Le sprinter allemand a profité d’une chute de Cavendish dans les derniers kilomètres pour empocher, sans rival, la quatrième étape. Le coup météo de Moncoutié, échappé tout au long de la journée, n’a pas fonctionné.
Dans le peloton, on se tourne les pouces. La météo annonçait de l’orage dans le final, quelques petites averses et des bosses. David Moncoutié avait évidemment étudié la météo : « L’orage, je me suis dit que ça aurait pu désorganiser le peloton. J’avais jamais tenté un coup comme ça ». Le météorologue qui n’aime pas le plat et la pluie, prend la roue de Yukiya Arashiro (Team Europcar), dès le kilomètre un. Le Japonais est le premier à tenter sa sortie du peloton, plutôt fainéant en début d’étape, et est suivi par la Moncout’ donc et Anthony Delaplace, de la Saur-Sojasun. Après 15 kilomètres de course, l’avance des attaquants se porte à près de 9 minutes. C’est ce qu’on appelle « le bon coup » de la journée. L’écart tournera ensuite autour des 6’30.
Dans le peloton, on se tourne les pouces. Fabian Cancellara s’étonne de ne pas voir de tournesols (« les fleurs du soleil » dixit le maillot jaune) sur les bords de route et dans les champs. Il a le temps de s’inquiéter de la flore locale. La Radioshack-Nissan et la Lotto-Bellisol impriment un petit rythme (36 km/h) en tête de cortège. Cavendish emballe un nouveau sprint intermédiaire, facile. Il gratte du coup quelques points sur ses adversaires, sur Peter Sagan notamment le leader du classement maillot vert, et met une nouvelle petite claque à la concurrence, en cas d’arrivée en sprint massif à Rouen. Le patron, c’est lui.
La véritable course débute à 60 bornes de l’arrivée. Les trois de devant sont en train de se faire manger, à raison d’1min30 tous les dix kilomètres. Les équipes françaises auront montré le maillot, comme d’hab’. Pourtant, à l’approche de Rouen, un bon grain s’abat sur la route du Tour. Comme l’avait prévu la Moncout’. La pluie ne dure pas assez longtemps pour foutre le bordel. A l’arrière, les mêmes galériens des jours précédents sont en action. Luis Leon Sanchez, Brice Feillu et Tony Martin s’accrochent à suivre le train réglé par les équipes de sprinters à l’avant. Au milieu du paquet, ça se tend un peu, on serre les coudes. Un coureur de la Saxo Bank fait un piqué vers le sol et empale Nibali, qui va passer 5 bornes dans les voitures, accompagnés de quelques AG2R et Cofidis. L’Italien ne laisse le soin à personne d’imprimer le rythme de chasse. Ses équipiers qui avaient décroché pour le ramener ont même peiné à le suivre.
Les Sky se régalent. Ils remontent le peloton, sans bosser à la chasse aux échappées, « juste pour éviter les chutes » selon Sean Yates, le directeur sportif. Au moment où Moncoutié, Arashiro et Delaplace sont repris, les grosses jambes du peloton s’expliquent. Jérôme Pineau, chez lui, sur ses premières côtes, tente le coup du régional de l’étape. Philippe Gilbert et Sylvain Chavanel se greffent à l’entreprise. Sans succès. Le peloton maigrit d’un coup dans les trois derniers kilomètres suite à une énorme chute. Cavendish est au sol, un peu sonné, et met du temps à remonter sur son vélo. Le Manx est en tout cas out pour l’explication finale. Son ennemi André Greipel a un tapis rouge pour la victoire, sans saveur, car sans le Cav. Bien emmené par trois de ses collègues, l’Allemand, qui a les mêmes cuisses que Félicia Ballanger, coupe la ligne le premier devant Petacchi et Veelers, Sagan, toujours bien dans son maillot vert, cinquième.
Par Ronan Boscher





Victoire logique de Greipel bien emmené, le vieux Alé-jet qui fait 2, Wellers encore placé qui supplante bien Kittel en 3 et Sagan 4 qui marques des points précieux pour le maillot vert
Faudra voir si y'a eu des dégats sur la grosse chut à 2500 bornes de la ligne!
Greipel est très fort cette année, quasi au niveau de Cavendish, son tour est déjà sauvé, il sera plus tranquille maintenant face à son ex équipier et meilleur ennemi!
Au final, je vois comme un coup du destin que l'anglais ne gagne pas dans la ville ou les anglais ont brulé Jeanne d'Arc!!!
Bravo à l'allemand et à l'échappée publicitaire du jour, le japonais d'Europcar, ce bon vieux Montcoucou et Delaplace!
Chavanel a encore tenté, comme d'autres. Ca avait du sens, car demain et vendredi, le final serait vraiment promis a 200% au sprinter et si je vois Cavendish prendre une éclatante revanche à Metz , demain le sprint monte un peu, Rojas aurait eu sa chance, alors je vais me lancer et oser un pronostic 1 le vert, 2 l'arc en ciel et 3la lotterie belge!
Vive le tour
aujourd'hui l'allemand à vecu un conte de fée, c'était "Hansel et Greipel"
Un peu decu par Goss, avec Impey un super poisson-pilote, peut être pas battre le gorille allemand, mais au moins faire 2
Bonne soirée
+ -