Footésie
4 septembre 2008 à 16:05L’enfance
Nous allions jouer un peu et ce même le dimanche ;
Après l’école sans doute le sandwich à la main ;
Même si certains augustes nous prenaient pour des nains ;
On relevait messieurs le défi et les manches.
On faisait les poteaux avec nos vieux blousons,
La baballe mal gonflée au rebond si peu sûr ;
On se prenait pour des dieux juste avant la biture ;
Du majeur bien tendu aux portes de la zonzon.
Une joie un poil étrange traversait les esprits ;
Des buts marqués ou non l’on s’en battait la motte.
Du Père Noël ma mie nous ne voulions que la hotte,
Le sandwich achevé de la saine vache qui rit.
Du souvenir perdu du jeu sans grande finance ;
On essaie de garder mais bon sang que c’est loin !
Un temps où même De Caunes ne faisait pas Ouin-Ouin
Une idée assez simple de l’absurde abstinence.
Au bout de nos idées nous étions quelques sots ;
A croire en l’Eternel de la vie palpitante ;
Le vit à l’abordage à l’instar de nos tentes.
Le campement bien au sec lorsqu’il pleuvait à seaux.
Par tous les temps bien sûr l’affaire était bouclée
Le carpiste ne craint pas plus que le vent la pluie
Les crampons à la louche étaient bien des moulés
Le pêcheur a la ligne jusqu’au bout de la nuit.
Nos parents appelaient sans aucune réponse
Un moment d’égarement qui valait la chandelle
Même si je vous le dis nous n’étions pas à Ponce
Eclairer nos pupilles, envoyer le caramel.
L’arbitre n’existait pas, il fallait l’inventer,
La confiance bien assise il n’en fallait pas plus
Pas la peine de l’attendre à l’ombre d’un abri de bus
Prendre de l’humain l’erreur plutôt que la pâtée,
Ces quelques mots pour dire à la face du monde ;
Le lien défait revient comme l’a chanté Murat.
Balbutiant ses comptines comme un vieux micro-ondes.
Pas la peine de se cacher nous sommes bien dans de beaux draps.
Sim triquette