14 janvier 2008 à 12:30
Je suis allé voir le dernier film de Sean Penn ce week-end avec une amie et pour le dire tout net je n’ai pas accroché du tout à cette histoire quasi jospinienne du petit gars promis à un bel avenir qui décide de refuser en bloc et en gros cette vilaine société de consommation (plus de thune, plus de voiture et de la barbe !) et qui prend la route seul avec ses névroses et ses problèmes freudiens pour retourner à la vie sauvage (chasse, nature et tradition) afin d’y retrouver les vraies valeurs comme manger un morceau d’élan à même la bête ou faire du kayak comme un Inuit - un peu comme si Karim Benzema se retirait définitivement de la vie si palpitante du football pour se consacrer pleinement à l’évolution intellectuelle de tous les adhérents du Medef, un truc jusqu’au-boutiste que l’on n’ose imaginer.
Entre deux ralentis et des plans superbes de l’Amérique du Nord dignes de meilleurs téléfilms de M6, je n’ai cessé de penser à ce que Gus Van Sant aurait tiré de ce récit inspiré d’une histoire vraie. Et même si la séance offre de beaux moments (les genoux de ma voisine sobrement éclairée), le film un peu clicheton peine à décrire le pourquoi du comment des errances actuelles de la jeunesse américaine.
Du coup, j’ai relu Thoreau hier soir et j’ai loupé Rennes-Marseille. J’ai comme qui dirait ignoré la méthode de monsieur Coué et pris le Thoreau par les cornes.
Sim triquette
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