PSG off side

10/11/2014
Le bruit des bars en fer et du boulier qui défile recouvrent les premières analyses. Le son de la télévision est baissé et Mimi, dans un geste rapide, parvient à rattraper la balle avant qu'elle ne tombe dans les buts du baby-foot. « Ça comptait pas, il a marqué avec les demis », justifie-t-il, sans expliquer plus en détail la subtilité des règles. En l'espace d'une mi-temps, tout le monde a provisoirement oublié le résultat du match qui vient de reprendre juste à côté d'eux. L'ouverture du score de Lucas à la 38e minute et les occasions gâchées de Gignac et Payet dans les quinze premières minutes ne sont plus qu'un vague souvenir. Kévin, Julien, Paulo et Mimi*, survêt, casquette ...
Laurent, quand tu nous coaches
02/11/2014
Les Parisiens tiennent sur un fil et semblent apprécier leur numéro d'équilibriste. Vaillants, leurs adversaires s'accrochent, ripostent, tiennent le ballon et se procurent des occasions, jusqu'à marquer à la 42e minute. Ils y croient bien sur, car la victoire semble juste devant eux, elle leur tend les bras comme une charmante épouse déjà conquise, tant Paris semble amorphe et perd tous ses duels. « Je pense sincèrement que ce soir la première période a été d'une faiblesse incroyable. Ça peut arriver, certes, mais quand on s'appelle le Paris Saint-Germain c'est très difficile à accepter », commentait Laurent Blanc, qui tira les oreilles de ses joueurs à la mi-temps. Dépassés sur tous ...
Splendeurs et misères de l'arbitrage
26/10/2014
Tony Chapron a encore succombé à la provocation. En expulsant Van der Wiel face à Bordeaux, l'arbitre a failli tuer un match plutôt animé... avant d'égaliser les cartons quelques minutes plus tard, en sortant le rouge au bordelais Poko pour un tacle dangereux sur Verratti. Avait-il encore en tête l'arbitrage litigieux réservé à Paris face à Lens et l'injustice d'Edinson Cavani, exclu pour avoir mimé un geste qu'il réalise pourtant à chaque fois qu'il marque un but ? Les médias (et les entraîneurs) en font-ils trop en scénarisant à outrance les déboires d'un arbitrage français pas toujours exempt de reproches ? Willy Sagnol n'a pas manqué de lancer sa petite pique : « Si le rouge de Poko ...
Précis de hold-up
21/10/2014
Quand Jean-Christophe Bahebeck entre sur la pelouse, il a sur les épaules la lourde tâche de sauver son équipe. Javier Pastore sort après une prestation bien terne qui vient contredire ses dernières bonnes perfomances et alimenter les soupçons des haters. A ce moment, le Paris-Saint-Germain a encore la chance de faire match nul à Nicosie face à l'Apoel, dans un stade où la ferveur populaire contraste avec la tristesse du spectacle donné sur la pelouse. C'est dire si le costume était trop grand pour Jean-Christophe Bahebeck : mauvais contrôles, pertes de balles, courses trop timides. L'attaquant du PSG confirmait l'étrange impression qui flottait au-dessus du terrain : comment cette ...
Carton plein pour Paris
18/10/2014
Il n'y a pas qu'en Italie que les arbitres peuvent sortir de leurs gonds. Après le match catastrophique de Gianluca Rocchi, qui officiait dimanche 5 octobre pour le match litigieux entre la Juventus de Turin et l'AS Roma (3-2), il y eut hier soir Patrick Rainville, pour le match entre Lens et le Paris-Saint-Germain (1-3). Là-bas, l'histoire se termine presque en affaire d'Etat. En France, tout finit en chansons, ou presque. En l'espace de six minutes, l'homme a tout de même garni la mauvaise pelouse du Stade de France de trois cartons rouges à la suite, dans la foulée d'un pénalty généreux pour Edison Cavani, l'attaquant uruguayen poussé dans la surface par le défenseur lensois ...
Ruffier, extérieur nuit
01/09/2014
Puis il loupa son contrôle. Jusqu'ici, Saint-Etienne résistait. Et le gardien stéphanois jouissait d'une considération honorable de numéro 2 de l'Equipe de France. Sa concentration révélait qu'il se jura, avant le match, de ne jamais trahir ses coéquipiers. Ni par une faute de main, encore moins par un contrôle de l'extérieur dont la réputation trop chargée devrait immuniser tous les gardiens de but, d'Albert Camus à Fabien Barthez, en incluant Stéphane Ruffier. Après sa bourde, Ruffier passa le reste du match à contempler son malheur, absorbé du stress acide de celui qui doit repousser les assauts d'un bourreau : Zlatan Ibrahimovic, auteur d'un triplé. Bourreau qui poussait la classe ...
Jusqu'au sang
17/08/2014
La démarche est aussi stoïque que la silhouette est gauche. Secoué par les regrets d'un match raté par son équipe (défaite 2-0), et juché sur des crampons qui lui auront peu servi pendant la soirée, - l'homme usant plus souvent de ses coudes, de sa tête ou de ses genoux pour harceler son adversaire -, il considère le rideau siglé du sceau du PSG avec l'assurance préméditée du méfait qu'il s'apprête à accomplir. Ce soir, Brandão a choisi de vivre comme un hors la loi. La chose n'est pas étonnante pour un gladiateur des terrains, qui habitua plus souvent la foule à des déboulés nocifs et violents qu'à des gourmandises heureuses. Les yeux rivés sur sa cible, fier, il prononce quelques ...
On s'est tant aimé
12/08/2014
Quand les idoles s'en retournent sur leurs pas, que voient-ils dans le miroir? Certainement ce qu'observait le même Dorian Gray, effrayé par un portrait sur lequel le temps avait fait son effet. Pourtant, certains esprits incrédubles ont pu croire quelques instants que la furie s'était éteinte. Que le Napoli n'en voulait plus à son ancienne gloire et qu'elle reviendrait dans son jardin, les larmes chargées de souvenirs. L'étreinte fut brève et violente. Jamais le stade de San Paolo ne laissa quelconque répit à Edinson Cavani, contrairement aux applaudissement qui saluèrent la sortie de son coéquipier Ezequiel Lavezzi. "Quand on revient dans son ancien club, on n'est pas toujours ...
Faux départ
09/08/2014
Au football, il faut savoir tuer un match. Lorsque l'adversaire est en joug, l'assommer n'est pas suffisant : on parle d'achever son homme. Cette certitude, nous en eûmes une démonstration étincelante pour les premières lueurs d'une saison qui débuta sous l'orage. Cette soirée d'ouverture aurait pu se terminer comme on fête une nouvelle naissance, dans les bulles grisantes d'un champagne bien frais. Mais la fortune n'aura pas choisi Paris, qui ne fit que match nul (2-2). « On aurait dû tuer le match, on ne l'a pas fait et on a donné de l'oxygène à notre adversaire », pestait l'entraineur déçu de l'écurie parisienne. Si le fond était là, la technique a pêché autant que le physique, ce ...