Chanson d’amour
4 juin 2007 à 11:17
C’est pas pour dire mais Chiara Mastroianni est vraiment formidable dans le quatrième film de Christophe Honoré, Les Chansons d’amour, et si je ne me retenais pas, je pourrais même dire à Chiara que je l’aime, mais ne nous emballons pas.
« C’est pas qu’on s’embête en bas des H.L.M mais les galipettes sur le ciment c’est pas de la crème et pour trouver d’l’herbe accrochez-vous bien comme dit un lézard vert qui était pas daltonien, si on casse les vitres quand on joue au football, qu’on vous cass’ les pieds aussitôt qu’on revient de l’école c’est qu’on manque d’espace, de piafs et de feuilles, y a plus qu’à la Caiss’ d’Epargne qu’on trouv’ des écureuils » chantait Pierre Perret dans donnez nous des jardins.
Et Toulalan ?
Quand j’ai vu la mine réjouie de Nicolas Sarkozy au Stade de France samedi soir, j’ai pensé aux conditions modernes de production -dont la conséquence peut être perçue dans les première images du film d’Honoré- et j’ai pensé aussi que la sous-estimation générale des Mastroianni, Perret et Toulalan n’affecterait en rien le spectaculaire monsieur Sarkozy, qui aura certainement un peu regretté la fort bonne partie des défenseurs de l’équipe de France voire le but d’Anelka.
Mais bon, comme dit ma boulangère qui n’est pas née de la dernière pluie : « Il y aura toujours un écart entre l’utile et le vain. »
C’est pas pour dire mais Chiara Mastroianni est vraiment formidable.