de la saison), conjugué au départ de Youssef et Mollo c'est quand même la cata.
Pour finir sur une note positive, Sorbon sur son mauvais pied ça quand même beaucoup mieux que Raineau!
C'est pas de bol pour Nivet par contre, car maintenant on s'aperçoit bien que c'est lui le plus mauvais…
Bonnes fêtes à tous les Malherbistes de cœur, prenaient du bons temps pendant la trêve, la seconde partie risque d'être encore rude pour nous!