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		<title><![CDATA[OL'Dirty Bastards - SO FOOT.com]]></title>
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		<description><![CDATA[Regroupés dans un collectif à géographie variable, les OL Dirty Bastards assument seuls contre tous le je-m'en-footisme de Govou comme les méthodes du discours aulassien.]]></description>
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			<title><![CDATA[OL'Dirty Bastards - SO FOOT.com]]></title>
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		<title><![CDATA[Best Of Bastards 2011 (Part 2) ]]></title>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-best-of-bastards-2011-part-2-1318371886_x100_articles-148718.jpg">Maintenant que vous avez compris qu'aucun autre club que l'OL ne méritait un classement de fin d'année, de ceux où l'on peut mélanger l'essentiel et le superficiel, je vous livre la suite du Best Of Bastards 2011. Avec une playlist de cinq nouveaux titres pour remplacer ceux que l'OL n'a pas su remporter.

5. Concert de Stephen Malkmus and The Jicks (16 novembre 2011)

Puisqu'un blog sert à avancer des jugements suffisamment définitifs pour qu'on ne s'en souvienne plus une fois qu'ils ont été postés, je pense pouvoir affirmer que cette année 2011 restera décisive dans mon existence pour deux raisons. La première a à voir avec le rock : si Pavement peut bien rester le plus grand groupe de tous les temps et Range Life la bande-son de ma vie pour les 17 prochaines années, Mirror Traffic m'a convaincu&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><big><b>5. Concert de Stephen Malkmus and The Jicks (16 novembre 2011)</b></big><br/><br/>Puisqu'un blog sert à avancer des jugements suffisamment définitifs pour qu'on ne s'en souvienne plus une fois qu'ils ont été postés, je pense pouvoir affirmer que cette année 2011 restera décisive dans mon existence pour deux raisons. La première a à voir avec le rock : si Pavement peut bien rester le plus grand groupe de tous les temps et Range Life la bande-son de ma vie pour les 17 prochaines années, Mirror Traffic m'a convaincu qu'il ne servait à rien de croire à une nouvelle reformation de Pavement pour que Stephen Malkmus sorte une flopée de titres aussi géniaux que No One Is (As Are I Be), Tigers ou Georgeous Georgie.<br/><br/>L'autre nouvelle, c'est que je pourrai continuer à supporter l'Olympique Lyonnais aussi longtemps que je le voudrai, même sans Jérémy Toulalan. Après toutes ces saisons, jamais l'idée de son départ de Lyon ne m'avait effleuré. Non pas à cause de ses déclarations où on l'entendait régulièrement faire savoir qu'il se verrait bien poursuivre entre Saône et Rhône avant d'aller faire ces quelques piges de fin de carrière dans son Grand Ouest à lui, mais bien parce que Toulalan incarnait l'idée que j'avais fini par me faire du joueur lyonnais. Celle du type qui sait comme personne rendre la classe moyenne supérieure. Celle du type qui préfèrera toujours avoir sa table au Buffalo Grill de Limonest quand le bon goût voudrait qu'il prenne ses habitudes dans quelque institution gastronomique constitutive du patrimoine local. Histoire d'alimenter à sa manière le lien secret qui s'était établi entre lui, les pages de ce blog et les chansons de Stephen Malkmus, il avait même fini par évoquer ces dépressions qui peuvent se vivre derrière la plante verte d'une cafét' Leclerc, nez dans le plateau. Qu'on imagine un seul instant je ne sais quel sport critic U.S tomber sur pareille histoire, il vous en tirera le genre de billet à même d'inspirer Stephen Malkmus.<br/><br/>C'est peut-être même ce qui a fini par se passer si j'en crois l'un des titres de Mirror Traffic, Forever 28. Soit exactement le numéro que promenait Toulalan à Gerland et partout où on lui demandait de jouer. Je ne sais pas s'il continue de le porter à Malaga. Et comme pour ces histoires d'une possible reformation de Pavement avec album à la clé, je dois avouer que je m'en fous un peu. D'abord parce que son plus grand fan après moi et Stephen Malkmus, Maxime Gonalons, a fini par le faire oublier. Ensuite, parce que Lyon a pu rivaliser avec Portland pour titre de capitale de la coolitude grâce à l'OL. Une impression qui a fini par s'imposer peu après le passage de Malkmus en France, lors du match d'après, celui face au Stade Rennais où l'OL a perdu et laissé filer ses premières illusions dans la course au titre sans le moindre signe perceptible d'agacement. Le même cool que l'OL n'a eu de cesse de servir depuis, qu'il prenne la forme de ce faux détachement que Rémi Garde a pu laisser paraître dans un portait paru dans Libé, d'un tweet aussi désuet que drôle de Bafé, ou de la douce ironie avec laquelle Källström envoie ses réponses aux questions du bord de terrain. De quoi tenir de nouveaux jugements définitifs en 2012. Même sans concert de Stephen Malkmus.<br/><br/><i>Stephen Malkmus And The Jicks – Forever 28</i><br/><br/><big><b>4. Départ de Miralem Pjanic (31 août 2011)</b></big><br/><br/>Le jour le plus long. Après deux saisons passées à attendre, voilà que Miré débute la nouvelle en réalisant la promesse qu'on lui a envoyée depuis les pages de So Foot, « Iniesta si la L1 le veut bien ». Une poignée d'apparitions au cœur du mois d'août, pas même comme titulaire, suffisent à raviver le souvenir tenace de cette première apparition du côté de Belgrade, en juillet 2008, lorsque le gamin à peine arrivé se mit à tutoyer son monde le temps d'un récital dont on ne s'est jamais vraiment remis. Y compris quand ses prestations sont devenues plus irrégulières, que la caisse est apparue un rien fragile dans une Ligue 1 tout pressing, ou qu'il a fallu céder la place à Gourcuff. Pas grave. En bon public d'initiés, Gerland a repéré depuis longtemps que le prodige bosnien possédait l'attirail de ceux qui savent lui tirer des râles de plaisir : le jeu tête haute, l'élégance du drible avant que la passe bien cadencée ne vienne créer l'espace et suspendre le temps.<br/><br/>Forcément, lorsqu'au petit matin du jour le plus long, celui d'avant clôture du marché, la nouvelle d'un départ dans la journée tombe de nulle part, elle vient sonner les fans transis qui se découvrent plus nombreux qu'ils ne l'auraient jamais pensé. On s'appelle, on se SMS, on pétitionne même. C'est trop tard. Miré a déjà filé. Direction Rome, ville éternelle. Comme les regrets des gars du crew.<br/><br/><i>Brave Irene – Longest Day</i><br/><br/><big><b>3. OL féminin – Turbine Postdam, finale de Ligue des Champions féminines (26 mai 2011)</b></big><br/><br/>Il y a six mois encore, le football féminin n'existait pas. Ou alors dans un calendrier le temps d'un buzz sans lendemain. Depuis, les lecteurs du Progrès ont consacré le foot féminin en général et la victoire des Lyonnaises en particulier comme la révélation de l'année 2011, de la même manière qu'ils avaient choisi DSK en déception de l'année la veille. Depuis, le meilleur blog du monde de So Foot, le CowGirl FC, raconte comme personne des histoires de vestiaires à hauteur d'homme – ou de fille.<br/><br/>A chaque fois qu'il est question de l'apparition du foot féminin, on en revient à ces histoires de petits garçons qui ne descendent pas du bus, qui se refilent Zahia et qui ne gagnent même plus. Comme si les filles avaient eu besoin de mecs devenus trop insupportables pour exister. La vraie raison, vous le savez, est ailleurs. Elle tient à elle seule ou presque dans cette finale de Ligue des Champions où les Lyonnaises ont réussi à reproduire cette formule de synthèse que toute une génération attendait : le retour du football de 1986. Oui, comme Yuck qui s'est mis à faire sonner 1993 en plein 2011. Car il existe un football de 1986 reconnaissable entre tous, avec son carré magique Henry-Cruz-Abilly-Nécib, sa Wendy Renard des surfaces, ses passes en marchant, ses tournants mortels qui tombent toutes les 3 minutes 36 – soit le temps exact que doit durer un single parfait. Ce match lui a certes duré comme tous les autres 90 minutes et quelques, mais il a su ramener quelque chose de Guadalajara. Ok, c'était Craven Cottage. C'est vrai aussi que c'était sur Direct 8. Mais avec une victoire des Françaises sur les Allemandes à la fin. Un rêve de football de 1986.<br/><br/><i>Yuck - Georgia</i><br/><br/><big><b>2. OL – Rubin Kazan (16 août 2011)</b></big><br/><br/>A chaque été sa rengaine. Celle qui fut servie tout le mois d'août porte un nom : l'effet Garde. Sans qu'on sache si le premier intéressé y a vraiment été pour quelque chose, l'effet en question a surtout servi à alimenter un peu plus l'idée que Puel avait bien été le grand fossoyeur de l'OL. Quitte à oublier qu'il avait su provoquer le même genre de ravissement deux ans auparavant, dans les mêmes circonstances d'un tour préliminaire de Ligue des Champions.<br/><br/>On s'était promis d'attendre les quelques mois suivants pour savoir si l'OL survivrait à cette promesse de beau jeu retrouvé. Là même où le projet de Puel a fini par se diluer à force d'efforts trop brûlants. Pourtant, au moment de dresser la liste des plus beaux matchs aperçus cette saison, on en revient toujours à ce match aller de tour préliminaire. Pour le bonheur procuré, celui d'assister à une renaissance, aussi fugace soit-elle, du 4-3-3 des années de domination sous ce 4-4-2 tout en relances vers l'avant, en couloirs qui se remettent à coulisser, en grands renversements bien ordonnés. Quatre mois plus tard, l'OL n'a toujours pas retrouvé sa belle domination, pas plus qu'on a revu cette équipe jouer à ce niveau de conviction et d'intensité. Effet Garde ou pas, on s'en fout tant que cette prestation inachevée permettra de se passionner pour ce drôle de work in progress qu'est aujourd'hui l'Olympique Lyonnais. Car c'est comme ça qu'on continue de le préférer. Le futur peut attendre encore un peu.<br/><br/><i>The Kills – Future Starts Slow</i><br/><br/><big><b>1. Dinamo Zagreb – OL (8 décembre 2011)</b></big><br/><br/>Jusqu'à présent, l'OL avait surtout réussi à se tailler un rôle sur mesure les soirs d'Europe, celui du seul club capable d'offrir une niche au foot français en Ligue des Champions. Restait encore à lui donner ce goût de l'épique qui se refusait aux Lyonnais, au point de contrarier leur rêve de conquête des cœurs. Un exploit un peu dingue, un pronostic déjoué contre toute attente, retournement de situation improbable. En bref, le genre de miracle d'un autre temps que l'OL n'a jamais été en mesure (ou si peu) d'assurer. La faute à cette malédiction de club où tout est trop rationnel pour laisser la moindre place au miracle. En d'autres termes, à l'irrationnel.<br/><br/>Du coup, lorsque le miracle en question finit par se pointer dans le semi-anonymat d'une dernière journée de Ligue des Champions, au milieu d'un stade ouvert aux quatre vents, avec une moitié d'équipe bis alignée sur le terrain, les Lyonnais doivent faire face à cette menace qui vient rôder autour de toutes les raisons du monde, y compris les meilleures : le doute. Ou du moins, son ombre qui suffit déjà à flinguer la chronique de l'exploit tant attendu. Pourtant, l'histoire valait le détour. Celle d'un club tout prêt à se résigner jusqu'à ce qu'il se découvre un allié de circonstance avec le Real qui domine l'Ajax à la mi-temps. Alors, tout peut se remettre en place pour un exploit : le rouge de Leko, la vague impression ramenée par Baticle que le Dinamo va lâcher s'il prend ne serait-ce qu'un deuxième but, le discours servi par Garde quelques heures plus tôt à ses hommes : « Un exploit, il faut que ce soit impossible. » Impossible, mais rationnel.<br/><br/><i>Veronica Falls – Right Side Of My Brain</i><br/><br/><b>Par Serge Rezza</b>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Best Of Bastards 2011 (Part 1) ]]></title>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-best-of-bastards-2011-part-1-1318370768_x100_articles-148716.jpg">Hey, vous, les derniers lecteurs de ce blog, vous qui rêvez secrètement du retour en grand de l'OL et de la pop à lunettes et pull jacquard, vous qui croyez encore que votre club préféré est un groupe de rock comme les autres, vous avez raison de penser que l'OL mérite lui aussi sa liste de fin d'année – des meilleurs moments comme des pires, des plus drôles comme des plus pathétiques. Un classement contestable à souhait dans lequel vous trouverez aussi une playlist de quelques-uns des meilleurs titres qui ont pu accompagner cette nouvelle année passée. Sans titre.

Première partie où l'on remonte le classement de la 10ème à la 6ème place. Ouais, comme sur Pitchfork.   10. OL TV Makes Me Want Smoke Crack (toutes ces semaines où j'ai pu bénéficier d'une offre promotionnelle Canal Sat)

A en croire Chuck Klosterman, la diffusion pour la première fois du Loser de Beck sur MTV marque le moment où les années 90 sont enfin devenues les années 90. Un truc de l'air du temps capté dans une vidéo et une chanson balancés par un gredin qui affirme vouloir se foutre en l&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->
Première partie où l'on remonte le classement de la 10ème à la 6ème place. Ouais, comme sur Pitchfork.<br/><br/><b>10. OL TV Makes Me Want Smoke Crack (toutes ces semaines où j'ai pu bénéficier d'une offre promotionnelle Canal Sat)</b><br/><br/>A en croire Chuck Klosterman, la diffusion pour la première fois du Loser de Beck sur MTV marque le moment où les années 90 sont enfin devenues les années 90. Un truc de l'air du temps capté dans une vidéo et une chanson balancés par un gredin qui affirme vouloir se foutre en l'air avec la conviction de celui qui préfère encore mâter des vidéos pourries dans son canapé défoncé.<br/><br/>Quinze ans plus tard, les slackers ont eu le temps de disparaître. Dans la foulée de Beck, la fois où il s'est pointé pour nous présenter Midnight Vultures qui l'a consacré comme le repaire du goût de l'époque, le genre de virage qui vous amène inévitablement à porter un jour ou l'autre des costards en tergal et à produire des albums de Charlotte Gainsbourg. Dans la foulée de MTV ensuite qui s'est mis à fêter d'incroyables anniversaires et à faire le tour de ta super baraque. Enfin bref, à célébrer tout ce que les slackers ont toujours détesté.<br/><br/>Maintenant qu'il n'y a plus de raison de porter le moindre titre de Pavement en viatique et de rêver de devenir vendeur chez Ikea, autant aller chercher le cool où il se trouve : sur OL TV. Une chaîne qui dit « tu » à Sidney Govou, qui parle porno et télénovelas avec Michel Bastos, qui révèle Clint Eastwood en fan hardcore de l'OL, qui reçoit des SMS surtaxés de Miralem Pjanic, qui convoque Toulalan dans les loges des Fatals Picards, qui nous convainc de la nécessité de suivre Les Feux de l'Amour plutôt que Plus belle la vie ! après une démonstration imparable de Laura Georges, qui donne droit à la meilleure punchline de l'année avec Biolay – « <i>Hadji, il tire les pénaltys comme moi je sors du Baron.</i> » –, qui fait se demander à la faveur d'un tirage de Ligue des Champions féminine à une équipe de joueuses « <i>C'est où Cluj ?</i> » pour que l'absurde vienne tout emporter : « <i>C'est là Cluj ! Chic, on va manger de la soupe ! </i>»<br/><br/>On sait qu'on ne portera jamais les tee-shirts « <i>L'OL est une formidable raison d'être heureux</i> ». de Barth. Ce qu'on sait en revanche, c'est qu'on sera parmi les premiers preneurs si jamais la maison lyonnaise se décidait enfin à éditer des tee-shirts « <i>OL TV est une formidable raison de rester un slacker </i>».<br/><br/><i>Ty Segall – You Make The Sun Fry</i><br/><br/><b>9. Pénalty de Bastos, ASSE – OL (26 octobre 2011)</b><br/><br/>Il y avait bien cette victoire arrachée à dix contre onze une semaine plus tard. Ou cette presque manita envoyée par Aulas en Grand Master Clash à tout Geoffroy-Guichard, sa Playstation qui fait tic-tac calée sous le bras. C'est encore ce pénalty de Bastos que je préfère parmi tous les derbys de la saison. Les fumis qui tombent d'un Chaudron en rut, les dix minutes de confusion, le pénalty à tirer, un cœur fumant et pétaradant que Michel adresse au kop stéphanois, sa femmes ramenée là pour les quelques âmes effarouchées par l'affaire.<br/><br/>N'importe quel suiveur de l'OL ou de l'ASSE pourrait vous dire qu'il reconnaitrait un Derby parmi tous les autres matchs. Et l'intensité de ce début de partie a bien à voir avec la tradition de ce grand duel fratricide. Reste que pour exister ailleurs qu'au milieu des remarques vachardes que peuvent s'envoyer potes, couples, familles d'entre Rhône et Loire, le Derby doit aussi se nourrir de ces histoires à la Bastos aujourd'hui comme à la Domenech hier qui alimentent la chronique déjà bien fournie d'une rivalité à l'origine de ma préférence pour les piécettes pop d'Hubert Mounier plutôt que pour les hymnes balancés d'un riff par Mickey 3D. Pas la peine donc d'aller plus loin dans les comparaisons édifiantes où peuvent se mêler Bernard Lavilliers, Muriel Robin et les cafét' Casino, histoire surtout de ne pas accabler davantage quelques-uns de mes plus vieux amis, des Stéphanois. Comme Michel, je préfère encore leur envoyer un cœur qui fume et qui éclate.<br/><br/><i>Caveman – Old Friend</i><br/><br/><b>8. Toulouse – OL (1er mai 2011)</b><br/><br/>L'Olympique Lyonnais a-t-il une âme ? On peut toujours faire mine d'en douter pour peu qu'on se contente de vagues impressions ramenées d'un passage sans lendemain entre Saône et Rhône. En revanche, ce qu'on a appris, c'est que son président avait un cœur. Qui a manqué de s'arrêter à l'issue du naufrage de son équipe au Stadium. La faute aux ennuis que l'OL traîne depuis le début de saison : équipe à bout de souffle après une entame passée au bord du gouffre, fronde anti-Puel qui menace sa vie de grand club tranquille, projet OL Land à l'arrêt, Gourcuff ramené à grands frais pour jouer la tête de gondole et qu'on retrouve dans le sac.<br/><br/>Il en va ainsi des grands matchs qu'on a adorés comme de ceux qu'on a détestés : allez savoir si dans la grande foire que fut la fin de saison dernière, la déroute auxerroise (4-0) fut encore pire que ce dernier match à domicile face à Caen qui vire à l'agit-prop. Pour qui rêvait secrètement d'une sourde vengeance contre les responsables du Bryan Bergougnoux Massacre, il y avait au moins une raison de situer cette sale fin d'après-midi passée à subir les secousses téfécistes comme l'un des moments les plus sombres de sa vie de supporter. De l'insupportable, cette fois plus que toutes les autres.<br/><br/><i>Tiger Waves – Down, Down, Down</i><br/><br/><b>7. Buts de Delgado et de Cris, OL – OM (8 mai 2011)</b><br/><br/>Les derniers titres de l'OL enfuis, ceux de maîtres de la L1, d'exception française sur la scène européenne, de bête noire du Real, d'invincible armada les soirs de Derby, que va-t-il rester des années Puel ? Rien à en croire la sagesse lyonnaise qui se dispense de comptoir en comptoir dans la ville. Un héritage plus conséquent pour le dernier militant de la cause puéliste, Claude Puel lui-même, qui annonçait l'an passé que ses successeurs pourraient toujours bénéficier de ses talents de bâtisseur pour obtenir les gratifications qu'on lui refuserait. A moins de vouloir admettre que Gonalons et Gomis – qui n'étaient même pas des joueurs cadres sous Puel – suffisent à former un héritage, on se gardera bien d'accompagner dans ce nouveau combat solitaire l'ex-« manager du football », comme Aulas aimait à l'appeler à longueurs d'interviews.<br/><br/>Alors, que faut-il garder de ces trois saisons blanches et sèches, de cet An I, II et III d'après la domination des années 00 ? Cette étrange promesse sur laquelle vient se terminer le Guépard et dont on avait su trop quoi faire jusque-là : « <i>Nous fûmes les guépards et les lions ; et ceux qui nous suivront seront les chacals et les hyènes. (…) Et tous, guépards, moutons, chacals, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre.</i> » A défaut d'avoir eu à se considérer comme le sel de la terre, les Lyonnais de Claude Puel ont pu avoir quelque chose du sel de la Ligue 1 ces trois dernières saisons. Celui avec lequel on sacre une équipe plutôt qu'une autre. En lançant le tandem Juni-Benzema pour faire voler les dernières illusions marseillaises à même le Vélodrome. En coulant la possibilité d'un sursaut girondin pour la suite de la saison en Ligue des Champions. En exécutant une dernière danse macabre au milieu de la défense marseillaise, la première lumineuse par Delgado, la seconde d'outre-tombe par Cris, pour ouvrir la voie du titre aux Lillois. Quelques semaines plus tard, Puel était pris à son propre jeu, contraint de tenir son rôle d'homme de devoir en condamnant son club de toujours, l'AS Monaco. A voir l'abnégation qu'ont pu y mettre ses hommes, on a compris ce soir-là que l'histoire entre tout un club et son coach devenu trop seul venait de prendre fin. Pas de saison blanche sans sa part d'ombre.<br/><br/><i>Still Corners – The White Season</i><br/><br/><b>6. Real – OL (18 octobre 2011)</b><br/><br/>A force de retrouvailles, c'est un peu comme si la routine avait fini par s'emparer de ces matchs à répétition entre la Maison Blanche et sa Bête Noire d'hier : on reste là devant OL TV à traquer la rediffusion des parties héroïques (2005, 2006 et 2010) et on se persuade que la rencontre du jour saura sauver les quelques âmes chancelantes qui n'osent croire au retour en grand de Lyon. Jusqu'à ce que la défaite ne contrarie une nouvelle fois vos plans et révèle un peu plus l'érosion lyonnaise sur la scène européenne.<br/><br/>Où l'OL est redevenu une équipe d'Europa League (ou presque) comme les autres, de celles à qui il manque ce joueur « de classe internationale » comme l'entendait Houllier. Lors des deux passages à Bernabeu, Benzema est venu rappeler qu'il restait encore à ce jour le dernier joueur de ce calibre à avoir compté dans l'effectif lyonnais. Faute de génie, reste alors le talent. A entendre JMA, l'OL en a à revendre – toujours utile pour ramener à l'équilibre le bilan financier de son groupe. Encore faut-il ce supplément d'âme qui fait jouer le reste de l'équipe un cran au-dessus, sans avoir à craindre le talent à l'œuvre en face. On avait appris de Mahamadou Diarra qu'avant chaque partie de Ligue des Champions, Houllier se lançait dans des entretiens au long cours où il persuadait chacun de ses joueurs qu'il était bien au-dessus de son adversaire direct. En les voyant attendre les Madrilènes en deux lignes bien serrées, Lloris tout derrière et Gomis seul devant, on a compris à quel niveau Garde lui situait ses joueurs. Vague impression confirmée quinze jours plus tard par Réveillère à l'issue du match retour : «<i> Dans l'ensemble, on a une équipe jeune qui n'a pas l'expérience de cette compétition. </i>» Sale nouvelle, l'OL n'est plus l'exception européenne du foot français qu'on croyait. Bonne nouvelle, il est en train de la rebâtir.<br/><br/><i>Real Estate – It's Real</i><br/><br/><i><b>La suite bientôt...</b></i><br/><br/><b>Serge Rezza</b>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Washing Maxime ]]></title>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-washing-maxime-1318189230_x100_articles-148606.jpg">
Ceux qui ont passé la majeure partie de leur adolescence à faire tourner des disques de rock indé se divisent aujourd'hui en deux catégories. D'un côté, ceux qui ont fêté la reformation des Stones Roses comme l'un des événements majeurs de l'année ; les mêmes qui se sont mis depuis à envoyer des lettres d'encouragement à Joey Barton après avoir appris qu'il travaillait activement à une autre reformation attendue, celle des Smiths. De l'autre côté, ceux pour qui ces reformations à la chaîne ne ri&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Ceux qui ont passé la majeure partie de leur adolescence à faire tourner des disques de rock indé se divisent aujourd'hui en deux catégories. D'un côté, ceux qui ont fêté la reformation des Stones Roses comme l'un des événements majeurs de l'année ; les mêmes qui se sont mis depuis à envoyer des lettres d'encouragement à Joey Barton après avoir appris qu'il travaillait activement à une autre reformation attendue, celle des Smiths. De l'autre côté, ceux pour qui ces reformations à la chaîne ne riment à rien – Pixies, My Bloody Valentine, Pulp jusqu'aux groupes inutiles du genre Skunk Anansie –, mais qui n'ont pu s'empêcher d'être émus à l'annonce de la séparation du couple le plus emblématique de la scène indé de ces vingt dernières années, Thurston Moore et Kim Gordon.<br/><br/>Un peu comme Pavement, cette façon tellement naturelle de rester cool leur permettait de prétendre au titre de figure tutélaire du rock new-yorkais pour les dix prochaines années, facile. D'accord, ils venaient d'entrer dans la catégorie des quinquagénaires qui craint tellement quand on est une rock star, leur fille venait de fêter ses 17 ans et ils jouaient ensemble depuis 1983, année où Robert Herbin alignait à l'OL des types comme Jean-François Domergue, Albert Emon, José Pasqualetti ou encore Serge Chiesa. Reste que leur présence et cette obstination à jouer coûte que coûte les têtes chercheuses avaient quelque chose de rassurant. Comme l'idée que le goût de l'exigence qui pouvait confiner à l'éthique parfois un rien austère saurait toujours servir à d'autres, prêts eux aussi à en découdre à coups de riffs distordus et de larsens tout en retenue.<br/><br/>Si l'on voulait pratiquer la comparaison foireuse, on pourrait trouver la même la ligne de partage qui divise ces derniers temps les suiveurs de l'OL. Entre ceux qui n'en finissent plus d'attendre le retour des joueurs providentiels ou prétendus tels – Yoann Gourcuff hier, Lisandro aujourd'hui. Et les autres qui ont repéré d'autres types pas franchement taillés pour le coup d'éclat, mais autrement plus décisifs pour le projet de jeu lyonnais. Qu'on pourrait désigner comme des joueurs de l'ombre. Sauf qu'à Gerland, c'est précisément avec ces types que la reconnaissance finit par opérer. Des joueurs qu'on vient en général moins célébrer pour leur technique au-dessus du lot que pour leurs neurones qui savent éclairer le jeu en une passe, le temps d'une course de replacement bien sentie ou par ce harcèlement moins physique que cérébral. Autrement dit, des joueurs à la classe moyenne, celle qui sentait la fin après les départs successifs de ses plus beaux représentants – Delgado, Toulalan ou Pjanic.<br/><br/>Tout ça, c'était avant que l'arrivée de Garde ne révèle ce boy next door que personne n'avait vu venir, Maxime Gonalons. A qui il a fallu moins de trois mois pour s'imposer dans le rôle du titulaire indispensable. La preuve en 5 raisons.<br/><br/><b>1. Il a remis le jeu lyonnais à l'endroit au milieu</b><br/><br/>Il est vrai que la révélation de Gonalons en ce début de saison est difficilement dissociable du travail mené par Källström à ses côtés. Au point de voir le duo gagner ici et là un drôle de sobriquet : Starsky et Hutch. A Max le travail de sape au milieu et les premières relances dans la foulée ; à Kimi le rôle de relayeur tantôt puncheur, tantôt passeur qui saura déplacer les blocs adverses à coups de transversales lumineuses. Pile ce qui manquait au jeu de l'OL pour qu'on se remette à rêver au retour des belles séquences entrevues au plus fort de la domination lyonnaise.<br/><br/>Alors pourquoi mettre en avant l'un des deux, en l'occurrence Gonalons ? Peut-être parce qu'on n'a pas souvenir d'avoir vu Källström aussi incontestable depuis qu'il a débarqué entre Saône et Rhône. Ce qui reviendrait d'une certaine manière à discuter l'intelligence rare du tracteur suédois qui lui a toujours permis de s'adapter aux variations tactiques souhaitées par ses coachs successifs. Pas au point non plus de se défaire de ce rôle de meilleur 12ème homme du championnat qui finit tôt ou tard par lui coller au maillot.<br/><br/>Toute l'intelligence de Gonalons a donc été de comprendre que pour remettre le milieu lyonnais à l'endroit, il lui faudrait moins jouer le sauvetage express que rendre ceux qui l'entourent meilleurs. D'ailleurs, Koné et Grenier ont eux aussi pu bénéficier de ce travail pour prétendre au statut de révélations du début de saison lyonnais. Façon de rappeler que, bien plus qu'une grosse caisse, le jeu lyonnais a toujours dû compter sur ces quelques têtes bien faites pour retrouver calme, luxe et volupté auxquels aspirent les chœurs de Gerland.<br/><br/><b>2. Il a fait oublier Jérémy Toulalan</b><br/><br/>Le sacre de Gonalons relève d'autant plus du tour de force qu'il était question d'assurer ce genre de succession qu'on devine comme impossible en début de saison. Trois mois plus tard, on a fini par oublier l'absence de Toulalan au poste.<br/><br/>Une sacrée performance quand on y pense, tant le pompier volontaire aux tempes grisonnantes faisait figure de joueur à part non seulement auprès de chroniqueurs qu'on tient en haute estime – Grégory Schneider évoquant « <i>le joueur français de sa génération le plus dur mentalement et le plus costaud physiquement sur le terrain</i> », « <i>l'un des secrets les mieux gardés du foot hexagonal</i> » ou Ricco Rizzitelli dans son portrait du bonhomme pour Libération –, mais aussi du public lyonnais. A commencer par celui qui se retrouve les soirs de match du côté des tribunes Jean Bouin devant lesquelles les gars du milieu viennent glaner leur titre de Middle Class Hero.<br/><br/>S'il n'avait suffi selon Houllier que d'« une demi heure » à Toulalan pour s'imposer à l'OL, il a fallu à Gonalons une série d'interventions trop brutales en matchs de préparation et un quart d'heure lors du match d'ouverture à Nice pour faire valoir l'étendue de son talent : vision du jeu au-dessus de la moyenne, récupérations nettes et précises, passes lumineuses en première intention, science du placement plutôt que ces courses à l'excès qui finissent par avoir raison des meilleures caisses. On peut se tromper, mais on jurerait avoir retrouvé tout ce qui avait progressivement disparu du jeu de Toulalan ces dernières saisons. Peut-être même avant qu'il ne se débatte dans le blues épais ramené de Knysna.<br/><br/><b>3.  Il a été adoubé par le roi Djila</b><br/><br/>C'est l'un des sentiments les mieux partagés par la chronique lyonnaise : il ne sert à rien de collectionner des types tous plus talentueux les uns que les autres au milieu – Pjanic, Ederson, Gourcuff, Grenier – si l'OL n'y ramène pas un minimum de puissance et d'intensité physique. D'où la tendance à situer la fin d'une certaine idée de la domination lyonnaise avec le départ de Mahamadou Diarra pour le Real.<br/><br/>Une idée à laquelle la direction lyonnaise a fini par souscrire en se démenant tout l'été pour faire venir Delvin N'Dinga dont les prestations avec l'AJA en Ligue des Champions avaient à voir avec le souffle du Bison Essien. Au point d'oublier un peu vite que le roi Djila lui-même avait tenu à désigner Gonalons comme possible héritier la dernière fois que l'OL avait pu confirmer son statut de bête noire pour Merengue : « <i>C'est qui le jeune, là ? Gonalons ? Il est bon, lui. Il fait mal.</i> »<br/><br/>Pendant la dernière préparation estivale, on s'est rappelé de cette histoire d'adoubement. Les prestations de Gonalons laissaient craindre qu'il se soit mis à confondre cette capacité à faire mal au milieu adverse avec une certaine forme de brutalité. Fautes à la chaîne, interventions à l'arrache, jamais loin du carton rouge. Son jeu respirait la nervosité. A se demander si le rôle que venait de lui refiler Garde, un peu par défaut, n'était pas trop grand pour lui. Avant que les premiers matchs officiels ne ramènent cet impact qui, comme l'a défini Diarra, « fait mal ».<br/><br/>Reste que comme tout roi digne de ce nom, Gonalons doit en posséder les attributs. A commencer par les deux corps : le premier qui « fait mal » et impressionne l'adversaire pendant la première heure de jeu ; le second qui établit son royaume sur tout le milieu à partir de la 60ème. Précisément là où Max a encore tendance à s'essouffler.<br/><br/><b>4.  Il respire la classe moyenne</b><br/><br/>Après tout, je n'en suis plus à une obsession près. Certains gars du crew peuvent bien me demander d'en finir avec cette histoire de classe moyenne, je ne peux m'empêcher d'y revenir. Y compris en lisant un papier de Grégory Schneider sur la solitude de Yoann Gourcuff au milieu du vestiaire lyonnais : et si l'échec de l'ex-enfant chéri du foot français venait de son incapacité – de son refus ? – à frayer avec cette classe qui distingue les grands joueurs lyonnais des autres ?<br/><br/>Voyez pour Gonalons. La question ne s'est jamais posée pour lui. Sa formation, il l'a passée entre Tola Vologe et Reyrieux, un de ces coins où l'on rêve de devenir propriétaire à son tour, quelque part entre la Plaine de l'Ain, le Val de Saône et la Dombes. Là où plutôt que de monter un groupe de rock dans le garage du paternel, les week-ends se passent en famille autour du match de foot de l'aîné et des parties de pêche dans l'Albarine.<br/><br/>Quand au cœur de l'été 2010, Jean-Michel Aulas a convoqué tout son monde pour venir acclamer Yoann Gourcuff à peine arrivé entre Saône et Rhône, Gonalons manifestait lui sa préférence pour le vrai héros de la classe moyenne, Jérémy Toulalan. Un gars élevé aux vacances en famille, aux rêves de CAP de pâtisserie, aux rengaines populaires. Un joueur surtout qui finit par avoir raison de la concurrence. Car aussi moyenne soit-elle, c'est bien la classe de ces gars-là qui à Lyon se révèle supérieure à toutes les autres.<br/><br/><b>5.  Il porte le n°21</b><br/><br/>Autant dire le genre de détail qui permet de reconnaître le fan de nerd à l'affût du moindre signe pour justifier ses théories les plus foireuses. Il y a encore quelques semaines, en découvrant l'hommage secret de Stephen Malkmus à Toulalan sur Mirror Traffic le temps d'un titre (Forever 28), je regrettais de n'avoir osé pousser les portes d'un OL Store pour demander aux garçons-floqueurs de me livrer un maillot réunissant à la fois le n°28 de Jérémy et les huit lettres de Pavement. Avant de me rappeler que : 1. Toulalan n'était déjà plus là ; 2. à part les vendeurs d'Ikéa et les derniers slackers de la West Coast, personne ne comprendrait jamais le sens d'un tel maillot.<br/><br/>Encore une idée de flocage géniale à remiser pour toujours. Peut-être parce que ni The Bryan Bergougnoux Massacre, ni OL Dirty Bâtard Sensible ne provoquera le ravissement du n°21 de Tiago. A moins que l'envie partagée par d'autres gars du crew de commander leur maillot Gonalons ne parvienne à me convaincre un peu plus d'aller demander moi aussi mon maillot floqué au n°21. Là où habite désormais la jeunesse sonique.<br/><br/>
<b>Par Serge Rezza</b><br/><br/><iframe width="461" "461" "420" height="350" "350" "315" src="http://www.youtube.com/embed/7XdYnh729IQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[OL/Kazan &#8211; Bonus Tracks List]]></title>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Salut les kids. Comme vous pouvez le constater, je ne peux pas tout faire, écouter plein de disques et vous parler de ce premier match européen de la saison qui vous a tellement plu. Alors pour me racheter, je vous donne plein d'idées de chansons géniales à composer dans le garage du paternel. Il ne vous restera plus qu'à trouver les copains qui voudront bien rejoindre ce groupe de rock que vous aurez le bon goût de nommer The Delvins. Faites moi confiance, c'est sur ce genre de détail que se jo&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><br><br/><br/><br/><br/>Salut les kids. Comme vous pouvez le constater, je ne peux pas tout faire, écouter plein de disques et vous parler de ce premier match européen de la saison qui vous a tellement plu. Alors pour me racheter, je vous donne plein d'idées de chansons géniales à composer dans le garage du paternel. Il ne vous restera plus qu'à trouver les copains qui voudront bien rejoindre ce groupe de rock que vous aurez le bon goût de nommer The Delvins. Faites moi confiance, c'est sur ce genre de détail que se joue la conquête du monde.
<br/><br/> <br>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Rémi Garde, le treizième homme]]></title>
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L'OL est bien un groupe de rock comme les autres. Comme toutes ces officines qui ont manqué le coche d'un rien pour remporter le titre de meilleur groupe du monde l'histoire d'une semaine, d'un mois, d'une saison, comme Pavement, Pulp, My Bloody Valentine, les Strokes dans une certaine mesure, l'OL a rameuté la semaine dernière la critique locale pour rendre officielle la reformation que tous attendaient. Oubliés les rêves de gloire qui s'échouent sur un quart ou un huitième de Ligue des Champio&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->L'OL est bien un groupe de rock comme les autres. Comme toutes ces officines qui ont manqué le coche d'un rien pour remporter le titre de meilleur groupe du monde l'histoire d'une semaine, d'un mois, d'une saison, comme Pavement, Pulp, My Bloody Valentine, les Strokes dans une certaine mesure, l'OL a rameuté la semaine dernière la critique locale pour rendre officielle la reformation que tous attendaient. Oubliés les rêves de gloire qui s'échouent sur un quart ou un huitième de Ligue des Champions, les tentatives désespérées de superproduction pour occuper la place du boss promise et qu'on finit par abandonner à d'autres, les nouvelles méthodes de management et les clashs à répétition qui vont avec : l'OL s'avance avec la dégaine du combo passé par pertes et tracas et qui accepte de reprendre les formules à succès - à moins que ce ne soit l'inverse - réclamées à cors et à cris par les fans pas encore revenus de cet âge d'or qui fut renvoyé à la gueule de Puel toute cette saison.<br/><br/>
Il y a des chances qu'on force le trait à coups de correspondances un brin fumeuses entre le club lyonnais et n'importe quel cirque rock'n'roll sur le retour. On veut bien. Mais la présentation de Rémi Garde a quelque chose à voir avec ses reformations qu'on nous ressert depuis quelques années, à la façon d'un groupe qui admet qu'il ne sortira jamais rien de mieux que ces quelques titres qui faisaient dire qu'on tenait là le son du futur.<br/><br/>
Quitte à ressortir les vieilles correspondances, on peut aller jusqu'à remettre au goût du jour celle qui rapproche Elvis de l'OL, le Colonel Parker de Jean-Michel Aulas. La petite cérémonie du 22 juin avait comme un air du come back '68 d'Elvis, quand le King lâche les plateaux d'Hollywood où devait se poursuivre la conquête du monde selon Parker et retrouve la bande des origines, celle de Memphis, pour rejouer en toute complicité ses tubes éternels, ceux de la jeunesse. L'électricité en moins. Le boucan d'enfer en moins. Mais avec cette insouciance qui ravive quelque chose du feu sacré des premières années, celles où le rock'n'roll s'inventait dans les studios Sun.<br/><br/>
Avant même de le voir à l'&#339;uvre et de savoir s'il sera à la hauteur du rôle qu'on vient de lui confier, Rémi Garde a réussi hier ce premier prodige en ramenant par sa seule présence l'OL vers ces années où il incarnait le futur du football français. Pour s'en convaincre, il suffisait de voir mardi dernier Jean-Michel Aulas dessiner la fresque édifiante des grandes heures lyonnaises, Bernard Lacombe invoquer le retour du savoir-faire maison en termes de formation et de projet, la chronique lyonnaise s'emballer autour de la renaissance d'une identité de jeu, en 4-3-3 accords de préférence.
<br/><br/>
<strong><i>Gars du crew</strong></i><br/><br/>
Rémi Garde, c'est un peu l'homme aux mille vies lyonnaises - tour à tour joueur, adjoint de Le Guen et de Houllier, recruteur, directeur de la formation - qu'on voudrait nous faire passer pour un homme sans passé - au poste d'entraîneur s'entend. Car Rémi Garde est un gars du cru. Mieux , c'est un gars du crew, de toutes les combats au cours des deux dernières décennies, les plus importantes de l'histoire du club. Celles des années Aulas où le recours à un entraîneur lyonnais a toujours servi de marqueur : c'est le retour entre Saône et Rhône de Domenech pour sortir l'OL des limbes de la D2 et l'installer à l'étage au-dessus ; c'est l'intérim prolongé du duo Lacombe-Broissart qui doit rapprocher le club des prétendants à l'Europe. Deux exercices qui ont en commun de n'avoir rapporté aucun titre, mais qui ont fait éclore quelques-unes des plus jolies pépites de la formation, en plus de rester les deux plus longs passages à la tête de l'équipe. Et comme pour mieux rappeler ce retour à l'époque des pionniers, on voit rappliquer derrière Garde toute une clique issue elle aussi du sérail, partie prenante du passage de l'anonymat aux fastes de la domination sans partage : Robbie Duverne, Bruno Génésio, Jean-Jacques Amprino. Une sorte de Memphis Mafia qui sait qu'on a besoin d'elle pour panser les plaies d'une dernières saison duraille et ouvrir ce qui s'apparente à la deuxième carrière de l'OL version Aulas, celles du nouveau stade, appelé à devenir le petit Vegas de notre Elvis du 69.
<br/><br/>
<strong><i>Fils modèle</strong></i><br/><br/>
Comme le génie lyonnais, c'est justement de ne pas en avoir (de génie), l'OL a pris l'habitude d'aller puiser son inspiration ailleurs. Après le recours aux gars du cru, c'est l'autre obsession d'Aulas. Elle s'exprime une première fois avec l'arrivée de Le Guen que le Tycoon lyonnais compte élever au rang de Cruyff maison. Elle se poursuit avec Houllier auquel on demande d'apporter cette touche de Mister qui pouvait manquer certains soirs d'Europe. Elle vient de se terminer avec Puel appelé à devenir manager au long cours façon Wenger ou Fergusson.<br/><br/>
Maintenant que le modèle dominant est barcelonais, Aulas et Lacombe confient le double des clés de la maison à Garde en ayant pris soin de lui donner des airs de Masia catalane. Comme pour Guardiola, le novice présente un parcours qui rendait chaque saison sa promotion au poste d'entraîneur toujours plus évidente : débuts brillants au milieu, fin de carrière qui traîne dans un championnat étranger à l'ombre d'un maître tacticien, avant ce retour au bercail où l'on soigne en douce les dernières étapes en vue de l'avènement du fils préféré. En attendant de savoir si Garde a bien, comme le promet Lacombe, quelque chose du meilleur entraîneur du monde, les premières déclarations d'intention entendent déjà réconcilier l'OL avec ces années où il pouvait prétendre au titre de meilleure équipe du monde, entre considérations esthétiques et sens de la domination. Pas besoin de réviser les leçons de Le Guen ou de Houllier pour s'y remettre. Garde les connaît déjà par c&#339;ur : montée en grade d'une jeunesse dorée élevée aux principes du 4-3-3 historique du côté de la réserve, art de la trouvaille qui saura ramener un peu de cette emprise monstre qui réglait autrefois le milieu lyonnais - priorité à N'Dinga qui respire le Bison comme personne -, et nouvelle tête, dure de préférence, pour faire la paire en défense centrale.
<br/><br/>
<strong><i>Anti Puel</strong></i><br/><br/>
Reste qu'être un gars du cru et un fils modèle ne suffit pas à trouver sa place dans le roman lyonnais. Entraîner l'OL, c'est s'opposer. Non pas au sens où l'entendait Houllier qui grinçait des dents à l'idée de ne pouvoir obtenir une corbeille à papier sans avoir à en passer par Lacombe. Non, entraîner l'OL, c'est s'opposer à son prédécesseur. On peut toujours en appeler à ces histoires d'héritage, de filiation, de tradition, d'identité au moment de présenter Rémi Garde au public. Il n'empêche, le football reste science de l'instant. Et ce que réclame l'instant à Lyon, c'est de solder les comptes avec l'ère Puel. Bien entendu, il sera toujours temps de dresser un jour l'inventaire de ces trois années où l'OL a accroché trois qualifications en Ligue des Champions et une place dans le dernier carré d'Europe. En attendant, l'état traumatique dans lequel semble avoir flotté le club toute cette fin de saison est tel qu'on préfère ne pas s'y arrêter. Jusqu'à demander à Garde de reprendre les choses exactement à l'inverse de Monsieur Claude.<br/><br/>
Comme il n'a pas trop le choix, le treizième entraîneur de l'ère Aulas s'y est collé sans contrariété apparente. Il peut bien envoyer toutes les promesses de la terre - souci du beau jeu, dialogue retrouvé avec le vestiaire, modestie de façade -, tout le monde est déjà prêt à le croire sur parole. Ce qu'on retiendra surtout, c'est la mention faite du bout des lèvres aux ambitions européennes. Quand on sait à quel point la question a pu virer à l'obsession pour tout un club ces dernières années, seul ressort digne de ce nom dont Puel a pu disposer pour mobiliser son groupe, on se dit qu'on tient peut-être là la vraie rupture sur laquelle Rémi Garde va devoir inventer quelque chose. Ce quelque chose qui reste encore le meilleur moyen de distinguer la reformation sans lendemain d'une possibilité de renaissance.
<br/><br/>
<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Real/OL &#8211; Bonus Tracks List]]></title>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Je ne sais pas encore si Lisandro a affiché comme l'an passé ses aphorismes dans le vestiaire pour amener ses partenaires à se mettre le c&#339;ur au bord des lèvres. En attendant, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup d'aller en prendre un à Manoel de Oliveira : « L'art n'est rien d'autre que la représentation de l'énigme de la vie. » En prenant soin d'ajouter à l'art les défaites de l'OL en huitième de Ligue des Champions, ainsi que quelques-uns de mes morceaux préférés.

 

D&eacute;c&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Je ne sais pas encore si Lisandro a affiché comme l'an passé ses aphorismes dans le vestiaire pour amener ses partenaires à se mettre le c&#339;ur au bord des lèvres. En attendant, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup d'aller en prendre un à Manoel de Oliveira : «<i> L'art n'est rien d'autre que la représentation de l'énigme de la vie.</i> » En prenant soin d'ajouter à l'art les défaites de l'OL en huitième de Ligue des Champions, ainsi que quelques-uns de mes morceaux préférés.
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		<title><![CDATA[OL/Real &#8211; Bonus Tracks List]]></title>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
«Ma détox est un fiasco», c'est le titre qu'il faudra que je donne à mon premier single le jour où je monterai un groupe. Comme tous les candidats au rachat permanent, je continue d'écouter trop de disques et je ne décroche toujours pas d'OL TV. Et avec ces retrouvailles face à la Maison Blanche, les choses ne sont pas vraiment arrangées.

D&eacute;couvrez la playlist OL/Real - Bonus Tracks List avec Eels

 Ron Sexmith - Ghost Of A Chance

Ron Sexsmith est un chic type. En plus de nous&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->«<i>Ma détox est un fiasco</i>», c'est le titre qu'il faudra que je donne à mon premier single le jour où je monterai un groupe. Comme tous les candidats au rachat permanent, je continue d'écouter trop de disques et je ne décroche toujours pas d'OL TV. Et avec ces retrouvailles face à la Maison Blanche, les choses ne sont pas vraiment arrangées.<br/><br/>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Une histoire de la classe moyenne]]></title>
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Les storystellers ont pu s'en donner à c&#339;ur joie. Depuis trois jours, l'OL n'a plus rien à voir avec ce club un peu nouveau riche qui s'est mis à dominer la Ligue 1 à la façon d'un marché comme les autres. Voilà les Lyonnais élevés au rang de justiciers pour temps de crise, vague collectif de soudards qui sort de l'ombre pour aller taper la flambe madrilène qui s'arrose à coups de millions et finit noyée dans sa propre arrogance.

L'histoire est d'autant plus plaisante qu'elle porte avec ell&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Les storystellers ont pu s'en donner à c&#339;ur joie. Depuis trois jours, l'OL n'a plus rien à voir avec ce club un peu nouveau riche qui s'est mis à dominer la Ligue 1 à la façon d'un marché comme les autres. Voilà les Lyonnais élevés au rang de justiciers pour temps de crise, vague collectif de soudards qui sort de l'ombre pour aller taper la flambe madrilène qui s'arrose à coups de millions et finit noyée dans sa propre arrogance.<br/><br/>L'histoire est d'autant plus plaisante qu'elle porte avec elle une morale rassurante à souhait. Ceux qui ont beaucoup regardé OLTV ces derniers jours et se sont nourris de ces papiers racontant dans le menu détail la vie du groupe lyonnais à la veille du « plus grand exploit de son histoire » - exception faite des quelques happy few qui gardent un souvenir ému du retour au Stadio Olimpico contre la Lazio des Signori, Nesta et Boksic dans l'ennui d'une fin d'après-midi d'octobre 1995 - savent bien qu'il faut chercher le sens de cette victoire ailleurs.<br/><br/>Où ça ? Dans ce réveil de la classe très moyenne lyonnaise que l'on craignait avoir perdu de vue et qui a fait son retour, l'air de rien, sans doute à la faveur d'un stage en Tunisie au mois de janvier. Oui, là où d'autres classes moyennes partent se cacher pour mieux revenir, bien bronzées et enfin prêtes à en découdre.
<br/><br/>
<strong>11 janvier, interview de Maxime Gonalons dans Le Progrès</strong><br/><br/>Pas la peine de chercher bien longtemps pour trouver un début à cette chronique. Suffit d'ouvrir Le Progrès un matin de janvier pour tomber dessus : «<i>Maxime a profité du week-end pour rendre visite à ses parents</i>». Le portrait de la famille en atteste, la maman qui nage dans un t-shirt informe, le père dans un vieux maillot d'entraînement Renault Trucks et la copine qui a dû sécher un bac blanc au lycée de la Boisse pour compléter le tableau.<br/><br/>Avant de devenir l'un des héros du match de mercredi dernier se relevant fissa après s'être mangé un tampon de Guti venu jauger d'un peu plus près la tendresse du garçon et repartir dare-dare en apportant cette touche technique qui manquait jusque-là au milieu, Gonalons a occupé une place tout aussi précieuse dans le collectif lyonnais, celle du fils de la classe moyenne.<br/><br/>Pour en arriver là, Gonalons a dû forcément emprunter une trajectoire un peu freak et franchement cheap. Ainsi, pendant que tout le centre de formation ne bruissait que pour les exploits PES de Benz' ces dernières années, lui préférait punaiser en secret des photos de Toulalan dans sa chambre. A Reyrieux, là où bat le vrai c&#339;ur de la classe moyenne lyonnaise, quelque part entre la Plaine de la Saône et les rebords de la Côtière. Le paradis ou presque pour les familles adeptes du "pas trop loin" : pas trop loin de Lyon où l'on file bosser chaque matin, pas trop loin du club de foot où l'on a inscrit l'aîné, pas trop loin du bus qui amènera les gamins au collège puis au lycée du coin, pas trop loin surtout de ces rivières qui soudent rejetons et paternels chaque week-end quand ils s'en vont tâter du goujon.<br/><br/>Maxime et son père préfèrent eux monter un peu plus haut, côté plateau : «<i>J'adore prendre ma canne à pêche et loin du tumulte, loin des foules, aller taquiner la carpe ou la tanche au bord d'un étang de la Dombes ! Là, je me concentre uniquement sur le bouchon, j'oublie un peu le ballon, je fais le vide dans ma tête pour ensuite repartir avec le plein d'énergie !</i>» Loin du tumulte d'accord, mais pas trop loin non plus de cette idée du bonheur qui se partage depuis plusieurs générations parmi les pros lyonnais et qui a trouvé en Gonalons un héritier, seule pousse à ce jour sortie de la réserve Pro 2 pour se faire une place en équipe première.
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<strong>15 février, portrait de Cris dans Le Progrès</strong><br/><br/>A la veille de revoir le Real sur la pelouse de Gerland, on n'entend plus parler que de cet écart qui donne le vertige entre des Merengue flamboyants et un collectif lyonnais qu'on sent pas loin d'être à la ramasse. Cris, lui, s'en fout. Ce qui l'intéresse, c'est une autre opposition, la seule qui tienne la route, au bord du terrain : la lutte des classes.<br/><br/>Brassard de Policier bien attaché au biceps, il reprend à son compte la formule psalmodiée par Juninho l'an passé à la même époque - «<i>C'est ça, ma vie lyonnaise : le foot, la maison, les enfants, le cinéma</i>» -pour mieux la confronter à la classe folle des Madrilènes.<br/><br/>«<i>J'adore le steak tartare, la raclette, et les grenouilles. Les grenouilles, c'est magnifique ! J'aime bien aussi la moutarde et le vin. (...) Le hip-bop, Beyonce, Carla Bruni, et Vanessa Paradis. (...) On a deux chiens et un lapin. J'aime bien bricoler. Je fais les courses à Carrefour</i>». Une sorte de synthèse idéale de la classe très moyenne des Lyonnais où l'on recroise Lloris à la veille de Noël dans les allées des Halles de Lyon avec, à la main, une liste envoyée par sa grand-mère, Coupet qui préfère lui la Halle aux Vêtements et Toulalan qui avoue n'avoir qu'une passion, la musique, surtout si elle vient de Sardou.
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<strong>10 mars, hall de l'hôtel Hesperia à Madrid</strong><br/><br/>Moyenne, mais classe aussi. C'est dans cet entre-deux que le c&#339;ur de l'OL balance. A force de la jouer moyens trop moyens, les Lyonnais avaient  besoin qu'un petit vent de classe se remette à souffler juste avant de plonger dans l'enfer promis par le Real.<br/><br/>Bernard Lacombe a bien pensé à inviter Raymond Kopa pour l'accompagner dans les tribunes de Bernabeu. Mais à Lyon plus qu'ailleurs, le football-champagne n'a jamais été qu'une boisson qui se boit tiède pour les grandes occasions, un soir de titre dans le salon d'un Novotel de l'Yonne de préférence.<br/><br/>Et puis, faut-il le rappeler, on invite jamais la classe. C'est elle qui s'invite, à l'improviste. Avec Tiago, pensionnaire chez les Colchoneros, qui passe comme une ombre et ramène à la surface tous ces souvenirs enfouis de Serpent qui sonnait si bien et de Dark Horse que tout le monde redoutait de trouver sur son chemin à partir des huitièmes en 2005.<br/><br/>Quelques jours plus tard, la classe est toujours la même et l'émotion un cran plus forte lorsqu'il évoque, face à la caméra d'OLTV, son regret d'avoir quitté si vite la douceur des matins fumants à Tola Vologe.
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<strong>10 mars, avant-match sur OLTV</strong><br/><br/>La classe moyenne se fout bien d'être à la hauteur de l'événement «<i>historique</i>» qu'on annonce. Même quand la nervosité l'emporte et que le pouls n'en finit plus de monter, elle sait toujours revenir aux choses du quotidien. C'est ce qui fait son charme.<br/><br/>C'est même ce qui fait son génie quand OLTV se charge de la mise en scène. A une heure du coup d'envoi, il ne sert plus à rien de finasser l'analyse de compo et les enjeux de la partie, surtout quand on en a confié le soin à Claude-Arnaud Rivenet - grande gigue improbable des mid-90's dont la carrière a dû servir de modèle à Nicolas Fauvergues.<br/><br/>Autant faire comme Flo' Maurice, présent sur le plateau, et profiter de ces derniers instants pour rappeler au commentateur-maison, Richard Benedetti, présent à Madrid la commande qu'on lui a passée avant son départ. Un jambon : «<i>Attention, Richard, pas la marque que t'as ramenée la dernière fois, hein... Non, du patanegra. T'entends, Richard, du PA-TA-NEGRA !</i>».
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<strong>13 mars, cinq jours avec Boumsong dans L'Equipe Mag</strong><br/><br/>N'en déplaise à Duluc dans son papier d'avant-derby du jour -«<i>Ce sont les équipes moyennes qui ont du mal avec les louanges, dont les grandes font leur quotidien, et Lyon héros de la semaine, choisirait bien son moment s'il confirmait sa métamorphose...</i>»-,  la vraie leçon de la semaine, c'est que la classe moyenne n'en finira jamais de coller au maillot lyonnais.<br/><br/>Pas la peine d'espérer donc un retour au sommet du championnat et encore moins un nouveau chapitre victorieux en Ligue des Champions du côté des quarts. L'OL tient son exploit pour le reste de la saison avec cette divine qualification face au Real et devrait s'en satisfaire, comme il l'a toujours fait jusque-là.<br/><br/>D'ailleurs, lorsqu'on se presse pour écrire le grand roman de la victoire madrilène, il faut une fois de plus se contenter d'aller remuer dans la classe moyenne de cette équipe pour trouver les vraies raisons du succès. Même lorsqu'on a décidé de suivre Boumsong pendant ces cinq jours qui ont fait basculer la saison lyonnaise, type qui s'y connaît question classe, ne serait-ce que pour son verbe précieux et ses références davantage piochées sur France Musique que dans France Football.<br/><br/>Alors qu'il laissait entrevoir une entrée sur le terrain sur fond de Symphonie héroïque, on ressort de l'aventure avec cet improbable détour dernière minute par l'iPod de Jérémie : «<i>Moi qui n'écoute que du classique au vestiaire, j'ai demandé à Toulalan de me faire écouter la chanson "Toi plus moi", de Grégoire, qui dit</i> : "Allez, venez, laissez faire l'insouciance, tout est possible, tout est réalisable"».<br/><br/>Encore la meilleure façon de rester raccord avec le reste de l'équipe. Même si l'on aimerait bien, quand même, qu'un lecteur bien intentionné de ce blog soumette enfin à Toulalan et ses copains le seul grand hymne jamais composé en l'honneur de la classe très moyenne, Range Life de Pavement.<br/><br/><iframe title="YouTube video player" autoplay="1" class="youtube-player" type="text/html" width="461" "461" "288" height="350" "350" "214" src="http://www.youtube.com/embed/dQHstA0cZDw&hl=fr_FR&fs=1&" divers="?rel=0&amp;hd=1" frameborder="0"></iframe>
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Serge Rezza]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL-Real vu par Cédric Rassat (Eldorado Magazine)]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2010-02-16T09:49:09Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Pour  toi, que (te) reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ?

L'OL de cette époque dégageait beaucoup d'assurance. L'équipe avait des certitudes... C'était lié à Houllier, mais aussi à des joueurs comme Wiltord, Juninho ou Diarra qui possédaient un mental d'acier. Je crois que je n'ai jamais douté que l'OL allait gagner ces matchs. A l'époque, le club était en pleine ascension, alors que le Real papillonnait un peu dans un foot de gala stérile.&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Pour  toi, que (te) reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ?</strong><br/><br/>L'OL de cette époque dégageait beaucoup d'assurance. L'équipe avait des certitudes... C'était lié à Houllier, mais aussi à des joueurs comme Wiltord, Juninho ou Diarra qui possédaient un mental d'acier. Je crois que je n'ai jamais douté que l'OL allait gagner ces matchs. A l'époque, le club était en pleine ascension, alors que le Real papillonnait un peu dans un foot de gala stérile. Surtout, l'OL avait un vrai collectif : un mélange de puissance, avec Diarra, Cris, Govou, ou Wiltord, et de précision, avec Juninho, Tiago ou, même, Fred (son but lobé à Gerland était un régal !). De mémoire, j'ai dû voir la première victoire chez moi, avec des amis, et le second dans le pub situé en bas de chez moi... L'image qui me revient en premier c'est un coup franc de Juninho. Forcément... Dans ses grands soirs, qui étaient aussi souvent les grands rendez-vous de l'OL, Juninho marquait quasiment à tous les coups.<br/><br/>
<strong>A la veille d'accueillir le Real à Gerland, les faiblesses qui peuvent perdre un peu plus l'OL pour la fin de saison ?</strong><br/><br/>Pour moi, le plus gros problème, actuellement, c'est la défense centrale. La paire Cris-Boumsong est incroyablement fébrile et je pense que ça déséquilibre une grande partie du jeu de l'équipe. Ça oblige notamment Toulalan à jouer plus bas. Du coup, les autres milieux reculent eux aussi. Et comme on n'a pas vraiment de milieu capable de porter le ballon vers l'avant (Pjanic, par exemple, perd un peu plus de son impact à mesure qu'il recule), c'est tout le jeu axial de l'équipe qui s'en trouve fragilisé. De toute façon, comment une équipe qui peine contre Lens et Toulouse pourrait-elle bousculer le Real ?<br/><br/><strong>Y a-t-il encore des raisons de croire à une sortie par le haut pour l'OL en vue de qui ressemble de plus en plus à un dernier round d'honneur en Ligue des Champions ?</strong><br/><br/>Contre le Real, je pense qu'on ne passera pas. J'aimerais bien qu'on gagne le match à Gerland, avec la manière, mais j'avoue que je n'arrive pas à y croire. L'équipe est beaucoup trop fragile sur ses bases... Pour moi, il ne se passera rien tant que l'axe (en défense centrale et à la récupération au milieu) ne sera pas plus solide. Ensuite, tout dépendra de joueurs comme Bastos, Lopez et Delgado, et de leur volonté d'animer le jeu offensif de l'OL. Govou, je n'y crois plus, malheureusement... Pour moi, il a déjà la tête ailleurs. Quant à Ederson, je ne sais même plus où il est.<br/><br/><strong>Propos recueillis par Serge Rezza</strong><br/><br/><i>Le numéro 6 d'Eldorado Magazine est enfin disponible dans les bons kiosques.</i>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[OL/Real vu par...]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-real-vu-par-122254.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2010-02-16T09:28:53Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
VINCENT DULUC (L'EQUIPE)       Quels souvenirs vous reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ?  

 Le souvenir que le Real change d'hôtel à Lyon à chaque fois, par superstition, après ses défaites - mais il revient au Hilton, il semble... Le sentiment que le Real n'était pas une grande équipe européenne - il a fait moins bien que Lyon en C1 depuis cinq ans. Et cette discussion avec John Carew, un soir à Bernabeu, après l'avoir vu danser&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>VINCENT DULUC (L'EQUIPE)</strong><br/><br/> <br/><br/><strong>Quels souvenirs vous reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ?</strong>
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Le souvenir que le Real change d'hôtel à Lyon à chaque fois, par superstition, après ses défaites - mais il revient au Hilton, il semble... Le sentiment que le Real n'était pas une grande équipe européenne - il a fait moins bien que Lyon en C1 depuis cinq ans. Et cette discussion avec John Carew, un soir à Bernabeu, après l'avoir vu danser sur le Ballon d'Or, Cannavaro : « John, quand je serai vieux, je raconterai que j'ai vu Carew marcher sur l'eau, un soir, à Madrid... » Il était mort de rire, mais je crois qu'il aurait préféré que je lui dise que son swing au golf me rappelait Raphaël Jacquelin. Ou Woods. Je dis Woods, mais tous les golfeurs, surtout les footballeurs qui l'ont croisé à Lyon, préfèrent celui de Jacquelin.<br/><br/> 
<strong>A quelques jours d'accueillir le Real à Gerland, quelle est la faiblesse qui peut perdre un peu plus l'OL pour la fin de saison ?</strong>
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Son incapacité à jouer deux mi-temps au même niveau. Enfin, deux bonnes, parce deux mauvaises, avec un peu d'effort, l'OL y parvient. Je suis sûr que pendant une demi-heure, au moins, le Real va passer un mauvais moment. Mais je crains que les mauvais moments de Lyon soient plus difficiles et plus longs. C' est une équipe qui sait presser et aller vite vers l'avant quand elle a envie, mais quand elle ne sait pas garder le ballon, elle n'a aucune maîtrise.<br/><br/> 
<strong>Y a-t-il encore quelqu'un ou quelque chose pour sauver l'OL en vue de ce qui pourrait bien ressembler à un dernier round d'honneur en Ligue des Champions ?</strong>
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Dernier round ? Cela sonne comme un combat de trop... Je ne suis pas trop d'accord. C'est surtout un combat de plus, sept fois de suite en huitièmes ! Respect, quand même. C'est le niveau atteint par Lyon quand il est mauvais ! Mais si la question tourne autour de cette saison et de la fin de la route après le Real, eh bien... Je ne sais pas. Franchement, aucune idée. Je sais ce que Lyon a montré, mais je ne sais pas ce qu'il cache.<br/><br/><strong>JACQUES MONCLAR</strong><br/><br/><strong>Quels souvenirs te reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ?</strong>
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Il reste de belles entames de match...Une énorme présence physique... Un coup franc magique de Juni ... De la fierté et l'impression qu'ils allaient en prendre 6 ou 7...
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<strong>A quelques jours d'accueillir le Real à Gerland, quelle est la faiblesse qui peut perdre un peu plus l'OL pour la fin de saison ?</strong>
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Un manque de physique récurent au milieu et de vitesse en défense centrale. Et toujours pas de vrai créateur...
<br/><br/><strong>Y a-t-il encore quelqu'un ou quelque chose pour sauver l'OL en vue de ce qui pourrait bien ressembler à un dernier round d'honneur en Ligue des Champions ?</strong>
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Les Lyonnais vont sans doute prendre le match de la même manière que face à Manchester United ou au Barça ces deux dernières années. Il faut donc s'attendre à les voir faire un gros match. Reste que presser 90 minutes est impossible même si c'est ce que Puel va leur demander. Pour le reste ? Un coup de génie de Lissandro ? Un coup de patte suédois ou bosniaque ? On sait qu'on a un grand gardien pour l'instant. Ca peut suffire pour tenir jusqu'aux pénaltys ? A moins que Cris ne vienne planter une vieille tête de chauve...]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL-Real vu par les gars du crew]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-real-vu-par-les-gars-du-crew-122242.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-real-vu-par-les-gars-du-crew-122242.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2010-02-15T21:45:29Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">Pas facile de supporter la classe moyenne inférieure de l'OL par les temps qui courent. Surtout à la veille de ces retrouvailles avec le Real, bien décidé à faire payer aux Lyonnais leurs deux démonstrations du temps du Serpent à Sonnettes à Houllier. Entre un retour vers ce passé proche qu'ils n'en finissent plus de regretter et ces dernières prestations au bord du précipice, les gars du crew ont mis le plus grand soin à préparer le dernier tour de piste annoncé du plus insupportable des clubs qu'ils supporteront demain à Gerland ou ailleurs.
1.       Pour vous, que (vous) reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ? 

Philippe - Septembre 2005. Dix ans à Lyon, aucun match loupé à Gerland depuis 1999. Déménagement à Mulhouse et Lyon-Real pour ce premier match où je ne me trouverai pas du côté de Jean-Bouin. Match qui sera, rétrospectivement, le point d'orge de l'âge d'or lyonnais. Assis dans un salon froid d'une bâtisse alsacienne où on ne trouve pour l'instant qu'une télé bancale&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>1.       Pour vous, que (vous) reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ?</strong> <br/><br/>Philippe - Septembre 2005. Dix ans à Lyon, aucun match loupé à Gerland depuis 1999. Déménagement à Mulhouse et Lyon-Real pour ce premier match où je ne me trouverai pas du côté de Jean-Bouin. Match qui sera, rétrospectivement, le point d'orge de l'âge d'or lyonnais. Assis dans un salon froid d'une bâtisse alsacienne où on ne trouve pour l'instant qu'une télé bancale et un matelas trop dur, j'assiste à une démonstration, presque une réflexion à livre ouvert sur le football moderne.<br/><br/>Le stakhanoviste Juninho a déjà rendu sa copie double et le camarade Jean-Michel lui donnera, à la fin du match  et devant les camarades de la Pravda, sa médaille habituelle plaquée sur une batterie de cuisine fort soviétique. Quand se dessine le dernier but que le camarade Dziga Vertov ne renierait pas : relance à la main de Coupet vers le kohkozien Réveillère qui fera sans doute là le meilleur de match de la vie, premier relais avec Wiltord qui décroche, remise à Diarra qui prolonge sur Juni pour lancer Réveillère, centre en retrait et Wiltord qui claque l'un des plus beaux buts de l'histoire du club...<br/><br/>Il s'est passé 17 secondes : c'est généralement le temps qu'il faut pour démarrer une voiture et passer la première, le temps de repasser un pantalon ou le temps de lire la quatrième de couverture d'un roman noir. Ce fut surtout le temps d'une prouesse artistique que seuls les footballeurs d'une autre époque lyonnaise ont pu donner à leur public ébahi...<br/><br/>Depuis Coupet marche sur une jambe, Réveillère sur l'autre, Diarra est invité chaque année à voir si l'herbe est plus verte dans un club de D2 turque, Juni déprime au Quatar et Wiltord prolonge une improbable fin de carrière sur les rives de la Moselle. Oui, le siècle d'or lyonnais est bel et bien terminé...<br/><br/>Rezza  - Parmi les grands du milieu lyonnais, on a un peu vite oublié Mahamadou Diarra. Sans doute parce qu'il s'est révélé moins doué qu'Essien pour aller briller dans une grande maison. Peut-être aussi parce que son successeur, Toulalan, n'a jamais vraiment laissé de place aux regrets à son poste. La faute aussi un peu à Houllier qui l'empêche d'aller au bout de son chef-d'&#339;uvre sous le maillot lyonnais, un soir d'avril 2006 à San Siro, en faisant reculer d'un cran tout le bloc lyonnais à un quart d'heure de la fin après l'entrée de Réveillère dans le jeu de quilles milanais.  <br/><br/>Et puis, il y a ce coup de latte du destin, ce retour à Gerland sitôt parti. On le voit alors revenir dans le rôle de l'Ogre Djila qui promet de manger tout cru les chevaux devenu d'un coup plus légers-légers côté lyonnais. Même Lacombe y va de son numéro du père tout remué à l'idée de pouvoir croiser son « fils adoptif » parti pour remettre en ordre le milieu merengue. <br/><br/>Pourtant, ce qu'il fallait entendre dans ces jours précédant les premières retrouvailles entre l'OL et le Real, c'est ce voile levé par Diarra sur le souffle que Houllier s'emploie à manier pour animer le vestiaire lyonnais. Alors qu'on l'imaginait surtout en père-la-rigueur-scientifique, biberonnant son beau Serpent à Sonnettes à coups de stat', on découvre un coach qui s'en remet à l'entretien serré d'avant-match pour gonfler l'ego de ses joueurs. Vidéo à l'appui, chacun de ses onze types en ressort avec la conviction qu'il mettra sous l'éteignoir le mec d'en face.<br/><br/>A peine le temps de se rappeler de toutes ces exhortations de la veille que Diarra se met dès le coup d'envoi à en goûter les effets. Tout premier ballon et vilain taquet qui le flanque par terre. Il se relève dans les pattes de Juninho. Regard panique du Malien qui sait que, question ego-trip, le capitaine lyonnais joue au-dessus de tous les autres. <br/><br/>L'OL n'a plus alors qu'à venir serpenter dans le milieu madrilène. Des quarante-cinq premières minutes, il ne reste pas de but-symbole comme celui de Wiltord l'année précédente, mais une domination outrancière rarement vue ,oui. Qui aurait pu se conclure sur un score autrement plus fleuve que le 2-0 final. Et qui aura surtout fait oublier un peu trop vite le roi Diarra. <br/><br/>Chris - La splendeur lyonnaise, elle semble évanouie... Alors, dire que les victoires jumelles contre le Real Madrid en septembre 2005 (3-0) puis septembre 2006 (2-0) furent des sommets de cette splendeur lyonnaise, ça me fait mal de reconnaître que c'est bien le cas. D'autant plus que j'ai assisté, debout dans le virage Sud, à l'une de ces victoires, la seconde, celle où le score fut plus mesuré - mais l'impression de puissance que dégagea l'OL plus marquée. <br/><br/>Je crois ne garder qu'un seul souvenir de ce match. Ce qui est amusant, c'est qu'il ne s'agit pas de
l'un des deux (jolis) buts, ni d'une action de jeu, ni d'une parade du Lloris de l'époque, Greg. C. Non, il s'agit  du tout début de match, lorsque Djila Diarra reçoit la balle et s'applique à faire une passe ou je ne sais quoi... Avant de se manger un tampon monumental de son ancien camarade de vestiaire, Juninho dans le rôle du père fouettard. <br/><br/>Ce fut peut-être un tacle, je ne suis plus très sûr. Ce que je sais en revanche, c'est que le message était clair : « Eh, les cadors galactiques, vous voyez, là, le mec à terre qui hurle et se tord de douleur, votre partenaire ? Eh ben, y a de ça trois mois, on était super potes. Alors, si j'ai pris la peine de bouger comme ça un des mecs avec qui on a tout partagé, vous devinez comment que je vais vous caresser pendant tout le match ! » Ca m'a fait plaisir. Pas trop « joga bonito » comme geste, ni comme attitude je l'accorde, mais c'était probablement nécessaire pour battre le Réal différemment cette fois-ci. Une impression confirmée après coup, en revoyant la rencontre à la télé, nettement moins fun que la première... Reste qu'en changeant de la sorte de registre, l'OL atteignait un niveau de maîtrise et de sérénité assez impressionnant, esthétiquement moyen, mais efficace en diable.<br/><br/>Genius Jo - Mon esprit et mon souvenir frémissent encore de cette joie infinie, provoquée par la domination et la précision clinique d'une force en mouvement, symbolisée à la perfection dans l'exécution d'un but d'école, cinq fois  « somptueux » dixit Larqué de l'époque, somptueux, oui vraiment - une reprise de Wiltord  qui avait vu Réveillère lui-même se sublimer, passeur décisif pour l'occasion, contre un Real aux abois.<br/><br/>A l'instar de Spinoza, cette équipe envisageait son football ordine geometrico demonstrata et conduisait à la même admiration devant l'enchaînement de preuves, démonstrations et autres scholies.<br/><br/>Ayant depuis toujours en horreur les sports mécaniques et l'horlogerie, cette machinerie parfaitement huilée s'imposait pourtant naturellement à mon enthousiasme, car elle était une « force vive, un torrent maîtrisé, une volonté d'assujettir dans la gaieté. »<br/><br/>Ce savant mélange de mécanique froide et de tumulte joyeux scintillait dans les buts du bout du monde de Juninho, les blocages définitifs de Cris the Policeman ou Coupet The Wall, les embardées fantastiques de la Maloude et du poil-à-gratter Govou , ainsi que le fameux Triangle d'Or Diarra-Juninho-Tiago - dit « l'orfèvre ».<br/><br/>Sans oublier évidemment l'étoile filante, le Kramer de l'OL, Francis Perrin qui aurait atterri dans Vol au-dessus d'un nid de coucou, connu sous le sobriquet Fred, le sanglant.<br/><br/>L'OL représentait un fol espoir dans une compétition où les armes étaient, à bien des égards, inégales. <br/><br/>C'était notre David à nous contre une myriade de Goliath espagnols, italiens et britanniques.<br/><br/>Ce rêve s'est  pourtant éteint à la 88ème minute d'un match retour en Italie, le 5 Avril 2006, probablement par un bête complexe d'infériorité qui ne devait plus nous lâcher.<br/><br/>Arthur  -La détresse de Canavaro, bouffé par Carew qui se met à faire des jongles dans la surface adverse, et l'Italien qui ne peut que regarder. Sale soirée pour le Ballon d'Or ! 
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<strong>2.       A quelques jours d'accueillir le Real à Gerland, quelles faiblesses peuvent perdre un peu plus l'OL pour la fin de saison ?</strong><br/><br/>Genius Jo - En étant honnête, on peut légitimement invoquer des faiblesses lorsqu'il y a des forces en contrepoids. Or, il n'en existe plus aucune, sauf peut-être  du côté du parfois talentueux Lloris . Mais c'est de toute évidence insuffisant.<br/><br/>Rezza  - Après avoir terminé 2009 sur la pire des défaites contre Montpellier, les Lyonnais avaient un bon mois de convalescence devant eux pour se calmer et se présenter face au Real autrement que dans le rôle de la victime sacrificielle. <br/><br/>Ce mois de janvier a d'abord été l'occasion de boucler la saison plus tôt que prévu en se faisant sortir des deux seules compétitions où il y avait encore un titre à gratter - Coupe de France et Coupe de la Ligue. En championnat, le bilan est redevenu plus présentable (trois victoires et un nul), surtout côté défense avec seulement deux buts encaissés. <br/><br/>Reste qu'on a attendu que le niveau de jeu s'élève enfin et se rapproche match après match de celui aperçu à la fin de l'été. Il faudra sans doute attendre qu'une nouvelle saison commence pour qu'on recommence à parler jeu entre Saône et Rhône. Pjanic n'a pas dit autre chose à la sortie du match face à Lens : « On a du mal à produire du jeu. On cherche à concéder très peu d'occasions mais on s'est peut-être trop focalisé là-dessus.. » Pour les matheux, les stats faméliques de Lisandro de ce début d'année en parlent elles aussi très bien : trois tirs en cinq matchs, deux cadrés, un but. <br/><br/>En cause, le milieu de terrain qui ne joue plus dans les 35 mètres adverses et resserre les lignes devant sa défense pour ne pas la laisser à l'abandon. Face aux Lensois, Cris et Boumsong ont bien tenté de montrer la voie le temps de quelques incursions éclairs parmi les gars du milieu. Peine perdue, les bonnes intentions ont eu vite fait de disparaître après la première alerte. <br/><br/>Pour s'en sortir, l'OL  en est donc réduit à attendre que le vent mauvais souffle un peu moins fort et que Puel fasse entrer le supersub du moment, Delgado, pour passer en 4-4-2, se créer un temps fort d'un quart d'heure pas plus et marquer. Pour l'instant, c'est ce qui marche encore le mieux en Ligue 1 lorsqu'il s'agit d'assommer les équipes très milieu de tableau rencontrées jusque-là. <br/><br/>Face au Real mardi et avec un déplacement à Rennes dans la foulée - en pleine période jeu de l'amour et du bazar signée Marvaux -, l'organisation-sécurité des Lyonnais pourrait bien être secouée au moins un cran plus fort. Et pour peu qu'il soit question de naufrage, il faudra sans doute se préparer à une fin de saison encore plus déprimante que ces premières prestations de janvier...<br/><br/>Chris - Le Real revient et va, je le pense hélas, se frotter à un adversaire lyonnais bien moins coriace qu'il y a trois saisons. Une défense en carton, un milieu en papier mâché et une attaque de pâte à modeler... Bien entendu, les joueurs sont tout à fait capables de (très) belles actions de jeu, mais c'est de plus en plus rare.<br/><br/>Ce qui l'emporte, ce sont plutôt les approximations - mauvais placements, passes confuses, relances manquées, résignation... Pour ces retrouvailles contre la deuxième fournée de Galactiques, ça ne passera pas, à moins d'afficher un mental en béton armé - et d'avoir a réussite qui va avec. <br/><br/>Ce que je crains, c'est que la garde impériale blanche découpe les petits ewoks lyonnais au laser... Non pas tant que cette équipe soit infiniment supérieure à nos peluches préférées mais sur ce match, à moins d'une apparition sui generis de Jedi dans le collectif lyonnais, tout laisse à penser à ce que l'empire contre-attaque, quatre ans après avoir craint une menace plus fantôme qu'autre chose...<br/><br/>Philippe - Puel.<br/><br/>Arthur - Le manque de confiance, clairement, mais ça on le sait depuis l'an dernier. Il serait temps qu'un papa se mette à exister dans le vestiaire pour chouchouter, bousculer tout ce petit monde et aller enfin dans le même sens. D'autant que l'OL a vraiment un effectif de qualité cette saison. Personne ne doute ni de Lisandro, Bastos, Delgado ou de Govou. Pas de joueur tout désigné comme ces dernières années pour plomber le reste de l'équipe. Ok, je ne suis pas trop fan de Jean II « une touche de balle » Makoun, mais il n'est pas encore au point de tuer un match à lui tout seul en prenant un carton rouge, par exemple. Si ? Ah... Derrière, Lloris permet d'oublier un peu la lourdeur d'une charnière qui devra faire sans Lovren.<br/><br/><br/><br/><strong>3.       Y a-t-il encore des raisons de croire à une sortie par le haut pour l'OL en vue de qui ressemble de plus en plus à un dernier round d'honneur en Ligue des Champions ?</strong><br/><br/>Genius Jo - Il faut se faire violence et penser qu'il s'agit d'une époque révolue, d'une phase de transition qui accouchera peut-être d'un diamant, aujourd'hui disparu. Wait and see...<br/><br/>Chris - Son prénom m'a toujours plu. Son patronyme déjà moins. Son surnom, carrément pas. Et puisque son temps de jeu est en légère hausse, pourquoi ne pas croire en  Cesar « Chelito » Delgado ? <br/><br/>Je me rappelle des toutes premières images que j'ai vues de lui, juste avant qu'il ne signe. Des buts incroyables, des passages en revue de défenses entières, des chevauchées héroïques, des tirs lointains de toute beauté. Rude retour à la réalité, tout ça provenait du charmant championnat mexicain... <br/><br/>Reste que j'ai toujours pensé qu'il s'agissait d'un recrutement aussi improbable que malin. Surtout depuis son but contre Liverpool, assez laid, autant que je me souvienne... Comme je peux voir qu'il rejoue un peu plus et marque aussi, pourquoi ne pas croire qu'il va enfin confirmer mes attentes ? <br/><br/>D'accord, il fait des supers matchs contre Boulogne et il faudra sans doute que l'équipe joue un cran au-dessus... En attendant, il reste le seul joueur à même de faire la différence en ce moment.  Peut-être pas suffisant pour l'emporter, surtout quand on sait que les Gones n'ont jamais battu de gros à domicile dans les matchs allers à élimination directe, ni ne sont passés contre un gros. Le 0-0 à dom' suivi d'un 1-1 au retour, je n'y crois pas un instant. Ca va, j'ai assez donné contre Manchester et Barcelone les deux saisons passées ! Autrement dit, avec une victoire 1-0, cela va de soi, sur but de Delgado (normalement, vers la 70e), l'honneur sera sauf. Et l'OL pourra passer à la trappe en douceur...<br/><br/>Serge Rezza - Des problèmes, l'OL en a toujours connus avant d'entamer ses phases finales de Ligue des Champions. Y compris quand il inspirait encore la crainte chez ceux qui le croisaient dès les huitièmes de finale. Une époque où l'on répétait à l'envi qu'il manquait encore un grand attaquant pour venir à bout des quelques temps morts et espérer ainsi pousser l'histoire au-delà des quarts. Maintenant que l'équipe va vraiment moins bien, c'est du côté de la défense qu'on réclame des soins intensifs. <br/><br/>C'est oublier ce qui reste l'épicentre du jeu lyonnais et, en grande partie, de son identité, son milieu. Il suffit de passer à Gerland un soir de match pour comprendre qu'on peut bien se foutre d'avoir son lot de cracks devant ou de défenseurs durs au mal derrière si, dans l'entre-deux, il ne reste rien pour mettre le collectif en mouvement et amener les tribunes à lâcher quelques râles de plaisir. <br/><br/>Même si on sent l'OL plus près de la rechute de décembre que du grand réveil, la suite de sa saison dépend donc du niveau de jeu de Pjanic et de Makoun, l'un et l'autre donnés pour disparus depuis quelques mois. Le prodige de la passe messin semble n'être jamais revenu de l'élimination en barrages avec la sélection bosniaque. Quant à Mak II, sa légèreté dans le pressing et sa réserve dans le jeu offensif sont tenues pour responsables de tous les maux, du moins à entendre les plaintes qui descendent des tribunes les soirs de match.<br/><br/>Alors, entre autres attentes, on se dit qu'avec un match de cette envergure, ce huitième contre le Real pourrait au moins servir à ce que l'un et l'autre joueurs haussent le ton comme le rythme et remettent le collectif lyonnais en marche. <br/><br/>Bien entendu, il n'est pas question de réclamer un improbable exploit dès mardi, contre des Merengue qui ne devraient pas passer à côté de pareille occasion pour finir leur Ligue des Champions à la maison. Mais profiter de cet aller-retour bigger than life pour assister à une reprise des affaires de ces deux joueurs là où ils les ont laissées au c&#339;ur de l'automne, sûr que ça rendrait la fin de saison un peu moins duraille entre Saône et Rhône. <br/><br/>Arthur - On a vu dernièrement Delgado bien en forme, mais on ne le sent pas vraiment capable de soulever toute l'équipe. Lisandro a un comportement irréprochable, mais est-ce pour autant le meneur d'homme qui manque ? Cris, Toulalan, Govou restent certes des joueurs énormes, mais ils n'ont jamais réussi à prendre à bras le corps ce rôle de leader qu'on veut leur refiler. Pour moi, le seul qui sortir l'OL de l'ornière, c'est encore Puel. A condition qu'il parvienne à fédérer son vestiaire... <br/><br/>Philippe - Non... A moins de croire que le Doc et Marty McFly soient bien vivants...]]></content:encoded>
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		<item>
		<title><![CDATA[OL-Real vu par Chérif Ghemmour (So Foot)]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2010-02-13T14:32:32Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Plus que trois jours avant de célébrer les retrouvailles entre l'OL et le Real. D'étranges retrouvailles dont on a très peu entendu parler, jusque dans les allées de Tola Vologe. Entre la belle machine lyonnaise qui martyrisait des Galactiques sur le retour à chacun de leur passage par Gerland et l'équipe actuelle qui ne parvient toujours pas à évacuer son spleen, une petite éternité s'est écoulée. Alors, plutôt que de se demander quelle allure prendra la sortie de route qui s'annonce, on a préf&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Plus que trois jours avant de célébrer les retrouvailles entre l'OL et le Real. D'étranges retrouvailles dont on a très peu entendu parler, jusque dans les allées de Tola Vologe. Entre la belle machine lyonnaise qui martyrisait des Galactiques sur le retour à chacun de leur passage par Gerland et l'équipe actuelle qui ne parvient toujours pas à évacuer son spleen, une petite éternité s'est écoulée. Alors, plutôt que de se demander quelle allure prendra la sortie de route qui s'annonce, on a préféré refaire le chemin qui sépare l'OL de la veille ou presque et celui d'aujourd'hui avec quelques invités. Cherif Ghemmour (So Foot) est le premier à s'y coller. 
<br/><br/><br/><br/><br/><br/><strong>Pour toi que reste-t-il des deux victoires contre les Galactiques, sommets de la splendeur lyonnaise ?</strong>
<br>
Lyon a joué deux fois le Real en C1, d'abord en 2005-2006 (3-0 et 1-1) puis en C1 2006-2007 (2-0 et 2-2). Dans les deux cas, le Real, c'était plus vraiment les Galactiques - les vrais se sont évanouis après la finale de 2002 contre Leverkusen. En 2005-2006, ce Real est en plein déclin alors que Lyon est l'épouvantail absolu en Europe, l'équipe que tous les clubs redoutent - ou du moins qu'ils respectent vraiment. Donc, le combat est déjà plus inégal, même si les noms les plus ronflants sont côté espagnol.<br/><br/>Autre différence avec ce huitième, les deux fois que l'OL joue le Real, c'est en phase de poules. Autrement dit, même dominé, le Real pouvait se permettre de ne pas tout donner. Le 3-0 de 2005 à Gerland, c'était le premier match de poule. Pas le feu pour Madrid, dans leur tête ça ne les éliminait pas.<br/><br/>Reste que cet OL de 2005-2006 est prodigieux. Au milieu, Tiago, Juni et Djilla Diarra. Wiltord et Malouda devant, avec un Carew pas mauvais. Houllier sur le banc. C'est le sommet de l'OL, éliminé en quarts par Milan. De son côté, le Real ira se faire sortir à peine plus tard, en huitièmes, par Arsenal... Preuve de son déclin prononcé.<br/><br/>Cet OL était très fort physiquement, tactiquement et psychologiquement. Les joueurs étaient tous de vrais serial killers dans leur tête ! Il n'y avait pratiquement que des internationaux à l'OL. Pour rappel, Juni était en Seleçao !<br/><br/>Et Juninho, c'était l'arme fatale. Pendant longtemps, jusqu'à l'année dernière en fait, Lyon s'en tirait toujours grâce à ses coups francs qui faisaient très souvent basculer un match. Ce fut le cas à Gerland, en 2005. L'OL l'emporte 3-0, deux coups-francs de Juni.<br/><br/>L'année suivante, l'OL commence à décliner. Mais comme le Real est encore plus faible, ça va. Ceci dit, le Real finira fort en gagnant la Liga. L'OL terminera premier de sa poule devant Madrid pour gicler plus sèchement dès les huitièmes contre la Roma.<br/><br/>Conclusion, énorme impression en 2005-2006 qui donne à croire qu'on tient enfin un club français crédible en C1 - le premier depuis Monaco 2004. L'année suivante, on reste satisfait, tout court...
<br/><br/>
<strong>Cette année, où en est l'OL pour toi ? Comment envisages-tu ces retrouvailles de l'étrange avec le Real et la suite qui va avec ?</strong>
<br>
A priori, le Real a un avantage très net. L'équipe progresse de mois en mois, à la différence de Lyon qui n'a toujours pas eu de match référence - et ne me parlez pas du 2-1 à Anfield, sinon je vous pacse avec Benjamin Castaldi ! Attention ! Si le Real prend Lyon de haut, il va leur arriver une tuile. En revanche, si les Merengue prennent Lyon comme ils  ont abordé l'OM, avec respect et sérieux, ça doit passer pour Madrid. <br/><br/>D'autant que cette saison, j'ai trouvé Lyon faible tout le temps, que ce soit en L1, en Coupe de la Ligue, en Coupe de France, en C1, au tournoi de Décines, pour le jubilé de Vénissieux, en amical contre Viroflay ou en sixte à Parthenay... La faiblesse essentielle de l'OL, c'est que c'est une queue de comète presque éteinte qu'on essaye de rallumer en vain. L'effectif compte trop de joueurs « d'avant » - Cris, Réveillère, Govou, Kallström, Vercoutre, Clerc...  Des joueurs pas mauvais, mais avec quelque chose de mort en eux. De toute évidence, ils ne peuvent plus rien transmettre alors qu'ils sont censés être les garants de « l'esprit lyonnais ».Rien de plus normal tant ils ont tout gagné, et pendant très longtemps. Suffit d'entendre Cris qui, depuis le début de la saison, est tout le temps dans la nostalgie, à la manière du type qui n'a toujours pas compris qu'on avait changé d'époque... <br/><br/>Un qui l'a compris, c'est Benzema. On se pose la question de savoir si c'était pas trop tôt pour filer à Madrid, vu son âge, vu son manque d'expérience, vu la concurrence et vu la pression démentielle au Real. Mauvaise question. Karim devait se casser de Lyon. Il ne progressait plus, point barre. Peut-être la meilleure preuve du marasme lyonnais que ce départ du Benz... <br/><br/>L'OL du moment, c'est l'histoire d' une fin d'un cycle qui s'éternise. Phénomène classique qu'on a repéré à Liverpool ces derniers temps. Une histoire qu'a connue le Barça entre 1999 et 2005, à l'agonie après la disparition de la Dream Team de 1994. Aujourd'hui, à Lyon, l'amalgame avec les nouveaux - la plupart pourtant tous très bons - ne prend pas et Claude Puel n'y est pas pour pas grand-chose. Tu peux jouer avec quatre attaquants, ça marquera peut-être plus, ça gagnera peut-être plus aussi... Mais c'est pas sûr. <br/><br/>Pas sûr non plus de remporter des titres. Heureusement, Aulas bouge toujours. Aujourd'hui encore, c'est lui le vrai patron. Il paye, il gueule et on continue de lui obéir. Et puis les Lyonnais sont des pros, des vrais, des bons. C'est ce qui les sauve. C'est même ce qui pourrait les rendre crédibles contre le Real. Mais de là à éliminer les Meringues, faut pas trop rêver. <br/><br/>Tu peux recruter qui tu veux, virer Puel et mettre Lippi à la place, ça changera pas grand-chose. De toute évidence, ce club est convalescent. On voit bien que tous les Lyonnais, nouveaux et anciens, ont du mal à se faire violence pour battre Lorient ou Grenoble. Or, c'est exactement ce qui faisait la force de l'OL d'avant : comprendre et accepter que même contre Boulogne ou Le Mans, il faut s'arracher pendant 90 minutes ! D'ailleurs, Lyon gagnait souvent dans le dernier quart d'heure, là où  c'était souvent dur de vaincre, mais ils savaient se faire mal. Aujourd'hui, l'OL n'a que très peu de temps forts par match. Des fois, presque pas du tout... Du coup, on en arrive à cette autre vérité vérifiable tous les week-ends, Lyon ne fait plus peur. <br/><br/>L'OL doit donc aujourd'hui assumer une période de transition qui est naturelle. Plus l'OL voudra redevenir très rapidement le leader du foot français, plus cette période de transition risque de durer. Lorsque j'entends parler d'un OL - chez les dirigeants surtout - qui ne viserait que les trois premières places du championnat, je me dis que le club est sur la bonne voie. Il doit repartir avec humilité. D'autant que les bases sont bonnes... Pas de raisons donc de flipper éternellement.    <br/><br/>Pour terminer, je cerne quand même un bémol qui peut jouer en faveur de Lyon. Avec un OM qui reste fragile et des Girondins qui peuvent très bien exploser en vol avec les départs de Chamakh (sûr) et ceux (moins sûrs) de Gourcuff et de Lolo Blanc chez les Bleus, l'OL pourrait revenir vite au sommet en France. Mais qu'en France. Pas en Europe. 
<br/><br/>
<i>Propos recueillis par Method</i>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Biolay presqu'OL]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2010-02-06T16:33:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Il y a des signes qui vous font dire, un jour, que vous êtes bien partis pour incarner une certaine idée du vieux con. S'intéresser d'un peu plus près au vin et profiter des instants de douce ivresse qui s'en suivent pour solder les derniers comptes de sa jeunesse. Ne plus détester la Juve en invoquant je ne sais quelle classe, alors qu'il est surtout question d'apprécier cette obsession de la gagne, tellement plus rassurante que tout ce cabotinage sans fin autour des histoires de style.  

On a&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Il y a des signes qui vous font dire, un jour, que vous êtes bien partis pour incarner une certaine idée du vieux con. S'intéresser d'un peu plus près au vin et profiter des instants de douce ivresse qui s'en suivent pour solder les derniers comptes de sa jeunesse. Ne plus détester la Juve en invoquant je ne sais quelle classe, alors qu'il est surtout question d'apprécier cette obsession de la gagne, tellement plus rassurante que tout ce cabotinage sans fin autour des histoires de style.  <br/><br/>On a l'âge d'homme qu'on peut. Et le mien, pour l'instant, se passe surtout à parler bouteilles plutôt qu'à en ouvrir et à devoir remettre à plus tard l'adhésion à l'éthique de Turin pour une saison qui prend l'eau. Du coup, histoire de patienter, je me suis mis à écouter en boucle La Superbe. <br/><br/>Jusque-là, ce que j'aimais surtout chez Biolay, c'était sa façon de supporter l'OL. A chaque fois que je l'entendais sur le sujet, il y avait cette résignation mal assumée de celui qui ne s'est jamais habitué à supporter l'insupportable. Les fois où il s'est décidé à aller un peu plus loin, il lui arrivait d'évoquer le plaisir qu'il peut y avoir à se repasser un match sur OL TV avec Lacombe au micro ou à se rappeler toutes ces équipées malaise qu'on a pu encourager dans un stade de Gerland ouvert aux quatre vents. <br/><br/>D'un commun accord avec les gars du crew, Biolay figurait bien le supporter idéal. Pour les chansons, on repasserait plus tard. L'OL se mettrait bien à perdre suffisamment tôt pour qu'on prenne le temps un jour de leur accorder un peu plus d'attention. Coup de latte du destin ou pas, La Superbe est arrivé en plein automne, pile au moment où les Lyonnais se sont mis à perdre plus souvent que d'habitude. Un peu trop même. Au point d'incarner une nouvelle forme de lose, avec ce qu'il faut de résignation mal assumée pour ne jamais être magnifique.<br/><br/>Jeudi, plus besoin de se faire prier lorsqu'il faut aller piétiner dans la fosse du Casino de Paris et retrouver Biolay pour sa première parisienne. Petite collec' de midinettes pour le tout premier rang, vieille garde qui ne sait que faire de ses manteaux depuis le balcon et, dans l'entre-deux, des trentenaires le plus souvent enlacés. Manque plus que son lot de 9 gris floqués Anderson pour sentir la petite excitation qui traverse Jean Bouin avant le coup d'envoi. <br/><br/>Autant dire que c'est la première fois que je retrouve le public des soirs de match à Gerland pour un concert. Ce qui n'a rien d'une bonne nouvelle. Pas loin d'y voir une preuve supplémentaire à mettre sur le compte de ma sale glissade, à fréquenter les concerts mainstream et à supporter une équipe destroy - et plus forcément l'inverse. Chienne de vie.<br/><br/>Ou jeudi noir plutôt, quand Biolay finit par s'avancer dans un habit sombre qui convoque à sa manière les derniers restes du Dark Horse. Et renvoie à plus tard toutes ces agitations pour supporter au moment de lancer son set. Deux premiers titres joués dans un souffle pour venir à bout des derniers spasmes du chanteur qu'on sent un rien traqueur. Une ou deux révérences muettes en direction d'un public raccord qui lui témoigne ce genre de douce affection qui ramène un peu d'assurance et l'amène à marquer un premier arrêt. <br/><br/>Foireux puisqu'il est question de Lyon, origine dont « on n'est pas spécialement fiers » et qu'on ne sait jamais vraiment ramener comme il faut. Mieux vaut encore lancer le titre en question, Lyon Presqu'île, un temps en lice pour incarner l'hymne secret des ch&#339;urs à vif de Gerland - « Je serai dilettante ou mort de rire en sentant la mort venir. Du moins, j'espère, j'espère... » - s'il ne faisait défiler le parcours un rien mélancolique de tous ceux qui ne font plus qu'y passer de loin en loin. <br/><br/>Ce soir, il établit surtout la topographie sinueuse des deux heures qui suivent, passant des prières qu'on va balancer sur Fourvière à la fièvre qui agite une montée de Pentes, de l'apparente  tranquillité de la Saône au gros bouillon du Rhône. Un récital aux allures de grande traversée qui secoue un cran plus fort quand s'ouvre sans prévenir Ton Héritage, titre-confession qu'on aimerait savoir dérouler à son tour plutôt que d'avoir à laisser l'âge d'homme se jouer pour quelques bouteilles ou sur une saison de la Juve. <br/><br/>Une série d'ovations plus tard et après trois rappels généreux, on file allumer une première clope sur le trottoir de la rue de Clichy au milieu de la foule. Et on se dit, là, qu'on est peut-être enfin prêt à sacrifier l'espoir d'un retour aux affaires de l'OL maintenant que La Superbe peut résonner avec cette intensité. 
<br/><br/>
<i>Serge Rezza</i>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Retours en grâce]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/retours-en-grace-115857.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-08-22T11:09:58Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Vendredi dernier, je me suis décidé à la dernière minute de sacrifier la mise en place du collectif lyonnais sur l'autel de la fanfare Airbus. Une décision d'autant plus difficile à prendre qu'on promettait l'apparition du nouveau grand 8 face à Valenciennes, Pjanic, dans un rôle de milieu défonceur façon Pirlo jeune et joueur. Puel qui est décidément un chic type a décidé de reporter de quelques jours la titularisation de Miralem et de me laisser partir l'esprit léger, direction Saint-Malo, pou&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Vendredi dernier, je me suis décidé à la dernière minute de sacrifier la mise en place du collectif lyonnais sur l'autel de la fanfare Airbus. Une décision d'autant plus difficile à prendre qu'on promettait l'apparition du nouveau grand 8 face à Valenciennes, Pjanic, dans un rôle de milieu défonceur façon Pirlo jeune et joueur. Puel qui est décidément un chic type a décidé de reporter de quelques jours la titularisation de Miralem et de me laisser partir l'esprit léger, direction Saint-Malo, pour la Route du Rock.<br/><br/>Tranquille, peut-être pas tant que ça. Il était quand même question d'un premier rendez-vous sur scène avec la fanfare Airbus en question, My Bloody Valentine. Quinze ans que Loveless et Isn't Anything ? agitent mes soirées, que Kevin Shields reste coincé en studio à se demander comment il va s'y prendre pour réinventer le rock'n'roll. Le genre de retrouvailles que je me suis toujours interdit persuadé qu'un groupe adoré qui se reforme pour relancer sa machine à cash ne peut que décevoir. Sauf pour Pavement bien sûr, seul groupe parfait de coolitude qui ne vieillira jamais, y compris avec un peu de gras au bide et quelques cheveux en moins.<br/><br/>Comme prévu, My Bloody Valentine a joué beaucoup trop fort. Comme prévu, on entendait à peine les filets de voix de Belinda Butcher et de Kevin Shields. Mais j'ai pu quand même pu vivre le grand défilé. Des mélodies qui touchent en plein c&#339;ur sous le déluge des réacteurs et surtout un grand groupe taillé pour la scène, entre douce fureur côté section rythmique - Colm Ó Cíosóig et Debbie Googe en pleine représentation pour théâtre d'ombres agitées -  et shoegazzing plein de grâce face à Belinda Butcher, cinglée en Audrey Hepburn. Même pris dans le mur sonore d'un quart d'heure balancé au milieu de You Made Me Realise, la joie de retrouver le groupe tel que je me l'étais imaginé et tel qu'il me manquait était bien là.<br/><br/>Après ça, difficile de ne pas imaginer une suite euphorique. Surtout mercredi soir, face aux Mauves d'Anderlecht. D'accord, tout n'est pas encore au point, la défense reste encore limite et la trouvaille Bodmer peine encore à se situer. J'espère qu'on pourra reparler d'ici le printemps prochain de cette belle idée d'un libéro à l'allemande revisité par le grand Mat'. Il y a aussi cette histoire des temps faibles qui manquent parfois de devenir des instants fébriles et qui pourraient très bien tourner au cauchemar face à un adversaire un peu mieux taillé pour les soirées de Ligue des Champions. Dernière inquiétude, l'organisation de l'attaque lors de ces mêmes temps faibles. La suractivité de Lisandro dans un 4-3-3 dans une formation plus ramassée le retient vite dans sa moitié de terrain, ce qui revient à remettre les clés à Gomis. Et là, on a droit à un retour, celui des années Carew où l'OL ne savait pas sortir la tête de l'eau sur des contres a priori limpides.<br/><br/>Pour le reste, Pjanic a enfin compris qu'il valait encore mieux illuminer la rencontre en match officiel, devant les caméras de Canal et les canapés de la So Foot Team que devant sa famille réunie pour un récital le temps d'une rencontre amicale à Belgrade. Avec son 8 dans le dos et son coup-franc en cloche, on a envoyé un peu trop vite du Juni au prodige messin. Ce qui a rendu sa prestation aussi émouvante mercredi soir, c'est le grand retour du petit dribble de dégagement et de la passe ciselée, envoyée le buste droit et le regard au loin. Un jeu qui respire l'intelligence et qu'on se désespérait de ne plus retrouver depuis que Dhorasoo, Carrière et Tiago ont quitté Gerland. Ce qui manquait à Ben Arfa, au point de l'empêcher de gagner sa place dans les c&#339;urs lyonnais, pourtant tout acquis à sa cause à ses débuts.<br/><br/>Histoire de prolonger un peu de la douce euphorie, je me dis que l'apparition de Delgado en fin de partie sous les déclarations enflammées du public lyonnais pourrait annoncer un autre retour en grâce lors une partie de campagne prévue samedi prochain à l'Abbé-Deschamps. D'ici là, il me restera une soirée pour retrouver un peu du sable de Saint-Malo sous les galettes que voudra bien passer la fine équipe de mange-disques du Bottle Shop...]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL - Bilan pour une saison bâtarde, par Jacques Monclar]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-bilan-pour-une-saison-batarde-par-jacques-monclar-113287.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-06-04T15:25:30Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Jacques Monclar est un ancien Vert. Que les supporters lyonnais se rassurent, on parle des seuls Verts qui comptent à Lyon, ceux de l'ASVEL. Il est aujourd'hui le meilleur consultant du monde pour Sport + et Canal +. Et reste depuis 30 ans un fan acharné de l'OL. L'occasion de revenir avec lui sur cette saison lyonnaise plus bâtarde que jamais. Une saison sans titre.

Votre meilleur souvenir cette saison ? La victoire à Marseille, sans conteste ! Que c'était bon !

Votre plus grosse déceptio&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Jacques Monclar est un ancien Vert. Que les supporters lyonnais se rassurent, on parle des seuls Verts qui comptent à Lyon, ceux de l'ASVEL. Il est aujourd'hui le meilleur consultant du monde pour Sport + et Canal +. Et reste depuis 30 ans un fan acharné de l'OL. L'occasion de revenir avec lui sur cette saison lyonnaise plus bâtarde que jamais. Une saison sans titre.<br/><br/><strong>Votre meilleur souvenir cette saison ?</strong> La victoire à Marseille, sans conteste ! Que c'était bon !<br/><br/><strong>Votre plus grosse déception ?</strong> Une défaite annonciatrice. Celle contre Metz en Coupe de la Ligue. Ce soir-là, j'ai compris.<br/><br/><strong>Votre équipe-type au terme de la saison ?</strong> J'ai bien aimé la compo en 4-2-3-1 alignée contre l'OM au Vélodrome. Lloris - Réveillère - Cris et Boumsong - Källström - Toulalan - Makoun - Delgado - Ederson - Govou - Benzema. Ca sent déjà 2009-2010 ou je n'y comprends rien. Ce qui est d'ailleurs aussi possible...<br/><br/><strong>Sofoot.com a publié un plaidoyer pour Claude Puel ces dernières semaines. Après cette année sans aucun titre, qu'est-ce qui vous pousserait à dire à votre tour que Puel est le « manager » de la situation ?</strong> Puel  est arrivé cette saison avec un groupe en fin de cycle et avec son histoire. Il n'a certainement pas eu le temps de lui transmettre toutes ses idées de jeu, ses habitudes de travail.  Je pense qu'il a pris rendez-vous pour la saison prochaine.<br/><br/><strong>Allez, vous avez versé vous aussi, et comme Juninho , dans la nostalgie des saisons précédentes, quand l'OL dominait la Ligue 1 et sortait tête haute de Ligue des Champions. Que vous a-t-il manqué de ces saisons-là ?</strong> Ce qui m'a manqué, c'est d'abord un titre ou une coupe. Plus de qualité de jeu et de prise de risque. Et puis un joueur, Sidney Govou.<br/><br/><strong>Vous voyez un type de « grand attaquant » pour que Benzema paraisse moins seul l'année prochaine ?</strong> Pour moi, Benzema reste avant tout un 9 et 1/2 qui a donc besoin d'un fixateur du genre costaud avec lui. C'est comme ça qu'il est le meilleur. Ce qui revient à dire qu' il lui faudrait un Fred capable de s'entendre avec le coach.<br/><br/><strong>Il paraît que l'OL se cherche un hymne. Vous avez sûrement une ou plusieurs idées de rengaines capable de se mettre au diapason de l'OL ?</strong> L'hymne, moi, je m'en tape un peu. Il faudrait quoi ? Sans doute du rythme à la Van Halen, sans que ça vire au Van Halen. Un mélange de rythme et d'émotion.<br/><br/><strong>Au terme de cette saison, quel nom seriez-vous prêt à faire floquer pour oser porter un maillot fluo ?</strong> Moi, le fluo je m'en fous. Du moment qu'il y a l'écusson. Et puis, le PSG a bien joué en grenat,  l'OM en orange ! Autant que je me souvienne, on n'en a pas fait un fromage. Pour le nom, je serai à vie un fan de Juni. Le joueur est parfois contestable mais le tireur de coup francs reste inégalable. Quand je vois qu'aux Spécialistes ils ne le reconnaissent pas comme le joueur de la décennie en Ligue 1, je pige pas bien. Si c'est pas Juni, c'est qui alors ?
<br/><br/>
<i>Propos recueillis par Method</i>]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title><![CDATA[OL &#8211; Bilan pour une saison bâtarde, par V@lmito]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2009-05-30T11:01:48Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Avec des supporters déclarés comme Clovis Cornillac, Thierry Frémeaux (délégué général du Festival de Cannes) ou Jérôme Seydoux, avec ce maillot qui sentait le Pathé il y a encore quelques saisons, l'OL a inauguré un tout nouveau genre de ciné-club. V@lmito fait lui aussi partie de cette frange cinéphile des supporters lyonnais pour qui les fins de saison se vivent quelque part entre le tumulte des salles obscures cannoises et les débordements d'Anthony Mounier. Revenu d'une semaine « hardcore&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Avec des supporters déclarés comme Clovis Cornillac, Thierry Frémeaux (délégué général du Festival de Cannes) ou Jérôme Seydoux, avec ce maillot qui sentait le Pathé il y a encore quelques saisons, l'OL a inauguré un tout nouveau genre de ciné-club. V@lmito fait lui aussi partie de cette frange cinéphile des supporters lyonnais pour qui les fins de saison se vivent quelque part entre le tumulte des salles obscures cannoises et les débordements d'Anthony Mounier. Revenu d'une semaine « <i>hardcore</i> » sur la Croisette qu'il raconte sur son <a href="http://valmito.over-blog.com/">blog</a>, il délaisse le temps d'un bilan les histoires d'<i>Inglorious Basterds</i> à Tarantino pour retrouver les vrais dirty bâtards de la saison, ceux de l'OL.
<br/><br/>
<strong>Ton meilleur souvenir cette saison ?</strong> La première mi-temps face au Barça qui m'a laissé croire  quelques minutes à la possibilité d'un exploit « <i>interplanétaire</i> ». Et puis parce que les gars, pendant ces 45 premières minutes, m'ont donné l'impression d'être de vrais chiens affamés de ballon.<br/><br/><strong>Ta plus grosse déception ?</strong> Le match à Valenciennes, niveau zéro du foot. Pas vu un  match pourri comme celui-là depuis longtemps.<br/><br/><strong>Ton équipe type au terme de la saison ?</strong> Lloris - Clerc - Cris - Boumsong - Grosso - Mak II - Toul' - Juni - Govou - Mounier - Benz'<br/><br/><strong>Sofoot.com a publié un plaidoyer pour Claude Puel après la victoire contre l'OM. Malgré l'absence de titre cette saison, t'en penses quoi du tout nouveau « <i>manager du football</i> » ?</strong> Pour moi, Puel IS the man. Un homme constant, c'est ce qu'il faut à l'OL, d'autant que pour sa première année il a assuré la transition. Maintenant que la transition « claudienne » a bien eu lieu, il faut continuer à creuser le sillon. La saison prochaine, il aura les coudées franches pour le renouvellement quasi total des cadres de l'équipe. Du coup, il ne servirait strictement à rien de changer une nouvelle fois d'entraîneur. Et puis, pour peu qu'on regarde l'évolution du jeu lyonnais ces deux dernières années, on peut se dire que Puel a sûrement payé la gestion de l'effectif à la petite semaine de Perrin. Après cette saison où l'on avait senti que ça naviguait à vue, on se doutait bien que les conséquences à moyen terme se feraient sentir à un moment ou à un autre, tant pour le groupe que dans les têtes.<br/><br/><strong>Se sentant sur le départ, on a souvent entendu Juninho remuer une certaine nostalgie, celle des saisons précédentes où l'OL dominait la Ligue 1 et sortait tête haute de Ligue des Champions. Quelles sont les trois choses qui t'ont le plus manquées cette année ?</strong><br/><br/>1. Les sorties surréalistes d'Aulas qui l'a mise en veilleuse presque toute l'année. Avant de se rendre compte un peu tard qu'elles faisaient partie intégrante d'une bonne saison lyonnaise.<br/><br/>2. Le jeu de passes, le ballon qui circule et l'attente du bon moment pour attaquer... Le Serpent à sonnettes, quoi, avec le plaisir de voir jouer Tiago.<br/><br/>3. L'assurance presque à chaque fois qu'on regardait jouer l'OL d'assister à un bon, un très bon match de foot.
<br/><br/>
<strong>Après le départ de Fred, on a vu resurgir la nécessité d'un autre grand attaquant pour que Benzema ne soit pas abandonné seul en pointe. T'as une idée du type en question ?</strong> Drogba, pour faire "<i>Vanille-Chocolat</i>".<br/><br/><strong>L'OL n'a visiblement toujours pas réglé la question de son hymne. Samedi dernier, après des années de playlists désastreuses à Gerland, on a fini par entendre Take Me Out de Franz Ferdinand. T'as pas une idée de tube qui ressemble davantage à l'OL ?</strong> <i>Common People</i> de Pulp.<br/><br/><div style="position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;"><a style="position: absolute; left:25px;" href="http://jiwa.fr/track/Pulp-593/Different-Class-6548/Common-People-357262.html">Common People - Different Class - Pulp</a><div style="position: absolute;">]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title><![CDATA[OL &#8211; Bilan pour une saison bâtarde, par Cédric Rassat (Eldorado)]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2009-05-26T14:37:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
En à peine trois numéros, Eldorado a réussi à retrouver un sillon qu'on avait perdu de vue dans la presse musicale ces dernières années. Celui des têtes chercheuses qui vous ramènent du côté des bacs à disques pour en sortir un lot de merveilles dont vous ne pouvez plus vous passer.  Sans tambour, ni trompette et sans même avoir à crier au chef-d'&#339;uvre chaque semaine,  Eldorado livre tous les deux mois sa carte sensible et exigeante des musiques américaine&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->En à peine trois numéros, <a href="http://www.eldoradomagazine.fr/">Eldorado</a> a réussi à retrouver un sillon qu'on avait perdu de vue dans la presse musicale ces dernières années. Celui des têtes chercheuses qui vous ramènent du côté des bacs à disques pour en sortir un lot de merveilles dont vous ne pouvez plus vous passer.  Sans tambour, ni trompette et sans même avoir à crier au chef-d'&#339;uvre chaque semaine,  Eldorado livre tous les deux mois sa carte sensible et exigeante des musiques américaines - folk, rock, country, blues, soul, americana, indé... Avant d'ouvrir le dernier numéro (sortie le 26 mai) et de foncer sur Nashville avec le producteur Bob Johnston (Bob Dylan, Johnny Cash), on a demandé à son rédacteur en chef, Cédric Rassat, de dresser à son tour la topographie d'une saison lyonnaise un rien accidentée.
<br/><br/>
<strong>Ton meilleur souvenir cette saison ?</strong> Probablement la victoire contre l'OM au Vélodrome. D'abord parce qu'elle venait après une longue période de doute, d'interrogations et de remise en question. Et ensuite parce que c'était bien de montrer à Pape Diouf qu'il ne faut « jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué » (l'homme de lettres qu'il est devrait comprendre la métaphore), et ce même s'il « gesticule » ou pousse ses « derniers râles ».<br/><br/><strong>Ta plus grosse déception ?</strong> Pas de grosse déception comme l'élimination à Milan ou l'échec contre la Roma, cette année... La défaite à Bordeaux était embêtante, mais les deux pénos refusés m'ont empêché d'être vraiment déçu. Alors disons que le souvenir le plus sombre viendrait plutôt d'un match modeste perdu bêtement comme, par exemple, celui face à Nantes, à la Beaujoire. Ce soir-là, on a perdu 2-1, alors qu'on menait 1-0 et qu'on avait le match en main. On n'a pas réussi à « tuer » le match. On a même permis à l'adversaire de garder espoir, puis de croire à l'exploit. Et, finalement, de le réaliser. Pour moi, ce match est un peu à l'image de la saison... <br/><br/><strong>Ton équipe-type au terme de la saison ?</strong> Lloris - Mensah, Cris, Boumsong, Källström - Juninho, Toulalan, Makoun - Ederson - Delgado, Benzéma ... Même si, à mon grand regret - et contrairement à Bordeaux - on n'a jamais essayé le 4-3-1-2.  <br/><br/><strong>Sofoot.com a publié un plaidoyer pro-Puel ces derniers jours. Malgré une première année à la tête de l'OL sans aucun titre, penses-tu, toi aussi, que Puel reste le « manager » de la situation ?</strong> Personnellement, j'aime assez l'idée du « bloc équipe » qu'il tente d'imposer. J'aime la solidité défensive qui en découle et la solidarité qu'elle implique... Après, c'est sûr que si certains joueurs ne jouent pas le jeu et ne font pas de pressing ou ne montent pas pour épauler les attaquants en situation offensive (et là, je ne fais pas nécessairement allusion à Grosso), tout se dérègle vite... Cet été, il devrait y avoir du mouvement et il ne faudra pas se tromper dans le recrutement. En tout cas, j'espère que Puel saura cibler précisément le profil (technique et psychologique) des joueurs dont il a besoin pour imposer son idée du jeu. La saison prochaine, il faudra reconquérir le titre et, si possible, gagner une coupe pour effacer l'ardoise de cette année. Donc on va dire que ça ne sert à rien de ne pas faire confiance à Puel. Seul le résultat compte et c'est là-dessus qu'il faudra le juger.<br/><br/><strong>On a souvent entendu Juninho donner dans la nostalgie, ramenant à la surface tout ce qui lui manquait des saisons précédentes, quand l'OL dominait la Ligue 1 et sortait tête haute de Ligue des Champions. Que t'a-t-il manqué à toi ?</strong> Rien ne m'a manqué...  Et puis, je n'aime pas la nostalgie. L'équipe de Houllier était très forte, mais ce qui m'intéresse le plus, c'est de voir comment on va pouvoir en faire émerger une tout aussi forte (ou encore plus forte) dans les mois ou les années qui viennent. Là, je pense qu'avec des joueurs comme Lloris, Pjanic ou Ederson, on a les moyens de construire quelque chose d'intéressant. Je pense qu'on devrait connaître encore une ou deux saisons de transition avant que la génération des Tafer, Mehamha et Grenier n'émerge réellement. Donc, si on veut gagner des titres durant cette période, il va falloir avoir le nez creux dans le recrutement...<br/><br/><strong>A ce sujet, on a vu revenir le spectre du « grand attaquant » qui a manqué à l'OL après le départ de Fred. Quel genre d'attaquant tu verrais bien accompagner Benzema l'année prochaine ?</strong> En 4-4-2, Huntelaar ou Trézéguet. En 4-2-3-1, Gourcuff.<br/><br/><strong>Tu sais que l'OL se cherche un hymne ?</strong> T'es peut-être le mieux placé pour souffler la bonne idée du moment à Aulas... Oh, comme ça, je dirais <i>Lonely At The Top</i> de Randy Newman, mais je ne suis pas sûr que ce soit très entraînant...<br/><br/><div style="position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;"><a style="position: absolute; left:25px;" href="http://jiwa.fr/track/Randy-Newman-2463/You-ve-Got-Mail-137710/Lonely-at-the-Top-675766.html">Lonely at the Top - Youve Got Mail - Randy Newman</a><div style="position: absolute;">]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL &#8211; Bilan pour une saison bâtarde, par Eric Dupin (Presse-Citron)]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2009-05-25T17:36:55Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Il en va des blogs comme des clubs de Ligue 1. Il y a ceux qui restent en tête journée après journée et ceux qui se battent pour ne pas être largués dans le tumulte impitoyable de la blogosphère. [Presse-Citron->http://www.presse-citron.net/] fait partie de la première catégorie. Ce blog dédié aux nouvelles technologies et à la vie du web se paie même le luxe de truster la première place de tous les classements. De quoi faire de son créateur, Eric Dupin, un blogueur du genre « influent ». Qui n'&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Il en va des blogs comme des clubs de Ligue 1. Il y a ceux qui restent en tête journée après journée et ceux qui se battent pour ne pas être largués dans le tumulte impitoyable de la blogosphère. [Presse-Citron->http://www.presse-citron.net/] fait partie de la première catégorie. Ce blog dédié aux nouvelles technologies et à la vie du web se paie même le luxe de truster la première place de tous les classements. De quoi faire de son créateur, Eric Dupin, un blogueur du genre « influent ». Qui n'hésite pas, entre deux posts techno, à parler aussi de ses goûts et parfois même de sa passion pour le côté fluobsur de l'Olympique Lyonnais.
<br/><br/>
<strong>Votre plus belle joie de supporter cette saison ?</strong> Pas plus tard que la semaine dernière quand Lyon est allé mettre une branlée à Marseille (3-1). Je faisais des bonds devant mon écran. Je sais, c'est con...<br/><br/><strong>Et votre plus grosse déception ?</strong> La perte du titre bien sûr. Et notamment le match retour contre Monaco en avril. Là, on a senti que c'était plié. Les mecs n'y croyaient plus alors que mathématiquement, tout était encore possible.<br/><br/><strong>Votre équipe-type au terme de la saison ?</strong> Lloris - Källström à gauche, Boumsong et Cris en centrale, Réveillère ou Clerc à droite - Toulalan et Makoun - Delgado - Ederson, Benzema, Govou.<br/><br/><strong>Sofoot.com a publié un plaidoyer pour Claude Puel la semaine dernière, après la victoire contre l'OM justement. Après cette année où vous regrettez la perte du titre, qu'est-ce qui vous amène à penser, vous aussi, que Puel est bien le «manager» de la situation ?</strong> Plein de choses, même si j'ai fini par revoir mon jugement après les trois dernières victoires des Lyonnais, dont celle à Marseille. Si l'OL avait fait la même chose contre Monaco, Valenciennes et Rennes, on serait champions encore une fois. Il s'en est vraiment fallu de peu. Cela dit, je continue à penser que Puel est un bon besogneux qui va bien pour la Ligue 1, mais qu'il n'a pas le niveau international requis pour l'ambition européenne de Lyon. Et accessoirement je n'apprécie pas tellement le bonhomme : sa froideur, sa langue de bois permanente qui en devient presque une caricature. Quel sinistre !<br/><br/><strong>Comme à peu près tous les supporters lyonnais, vous avez dû, à un moment ou à un autre de la saison, faire comme Juni et verser dans la nostalgie des saisons précédentes, quand l'OL dominait la Ligue 1 et sortait tête haute de Ligue des Champions. Le top 3 de ce qui vous a le plus manqué de ces saisons-là ?</strong>
<br>
<strong>1.</strong> La faculté qu'avait l'OL de revenir systématiquement au score et de gagner même quand ça paraissait cuit.
<br>
<strong>2.</strong> Le retour des vestiaires et le regard qu'avait Juninho après la mi-temps pendant les deux saisons d'Houllier. Ce coach était un sorcier, le meilleur qu'ait jamais eu l'OL. Je ne sais pas ce qu'il disait aux joueurs dans les vestiaires, mais on savait qu'avec lui, ils allaient gagner quoiqu'il arrive.
<br>
<strong>3.</strong> Le jeu hyper rapide en triangle, toujours vers l'avant qui mettait tous les adversaires dans le vent. Y compris le Real Madrid qui est ressorti avec trois vestes et un nul des quatre matches contre Lyon. Le Real n'a d'ailleurs jamais gagné contre l'OL lors de ces dernières confrontations<br/><br/><strong>Vous avez une idée de grand attaquant capable d'accompagner Benzema l'année prochaine ?</strong> Gignac ou Gourcuff. En même temps, un Govou en forme, c'est pas mal non plus !<br/><br/><strong>Il paraît que l'OL se cherche toujours un hymne. Vous avez une idée de morceau pour rythmer les prochaines saisons ?</strong> Vous voulez que je l'écrive, c'est ça ? (sourire)<br/><br/><strong>Au terme de cette saison, quel nom seriez-vous prêt à faire floquer pour oser porter un maillot fluo ?</strong> A part le mien, je ne vois pas... (sourire)
<br/><br/>
<i>Propos recueillis par Serge Rezza</i>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL &#8211; Bilan pour une saison bâtarde, par Benoît (blog Olympique &amp; Lyonnais)]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-bilan-pour-une-saison-batarde-par-benoit-blog-olympique-lyonnais-112815.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-05-24T20:01:59Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
L'OL est un club de nerds comme les autres. Et il mérite lui aussi sa communauté de fervents supporters pour faire et défaire cette saison bâtarde. Une bonne partie d'entre eux se retrouve autour de l'équipe du blog Olympique &amp; Lyonnais qu'on peut aussi voir s'animer, s'échauffer et se déchirer en vidéo dans On refait l'OL! Rédacteur pour le blog, Benoît monte à son tour dans le grand huit d'OL Dirty Bastards pour revenir su&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->L'OL est un club de nerds comme les autres. Et il mérite lui aussi sa communauté de fervents supporters pour faire et défaire cette saison bâtarde. Une bonne partie d'entre eux se retrouve autour de l'équipe du <a href="http://www.olympique-et-lyonnais.com/">blog Olympique &amp; Lyonnais</a> qu'on peut aussi voir s'animer, s'échauffer et se déchirer en vidéo dans <a href="http://www.onrefaitlol.com/">On refait l'OL!</a> Rédacteur pour le blog, Benoît monte à son tour dans le grand huit d'OL Dirty Bastards pour revenir sur la saison blanche et sèche de Puel et ses hommes.<br/><br/><strong>Ta plus belle joie de supporter cette saison ?</strong> La victoire au Vélodrome. A vrai dire, sans doute la seule occasion de se réjouir cette saison. Avec ce regret que Lyon ne soit plus en mesure de jouer le titre à ce moment-là de la saison.<br/><br/><strong>Et ta plus grosse déception ?</strong> L'humiliation au Camp Nou, en huitième de finale retour de Ligue des Champions. Je pensais que l'OL serait plus solide sur le plan mental. Or les joueurs ont craqué d'entrée. Du coup, je n'ai jamais pu y croire quand le match aller donnait des raisons d'espérer.<br/><br/><strong>Ton équipe type au terme de la saison ?</strong> Lloris - Réveillère - Cris - Boumsong - Grosso - Källström - Toulalan - Juninho - Delgado - Govou - Benzema<br/><br/><strong>Sofoot.com a publié <a href="http://www.sofoot.com/article-112717-ol-plaidoyer-pour-claude-puel-sofoot.html">un plaidoyer pour Claude Puel</a> ces derniers jours. Après cette année sans aucun titre, qu'est-ce qui te pousse à dire, toi aussi, que Puel est pas le «manager» de la situation ?</strong> Avec le recul, je me dis que Claude Puel a été recruté pour faire le ménage. Ce qu'il est visiblement en train de faire. Si les joueurs sont devenus des divas et qu'il faut procéder à une grande lessive, alors sans nul doute, il est l'homme de la situation. Mais personne à Lyon, Aulas compris, ne lui pardonnera une deuxième saison sans titre. L'année prochaine sera donc décisive pour lui et pour l'OL.<br/><br/><strong>Est-ce que, comme Juni, tu as donné dans la nostalgie des saisons précédentes quand l'OL dominait la Ligue 1 et sortait tête haute de Ligue des Champions ?</strong> Contrairement à la plupart des gens ici, je ne suis pas nostalgique des années Diarra-Essien. Personnellement, je regrette plutôt l'époque Dhorasoo-Carrière-Juninho, les premières années Le Guen. Là, ça jouait au ballon ! Et le tarif maison  d'alors,  c'était 4 ou 5 buts minimum. Voilà ce qui me manque le plus, les buts !<br/><br/><strong>T'as une idée de grand attaquant - vieille rengaine qu'on ressort à chaque fin de saison - pour accompagner Benzema l'année prochaine ?</strong> Rien de bien original à vrai dire. Trezeguet pour l'expérience, Chamakh pour le jeu de tête.<br/><br/><strong>Il paraît que l'OL se cherche un hymne. Tu as sûrement une idée de titre capable de se mettre au diapason de l'OL du moment.</strong> <i>The Show Must Go On</i> de Queen.<br/><br/><div style="position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;"><a style="position: absolute; left:25px;" href="http://jiwa.fr/track/Queen-3094/Innuendo-35335/The-Show-Must-Go-On-256320.html">The Show Must Go On - Innuendo - Queen</a><div style="position: absolute;">]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL &#8211; Bilan pour une saison bâtarde, par Cherif Ghemmour]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-bilan-pour-une-saison-batarde-par-cherif-ghemmour-112806.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-bilan-pour-une-saison-batarde-par-cherif-ghemmour-112806.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2009-05-23T13:45:00Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Parmi tous les chroniqueurs qu'on a suivis durant cette saison bâtarde, Cherif Ghemmour a pris pas mal de risques pour avoir toujours raison. Avant les autres. Qu'on en juge : il a programmé dans un même match un Bayern à la fête pour mettre l'OL  en bière les Lyonnais et des recrues lyonnaises qui sortent du bois, une claque salutaire face au Barça, une fin de saison à l'orgueil histoire de revoir un OL taille européenne. Comme il a laissé entrevoir la possibilité d'un retour au sommet plus vit&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Parmi tous les chroniqueurs qu'on a suivis durant cette saison bâtarde, Cherif Ghemmour a pris pas mal de risques pour avoir toujours raison. Avant les autres. Qu'on en juge : il a programmé dans un même match un Bayern à la fête pour mettre l'OL  en bière les Lyonnais et des recrues lyonnaises qui sortent du bois, une claque salutaire face au Barça, une fin de saison à l'orgueil histoire de revoir un OL taille européenne. Comme il a laissé entrevoir la possibilité d'un retour au sommet plus vite que prévu pour les Lyonnais, on lui a glissé ces huit questions dans l'espoir de tenir de nouvelles révélations.
<br/><br/>
<strong>Le sommet de cette saison lyonnaise ?</strong> Le match contre la Fiorentina, à Artemio Franchi. Lyon gagne, Benzéma marque et l'OL est encore une équipe où tout le monde a la banane<br/><br/><strong>Le moment où les Lyonnais ont donné l'impression de vraiment couler ?</strong> La défaite à Valenciennes (2-0). Lyon perd honteusement, Benzema ne marque pas et l'OL est une équipe où plus personne n'a la banane. Où plus personne n'en a même plus rien à foutre de rien, du titre comme du reste.
<br/><br/>
<strong>Ton équipe type pour cette saison ?</strong> Lloris - Grosso, Cris, Boumsong, Clerc - Makoun, Juninho, Toulalan - Benzema, Fred, Govou
<br/><br/>
<strong>Tu as publié un <a href="http://www.sofoot.com/article-112717-ol-plaidoyer-pour-claude-puel-sofoot.html">plaidoyer pour Claude Puel</a> ces derniers jours. Après cette année sans aucun titre, qu'est-ce qui t'as amené à penser que Puel pouvait être le « Mister » de la situation ?</strong> Puel peut devenir à Lyon un grand entraîneur français de la trempe de Wenger, Deschamps. Il faut juste attendre encore deux saisons pour savoir. Parce que cette année, il lui a fallu gérer une saison de transition délicate  - tactique à faire évoluer, effectif usé, recrutement pas entièrement voulu.
<br/><br/><strong>A plusieurs reprises, on a entendu Juninho verser dans la nostalgie des saisons passées, quand l'OL dominait la Ligue 1 et sortait tête haute de Ligue des Champions. Le top 3 de ce qui a pu manquer de ces saisons-là ?</strong> 1- Essien, Abidal, Malouda ; 2- Juninho plus jeune ; 3- Houllier. En gros, ce qui manqué  pour jouer le coup sur tous les tableaux, c'est Lloris - Abidal, Cris, Boulmsong, Clerc - Essien, Toulalan - Malouda, Juninho jeune, Govou - Benzema
<br/><br/><strong>Un type de « grand attaquant » pour que Benzema se sente un peu moins seul la saison prochaine ?</strong> Raul, Torres, Van Nistelrooy, Rooney, Arschavine, Ibrahimovic...
<br/><br/>
<strong>Il paraît que l'OL se cherche un hymne. T'as pas une idée de rengaine capable de coller au maillot de l'OL ?</strong> Pas le temps d'écrire une chanson, là, maintenant<br/><br/><strong> Et après cette saison où tu as dit que l'OL avait fini par devenir un poil plus supportable, quel nom serais-tu prêt à faire floquer pour oser porter un maillot fluo ?</strong> François Clerc, et j'en démords pas ! Mais il va partir... Alors Lloris.
<br/><br/>
<i>Propos recueillis par Method</i>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Avant-match OM/OL &#8211; Quel supporter de l'insupportable êtes-vous ? (2/2)]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/avant-match-om-ol-quel-supporter-de-l-insupportable-etes-vous-2-2-112671.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-05-17T09:56:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Il y a deux sortes de supporters lyonnais. D'un côté, ceux qui  ne connaissent rien d'autre que les murs de l'école Jean-Michel Aulas. Pour eux, la fin de cycle n'a jamais existé, si ce n'est dans le cerveau détraqué de quelques journalistes connus pour leurs tendances conspirationnistes. Façon de dire au passage que l'OL n'a jamais été aussi prêt de reprendre sa domination sur la Ligue 1.

De l'autre côté, on trouve les élèves de l'école Bernard Lacombe. Lors des sept dernières saisons, ils ont&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Il y a deux sortes de supporters lyonnais. D'un côté, ceux qui  ne connaissent rien d'autre que les murs de l'école Jean-Michel Aulas. Pour eux, la fin de cycle n'a jamais existé, si ce n'est dans le cerveau détraqué de quelques journalistes connus pour leurs tendances conspirationnistes. Façon de dire au passage que l'OL n'a jamais été aussi prêt de reprendre sa domination sur la Ligue 1.<br/><br/>De l'autre côté, on trouve les élèves de l'école Bernard Lacombe. Lors des sept dernières saisons, ils ont appris à traquer dans les moindres ratés de leur équipe les signes d'une fin qu'ils savent inévitable. <br/><br/>A la veille d'un déplacement au Vélodrome sous haute tension, la victoire contre les Nantais (3-0) a donné à chaque partie l'occasion de trouver trois raisons supplémentaires de renforçer un peu plus ses convictions.<br/><br/>Seconde partie, où le <i>I See A Darkness</i> de Bonnie Prince Billy est bien parti pour squatter la platine de la promotion Dirty Bernie jusqu'à la fin de saison.
<br/><br/>
<br><div style="position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;"><a style="position: absolute; left:25px;" href="http://jiwa.fr/track/Bonnie-Prince-Billy-3740/I-See-a-Darkness-106891/I-See-a-Darkness-362617.html">I See a Darkness - I See a Darkness - Bonnie "Prince" Billy</a><div style="position: absolute;">]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Avant-match OM/OL &#8211; Quel supporter de l'insupportable êtes-vous ? (1/2)]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/avant-match-om-ol-quel-supporter-de-l-insupportable-etes-vous-1-2-112666.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-05-16T15:12:00Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Il y a deux sortes de supporters lyonnais. D'un côté, ceux qui  ne connaissent rien d'autre que les murs de l'école Jean-Michel Aulas. Pour eux, la fin de cycle n'a jamais existé, si ce n'est dans le cerveau détraqué de quelques journalistes connus pour leurs tendances conspirationnistes.

De l'autre côté, on trouve les élèves de l'école Bernard Lacombe. Lors des sept dernières saisons, ils ont appris à traquer dans les moindres ratés de leur équipe les signes d'une fin qu'ils savent inévitable.&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Il y a deux sortes de supporters lyonnais. D'un côté, ceux qui  ne connaissent rien d'autre que les murs de l'école Jean-Michel Aulas. Pour eux, la fin de cycle n'a jamais existé, si ce n'est dans le cerveau détraqué de quelques journalistes connus pour leurs tendances conspirationnistes.<br/><br/>De l'autre côté, on trouve les élèves de l'école Bernard Lacombe. Lors des sept dernières saisons, ils ont appris à traquer dans les moindres ratés de leur équipe les signes d'une fin qu'ils savent inévitable. <br/><br/>A la veille d'un déplacement au Vélodrome sous haute tension, la victoire contre les Nantais (3-0) a donné à chaque partie l'occasion de trouver trois raisons supplémentaires de renforçer un peu plus ses convictions.<br/><br/>Première partie, l'OL tendance optimiste de la Daddy Highschool d'Aulas.
<br/><br/>
<strong>Mak II, I'm lovin' it !</strong><br/><br/>C'était quand la dernière fois qu'on a vu Jean II Makoun jouer comme ça ? A ne plus se planquer dans l'ombre de Toulalan, à prendre l'air côté gauche, à suivre chaque remontée depuis les 35 mètres et à se trouver au bon endroit pour qu'un centre en retrait lui revienne?<br/><br/>« <i>Jamais</i> » serait-on tenté de répondre pour peu qu'on se remette à jouer les mauvais blogueurs de service. D'autant que, le geste en rupture et la petite faute vicelarde en moins, la description n'est pas sans rappeler les belles heures du vertige Tiago.<br/><br/>En laissant assez vite de côté cette nostalgie qu'on a remuée à chaque fois qu'on a senti le 4-3-3 disparaître un peu plus dans les remous fluobscurs, on s'est souvenu d'un premier récital impeccable de Mak II un soir de Ligue des Champions au Stadio Artemio Franchi. Le genre de match à faire chanter à la première grande gigue désarticulée de passage que «<i>Novembre a accouché d'un nouveau monstre du milieu !</i>»<br/><br/>Comme entre temps la promesse n'a pas été tenue, on a surtout retenu de cette saison 1 de Mak II les relances chamalow, un peu partout et souvent nulle part, qui obligent l'autre cabot du milieu, Toulalan, à ressortir les courses à grande échelle pour venir à bout des feux-follets adverses. A vous faire grisonner un peu plus les tempes.<br/><br/>Et à ramener un peu d'acidité dans le flow du grand commandeur de l'école du micro bâtard, MC Aulas : «<i>Makoun ? Il ne réalise pas une super saison, mais on compte sur lui</i>». On veut bien croire que ce retour de flammes de Mak II ait quelque chose à voir avec le beef du boss. On aimerait surtout savoir s'il tiendra un match plus, histoire de renouer avec une certaine idée qu'on se faisait du milieu à la lyonnaise.
<br/><br/>
<strong>Sidney Govou m'était compté</strong><br/><br/>Les stats ne servent à rien. Sauf celles qui montrent que Govou ne s'en fout finalement pas tant que ça. L'OL a laissé filer le titre pour cette fois ? Qu'importe. Sid reste lui toujours en course pour réaliser le grand huit. Un miracle de plus à mettre sur le compte de l'amulette du Puy qui, avec un come back victorieux, rappelle qu'après douze matchs en Ligue 1 cette saison, il a rapporté 2,25 points par match.<br/><br/>Ramenée aux 35 journées disputées, cette moyenne aurait permis à l'OL de compter quelque chose comme 78 points avant de se déplacer à Marseille. De quoi finir une nouvelle fois en roue libre et réserver un Novotel de la périphérie toulousaine pour s'ouvrir une caisse de mousseux tiède au soir de la 38ème.<br/><br/>Et renforcer un peu plus la place à part qu'il occupe dans les ch&#339;urs à vif de Gerland. Mais comme on a dit que les stats ne servaient à rien, on va préférer certains signes qui, eux, ne trompent vraiment pas. Surtout quand ils montrent que Govou vaut bien plus que le rôle de porte-bonheur qu'on veut bien lui refiler. Entre autres signes, il y a celui que Benzema lui adresse quelques minutes après son retour sur le côté droit. La passe que Govou vient de lui envoyer est du genre bien sentie, mais trop hésitante pour ne pas être à contretemps.<br/><br/> De quoi provoquer l'agacement d'un Benz' en mal de but - insulte qui fuse mâchoire serrée, coups de latte dans les panneaux publicitaires, ignorance mêlée de mépris pour coéquipier plus vraiment à la hauteur. Sauf que cette fois, c'est Sid, le grand frère. Pas franchement un modèle à suivre. Non, juste un type avec suffisamment de bouteille pour faire le lien entre les enfants terribles du vestiaire lyonnais (Benzema, Ben Arfa) et une vieille garde qui s'avoue dépassée par le peu d'égard de la jeunesse sonique pour le respect des traditions maison.<br/><br/>Demandez à Karim ou Hatem de vous parler de Govou et ils vous referont l'histoire de leur arrivée fracassante dans le vestiaire lyonnais. Lorsque les deux Gones B.B Gones  décrétaient vouloir en découdre sur le champ avec les cadors du vestiaire. Il a alors fallu s'en remettre à la malice de Govou pour jouer le rôle de daddy cool et permettre aux deux jeunes coqs de ne partir au clash avec la frange vieux cons.<br/><br/>Une leçon qu'ont semble-t-il retenu les Marseillais, demandant à Wiltord de rappliquer pour venir à bout des nerfs en pelote d' Hatem. Du coup, on attend avec la plus grande impatience dimanche soir et le duel qui doit opposer les deux maîtres Jedi et leurs Padawan respectifs.
<br/><br/>
<strong>Un daron pour le vestiaire ?</strong><br/><br/>Entre autres punchlines lâchées au milieu du bouillon, la DRH lyonnaise semble avoir retenu celle-là : «<i>Tiens ton vestiaire et tu tiendras ton championnat !</i>»<br/><br/>Comme l'expliquait si bien <a href="http://www.libelyon.fr/info/2009/03/lolympique-lyon.html">un des meilleurs chroniqueurs de la saison</a>, l'OL ne s'est jamais vraiment remis du départ de Caçapa, arrivé comme pigiste de seconde main au milieu de la défense centrale, avant d'y imposer son style Blaxpoitation et jouer à Ed Cercueil et Fossoyeur Jones avec Cris.<br/><br/>Capitaine charismatique des années Dark Horse, on a souvent entendu dire que sa mise à l'écart au début de l'année 2007 a été à l'origine des premiers tiraillements de vestiaire. Le clan brésilien n'aurait jamais pardonné à Houllier de l'avoir largué de la sorte, précipitant la chute du technicien lyonnais.<br/><br/>Depuis, <a href="http://www.sofoot.com/article-112502-ol-tola-vologe-part-a-vau-l-eau-sofoot.html">on l'a déjà dit</a>, le groupe lyonnais a appris à se reposer sur les derniers restes du Serpent à sonnettes et s'est mis à fonctionner en autogestion. Jusqu'à ce que le naufrage de Nungesser fasse planer le soupçon, celui d'une nouvelle révolution destinée à faire monter l'entraîneur à l'échafaud pour la troisième fois de suite.<br/><br/>On imaginait mal Aulas laisser sa petite entreprise se transformer en foyer d'insurgés prêts à pratiquer le coup d'Etat permanent. Puel est confirmé dans son rôle de « <i>manager du football</i> ». Autrement dit, les apprentis-putschistes n'ont qu'à bien se tenir, à l'image de Fabio Santos dont le renvoi <i>manu militari</i> servira d'exemple.<br/><br/>Au rang des premières priorités évoquées dans la remise en ordre de la maison lyonnaise, Puel a pointé la nécessité de renouveler les cadres du vestiaire. Parmi tous les darons pressentis, Boumsong est peut-être parti pour reprendre la place laissée vacante depuis le départ de Caçapa.<br/><br/>Le joueur au patronyme le plus rock'n'roll de l'histoire a sans doute eu le temps ces dernières années de gagner la carapace haute-résistance qui convient pour ce genre de rôle. Ne serait-ce que pour savoir comment soutenir votre regard après la défaite, faire tomber la tension en point presse après le passage courroucé des teigneux d'OL Communication, laisser la possibilité aux autres de se défiler face aux micros parce que ça remue trop en coulisses.<br/><br/>Et surtout, pour trouver la playlist et la formule (ségolienne ?) de circonstance quand il s'agit de fédérer un groupe mal en point : «<i>Quand j'écoute la Symphonie n°9 de Beethoven, je sens qu'elle demande à tout le monde de s'aimer. Pour nous, c'est pareil</i>».<br/><br/>On espère juste qu'il a eu l'idée de remplacer l'<i>Hymne à la Joie</i> par la <i>Symphonie Héroïque</i> en vue du match de dimanche soir.
<br/><br/>
<strong>Serge Rezza</strong>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL/PSG - Il pleut aussi des coups durs pour les bâtards]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-psg-il-pleut-aussi-des-coups-durs-pour-les-batards-112239.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-04-25T23:30:11Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Ces dernières saisons, il m'est régulièrement arrivé d'envier les supporters stéphanois. Non pas à cause de cette affection nostalgique qui continue d'entourer leur club. Pas même pour la fureur qui se dégage certains soirs de match de Geoffroy-Guichard. Non, je leur en voulais à cause de tous ces titres Deep Soul  que j'aime tant, où l'on entend des filles désespérées racler en une prise, une seule, une histoire d'amour bien dégueu, où l'on ravale ses larmes après avoir ramassé quelques coups a&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Ces dernières saisons, il m'est régulièrement arrivé d'envier les supporters stéphanois. Non pas à cause de cette affection nostalgique qui continue d'entourer leur club. Pas même pour la fureur qui se dégage certains soirs de match de Geoffroy-Guichard. Non, je leur en voulais à cause de tous ces titres Deep Soul  que j'aime tant, où l'on entend des filles désespérées racler en une prise, une seule, une histoire d'amour bien dégueu, où l'on ravale ses larmes après avoir ramassé quelques coups au passage. Il suffisait d'entendre Irma Thomas ou Mitty Collier pour me dire qu'elles chantaient sans doute plus pour une poignée de Foréziens qui, comme elles, ont pu être sonnés à force de voir pleuvoir les mauvais coup et qui continuent d'enfiler, vaille que vaille, un maillot vert chaque samedi.<br/><br/>Depuis hier soir, maintenant  qu'il est question de finir la saison à l'abri des regards, quelque part entre la troisième et la quatrième place, je devrais pouvoir faire tourner tous ces disques sur la platine et y trouver à mon tour un écho à ma nouvelle situation du moment, celle de supporter qui s'est mis à encaisser lui aussi de belles saloperies.<br/><br/>La plus belle a quand même consisté à confier aux Parisiens le soin de transformer la chronique de la petite mort lyonnaise en oraison funèbre. De quoi confirmer ce que je pense du PSG - et déjà dit dans un <a href="http://www.sofoot.com/blogs/odb/paranoid-parc-sofoot-109217.html">post précédent</a> -, toujours prêt à venir me tourmenter en ramenant à la surface quelques fantômes de mon passé lyonnais (Giuly, Luyindula, Le Guen, Clément). Pour ne rien arranger à l'affaire, j'ai même donné rendez-vous à d'autres gars du crew dans la chaleur du Truskel, du côté de la Bourse. Je ne suis pas le seul à avoir eu <a href="http://www.20minutes.fr/article/321945/Sport-Revivez-Lyon-PSG-en-live-comme-au-bar-des-sports.php">cette idée</a>. Le bar est rempli ras-la-gorge, des supporters parisiens surtout. Ca s'emporte au coup d'envoi comme un étalon en rut à l'idée d'en finir avec ces bâtards de Lyonnais.<br/><br/>Pris dans pareille nasse, avec une entame de match qui sent la fébrilité, il y a de quoi jouer la rengaine nostalgique des belles années où, tu t'en souviens, l'OL claquait en maillot noir et avec son jeu en 4-3-3 accords. La tentation est trop grande pour un supporter lyonnais derrière moi. Le voilà qui convoque tous les ex' du Dark Horse, le roi Djila, Essien, Malouda  et, tiens, même Carew. Avant de sécher quand on lui demande qui peut bien avoir la faveur de Gerland maintenant que tout ça est bien fini. Sans grande conviction, il se prononce pour Toulalan.<br/><br/>C'est vrai qu'un cheap type, c'est ce qu'il y a encore de mieux quand on a besoin d'un héros pour temps de crise. Mais ça ne suffit pas à faire d'une bande de bâtards même inglorious - et sans doute privée de titre cette saison - des losers magnifiques pour lesquels de chics filles se mettent à chanter sur des disques de soul sudiste.<br/><br/>D'accord, avec ce 0-0, les Lyonnais n'ont rien gagné hier soir. Ils ont même perdu dans l'affaire leurs dernières illusions de grand huit. Qu'importe. Au milieu  d'un Truskel qui joue les bonbonnières d'un soir et des bilans anticipés de mon voisin, forcément un peu foireux, mieux, dans le turn-over du jour, on a revu le futur de l'OL. Rien que ça.<br/><br/>Comme on pouvait s'y attendre, faut que ça démarre en 4-2-3-1. La surprise, elle vient des quatre types qui sont chargés de l'incarner pour cette fois. C'est au grand Mat' qu'il revient d'orienter le jeu plein axe. Comme pour toutes les premières, on ne sait trop ce qu'il faut en attendre. A force de tout miser sur sa carcasse pour les piges en défense centrale, on avait oublié le fin technicien. Ses passes mi-longues font merveille, basculant à l'occasion le jeu avec précision. Il remet un peu de patience dans le jeu lyonnais et ne se prive pas pour combiner, avec Pjanic notamment. Comme le prodige de Metz n'a pas encore la caisse pour passer les charges parisiennes, il improvise tout en déviations et autres passes en première intention. C'est trop juste pour y voir la marque du génie. Reste qu'il y a de l'inspiration et toujours ce foutu temps d'avance sur la concurrence qui fait dire que le gamin mérite qu'on lui accorde au moins un strapontin, pourquoi pas côté droit.<br/><br/>Les deux derniers garçons qu'on aimerait voir dans le vent, c'est Clerc et Mounier. Le premier n'a plus rien de l'invité surprise. Il s'est juste contenté de reprendre les affaires là où ils les avaient laissées. On a pu retrouver François dans le rôle de la menace fantôme - le type a priori tellement inoffensif qu'il se fait oublier et réussit à se démarquer comme personne. Toujours orphelin de Govou et avec Pjanic devant lui, cadet pas toujours concerné par les taches défensives, il a manifesté cette assurance qu'on ne lui connaissait plus depuis qu'en deux coups de reins, Michel Bastos et Henry l'avait fait sombré pour ses deux premières titularisations. Faut dire aussi qu'avec Rothen et Armand en face, ça aide sûrement à reprendre un poil de confiance.<br/><br/>De l'autre côté, l'adolescent agité de l'Etoile-sur-Rhône s'est souvenu de quel côté de la ligne de touche déborder pour faire apprécier son goût du crochet. D'accord, on n'est pas encore revenu aux plus belles heures du One + One des saisons Malouda et Abidal. En attendant, Mounier sait comment occuper un couloir et apporter le lot de provocations qui en assurent l'animation. Ce 4-2-3-1 en a besoin s'il ne veut se diluer dans un 4-3-3 souffreteux, pour peu que Juninho s'obstine à foncer plein axe en direction de Benzema dès qu'il s'agit de remonter un ballon.<br/><br/>A moins de tenir à ressentir à son tour coûte que coûte, du plus profond de son âme dirty et bâtarde, le lamento de quelques soul sisters qui savent, elles, ce que c'est que de finir une saison sous les coups.
<br/><br/><br/><br/><br/><br/>
Pour les curieux, il devrait pleuvoir des titres Deep Soul dans les prochaines heures <a href="http://twitter.com/LeRezza">de ce côté</a>. <br/><br/>
<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[L'ennui sonore]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/l-ennui-sonore-112100.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/l-ennui-sonore-112100.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2009-04-16T09:48:20Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Normalement, c'est maintenant le vrai sommet de la saison bâtarde. Ouais, pile dans ce bout de saison qui suit la sortie de Ligue des Champions, quand mars-avril se pointe et que les cheap types sont de retour à la maison. 

Après avoir renvoyé les maillots fluobscures à la remise, l'OL profite de son printemps pour reprendre des habitudes de club sans histoire. On se retrouve alors autour d'un barbecue et d'un carton de rosé chez mon voisin idéal, Joël Bats, à remuer ces passions qui rappellent&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Normalement, c'est maintenant le vrai sommet de la saison bâtarde. Ouais, pile dans ce bout de saison qui suit la sortie de Ligue des Champions, quand mars-avril se pointe et que les cheap types sont de retour à la maison. <br/><br/>Après avoir renvoyé les maillots fluobscures à la remise, l'OL profite de son printemps pour reprendre des habitudes de club sans histoire. On se retrouve alors autour d'un barbecue et d'un carton de rosé chez mon voisin idéal, Joël Bats, à remuer ces passions qui rappellent qu'on respire bien la classe moyenne : boulot, Carrefour Ecully ou Auchan Porte des Alpes, Michel Sardou vs Neil Young, la politique, le vin et la Juve. <br/><br/>On prend surtout le temps de refaire et défaire la saison en cours. On passe de petits ratés en jolis coups, on remet les histoires de jeu sur la table de jardin et on commence à parler des possibles recrues que Lacombe est parti observer lors de sa rituelle tournée dans le championnat pauliste. Au moment de se quitter, la saison suivante a déjà pris forme et on tient cette certitude qu'une fois encore, on devrait faire mieux. <br/><br/>Les Lyonnais peuvent alors se laisser aller sur cette poignée de matchs qu'il leur reste à jouer. Inventer des chorégraphies farellyennes dans les rues de Paris, faire venir le cirque Pinder à Gerland pour fêter le 6ème,  jouer Drogba et Malouda alors que Greg sent encore le pastis, transformer le Sofitel en boîte échangiste, organiser  une bataille bien couillonne à coups de bombe maquillante à cinq minutes d'un dernier derby, attendre un déplacement à Auxerre pour noyer le titre qu'est venu chercher Perrin. <br/><br/>Je ne sais pas si dans l'organigramme lyonnais il y a un type responsable de l'organisation des barbecues et autres tournées pochardes de fin de saison - qu'on se souvienne de l'épisode open mic sur OL TV lors de la tournée à Dubaï en mai 2008 -, mais s'il existe, il faudra impérativement lui rendre l'hommage qu'il mérite pour ces titres de champion assurés quand une nouvelle désillusion en Ligue des Champions promettait de tout mettre en l'air. Ou le maudire pour peu qu'on se range du côté des suiveurs de la Ligue 1 qui n'en peuvent plus de la <i>Saison sans fin</i> qui se joue depuis sept ans. <br/><br/>Lesquels Phil Connors peuvent cette fois entrevoir la sortie de leur enfer depuis le nul douloureux glané dimanche contre l'ASM. Plutôt que d'anticiper dans l'immédiat une possible alternance en haut de la Ligue 1, je préfère me contenter d'un simple constat : les barbecues chez les Bats devraient être plus rares dans les prochaines semaines. Ca ne veut pas dire que le  vestiaire est reparti pour  tirailler. En deux ans, depuis le départ d'un meneur de la trempe de Caçapa pour être plus précis - un type qui se faisait appeler « Papa » par les autres... -, l'OL a appris à enchaîner les titres, y compris quand les secousses affectives montent d'un cran. <br/><br/>Non, ce qui manque pour renouer avec les soirées grillade où l'on parle sans fin, c'est qu'au moment de se dire au revoir, il n'y aura cette fois personne pour dire aux autres que la saison suivante sera meilleure que celle en cours. Pour s'en convaincre, il suffit d'entendre Juninho murmurer dans sa barbe des « <i>Je me souviens...</i> » à pleines caisses dès qu'un match se termine, sentir le silence dans lequel se fige Gerland à chaque fois  qu'une relance manquée de Mak II ou qu'un débordement de Mounier du mauvais côté de la ligne de touche renvoie à une autre fois les derniers espoirs de victoire à l'arrache. <br/><br/>Cette résignation prend même des allures de marche forcée aux yeux de certains, lorsqu'au détour d'une interview sur OL TV, elle vient de la voix de son maître, Aulas himself, confessant qu'une deuxième place en Ligue 1 n'aurait rien d'indigne cette saison. De quoi amener les exégètes du discours aulassien à suspecter une nouvelle tentative d'étouffer cette crise qui ne voudrait pas dire son nom.<br/><br/>Pourtant, dans ce moment où le championnat est en train de lui échapper, l'OL est peut-être plus sincère qu'il n'y paraît. Un peu comme pour le Zatopek qui court entre les lignes d'Echenoz, l'OL a rendu la victoire tellement répétitive qu'on s'est même demandé si elle ne finirait pas par devenir «<i>plus extraordinaire du tout</i>». Ni les victoires, ni la domination sur ce mode de la répétition n'ont permis d'évacuer cette seule évidence qui veut que tout ça prenne fin un jour où l'autre. Aux plus belles heures du jeu en 4-3-3 accords à Gégé, quand le Dark Horse emportait tout sur son passage, on ainsi pu entendre Lacombe annoncer depuis son poste de commentateur le plus dirty de l'histoire : «<i>Qu'on en profite de ces instants-là, hein,  parce que ça ne pourra pas durer éternellement !</i>»<br/><br/>Ne restait plus qu'à attendre l'instant où l'OL ne gagnerait plus pour retrouver de quoi s'étonner. Là encore, on se rend compte que ce jour n'est pas prêt d'arriver, les Lyonnais se contentant seulement de gagner un peu moins souvent et de perdre de temps en temps. C'est aussi pour ça qu'on a fait venir Puel à Tola Vologe. <br/><br/>A lui d'en finir ensuite avec les prétentions de beau jeu en 4-3-3 qui allaient bien pour domestiquer saison après saison la Ligue 1, mais qui n'ont jamais permis de dépasser les quarts de Ligue des Champions. C'est vrai quoi, quitte à être insupportable, autant y aller franchement et reprendre à son compte la formule grisaille qui a fait ses preuves dans les grandes capitales de l'ennui  - presser à tout va, défendre crade, mettre les sentiments de côté, laisser le karma romantique à d'autres qui le porteront toujours mieux.  Et attendre que le génie de devant termine froidement le travail. <br/><br/>L'OL a tout pour achever avant l'heure sa liaison avec Turin et prendre à son compte le seul rôle qui lui convienne. Le sale rôle, celui d'une Juve à la française. A condition d'accepter que l'esprit ouineur des PME de Rhône-Alpes puisse se substituer à la splendeur des Agnelli. <br/><br/>L'ennui s'honore.
<br/><br/>
<i> <strong>Serge Rezza</strong> </i>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Barça/OL &#8211; Bonus Tracks List]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/barca-ol-bonus-tracks-list-111405.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/barca-ol-bonus-tracks-list-111405.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2009-03-12T14:03:27Z]]></dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
On avait appris à apprécier les matins fumants à Tola Vologe où Joël Bats tend son café à chaque joueur qui débarque. Pour faire passer le goût amer qui nous a pris au petit matin, mieux vaut accompagner le café de Bats avec une playlist qu'on espère plus salutaire que jamais.

Chris Clark - Love's Gone Bad

Love's Gone Bad - One Kiss Can Lead to Another: Girl Group Sounds Lost &amp; Found (disc 3) - Chris Clark]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->On avait appris à apprécier les matins fumants à Tola Vologe où Joël Bats tend son café à chaque joueur qui débarque. Pour faire passer le goût amer qui nous a pris au petit matin, mieux vaut accompagner le café de Bats avec une playlist qu'on espère plus salutaire que jamais.<br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><strong>Chris Clark - Love's Gone Bad</strong><br/><br/><div style="position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;"><a style="position: absolute; left:25px;" href="http://jiwa.fr/track/Chris-Clark-8982/One-Kiss-Can-Lead-to-Another-Girl-Group-Sounds-Lost-Found-disc-3-15955/Love-s-Gone-Bad-23178.html">Love's Gone Bad - One Kiss Can Lead to Another: Girl Group Sounds Lost &amp; Found (disc 3) - Chris Clark</a><div style="position: absolute;">]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title><![CDATA[Barça/OL, les cinq raisons pour lesquelles je pense que l'OL ferait mieux d'être sorti]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/barca-ol-les-cinq-raisons-pour-lesquelles-je-pense-que-l-ol-ferait-mieux-d-etre-sorti-111356.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-03-11T07:19:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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1.       Une fin de saison en enfer ?

A chaque fois, c'est pareil. Dès qu'on se retrouve à l'intérieur du Stade de France, on a toujours l'impression d'être trop loin et de ne rien pouvoir conserver d'autre du match que ces quelques impressions pliées dans le coton.

Sauf samedi où, à peine sorti du Viva LOSC Vegas !, on a tout de suite compris de quoi il retournait dès les premières minutes. Juninho qui n'appuie pas les passes, Benzema qui refuse d'accélérer, Mak II qui se planque et toute l&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>1.       Une fin de saison en enfer ?</strong><br/><br/>A chaque fois, c'est pareil. Dès qu'on se retrouve à l'intérieur du Stade de France, on a toujours l'impression d'être trop loin et de ne rien pouvoir conserver d'autre du match que ces quelques impressions pliées dans le coton.<br/><br/>Sauf samedi où, à peine sorti du Viva LOSC Vegas !, on a tout de suite compris de quoi il retournait dès les premières minutes. Juninho qui n'appuie pas les passes, Benzema qui refuse d'accélérer, Mak II qui se planque et toute la défense pas encore sortie des soins intensifs. Seuls Toulalan et Delgado parviennent à émerger, se démenant tout ce qu'ils peuvent pour que l'équipe ne se noie à la première occasion. Les gredins ont tellement de talent qu'on croit toujours à la victoire dirty et bien bâtarde à la pause.<br/><br/>La suite, on la connaît. La première impression était la bonne. Depuis une semaine, les joueurs lyonnais s'entendent dire sur tous les airs que l'élimination miraculeuse du Barça est à leur portée. Ce un-partout à domicile a beau ne laisser qu'une chance sur quatre de s'en sortir, on s'en fout. Au point de lui donner des allures de victoire.<br/><br/>D'ailleurs, tant que l'exploit reste à portée de vue et que la première place en Ligue 1 est assurée, à quoi bon vouloir mourir d'inquiétude, là, tout de suite ? On ne va quand même pas se faire du mauvais sang pour si peu. A moins, bien sûr, que l'OL en vienne à entretenir de nouvelles illusions en Ligue des Champions et fasse de cette dernière semaine pourrie une fin de saison en enfer.
<br/><br/>
<strong>2.       L'équipe aux deux équipes</strong><br/><br/>On pensait jusque-là que l'amulette porte-bonheur de l'OL, c'était Govou et rien d'autre. Il se pourrait bien qu'on soit amené à revenir sur cette antienne. Et aller chercher du côté des compos de Puel les soirs de Ligue des Champions, restées fidèles au 4-3-3 historique.<br/><br/>A croire que tant que Juninho continuera à marcher pour l'OL, on n'est pas prêt de se défaire du jeu en 4-3-3 accords entre Saône et Rhône. Y compris quand les raisons de le resservir ne sont plus aussi évidentes. Depuis le départ des duettistes-pistonneurs, Malouda et Abidal, la saison passée et avec la malédiction frappant à droite cette année, il ne reste plus du 4-3-3 à la lyonnaise qu'une colonne vertébrale.<br/><br/>Qui a sans doute de beaux restes (Toulalan, Juni, Benzema). Mais qui depuis deux saisons en est réduite à s'en remettre à un jeu plus direct (Perrin) et à quelques contres de passage (Puel). Ce qui donne une certaine idée de l'état d'un collectif connu il y a peu pour la qualité de ses phases offensives construites.<br/><br/>Une saison de plus à ce rythme et on ne donnera plus cher de la peau du jeu lyonnais. D'autant que Puel promettait de libérer l'OL à grands coups de 4-2-3-1 physique, discipliné, en mouvements. Un jeu limite casse-gueule, mais  qui a réussi à faire ses preuves là où les naufrages successifs des quelques 4-4-2 tentés ont à chaque fois relancé le refrain en 4-3-3.<br/><br/>Pour peu qu'un dernier miracle opère contre le Barça et c'est la promesse de renouveau du jeu lyonnais qui pourrait bien passer à la trappe. On aimerait bien croire pourtant que l'enthousiasme provoqué par le 4-2-3-1 les rares fois où Pjanic, Delgado ou Ederson trainaient par là mérite un autre sort.
<br/><br/>
<strong>3.       Stats de l'ennui</strong><br/><br/>Le résultat du match aller n'a fait que confirmer ce qu'on sait depuis le tirage au sort de ce huitième de Ligue des Champions : l'OL n'a aucune raison valable de s'en sortir contre ce Barça-là. Dans ce genre de situation, on s'en remet alors aux derniers illuminés qui agitent dans leur coin quelques motifs d'espoir histoire d'entretenir encore un peu l'idée d'un exploit.<br/><br/>En général, il suffit d'envelopper le tout avec un semblant de rationalité pour faire l'affaire. Or, il n'y a rien de plus rigoureux, de plus implacable aux yeux du plus grand nombre qu'un ensemble de statistiques, surtout s'il n'a aucun sens et s'avère être au final bien débile.<br/><br/>Il faut croire qu'on a touché cette fois le fond du pessimisme au vu des tonnes de stats qu'il a fallu se farcir. On a pu apprendre par exemple que les buts sur coups francs de Juninho immunisaient l'OL contre toute élimination ou qu'une titularisation du même Juninho et de Benzema ensemble dès coup d'envoi était un sacré gage d'assurance à ne pas prendre à la légère - aucune défaite enregistrée... Jusqu'à samedi dernier.<br/><br/>Ce matin encore, <i>L'Equipe</i> remettait ça, rappelant que les deux fois où le Barça était revenu du match aller à l'extérieur avec 1-1, il s'était fait éliminer. La dernière fois, c'était en quart de Ligue des Champions face à la Juve. On veut bien que l'axe Lyon-Turin partage une certaine idée de la victoire dans l'adversité. Il faudra sans doute encore un peu de temps d'ici à ce que la dynamique PMiste de l'Aulassie se mette à évoquer enfin la splendeur des Agnelli.
<br/><br/>
<strong>4.       J'ai horreur de l'amour</strong><br/><br/>Le scénario est écrit. Et forcément, on en connaît déjà la fin. Dès que l'OL tiendra un exploit digne de ce nom en Ligue des Champions, en sortant par exemple le Barça-tout-puissant au Nou Camp, alors le club tiendra enfin cet amour qui lui échappait jusque-là.<br/><br/>Le genre de bouleversement que je ne suis pas sûr d'apprécier. Ne serait-ce que pour l'espérance de vie du titre de ce blog. Autant le dire tout de suite, je n'ai aucune envie de repeindre les lieux à coups de bons sentiments et d'y accrocher un écriteau d'OL You Need Is Love.<br/><br/>De quoi mettre en l'air par la même occasion quelques-uns des grands principes sur la nature profonde de ce club. Qu'on se mettre à aimer des cheap types, à « <i>a-do-rer</i> » la classe très moyenne de l'Olympique Lyonnais, à porter du fluo pour des raisons plus si obscures que ça et vous verrez ce que vous perdrez.<br/><br/>Ce club qu'au fond vous adorez détester, parce qu'il ne sait rien faire d'autre que gagner en se foutant tout le monde à dos. Et si, en désespoir de cause, vous continuez à rêver d'un monde sans Bayern, sans Juve, sans Real, sans Chelsea ou sans River Plate, sachez juste que j'aurai du mal à me passer d'une Ligue 1 sans avoir à supporter un OL dirty bâtard.
<br/><br/>
<strong>5.       Nerd à vif</strong><br/><br/>Finalement, en cas de qualification, après tous ces efforts pour se rendre à l'évidence de la défaite annoncée, le plus dur serait sans doute de se mettre à y croire. Prolonger un peu plus cette vie de nerds, à traquer la moindre émission ou quelque chose comme un nouvel article capable d'estimer les chances du côté fluobscur en Ligue des Champions.<br/><br/>Alors que je ferais mieux de profiter du retour des premiers rayons pour relancer une vie sentimentale bien atteinte. Pour me remettre à écouter des disques, des vrais, de ceux qu'on chronique sans chichi dans <a href="http://www.eldoradomagazine.fr/">Eldorado</a>. Pour être de la fête à cette belle saison de concerts qui s'annonce plutôt qu'au Truskel à m'en remettre au mélange picon-OL. Pour venir à bout de l'histoire d'Elvis et du Colonel Parker dans le renversant <i>Careless Love</i> de Peter Guralnick, sans forcément y voir un <a href="http://www.kickofflabiere.com/11-titres/that-s-ol-right-mama.html">lien secret</a> avec l'OL de Jean-Michel Aulas...
<br/><br/>
<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title><![CDATA[Retour à la normale]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/retour-a-la-normale-111281.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-03-07T10:52:22Z]]></dc:date>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="">Les journalistes du Progrès sont venus se plaindre hier. Les joueurs lyonnais ne se sont pas pointés pour venir remuer leur amertume devant eux après cette première élimination de la saison en huitième. Comme ils n'ont rien entendu, les journalistes du Progrès ont donc tout naturellement décrété qu'ils n'avaient rien à dire.
Les journalistes du Progrès sont venus se plaindre hier. Les joueurs lyonnais ne se sont pas pointés pour venir remuer leur amertume devant eux après cette première élimination de la saison en huitième. Comme ils n'ont rien entendu, les journalistes du Progrès ont donc tout naturellement décrété qu'ils n'avaient rien à dire.

Comme si on avait besoin de la présence des joueurs pour raconter la seule histoire qui vaille la peine en ce moment. Celle d'une saison qui menace de se terminer là, so&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Les journalistes du<strong> Progrès</strong> sont venus se plaindre hier. Les joueurs lyonnais ne se sont pas pointés pour venir remuer leur amertume devant eux après cette première élimination de la saison en huitième. Comme ils n'ont rien entendu, les journalistes du Progrès ont donc tout naturellement décrété qu'ils n'avaient rien à dire.<br/><br/>Comme si on avait besoin de la présence des joueurs pour raconter la seule histoire qui vaille la peine en ce moment. Celle d'une saison qui menace de se terminer là, sous nos yeux, en une semaine fissa. Oubliés les hommages sans fin après le match aller face au Barça, l'espoir fou d'une qualification arrachée contre toute attente au géant catalan. Avec sa sortie de la Coupe de France sur ce 3-2 un rien pyrotechnique, une nouvelle saison est en train de commencer pour l'OL.<br/><br/>Vous la connaissez déjà par c&#339;ur, cette saison qu'on entame au mois de mars et qui se traîne jusqu'à fin mai. Ce long solo qui se finit souvent du côté de la Ligue 1, un peu triste, touchant aussi pour qui sait apprécier. Cette même fin prévisible qui laisse du temps pour filer au volant de son pick-up, casquette John Deere vissée sur le crâne, le temps de quelques virées improvisées dans les Monts du Lyonnais, à moins de vouloir se refaire, tiens pourquoi pas, le Beaujolais.<br/><br/>Cette vision des choses ne tient pas à la seule écoute répétée de la dernière fantaisie pastorale de Bonnie Prince Billy (Beware Your Only Friend et son bluegrass monté au gospel). Non, juste la force de l'habitude. Celle qui voit l'OL se mettre à trembler de tout son corps à mesure que se précise l'idée de tout perdre là, en un rien de temps, en une semaine cette fois, ce qu'il a fallu construire en huit ans - « <i>sur deux décennies</i> » pourrait souffler Aulas.<br/><br/>Car malgré la promesse servie saison après saison qu'on a bien retenu toutes les leçons pour en finir avec le petit tour et puis s'en va en Ligue des Champions, l'OL reste bien cette bête obsédée jusqu'à la paralysie par l'idée de sa propre fin. Qu'importe la forme, qu'on parle de fin brutale ou de petite fin, l'OL doit chaque saison trouver le moyen de renouer d'une manière ou d'une autre les fils de son propre mythe, celui d'un club parti de rien ou presque (la D2 et le triumvirat Aulas-Lacombe-Domenech) et n'en finissant plus de progresser, à force de patience, step by step (OL Land et la Ligue des Champions, un jour).<br/><br/>Tout lâcher pour obtenir l'adhésion populaire le temps d'une victoire héroïque face au Barça mercredi, ce n'est pas la peine d'y penser. Sinon à quoi bon faire venir Puel dans l'enceinte de Tola Vologe ? Le turn-over, le Dogues Style, les variations sur une base en 4-3-3 accords, tout ça, c'est pour se détourner de la tentation de rompre le cou à cette foutue sagesse qui vous empêche de tout envoyer paître pour la belle aventure en Ligue des Champions. Qu'on se rappelle de Sonny, Peggy et Vikash qui grattent un titre sur la ligne à des Monégasques emportés dans le tourbillon des tours qui passent contre toute attente contre Madrid et Chelsea. Ca va , depuis les Lyonnais ont eu le temps d'apprécier l'étendu des dégâts du naufrage en Principauté.<br/><br/>Il suffit alors d'une élimination en Coupe de France pour que l'OL se remettre à parler le langage qu'on lui a toujours connu. Celui qui fuit comme la peste les pousse-au-crime qui croient encore qu'un exploit est possible contre le Barça. Sans Mensah, avec Toulalan quittant l'axe pour occuper un couloir droit encore plus maudit que n'importe quel triangle des Bermudes (Clerc, Réveillère, Govou, Mensah, Gassama, R.I.P). Au moment même où Iniesta promet de revenir plein milieu.<br/><br/>D'ailleurs, si les journalistes du Progrès avaient su pointer leur micro comme il faut hier, nul doute qu'ils auraient entendu Toulalan appeler au retour à la normale qui devrait être entamé dès demain du côté du Stade de France : « <i>Là on est vraiment concentrés sur le championnat. Déjà parce qu'on a perdu. (...) Cela nous permet de pouvoir jouer la Ligue des Champions. On est concentré sur ce match face à Lille. On reste sur un match nul contre Rennes. Et si on se rate samedi, ceux qui sont derrière nous vont pousser. On est presque dans l'obligation de faire un résultat. On ira au Stade de France pour gagner. Cela peut nous permettre de nous mettre en confiance avant le match face au Barça.</i> »<br/><br/>Autant dire que les complaintes de Vic Chesnut, de Phosphorescent et de Karen Dalton ont toutes les chances de résonner sur le chemin du retour entre Saint-Denis et la maison.
<br/><br/>
<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL/Barça - Bonus Tracks List]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-barca-bonus-tracks-list-111110.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-barca-bonus-tracks-list-111110.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2009-02-26T10:58:09Z]]></dc:date>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Tout le monde ou presque a eu le temps de refaire le match le plus important de l'année. Autrement dit, il ne reste plus grand chose à faire. A part peut-être passer quelques titres pour annoncer une défaite à venir, révéler les petites victoires glanées à l'occasion de ce huitième aller, trouver des raisons à la nostalgie de Juni et rendre un hommage à deux héros très discrets de la veille.

 

 

Hank Williams - The Battle Of Armagedon

Hank Williams]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Tout le monde ou presque a eu le temps de refaire le match le plus important de l'année. Autrement dit, il ne reste plus grand chose à faire. A part peut-être passer quelques titres pour annoncer une défaite à venir, révéler les petites victoires glanées à l'occasion de ce huitième aller, trouver des raisons à la nostalgie de Juni et rendre un hommage à deux héros très discrets de la veille.
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<strong>Hank Williams - The Battle Of Armagedon</strong><br/><br/><div style="position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;"><a style="position: absolute; left: 25px;" href="http://www.jiwa.fr/Hank-Williams-1927.html">Hank Williams</a><div style="position: absolute;">]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL-Barça vu par les gars du crew]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-barca-vu-par-les-gars-du-crew-111055.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-02-24T07:46:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Qu'ils soient supporters lyonnais ou pas du tout, qu'ils se disent franchement pessimistes ou doucement optimistes, qu'ils s'agacent des dernières confessions d'Aulas ou qu'ils goûtent le dernier portrait de Juni en cheap type - «  J'adore regarder des films, réunir des amis autour d'une bonne bouteille de vin. (...) C'est ça, ma vie lyonnaise : le foot, la maison, les enfants, le cinéma». (L'Equipe Magazine, 21 février)-, quelques gars du crew (présentation en fin de post) ont bie&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Qu'ils soient supporters lyonnais ou pas du tout, qu'ils se disent franchement pessimistes ou doucement optimistes, qu'ils s'agacent des dernières confessions d'Aulas ou qu'ils goûtent le dernier portrait de Juni en cheap type - «  <i>J'adore regarder des films, réunir des amis autour d'une bonne bouteille de vin.</i> (...) <i>C'est ça, ma vie lyonnaise : le foot, la maison, les enfants, le cinéma</i>». (<strong>L'Equipe Magazine</strong>, 21 février)-, quelques gars du crew (présentation en fin de post) ont bien voulu répondre à cinq questions. Histoire de sentir d'un peu plus près le pouls qui s'accélère à quelques heures de ce match qui promet de mettre un terme à la saison lyonnaise.<br/><br/><br/><br/>
<strong>1. OL-Barça, un huitième de plus ou plus qu'un huitième ?</strong>
<br/><br/>
<strong>Method -</strong> Plus qu'un huitième. L'OL est une équipe logique depuis toujours, qui gagne contre les plus faibles qu'elle, qui perd contre qui lui est supérieur. Avec Puel, on le voit bien, elle est en train de changer. C'est l'occasion idéale.<br/><br/><strong>Genius Jo -</strong> Plus qu'un huitième. En me rappelant les années du Dark Horse, je me dis que cette saison l'OL part tellement dans la peau de l'outsider qui doit se faire torpiller... Disons plutôt que les saisons passées, le collectif lyonnais était redouté.
Du coup, ses adversaires l'attendaient avec un schéma de jeu bien particulier capable de l'empêcher de prendre possession de la partie (plan anti-Juni du PSV, jeu long sur la défense lyonnaise en début de partie avec la Roma, 4-4-2 compact de Man U). Là, comme personne n'y a jamais cru, je me dis qu'iil peut y avoir la divine surprise.<br/><br/><strong>Grondin -</strong> Évidemment, c'est plus qu'un huitième. C'est même un quart au minimum qui attend les Lyonnais. Les larbins d'Aulas ne peuvent pas ne pas passer, c'est impossible. Ce sera donc la première fois qu'ils rencontreront et sortiront d'entrée l'épouvantail de la compète'... Avant d'aller se casser la gueule face à une équipe en carton en quart tout juste après l'exploit - une certaine idée de la french touch cette façon de faire. Lyon gagnera, c'est certain. En plus, je l'ai dit à tellement de personnes que j'aimerais bien ne pas avoir à passer pour un con. Et puis, pour peu que ça marche, ça fait toujours le mec visionnaire qui connaît le foot et qui a un bon feeling - j'aime ça. Seul contre tous, un peu comme Lyon depuis huit ans... (Thiriez compte pour du beurre).
<br/><br/>
<strong>Tarm</strong> - Un huitième de plus. Une question d'habitude.
<br/><br/>
<strong>Christophe Rollin -</strong> Un huitième de plus. L'écueil reste toujours le même : on attend à nouveau le match fondateur ou, pire, le match de légende. Du coup, j'y crois toujours pas.
<br/><br/>
<strong>Val' -</strong> Més que un 1/8°... Pour donner lieu à une confrontation mythique comme l'OL n'en a pas encore connue. Pour bien comprendre que méthode Puel est enfin effective après quelques mois d'hésitations et d'histoires d'infirmeries. Histoire surtout de ne pas avoir à attendre l'automne prochain.
<br/><br/>
<strong>Philippe -</strong> Plus qu'un huitième. Peut-être qu'il faut croire à quelque chose cette fois. Peut-être...
<br/><br/><br/><br/><strong>2. Les 11 types</strong><br/><br/><strong>Method -</strong><br/><br/>Barcelone : Valdes / Puyol-Marquez-Piqué-Alvès / Touré-Busquets ou Keita-Xavi / Henry-Eto'o-Messi
<br>
Lyon : Lloris / Grosso-Boumsong-Cris-Mensah / Toulalan-Makoun-Juninho / Ederson-Benzema-Keita<br/><br/><strong>Genius Jo -</strong> Lloris, Boumsong, Cris et Grosso évidemment. A droite, je sens plus Mensah. Milieu à trois du moment, Toulalan, Makoun et Juni. Comme c'est du 4-3-3 historique, devant c'est Benz'. J'aimerais bien Delgado à gauche et Ederson plutôt que Keita à droite.<br/><br/><strong>Grondin -</strong> Un amateur de football aura tout de suite compris la réflexion de Puel. Si on défend, on s'en prend 4. Si on attaque, on s'en prend 6. Quitte à perdre, autant le faire dans le classicisme et le rigorisme, comme ça on ne pourra pas l'accuser de ne pas avoir réfléchi...<br/><br/>S'en suivra la rengaine habituelle : on n'a pas d'argent, la fiscalité, les petits stades, la chatte à ma tante, tout ça... Et puis si une déculottée peut nous éviter un titre L'Equipe du genre « Puel la tarte... », c'est toujours ça de pris.<br/><br/>Poursuivons. Dans les buts l'ex-Zébulon niçois, juste devant les deux poètes disparus ; sur la gauche l'Italien, sur le droite on s'en fout. Au milieu Juninho et ses deux béquilles (Ederson, Toulalan). Devant je vois bien Delgado tout merder et Keita reprendre le titre de « meilleur joueur du monde une fois sur cinquante ». Devant Benzema remplacé par Piquionne à la 87ème.
<br/><br/>
<strong>Tarm -</strong> Dans les cages, Hartock. En centrale, Boumsong, mais dans sa version drôle, avec Florent Laville. A gauche, Delmotte. A droite, Gassama. Ensuite, Puel va choisir Fabio Santos et Mounier, dès le début du match. Juni parce qu'il doit marquer. Même Ben Arfa reviendra, parce qu'on saura enfin lui faire une place dans ce milieu à 4. 
Devant, Govou sur une patte, c'est encore comme ça qu'il porte le plus chance. A ses côtés, Piquionne, what else ? <br/><br/><strong>Christophe Rollin -</strong> Lloris / Mensah - Cris - Boumsong - Grosso / Toul', Mak et Juni / Ederson - Benz' - Delgado
<br/><br/>
<strong>Val' -</strong> On va droit vers un 4-3-3 classique et désaccordé : Lloris - Mensah, Cris, Boum', Grosso - Juni, Toul', Mak' - Keita, Benz', Ederson.
Dans mes rêves les plus fous, j'aimerais que Puel aligne plutôt son 4-2-3-1 : Lloris - Mensah, Cris, Boum', Grosso - Toul' , Juni - Ederson, Delgado, Kallstrom - Benz'
<br/><br/>
<strong>Philippe -</strong> Je donnerai la vraie compo' une heure avant le coup d'envoi, lorsque j'aurai la feuille de match entre les mains que le délégué de l'OL aura la bienveillance de me donner, comme d'habitude, un peu en avance...
<br/><br/> 
<strong>3. Ce Qu'il Faut Deviner (scores et autres prédictions)</strong>
<br/><br/>
<strong>Method -</strong> Lyon-Barcelone : 2-1. Oui Mossieu. Une première mi-temps horrible, où la bataille fait rage au milieu, entre de poumons de 3 milieux avant tout défensifs. Barcelone n'arrive pas à acculer l'OL dans son camp. Lyon ne commet pas l'erreur de reculer et monte au front, avec sa bite (Keita) et son couteau (Ederson) à la main.<br/><br/>En seconde, Messi parvient à prendre l'avantage. On craint le pire. Le vraiment pire, l'avalanche. Mais Lyon parvient à enrayer la machine barcelonaise, à l'orgueil et en coupant les transmissions catalanes le plus haut possible. Sur une interception à 30 mètres des buts catalans, Ederson est fauché par Puyol, en position de dernier défenseur. Juni sur coup-franc, évidemment. A 11 contre 10, à 25 minutes de la fin, Lyon domine son sujet et Benzema reprend un centre-tir contré de Keita. 2-1 donc.<br/><br/><strong> Genius Jo -</strong> Si l'OL est amené à gagner à l'aller, alors le Barça au retour, il nous torpille. Je pense donc qu'un match nul du genre 0-0 à l'aller serait l'idéal. Ca laisserait ensuite le champ des possibles au retour.
Pour ça, il faudrait un jeu à la PSV Eindhoven période Hiddinck, dur sur l'homme, en évitant les cartons, mais avec ce qu'il faut de chevilles endolories pour gêner Messi, par exemple. On pourrait ainsi faire en sorte que Thierry l'Affront se retrouve en possession permanente du ballon ; ça éviterait sans doute de s'en prendre trop, même si je sais qu'il a presque toujours réussi à planter quand il a joué face à l'OL en Ligue des Champions. Donc, au retour, en reprenant les mots de Benzema face à ses fans dans Le Progrès, « <i>Je vois bien 2-0 pour nous</i> ».
Pour les buteurs, ce sera lui, Benz' en l'occurrence, qui ouvrira le bal? C'est obligatoire. Le second, c'est Cris, sur une montée chevaleresque à la 93ème.<br/><br/>
<strong>Grondin -</strong> Si tous les chemins mènent à Rome, demandez à Houiller, ce n'est pas le cas de Barcelone.
Sur le papier et dans Téléfoot en tout cas, ça fait très peur : une défense intraitable, un milieu intelligent et une attaque en feu depuis le début de saison forment les atouts du Barça. A priori la rencontre est déjà pliée, de l'argent facilement gagné pour les bookies. Oui mais non. Nous sommes en 2009, les Gones survolent le championnat et Lyon se doit de rentrer dans la légende des épopées foireuses après avoir battu un gros.<br/><br/>La cible est toute trouvée avec le favoris de la compétition. Si le scénario n'est pas limpide pour tous, il est pourtant simple : triplé de Piquionne. 3 - 0 etla manièr,  avec comme cadeau, pour son jubilé continental, un Juninho marchant sur l'eau sur son triporteur.<br/><br/>Aussi parce que Monaco - Real. Parce que les chances de passer n'existent pas et surtout parce que Puel est un escroc, un vrai. Qu'on se souvienne quand il part battre le Milan à San Siro, avec le LOSC, de Keita imitant Pelé à la perfection. Moi je dis, forcément y à embrouille... D'où le triplé de Piquionne, en fait.
<br/><br/>
<strong>Tarm -</strong> 1-1. L'OL marque sur un pénalty, transformé par Juni. Pas Benzema parce qu'il ne sera pas dans l'équipe, sans d'ailleurs que ce soit anormal.<br/><br/>Pour le Barça, on attend Messi, donc ce sera Messi. Quoi de plus normal ? Un but histoire de, plutôt en deuxième mi-temps et surtout en toute fin de match. Comme ça, on a bien le temps d'espérer pendant 90 minutes ou presque et on sort bien dégoûtés. Surtout, on sait enfin qu'il n'y a rien à attendre du match retour.
<br/><br/>
<strong>Christophe Rollin -</strong> 2-2, avec le show habituel de Juninho, sur coup-franc... Mais un coup-franc qui n'aura rien du beau coup-franc juninhesque. Un coup-franc dans la droite lignée de celui aperçu face au Havre, avec un faux rebond bien pourri et Valdès qui joue là comme Revault, passant à travers bien sûr. Le but suivant, c'est un pénalty.<br/><br/>Côté Barça, un doublé d'Eto'o. Rien à craindre de Messi puisqu'il va être muselé par Gassama. Et il verra d'autant moins le jour que c'est pendant ce match que Gassama va découvrir que son vrai rôle, il est bien à gauche.  
<br/><br/>
<strong>Val' -</strong> 1-0... Car comme dit Juni, l'authentique Gone do Brasil, ça devrait suffire. D'autant qu'il faut vraiment éviter d'en prendre un...<br/><br/>Pour le reste, Toulalan qui cartonne et Keita qui prend le carton, Benz' qui se fait cartonner et Juni qui plante sur coup-franc au gardien en carton.
<br/><br/>
<strong>Philippe -</strong> Je pensais moi aussi, comme Juni, que 1-0 ça m'irait. Mais je penche au final plutôt pour un 2-1 pour l'OL. Buts de Benz' et Ederson et réduction du score d'un buteur à la con et sans prestige, style Keita...
<br/><br/><br/><br/> 
<strong>4. La playslit de mercredi matin</strong>
<br/><br/>
<strong>Method</strong>
<br/><br/>Wu Tang - Y'all Be Warned<br/><br/>Ben oui, on est tous prévenus du danger catalan.<br/><br/>Cinematic Orchestra + Roots Manuva - All Things To All Men <br/><br/>Une putain de montée sublimée par la puissance d'un MC au sommet, ou le retour des arabesques de l'OL et de Kader Keita.<br/><br/>Joakim - Love-Me-2 <br/><br/>Ou l'éternel chant d'un club qui voudrait être aimé comme il aime le peuple...
<br/><br/> 
<strong>Genius Jo</strong><br/><br/>Interpol - Rest My Chemistry<br/><br/>La médiocrité du match sera telle qu'il y aura la même bande-son que tous les autres matins lorsque je me rends au travail.<br/><br/>Midnight Juuggernauts - Shadows<br/><br/>Il y a dans cette mélodie quelque chose qui renvoie aux cheap types de l'OL. Ouais, un genre de mélodie facile façon années 80, mais avec un soupçon de classe malgré tout. Comme l'OL. CQFD.<br/><br/>The Smiths - Bigmouth Strikes Again<br/><br/>Pour un retour de Dirty Bernie (Lacombe) au micro d'OL TV... Voilà qui pourrait être réjouissant mardi soir.<br/><br/> 
<strong>Grondin -</strong> Je vais choisir plutôt un DVD pour le mercredi matin. Et je choisirai <i>Tatie Danielle</i>, en prévision des commentaires de Juninho.<br/><br/> 
<strong>Tarm</strong><br/><br/>AC/DC - Hell's Bells<br/><br/>Mozart - Requiem<br/><br/>Et puisque Juni aime les films en famille, on y ajoutera La Vie est belle de Capra, tout récemment cité par un autre cinéphile, mais Président et supporter du PSG celui-là...<br/><br/> <br/><br/><strong>Christophe Rollin</strong>
<br/><br/>
Tricky - My Evil Is Strong <br/><br/>Voilà l'idée que je me fais de la préparation de Puel pour ce match. Surtout si l'on sait que ce titre se trouve sur Premillenium Tension.<br/><br/>Greenday - Come Out and Play<br/><br/>J'insiste, mais puisque Puel va leur a demander d'y aller comme l'Espanyol samedi soir, il va leur passer avant le match ce genre de titre qui sent la sueur, le tacle nerveux et les courses dans tous les sens.<br/><br/>Miles Davies - Blue Mood Of Spain<br/><br/>Quelques instants de grâce parmi ces perspectives de brutes.
<br/><br/><br/><br/>
<strong>Val</strong>'<br/><br/>Get Well Soon - If This Hat Is Missing, I've Gone Hunting<br/><br/>Mon chouchou qui accompagne mes rêves de triomphe lyonnais cette année - que Canal vient aussi de choisir deux fois de suite pour ses bande-annonces du week-end<br/><br/>I'm From Barcelona - Barcelona Loves You<br/><br/>Lambchop - Slipped, Dissolved and Loosed<br/><br/>Et si on perd à domicile, un coffret <i>Lost, Saison 6</i>.<br/><br/><br/><br/><strong>5. Le maillot fluo à se faire floquer la prochaine fois à OL Store</strong><br/><br/><strong> Method -</strong> Delgado, parce qu'il va jouer mardi et foutre ma compo en l'air.<br/><br/><strong>Genius Jo -</strong> J'ai toujours hésité entre Nietzsche et Kierkegaard pour mon maillot. Finalement, j'ai fait floquer Nietzsche. Donc, il faudrait choisir Kierkegaard... Comme je sais aussi qu'on voue en ces pages un culte immodéré à l'orfèvre Tiago, mecs, mettez le n°21.
<br/><br/><strong>Grondin -</strong> Mieux vaut oublier cette idée.<br/><br/><strong>Tarm -</strong> Un but du n°69, Dédé E. !
<br/><br/>
<strong>Christophe Rollin -</strong> Boumsong, n°4, qui préfère France Musique à France Football. Même si quelques mauvaises langues de Newcastle disent que ça se voit des fois sur le terrain.<br/><br/><strong>Val' -</strong> Mounier, bien sûr...<br/><br/><strong>Philippe -</strong> Dois-je préciser ? Anselmini !
<br/><br/><br/><br/><br/><br/>
<strong>A propos des gars du crew...</strong>
<br/><br/><strong>Method</strong> est rédacteur pour sofoot.com<br/><br/><strong>Grondin</strong> est rédacteur sur le site <a href="http://www.kickofflabiere.com/">kickofflabière.com</a> sur lequel on trouve, entre autres, l'excellent blog de Jean-Michel Hélas.<br/><br/> Comme tous les soirs de Ligue des Champions, <strong>Genius Jo</strong> enfilera son maillot - noir forcément - du n°10 qui aurait pu tout changer mardi : Nietzsche.<br/><br/><strong>Tarm</strong> est un (aspirant) enseignant-chercheur. Autrement dit, en lutte.<br/><br/>Chroniqueur culturel sur Radio Pluriel à Lyon, <strong>Christophe Rollin</strong> aimerait bien s'entretenir avec Jean-Alain Boumsong autour de son autre saison, lyrique celle-là, qu'il mène entre l'Auditorium et l'Opéra de Lyon.<br/><br/>La vie de <strong>Val'</strong> ressemble un peu à celle de Juninho : le foot, la maison et surtout le cinéma.<br/><br/><strong>Philippe</strong> sera à Gerland mardi, côté Virage Sud pour supporter l'OL, mais parmi les supporters catalans.]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[OL-Barça, plus qu'un huitième...]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-barca-plus-qu-un-huitieme-110987.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2009-02-20T11:02:37Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Mon &#339;il ! Vous ne me ferez pas croire que vous attendez ce huitième contre le Barça comme un huitième de plus, contre lequel l'OL vient terminer sa saison.

Cette fois, rien à voir avec le petit tour et puis s'en va des deux dernières fois. Qu'on se remette le retour contre la Roma. Ce huitième-là avait tout du sombre désastre. Les lombaires en miettes de Tiago, Réveillère qui se jette sur le premier passement de jambes de Mancini, Cris complètement en vrac, lâchant sa défense pour aller se&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Mon &#339;il ! Vous ne me ferez pas croire que vous attendez ce huitième contre le Barça comme un huitième de plus, contre lequel l'OL vient terminer sa saison.<br/><br/>Cette fois, rien à voir avec le petit tour et puis s'en va des deux dernières fois. Qu'on se remette le retour contre la Roma. Ce huitième-là avait tout du sombre désastre. Les lombaires en miettes de Tiago, Réveillère qui se jette sur le premier passement de jambes de Mancini, Cris complètement en vrac, lâchant sa défense pour aller se perdre au milieu. Une sale soirée, rien de plus, avec crise de nerfs à la clé, celle de Fred qui en pète le nez à Chivu.<br/><br/>Le reste, toutes ces conclusions qui doivent confirmer les lacunes récurrentes de l'OL en Ligue des Champions, les stratégies (forcément) foireuses d'Aulas, la fin de cycle qui se prépare, tout ça relève déjà du dépit amoureux qu'on peut mettre en carafe. On ne pardonne jamais au Serpent à Sonnettes ou au Dark Horse - appelez-le comme vous voulez - de ne pas savoir prolonger l'illusion lyrique au-delà de sa première moitié de saison.<br/><br/>Le suivant, Manchester United, pourrait presque ressembler au Barça de cette année. Un collectif sans faille quelque soit l'étage, une star qu'on dit en état de grâce et un coach sûr de son sujet. Sauf que cette campagne de Ligue des Champions ne ressemble pas aux précédentes côté lyonnais. Un sauvetage express à Ibrox qui prend déjà des allures de rédemption, une équipe qui joue un jeu en 4-3-3 accords plus sec, plus sauvage d'après Sid et une nouvelle paire de Gones B(enzema)B(en Arfa) Gones qu'on sent capable de faire sauter la banque mancunienne.<br/><br/>Après coup, on a vite fait de dire qu'on n'a pas attendu ce poteau d'Old Trafford renvoyant pêle-mêle le tir désarticulé de Keita et les dernières illusions lyonnaises pour revenir au principe de réalité. Avant de décréter que cet OL-là - et ce qu'il reste d'un certain modèle lyonnais - reste décidément taillé trop court quand s'amène à ce niveau de la compétition un cador XXL du genre Man U ou Barça.<br/><br/>D'ailleurs, pour peu qu'on ait retenu la leçon et qu'on sache écouter les paroles qui comptent à Tola-Vologe, cette révélation, Lacombe a déjà pris soin de la faire tout de suite après le tirage du 19 décembre. Le projet de Puel qui peine à prendre forme, qui manque même de se diluer entre turn-over(dose) et blessures à répétition, les recrues (juste) décentes (Mak II, Ederson, Delgado), le salut lyonnais qui reposerait sur une colonne Toulalan - Benzema raccourcie à l'extrême, tout ça ne pèse pas lourd quand on vient de vous jeter dans les pattes du grand Barça, euphorique comme jamais, faut-il le rappeler.<br/><br/>Pourtant, cet état des lieux lucide et sans concession derrière lequel s'est ralliée la frange la plus pessimiste des supporters lyonnais ne suffit pas à mesurer l'inquiétude perçue dans les premiers commentaires de Lacombe. Pour ceux qui n'auraient pas compris quel est le rôle de Lacombe au sein de l'OL ou qui se seraient tout simplement arrêtés au titre « Conseiller Spécial du Président », Dirty Bernie est avant tout une sorte de prophète à la classe très moyenne. Et ce qui le fait flipper avec ce tirage, c'est qu'on attend du Barça bien plus qu'une simple victoire sur sa bande de cheap types.<br/><br/>La saison 1 de l'ère Pep prenant des allures de marche triomphale, il sait qu'elle susicte les plus folles espérances. Surtout dans le camp des esthètes tendance romantique, déjà conquis par un jeu blaugrana reposant sur un triptyque occupation du terrain / mouvement permanent / jeu en passes et dans les intervalles, capable au passage de rétablir quelques-unes des ambitions oranje qu'on pensait perdues de vue. Certains en sont même arrivés à croire que l'esprit du Pibe occupait toujours la maison catalane sur la seule foi de quelques déboulés ravageurs à Leo. Ne reste alors plus qu'à emballer le tout avec ces valeurs volontiers universalistes et humanistes et voilà comment vous tenez ce qui s'apparente au plus bel élan d'enthousiasme jamais senti depuis la victoire d'Obama.<br/><br/>Plus qu'une victoire, je vous dis. Alors si en plus les Barcelonais pouvaient faire &#339;uvre utile et profiter de ce huitième de finale pour défendre la veuve qu'est la Ligue 1... C'est du moins ce que réclament tous ceux qui ne supportent vraiment plus l'insupportable. De Cantona qui porte Guardiola au rang d' « artiste du football » - sûr que ça claque toujours plus qu'Aulas lorsqu'il consacre Puel comme « manager du football » - à Gourcuff, fils prodigue d'une certaine idée de la Ligue 1 (Christian, le père), dépositaire du jeu qu'on dit le plus accompli cette saison en championnat (Lolo, le sain d'esprit), demandant aux Barcelonais de faire en sorte que les Lyonnais perdent un peu plus qu'un huitième de Ligue des Champions : « <i>Lyon va avoir des échéances importantes et va peut-être se concentrer sur la Ligue des Champions. Ca peut même leur faire lâcher des points.</i> »<br/><br/>Le <i>més</i>... est dit.<br/><br/><strong>Serge Rezza</strong>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Best Of Bastards 2008]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/best-of-bastards-2008-109907.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/best-of-bastards-2008-109907.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2009-01-02T16:05:56Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Le bilan de fin d'année des Lyonnais pourrait tenir en une phrase : en 2008, l'OL n'a toujours pas remporté la Ligue des Champions. C'est sans compter sur les mauvais blogueurs d'ODB et leur goût pour le jeu des classements qui animent cette période de l'année. La liste qui suit des dix moments les plus dirty bâtards de l'année 2008 est suffisamment contestable pour être complétée, raturée, raillée par vos propres listes ou vos commentaires. Il suffira d'envoyer tout ça à serge.rezza@gmail.com&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Le bilan de fin d'année des Lyonnais pourrait tenir en une phrase : en 2008, l'OL n'a toujours pas remporté la Ligue des Champions. C'est sans compter sur les mauvais blogueurs d'ODB et leur goût pour le jeu des classements qui animent cette période de l'année. La liste qui suit des dix moments les plus dirty bâtards de l'année 2008 est suffisamment contestable pour être complétée, raturée, raillée par vos propres listes ou vos commentaires. Il suffira d'envoyer tout ça à serge.rezza@gmail.com si vous souhaitez les voir publiés.</strong>
<br/><br/>
<strong>1. But de Bodmer, OL - Girondins de Bordeaux (mars 2008)</strong><br/><br/>Il avait tout pour prétendre au titre de loser de l'année. Avec son air de grand échalas un peu tendre, Mathieu Bodmer a d'abord donné l'impression d'être à côté de la plaque, sans qu'on sache vraiment si c'était de sa faute.<br/><br/>Perrin qui le renvoie aux vestiaires dès le premier entraînement confirmera aux yeux de certains la réputation de feignasse qui le précède depuis ses années lilloises. Son premier intérim en défense centrale, sous la contrainte, l'empêche ensuite d'aller participer à la reconstruction que l'on promet au milieu de terrain. Le genre d'entame idéale pour peu qu'on ait envie de tirer la gueule.<br/><br/>Au printemps, l'affaire finit par se régler. Le retour précipité de Cris aux affaires et l'arrivée entre-temps de Boumsong le ramènent progressivement au milieu. Reste maintenant à savoir quelle sera sas place. Certainement pas celle de Toulalan dont les tacles et déhanchements à la chaîne viennent de susciter l'admiration d'Alex Fergusson. Encore moins celle de Juninho, pour toutes les raisons que l'on sait - les coups-francs, la mauvaise barbe, les cernes du type qui ne dort plus, la mâchoire serrée, le brassard, les déclarations définitives dès qu'un micro se pointe après la défaite. En bref, pour cette âme terriblement dirty bâtarde qui va si bien à l'OL.<br/><br/>Il faut que Källström commence à se traîner pour que Perrin se décide enfin à l'aligner Bodmer à ce poste de milieu-relayeur où, quatre fois sur cinq, on a tout faux - surtout depuis le départ de Tiago pour Turin. Dans ce final du championnat avant l'heure, il n'a pourtant pas besoin de plus d'une dizaine de minutes pour la repérer cette place. Là, au milieu de la défense girondine, pile à l'entrée de la surface. Plutôt que de la laisser s'échapper une fois de plus, autant donner du coup d'épaule et improviser au ciseau. OL right !<br/><br/>Son but renverse tout Gerland. Même la tribune Jean Jaurès, d'habitude réservée aux Lyonnais les plus sages, se transforme en une bande de vieux punks enragés. Un peu plus tard, visiblement bien remué lui aussi, Aulas descend aux vestiaires pour donner à cette première période l'accent lyrique qu'elle mérite : « <i>J'ai tenu à profiter de la mi-temps pour annoncer aux garçons la victoire de Gérard Collomb</i> (maire socialiste de Lyon, ndr) <i>dès le premier tour des élections municipales.</i> » On ne sait pas combien de joueurs ont alors repris <i>L'Internationale</i> avec leur président.<br/><br/>Bien avant d'apparaître comme un signe favorable dans la destinée de l'OL aux yeux d'Aulas, ce but a surtout eu le mérite de s'élever à la dimension d'un match, pas loin d'être le meilleur de L1 depuis des lustres. Pas loin de sauver non plus un championnat qui n'en finissait plus de jouer les belles endormies. Oui, un peu comme Bodmer.
<br/><br/>
<strong>2. Manchester United - OL (mars 2008)</strong><br/><br/>Il reste quoi de cette nouvelle élimination en huitièmes ou en quarts, on ne sait plus très bien, en Ligue des Champions ? Ceux qui veulent encore y croire se sont arrêtés à ce coup du pantomime désarticulé de Keita, côté droit, qui se finit sur le poteau de Van der Saar.<br/><br/>Les autres se repassent surtout cette première mi-temps étouffante pour les Lyonnais, pris à la gorge et obligés d'oublier les récentes montées de sève du duo Ben Arfa-Benzema pour ne pas avoir à s'en prendre six ou sept, façon Roma.<br/><br/>Du coup, ça ne fait qu'1-1 à Gerland et 1-0 au retour. Ca va. Ne reste plus qu'à attendre le triomphe annoncé des Red Devils sur la scène européenne pour donner à cette nouvelle sortie prématurée des allures de défaite honorable. L'OL ne nous avait pas habitué aux aveux d'impuissance de ce genre, rappelant qu'à la différence des parcours précédents en Ligue des Champions, les Lyonnais n'auront jamais été autant à leur place qu'avec cette élimination.
<br/><br/>
<strong>3. Partizan Belgrade - OL (juillet 2008)</strong><br/><br/>Il n'y sans doute pas eu beaucoup de monde pour voir ce premier match de préparation de Puel avec les titulaires de retour de l'Euro. Voilà sans doute pourquoi ceux qui ont pu assister à cette déMONSTRation collective sont toujours persuadés d'avoir vu le futur de l'OL cet après-midi-là.<br/><br/>Ce qu'ils ont surtout vu pendant ces 90 minutes, c'est Puel reprenant le travail là où Houllier l'avait laissé. Avec le retour d'un milieu cerbère à souhait (Jean II &amp; Jérémy <i>mad dogs</i>) qui garde la place nette pour les esthètes présents des deux côtés de l'axe, Bodmer qui soigne ses relances depuis la défense centrale et Pjanic qui provoque le ravissement à chacun de ses crochets, tours sur lui-même et passes de virtuose qui savent tellement bien éliminer qu'on ne comprend pas comment Benzema n'a pas réussi à en planter au moins cinq au cours de cette partie.<br/><br/>Depuis, avec ses sorties à l'économie en Ligue 1 et ses prestations à réactions en Ligue des Champions, il y a comme un soupçon devant le turn-over pratiqué par Puel et tous ces dispositifs qui tournent autour de ce 4-2-3-1 sans jamais vraiment y toucher.<br/><br/>Comme s'il fallait passer par ces récitations de gamme un rien poussives, y compris en bout de banc, avant de retrouver ce rêve de football total que Puel convoque à longueur d'interviews. On espère savoir en février si ce que quelques-uns ont vu à Belgrade vaut plus que le songe d'une nuit d'été.
<br/><br/>
<strong>4. Fiorentina - OL (novembre 2008)</strong><br/><br/>Bien avant l'élimination en huitièmes ou en quarts, on ne sait plus vraiment, il y a une autre tradition à laquelle l'OL aime se plier en Ligue des Champions. Celle de la prestation euphorique où l'équipe récite les consignes de son coach du moment. Qu'on se souvienne du serpent d'Houllier qui n'a jamais aussi bien sonné que face au Real et du sauve-qui-peut offensif à Perrin qui vire à la grande fête païenne un an plus tard, à Ibrox Park.<br/><br/>Cette année, le rigorisme de Puel a réussi à accoucher de cette démonstration implacable d'intelligence et de réussite collective qu'on n'attendait plus du côté de Florence. Sous la forme d'un 4-3-3 nouvelle version qui a tellement convaincu qu'on a promis comme d'habitude de beaux lendemains qui chantent en Ligue des Champions.<br/><br/>Depuis, la première mi-temps catastrophe contre le Bayern et le tirage du Barça pour les huitièmes semblent annoncer une suite toute en précautions à cette démonstration d'un soir. Du moins, si l'on tient compte de la tradition. 
<br/><br/>
<strong>5. But de Benzema, AJ Auxerre - OL (mai 2008)</strong><br/><br/>C'est peut-être ça le vrai fonds de commerce de l'Aulassie : être bâtard et le rester. Tout faire pour qu'on vous déteste et ne surtout jamais hésiter à en rajouter. Hurler avec Lacombe au micro d'OL TV que « <i>c'est encore meilleur !</i> » quand vous attendez la 90ème pour battre l'OM ou l'ASSE. Détourner comme Aulas la moindre victoire de votre équipe pour régler vos comptes avec les jaloux saboteurs et autres journaleux comploteurs.<br/><br/>Ou prendre plaisir à laisser monter la fièvre autour de l'issue du championnat avant la dernière journée et faire en sorte qu'au bout de vingt secondes, à peine, la vie de la Ligue 1 reprenne son cours normal.<br/><br/>Décidément, l'OL est une bonne raison de rester dégueu...
<br/><br/>
<strong>6. But de Govou en finale de la Coupe de France, PSG - OL (mai 2008)</strong><br/><br/>Un jour, allongé sur je ne sais quel divan - sans doute une banquette de l'OL Bus -, Aulas se laisse aller. Entre un bilan de l'exercice annuel d'OL Groupe et une estimation revue à la hausse du prix de Benzema, le voilà qui se met à raconter son rêve préféré. Celui dans lequel son équipe joue enfin une finale européenne et qui se termine toujours de la même manière, par un but de Govou.<br/><br/>On pourra toujours reprocher beaucoup de choses à Aulas, y compris avec ce rêve qui a davantage à voir avec l'autopersuasion. Ce qu'il faudra lui accorder en revanche, c'est sa connaissance du Saint Sidney Style.<br/><br/>Il faut dire qu'après toutes ces années, il a eu le temps de cerner Sid. Un joueur qui fait mine de s'en foutre (voir le portrait tiré par SCW dans So Foot en mars dernier), mais qui trouve toujours le moyen d'ouvrir la voie aux plus belles prestations européennes de l'OL (contre le Bayern) ou de planter ces buts qui amènent un premier titre de champion, à moins de repousser une crise qui s'annonce.<br/><br/>Un type qui se traîne une réputation de bringueur dilettante pour quelques sorties arrosées entre Saône et Rhône et qui réalise en partie le vieux rêve de son président avec ce but décisif au bout d'une finale de Coupe de France vaguement houleuse pour les Lyonnais.<br/><br/>Ce que la science des rêves d'Aulas n'avait peut-être pas prévu, c'est le goût laissé par cette étrange victoire que l'équipe ne sait pas fêter, perdue dans un Stade de France qui s'est vidé et laissant Coupet bien seul dans sa tentative d'adieux à l'OL. Un triomphe sans joie qui ressemblait beaucoup à Toulalan, à la traîne derrière ses coéquipiers, le temps de balancer sans un sourire une paire de protège-tibias aux derniers supporters restés là.
<br/><br/>
<strong>7. Aulas veut tout plaquer, OL Land Saison 2 (octobre 2008)</strong><br/><br/>Là où d'autres se seraient fendus d'un J'Accuse dénonçant pêle-mêle toutes les oppositions rencontrées depuis le dévoilement du projet (riverains, élus de l'opposition, écologistes), lui décide de jouer la plus improbable des cartes - la plus désespérée, déjà ? - sur l'air du « <i>Si vous ne voulez pas de moi, je vous quitte !</i> »<br/><br/>Après s'être tenu à son v&#339;u de silence en début de saison, Aulas finit par craquer face à toutes ces petites contrariétés venues pourrir ses ambitions de président-bâtisseur au cours de l'été. Contre toute attente, on est presque soulagés de le reprendre son rôle de mal-aimé là où il l'avait laissé avec l'arrivée de Puel.<br/><br/>Il faut dire qu'avec la disparition simultanée de Lacombe sur OL TV et les commentaires tout à l'économie de Puel, on a eu le temps de regretter ce changement de style un rien trop brutal pour peu qu'on ait été élevés à la belle école du micro bâtard de l'OL.<br/><br/>Comme on s'y attendait, sa vraie fausse menace de départ a su faire pleuvoir une série de « <i>Casse-toi !</i> » déclinés à l'infini, avant d'atteindre son but en déclenchant une vague de soutiens importants du côté du gouvernement en pleine période d'arbitrages administratifs.
<br/><br/>
Un rapport Besson plus tard, OL Land obtient les précieuses garanties qui lui manquaient (entre 60 et 80 millions d'euros) pour assurer le développement des infrastructures de transports et tordre le cou dans le même temps aux critiques mettant en cause l'accessibilité du site de Décines.
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De quoi confirmer, s'il en était besoin, qu'il n'y a pas que sur ce blog qu'on est définitivement accro au style OL dirty bâtard..
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<strong>8. Un stade gelé, ASSE - FC Valence (décembre 2008)</strong><br/><br/>Certains se demandent encore si les supporters lyonnais ont une âme. Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont un inconscient et que l'ASSE se charge de le travailler régulièrement, bien au-delà des seuls derbys qui agitent Verts et Gônes deux fois l'an.<br/><br/>La scène se passe dans un rade comme on en trouve tant au nord de Paris, à l'ombre de la sainte trinité du jour - Bob Marley, Bruce Lee et Mohamed Ali qu'on pris soin d'encadrer. Comme tous les midis, on écoute entre deux discussions les nouvelles qui défilent depuis le plasma. Jusqu'à ce qu'apparaisse ce terrain tout gelé, joueurs fumants et moufles de rigueur. Pas de doute, c'est le Forez, et les Verts sont en train de tenir la dragée haute au FC Valence en UEFA.<br/><br/>Avec l'hiver stéphanois qui dure jusqu'à la mi-mai, on voit déjà Geffroy-Guichard redevenir le chaudron dans lequel les cadors d'Europe viendront prendre le bouillon. Surtout, à la différence des Lyonnais qui, élimination après élimination, passent leur temps à revoir la formule pour passer le cap des quarts en Ligue des Champions, les Stéph' donnent l'impression de rejouer l'Europe avec la gueule des mecs décomplexés.<br/><br/>C'est vrai qu'il y a longtemps que la question de la popularité et de la cote d'amour ne se pose plus dans le Forez. Quand, à Lyon, la gueule du capitaine rappelle chaque week-end qu'elle agite encore bien des nuits. Le genre d'obsession qui pourrait même être à l'origine d'une bonne vague de déprimes entre Saône et Rhône pour peu qu'en plus de la sortie rituelle en huitièmes de Ligue des Champions, l'ASSE prolonge une aventure européenne qu'elle a plutôt bien entamée.<br/><br/>Les supporters lyonnais n'en ont peut-être pas tout à fait fini avec cette vieille menace qui ne cesse de les poursuivre depuis plus de trente ans, la fièvre verte.
<br/><br/>
<strong>9. Le buzz Mounier, OL-Nancy (septembre 2008)</strong><br/><br/>Après seulement deux apparitions, il est déjà à l'origine de la meilleure vanne de Lacombe cette année, raillant sa série d'occasions manquée : « <i>A l'heure qu'il est, Anthony devrait être en tête du classement des buteurs de Ligue 1.</i> » Florent Malouda peut se remettre à jouer l'esprit plus léger : Dirty Bernie vient enfin de lui trouver un digne successeur capable d'encaisser ses remarques vachardes.<br/><br/>Depuis sa montée record de Tignes en VTT lors de la préparation de pré-saison, on savait qu'il avait réussi à taper dans l'&#339;il de Puel, grand amateur de ce genre de performance. Avant que les débuts fracassants de Rémy chez les gars du Gym' finissent de rappeler à quelques-uns que la formation lyonnaise savait encore y faire pour sortir son lot de fluokids plutôt doués.<br/><br/>Ne restait donc plus qu'à assurer le coup des sales gosses aux côtés de Benzema contre Nancy pour gagner le titre de révélation du début de saison. Une entrée plus timide dans la foulée du côté l'Allianz Arena et la poursuite du turn-over viendront rappeler quelques jours plus tard que la machine à consacrer les surdoués s'est une nouvelle fois emballée trop vite. <br/><br/>Est-ce si grave ? Pas vraiment, pour peu que l'on considère sa joyeuse prestation contre Nancy davantage comme la confirmation d'une théorie. Celle qui veut qu'il en va des grands couples chanteur/guitare de l'histoire du rock comme des meilleurs duos d'attaque lyonnais. Autrement dit, les types du talent de Mounier sauront toujours mieux s'y prendre pour accompagner le génie de Benzema qu'un autre prétendant au titre de génie.<br/><br/>Voilà comment en deux remontées-éclair et deux passes décisives, Mounier a un peu plus éloigné les regrets que promettaient de nourrir le départ de l'autre génie de la bande, Hatem Ben Arfa.
<br/><br/>
<strong>10. Le spleen direct de Govou, OL-OM (décembre 2008)</strong>
<br/><br/>
Cette saison, on a appris à déchanter les lendemains de Ligue des Champions. Après la course poursuite manquée contre le Bayern, l'OL est de nouveau incapable de renvoyer la concurrence dans les cordes une fois de retour au quotidien de la Ligue 1.
<br/><br/>
Les Lyonnais ont beau savoir y faire dans ce genre de confrontation directe, ils y vont cette fois à reculons. De Fred qui veut plier bagage sur le champ à Benzema qui réclame l'impossible - une équipe à la hauteur de son talent, rien que ça ! -, l'OL doit se contenter de s'accrocher à sa première place. La prudence affichée par des Marseillais bien décidés à ne pas dévisser permet d'y parvenir sans difficultés. On se dit que la tête (du championnat) est vraiment ailleurs.
<br/><br/>
Confirmation express deux heures à peine après ce sommet de tristesse, lorsqu'on retrouve Govou, plus Sid Vicious que jamais, à 2,6 grammes dans les alentours de Vaise. A part pour quelques chiens errants, on n'imaginait pas qu'il soit encore possible d'aller traîner son spleen dans ce coin de Lyon un dimanche soir. 
<br/><br/>
La performance lui vaudra un hommage appuyé d'une partie du public caennais une semaine plus tard, au moment d'entrer sur la pelouse de D'Ornano. Comme si la vraie majorité qui compte dans ce pays, les dépressifs, avait enfin trouvé le héraut qui jusque-là lui faisait défaut. 
<br/><br/><br/><br/>
<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[OL/Bayern - Bonus Tracks List]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2008-12-13T13:52:13Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Trois jours après le succès du Bayern à Gerland et avant de retrouver la Ligue 1 contre l'OM, on aurait pu se contenter de reprendre quelques refrains entendus ici ou là. Une fois de plus, on préfèrera l'exigence de cinq titres qui sortent de sentiers battus, histoire de rappeler qu'on ne connaît pas encore la chanson avec cet OL-là.

 

Neil Young - Far From Home

D&eacute;couvrez Neil Young!

J'aime bien Duluc. Le papier toujours impeccable avant chaque soirée de Ligue des Champions.&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Trois jours après le succès du Bayern à Gerland et avant de retrouver la Ligue 1 contre l'OM, on aurait pu se contenter de reprendre quelques refrains entendus ici ou là. Une fois de plus, on préfèrera l'exigence de cinq titres qui sortent de sentiers battus, histoire de rappeler qu'on ne connaît pas encore la chanson avec cet OL-là.
<br/><br/>
<strong>Neil Young - Far From Home</strong><br/><br/><br><div style="width:220px;height:55px;">]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Comment supporter l'insupportable ?]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2008-12-07T18:23:13Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
A la liste bientôt sans fin des gens qui ne supportent pas l'OL, j'ai appris hier soir qu'il fallait ajouter quelques rock critics estimables. Autrement dit, ceux qui ont eu ce rôle décisif dans mon éducation musicale, prenant soin de m'amener de symphonies adolescentes en expériences low-fi avec ce qu'il faut de ferveur, d'intégrité parfois à la limite de l'austère et de délicatesse au moment de filer la critique.

Cette nouvelle dont je me serais bien passé, je la dois à R. avec qui je partag&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->A la liste bientôt sans fin des gens qui ne supportent pas l'OL, j'ai appris hier soir qu'il fallait ajouter quelques <i>rock critics</i> estimables. Autrement dit, ceux qui ont eu ce rôle décisif dans mon éducation musicale, prenant soin de m'amener de symphonies adolescentes en expériences low-fi avec ce qu'il faut de ferveur, d'intégrité parfois à la limite de l'austère et de délicatesse au moment de filer la critique.<br/><br/>Cette nouvelle dont je me serais bien passé, je la dois à R. avec qui je partage la même passion pour l'OL et le rock. Là où je me contente en général de quelques considérations foutraques quand il faut parler de mon équipe préférée, R. remue des montagnes de stats qui lui permettent bien souvent d'apporter une explication d'une implacable rationalité à une série de victoires ou à une défaite isolée.<br/><br/>Par exemple, ce qu'on a cru voir hier soir comme un étrange faux-pas s'apparente d'après R. à un événement complètement prévisible. Si vous ne le saviez pas encore, les Canaris prennent soin régulièrement de jouer la bête noire quand ils affrontent l'OL. De quoi  donner raison aux derniers esthètes rassemblés dans la chapelle (ardente) nantaise, heureux de découvrir que leur cher club en péril fait &#339;uvre utile, sachant mieux s'y prendre que tous les autres au moment de taper Lyon.<br/><br/>Il se trouve qu'en plus de m'apporter ce genre de stats précieuses, R. a un autre mérite, celui de fréquenter des <i>rock critics</i>. C'est comme ça qu'à la sortie d'un concert, il croise l'un d'entre eux avec  qui on aurait bien aimé parler Beach Boys, Kinks et Hubert Mounier pendant des heures.<br/><br/>Au lieu de quoi, R. doit décliner son identité de supporter lyonnais. Bien entendu, comme tout esthète au goût sûr, le<i> rock critic</i> ricane. C'est vrai quoi, quel mérite à supporter une équipe comme l'OL qui gagne tellement que ça en est même suspect ?<br/><br/>R. peut bien lui rappeler qu'il allait greloter sous l'horloge de Gerland les soirs de D2,  rien n'y fait. On en revient à cette idée que l'OL ne sera jamais supportable. Toutes les raisons sont bonnes : le club loser qui a la gueule du parvenu une fois champions, la domination à répétition devenue lassante, le discours d'Aulas, la Ligue des Champions qui se termine en huitièmes et maintenant les maillots fluos. En bref, la classe moyenne.<br/><br/>Alors forcément, quand on décide d'atterrir dans un nouveau bar sur Paris pour ne pas rater ce Nantes-OL et s'enfiler des picons loin de la rue de Paradis, maintenant qu'elle ne sert plus de repaire aux supporters lyonnais, il faut accepter de se payer à nouveau cette drôle d'hostilité. Où l'on entend gueuler à une table voisine que « <i>le premier but lyonnais n'est pas un vrai but !</i>», que le but de Klasnic promet le retour du beau jeu à la nantaise, qu' « <i>il y a cent fois pénalty !</i> », que cette victoire canarie est vraiment méritée.<br/><br/>Pour peu en plus que la prestation de cette journée confirme la tendance au boring Lyon certains soirs de Ligue 1, on se dit qu'il y a des chances pour que les rock-critics et quelques autres ne comprennent jamais comment on fait pour continuer à supporter l'OL.<br/><br/>Pour rassurer les plus inquiets, on peut toujours essayer de rassembler quelques bonnes raisons valables de supporter l'insupportable . Au hasard :<br/><br/>1.       Les passes classieuses de Gava, Dhorasoo et Tiago.
<br/><br/>
2.       Un match, tiens, Lazio-OL en 1995, histoire de sombrer une fois pour toutes du côté obscur.
<br/><br/>
3.       Se retrouver autour de Gerland ou ailleurs à élaborer de nouvelles théories sur l'évolution du 4-3-3 et, accessoirement, sur ses implications plus ou moins visibles sur le sens de la vie.
<br/><br/>
4.       La première moitié de saison 2006-2007 où le 4-3-3 à sonnettes de Houllier fait de l'OL la meilleure équipe du monde (classement officiel de <strong> <i>Sports Illustrated</i> </strong> à l'époque).
<br/><br/>
5.       Les cheap types (Coupet, Toulalan, Govou, Clerc...) qui se foutent bien de poser en cow-boys, d'aller faire les courses à Carrefour ou d'habiller les gamins à la Halle aux Vêtements.
<br/><br/>
Avant de s'en remettre à cette toute dernière raison qu'était venu nous murmurer Benjamin Biolay, les yeux baissés : «<i>Je supporte l'Olympique Lyonnais. C'est comme ça. J'y peux rien</i>».
<br/><br/>
<i> <strong>Serge Rezza</strong> </i>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Fiorentina/OL - Bonus Tracks List]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/fiorentina-ol-bonus-tracks-list-109301.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2008-11-27T09:45:37Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
On est bâtard ou on ne l'est pas. Alors plutôt que de retrouver dans la belle prestation de mardi soir de nouvelles raisons d'espérer des lendemains qui chantent en Ligue des Champions, on a préféré sortir la playlist qui rappelle en cinq titres pourquoi l'OL, cette année comme les autres, n'ira pas plus loin que d'habitude.

 

The Mountain Goats - Lion's Teeth

D&eacute;couvrez The Mountain Goats!

Voilà, ça fait six. Six fois qu'on s'entend dire, sitôt la qualification assurée, que c&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->On est bâtard ou on ne l'est pas. Alors plutôt que de retrouver dans la belle prestation de mardi soir de nouvelles raisons d'espérer des lendemains qui chantent en Ligue des Champions, on a préféré sortir la playlist qui rappelle en cinq titres pourquoi l'OL, cette année comme les autres, n'ira pas plus loin que d'habitude.
<br/><br/>
<strong>The Mountain Goats - Lion's Teeth</strong><br/><br/><br><div style="width:220px;height:55px;">]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Paranoid Parc]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/paranoid-parc-109217.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2008-11-22T17:14:52Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Autant le dire tout de suite, avant un PSG-OL, je suis toujours un peu plus traqueur que d'habitude. La faute à ce club de la capitale qui, une fois qu'il est devenu suffisamment détestable à mes yeux, n'a rien trouvé de mieux que de recueillir quelques-uns des joueurs lyonnais auxquels je m'étais le plus attaché - Franck Gava, Flo' Maurice, Vikash Dhorasoo, Peggy Luyindula. 

Lorsque cet été la rumeur laissait entendre que Tiago pourrait bien se résoudre à jouer aux côtés de la menace Chan&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Autant le dire tout de suite, avant un PSG-OL, je suis toujours un peu plus traqueur que d'habitude. La faute à ce club de la capitale qui, une fois qu'il est devenu suffisamment détestable à mes yeux, n'a rien trouvé de mieux que de recueillir quelques-uns des joueurs lyonnais auxquels je m'étais le plus attaché - Franck Gava, Flo' Maurice, Vikash Dhorasoo, Peggy Luyindula. <br/><br/>Lorsque cet été la rumeur laissait entendre que Tiago pourrait bien se résoudre à jouer aux côtés de la menace Chantôme pour relancer une carrière minée par des lombaires qui grincent, j'ai bien cru que je ne m'en remettrais jamais. <br/><br/>Comme visiblement le PSG et ses dirigeants sont bien décidés à ne pas me laisser supporter l'insupportable l'esprit tranquille, il a fallu que Govou se pointe jeudi dernier pour déclarer sa flamme au club parisien dans les colonnes du Parisien : « <i>Je me suis imaginé jouer avec le maillot du PSG. J'ai un attrait particulier pour ce club.</i> » Chienne de vie, tiens. <br/><br/>Etrange idée d'ailleurs de régler ses comptes de la sorte avec Aulas, à la veille de ce déplacement au Parc des Prince où Puel va devoir se résoudre à pratiquer cette fois son turn-over sous la contrainte ou presque. Entre joueurs-cadres dont il faudra se passer - Grosso blessé, Toulalan en délicatesse, Benzema à préserver pour Florence - et la perspective d'un match que le coach lyonnais dit redouter depuis des semaines, ça respire moyennement la sérénité dans le camp lyonnais. Pas pour rien que le club se perd depuis trois jours à inonder toutes les rédactions du pays de communiqués rageurs au sujet de la folle cadence du moment. <br/><br/>En attendant, la direction de l'OL pourra toujours calmer ses petits nerfs fragiles en lisant les commentaires postés par deux lecteurs dans la boîte à comm' temporaire d'ODB (serge.rezza@gmail.com). Merci à eux au passage.  <br/><br/><strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>
<br/><br/><br/><br/><br/><br/>Le <strong>15 novembre</strong>, commentaire posté par  <strong>C.</strong> après <a href="http://www.sofoot.com/blogs/odb/dans-le-ventre-de-gerland-sofoot-108890.html">Dans le ventre de Gerland</a><br/><br/>"<i>Lorsque River Plate se traîne dans le fond du classement du championnat argentin, qu'Arsenal ne s'en sort pas face à Hull ou à Sunderland, que Bielefeld manque de scalper le Bayern, la rengaine est la même. Au-delà du grand renversement de l'ordre des choses, il est aussi question quelque part de victoire morale. On a beau savoir que d'ici quelques matchs, quelques mois, une saison, on remisera les rêves de fin de cycle au placard, mieux vaut en profiter.</i>"<br/><br/> J'avais tout mal compris, en fait - super mal compris, même - ; mais nous avons pu en parler, Serge, lorsque nous nous vîmes en ce milieu de semaine. Je croyais - ah, il ne faut pas m'en vouloir, mon bon (beau ?) Serge - que tu abordais le sujet préféré des déclinophiles. Il n'en était rien, me rassuras-tu sur le moment et remarqué-je à l'instant en relisant les lignes ci-dessus. Tant mieux.<br/><br/>Par ailleurs, je ne saurais trop t'encourager à produire un article sur Gerland et l'appartenance, l'ancrage, de l'OL dans ce lieu - le stade "Novotel" ou "Accor" de Décines ne me plaît guère... - et à chanter aussi les louanges de Chelito - en soulignant, par là, que Kimi, s'il montre une belle hargne ces temps derniers, se fait aussi remarquer par une fâcheuse tendance à croquer.<br/><br/><br/><br/>Le <strong>17 novembre</strong>, commentaire posté par <strong>Frédéric Bouquot</strong> après [OL-LOSC, l'éternité et 15 jours->http://www.sofoot.com/blogs/odb/ol-losc-l-eternite-et-15-jours-sofoot-108613.html]<br/><br/>C'est avec le plaisir du sentiment partagé que j'ai découvert dans cet article une référence à Denis Balbir : ne pas être le seul à s'agacer des dérives vocales du commentateur.<br/><br/>Tout a commencé, dans mon cas un matin de 1987 ou de 1988 en écoutant NRJ avant de partir au lycée, la passion du foot alors plus diluée dans des réflexions d'adolescents, une voix qui me suivra longtemps ne pouvait s'empêcher de conclure ses journaux d'un commentaire enflammé sur la vie de l'AS Saint-Etienne : la relation partait du mauvais pied.<br/><br/>Après quelques années de repos auditif, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre le retour de la voix lors des résumés de Jour de foot, cette soudaine réminiscence n'augurait rien de bon.<br/><br/>La montée en puissance de l'OL a coïncidé avec celle de Denis Balbir au sein de Canal pour les commentaires des directs.<br/><br/>Les commentaires, souvent énoncés sur des phases des matchs ou des propos sujet à discussion (la voix est à mon avis intelligente et sait frapper de façon sournoise mais efficace), étaient systématiquement anti-lyonnais.<br/><br/>Le point d'orgue et notre revanche de tant d'années de frustrations audiovisuelles fut le changement perceptible et si agréable dans la voix de Denis Balbir lors des ultimes minutes du derby Saint-Etienne - OL  de septembre 2005.<br/><br/>Malgré cette joie intense et le fait que la voix doive accepter en direct la domination lyonnaise, il reste toujours la déception lorsque la voix rebondit (il faut tout de même admettre que le journaliste est de qualité et sa connaissance du foot assez forte) soit sur France 2 alors qu'on se prépare à une paisible soirée de Coupe de la Ligue soit sur Orange Foot au début d'une saison que l'on espère riche et fructueuse.<br/><br/> La mauvaise foi que l'on prête à nos dirigeants n'est jamais rapprochée de celle de la voix ... C'est un peu déplaisant pour rester courtois ... Il est à souhaiter de rester invaincu dans le derby jusqu'à la date de départ à la retraite de la voix qui nous poursuit depuis 1988 ou 1989. Mais pourquoi n'a-t-il pas envisagé une réorientation totale dans le poker, putain c'est pourtant bien le poker.]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Chansons d'automne]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2008-11-18T17:35:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Ces derniers jours, je désespérais un peu de ne pas avoir réussi à mettre la main sur le disque de l'automne. Ce disque ricain jusqu'à l'os qui fait porter des chemises à carreaux et vous amène à oublier l'existence du rasoir un peu plus chaque matin. Un disque composé d'une dizaine de chansons à peine, juste de quoi se transformer en Will Oldham pour les trois prochains mois. 

En général, quand aucun disque ne fait l'affaire, je ne me fais pas prier pour ressortir le Slanted And Enchanted de&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Ces derniers jours, je désespérais un peu de ne pas avoir réussi à mettre la main sur le disque de l'automne. Ce disque ricain jusqu'à l'os qui fait porter des chemises à carreaux et vous amène à oublier l'existence du rasoir un peu plus chaque matin. Un disque composé d'une dizaine de chansons à peine, juste de quoi se transformer en Will Oldham pour les trois prochains mois. <br/><br/>En général, quand aucun disque ne fait l'affaire, je ne me fais pas prier pour ressortir le <i>Slanted And Enchanted</i> de Pavement. D'accord, ça fait un peu automne 1993, avec ses franges douteuses, ses chemises flanelles ouvertes sur un vieux t-shirt froissé et ses critiques de Lester Bangs enfilées entre deux sandwiches un peu secs. Sauf que je ne connais aucun autre disque capable de s'imposer tous les ans ou presque comme le meilleur album de tous les temps, au moins jusqu'à ce que le printemps se repointe.<br/><br/>Dimanche soir et déjà la deadline. Je me vois contraint de remettre ça et de confirmer un peu plus la suprématie de <i>Slanted And Enchanted</i> sur ce qu'il reste de concurrence.  Je m'apprête même à en décapsuler une bière de joie quand je tombe sur les images normalement anodines de l'échauffement de l'OL, avant le sommet contre les Girondins. <br/><br/>Comme d'habitude, Duverne mène son monde à la baguette, chrono en main. Govou et Källström se montrent toujours aussi appliqués quand il faut monter les genoux, déjà dans l'attente de l'accolade promise par Cris avant le retour aux vestiaires. Une accolade qu'on imagine plus rugueuse que d'habitude, un peu à la manière de ce qu'attend d'eux Puel dans cette compo sans fioriture qui doit s'ouvrir sur du 4-3-3 accords, avant de faire la bascule, le moment voulu, dans un tempo plus proche du 4-4-2.<br/><br/>Evidemment, même avec Gassama titulaire, il n'y a rien dans tout ça qui soit en mesure de contrarier ce nouveau triomphe annoncé de Pavement sur tous ses éventuels prétendants. Rien jusqu'à ce que la fine équipe de François-Charles Bideaux se mette à donner du gros plans sur Juni, les cheveux hirsutes, la mauvaise barbe, la polaire délavée et un peu lâche. Visiblement, il existe bien un grand disque pour cet automne et le capitaine lyonnais est tombé dessus avant moi. <br/><br/>Attention, pas un Sardou refilé sous la doudoune par Toulalan la veille, hein. Non, je parle bien d'un disque avec ses mélodies débusquées entre Appalaches et Nord Ontario, le c&#339;ur fragile et la langue pâteuse noyés comme il faut dans le bourbon. De quoi encaisser les premiers coups de latte de Fernando et remettre à plus tard les dernières considérations d'ordre esthétiques, pris qu'on est par cette saloperie de pression girondine qui s'abat dès le coup d'envoi.<br/><br/>Juni montre la voie, demande à ce qu'on serre bien les lignes et que, derrière lui, on se mette au diapason de la chanson pour dur au mal. On le voit, ça remue sévère, mais ça tient. On se promet au passage de trouver une mélodie moins terre à terre pour célébrer à sa juste mesure cette d'inspiration de Boumsong qui fait de son tibia le dernier obstacle contre lequel s'écrase une reprise de Chamakh, but grand ouvert. <br/><br/>Côté droit, on se dit qu'on n'a pas encore fini de remercier Govou, toujours aussi impeccable quand il faut endosser le rôle du paternel de service. Cette fois, c'est pour Gassama qu'il se démène. Comme pour François avant lui, le dernier orphelin qu'on vient de mettre dans les pattes de Sid' joue juste, donnant même l'impression de devenir un homme, là, presque sous nos yeux. On l'oublie parfois, mais c'est aussi ça le Saint Sidney Style.<br/><br/>Le vrai morceau de bravoure, tout le monde ou presque l'a réservé à Benzema. D'accord, il devient de plus en plus difficile de garder un brin de lucidité avec lui lorsqu'il amène l'OL là où il n'avait pas encore réussi à pénétrer. Autrement dit, dans ce cercle fermé des équipes qui se laissent piétiner une bonne demi-heure pour venir en planter un à la première occasion. Avant que Källström n'en passe un second sur ce qui n'a pas grand chose d'une occasion.<br/><br/>Sur le premier but, il y a sans doute mieux à célébrer que cet exploit de plus à mettre à l'actif du gamin de Bron-Terraillon. D'abord parce qu'on sait qu'il y en aura bien d'autres. Ensuite parce qu'il y a dans cette action de quatre secondes cette remise d'une classe folle assurée par Fred. Feinte de frappe et passe en aveugle qu'on est prêt à se repasser avec la même constance qu'un Trigger Cut de Pavement. <br/><br/>Visiblement bien remué par ce genre d'enchaînement, Lacombe y est allé de son hommage à pas plus tard que ce matin : « <i>Aujourd'hui, Fred n'est plus le même homme qu'à son arrivée. Il a 25 ans ; il a gagné en maturité. Il a eu plusieurs blessures par le passé, des soucis familiaux... Cela n'a pas été facile pour lui, mais les choses se sont arrangées.</i>» Une leçon de vie, une vraie, qui mériterait d'avoir sa place dans une belle chanson d'automne. <br/><br/>En attendant, ça ne me dit toujours pas le titre de l'album d'automne qui tourne en ce moment chez les Juninho. Si vous avez une idée sur la question, merci de me le faire savoir*. Depuis que j'ai appris la sortie d'<a href="http://www.eldoradomagazine.fr/">Eldorado</a>, nouvelle parution consacrée à cette musique américaine-là, j'espère bien réussir à tomber dessus...
<br/><br/>
<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>
<br/><br/>
*Pour des questions techniques qui m'échappent, la partie commentaires n'est plus accessible depuis deux semaines sur ce blog. Si jamais l'idée vous prend de dresser la playlist du moment de Juninho ou de réagir à un des posts plus ou moins récents d'ODB, vous pouvez toujours faire parvenir par mail vos commentaires à serge.rezza@gmail.com. Ils seront rassemblés et publiés dans un post à venir.]]></content:encoded>
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		<item>
		<title><![CDATA[Les joueurs normaux sont des gens exceptionnels]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/les-joueurs-normaux-sont-des-gens-exceptionnels-109014.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/les-joueurs-normaux-sont-des-gens-exceptionnels-109014.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2008-11-10T14:29:04Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Fred est décidément un garçon formidable. Salement remué par une bordée de sifflets partis des tribunes de Gerland il y a quelques semaines, il vient de réussir en l'espace de deux titularisations le passage de son examen en rédemption, avec mention très bien. Après une première épreuve contre Le Mans où il a pu faire admirer un certain sens du sacrifice, prenant une part active dans l'entreprise d'étouffement du jeu sarthois menée ce soir-là, avant de passer le reste du temps à se manger sa rat&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Fred est décidément un garçon formidable. Salement remué par une bordée de sifflets partis des tribunes de Gerland il y a quelques semaines, il vient de réussir en l'espace de deux titularisations le passage de son examen en rédemption, avec mention très bien. Après une première épreuve contre Le Mans où il a pu faire admirer un certain sens du sacrifice, prenant une part active dans l'entreprise d'étouffement du jeu sarthois menée ce soir-là, avant de passer le reste du temps à se manger sa ration de pains et de taquets, il a planté hier soir exactement le genre de but qu'on attend de lui. Un coup de patte minimaliste qui plie l'affaire juste comme il faut (55ème minute) et donne à ce déplacement poussif en Principauté monégasque des airs de formalité usuelle. «<i>On vient, on gagne et on s'en va</i>», comme on dit chez tous les autres bâtards du monde.<br/><br/>Au cas où on n'aurait pas compris à quel point Fred est un garçon formidable, mardi dernier, Bernard Lacombe a même convié deux journalistes de L'Equipe à boire le café avec lui dans son bureau de Tola Vologe. Les types n'en reviennent pas. Pour rappel, ce n'est pas franchement dans les habitudes du conseiller d'Aulas de manifester autant d'égards à ceux qu'il préfère ignorer le reste du temps. Entrez, asseyez-vous, messieurs, vous prendrez bien un café, qu'il leur dit. Un sucre ? Sans sucre, alors... Dites-donc, l'autre jour, vous étiez là quand Fred s'est fait siffler à Gerland ? Non, parce que moi, j'étais comme d'habitude à côté du président et je n'arrêtais pas de lui répéter : «<i>Qu'est-ce qu'il est bon ce Fred ! Qu'est-ce qu'il est précieux en ce moment quand même...</i>» Autant vous dire que lorsqu'il est sorti, on n'a pas compris pourquoi ça s'est mis à siffler. Le lendemain, il y a Fleury Di Nallo qui passe et qui me dit que lui aussi il a trouvé Fred parfait dans son travail de protection du ballon. Tiens, on va l'appeler, Fleury. On va mettre le haut-parleur pour que vous entendiez ce qu'il raconte. Allo, Fleury ? Oui, c'est Bernard. Dis-donc, je suis avec deux journalistes de L'Equipe dans mon bureau, et ils aimeraient bien savoir ce que tu penses de Fred. Oui, voilà, que tu leurs dises combien t'aurais bien aimé avoir un gars de sa trempe, capable de jouer juste comme lui, quand tu jouais.
Si ça ne tenait qu'à lui, Lacombe serait bien allé jusqu'à improviser une visioconférence avec d'autres grands attaquants qui ont porté le maillot lyonnais - Cavéglia, Maurice, Sonny Anderson, Nestor la Foudre ou encore Cédric Bardon qui réalise enfin son destin de Van Basten du futur à Famagouste -, histoire de rappeler à qui veut l'entendre que Fred appartient bien à ce groupe restreint.<br/><br/>Faute de s'en remettre à l'avis des experts-maison, on s'est dit que le mieux restait de se faire son propre avis en observant de prêt la performance de Fred  dans la coquille toujours à moitié vide de Louis II et celle à peine plus consistante du 4-4-2 physique et ramassé aligné par Puel.  Avec ces deux lignes de quatre monégasques face à eux qui les empêchent de relancer plein axe, Mak II et Toulalan passent une première mi-temps à ramer. Govou a bien compris le truc, calé dans son couloir droit, façon 4-3-3, manière de suggérer qu'il faut étirer tout ça pour créer des intervalles dont pourrait profiter Chelito, par exemple.
Peine perdue. Il faut se passer de toute considération esthétique cette fois. Sans Benzema, resté sur le banc ce soir, les relances lyonnaises sautent le milieu monégasque et on envoie tout sur Fred. Le Brésilien saute, dévie, remise, amortit, s'accroche, bouscule, crachouille, s'arrache, s'écroule pendant les 45 premières minutes. Vie de chien quand même. Mais puisque c'est pour ça qu'il faut l'aimer, dévoué corps et âme à la cause du moment - bien rester en place ! -, on finit par apprécier le travail.<br/><br/>On est d'autant plus conquis qu'après le match, comme tous les garçons formidables, Fred rappelle qu'il sait lui aussi rester un cheap type : «<i>J'ai compris que ma vie était à Lyon, que je devais faire mon métier correctement pour ma famille</i>». Difficile de trouver plus belle définition de cette classe très moyenne qui colle si bien au maillot de l'OL. A se demander même si  Fred n'a pas eu le bon goût de traîner du côté de ces pages dirty et bâtardes.<br/><br/>Un espoir qui, aussi infime soit-il, méritait bien qu'on prenne part à ces hommages unanimes le concernant, à quelques jours de ce rendez-vous avec Aulas où il sera question de prolongation de contrat. Le genre de perspective qui aide sûrement à oublier l'image du type instable qu'on était pour redevenir en deux matches à peine un joueur tout à fait exceptionnel. Ce qui, à Lyon, veut dire qu'on fait partie des gens normaux.<br/><br/><strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[OL / Steaua - Bonus Track List]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2008-11-06T22:52:11Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Hier soir, il a suffi d'un air parti du Virage Nord, le Juninho la-la-lalalala, pour que le capitaine fluobscur décoche un nouveau coup-franc miraculeux , pile avant le retour aux vestiaires. Comme les gars du crew d'ODB ont de la suite dans les idées, ils ont profité de ce lendemain de Ligue des Champions pour sortir les cinq autres titres qui auraient dû scander ce match retour contre le Steaua.

 

Mendelson - La vie est pleine de surprises

D&eacute;couvrez Mendelson!

Parmi tous ce&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Hier soir, il a suffi d'un air parti du Virage Nord, le Juninho la-la-lalalala, pour que le capitaine fluobscur décoche un nouveau coup-franc miraculeux , pile avant le retour aux vestiaires. Comme les gars du crew d'ODB ont de la suite dans les idées, ils ont profité de ce lendemain de Ligue des Champions pour sortir les cinq autres titres qui auraient dû scander ce match retour contre le Steaua.
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<strong>Mendelson - La vie est pleine de surprises</strong><br/><br/><br><div style="width:220px;height:55px;">]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Dans le ventre de Gerland]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2008-11-03T10:58:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Ça y est, j'y suis. Les dernières rampes sont passées et je retrouve Gerland, côté Virage Nord Supérieur. Première pour moi cette saison. Vingt minutes avant le coup d'envoi, le groupe lyonnais est en train de terminer son échauffement. Et comme d'habitude ou presque, je me laisse emporter par la douce procession des maillots qui défilent devant moi.

 

Deux rangées plus bas, c'est cette fille l'air perdue qui rameute la troupe des bidasses à Lacombe avec son n°9 Cavéglia, trop large pour ses épa&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Ça y est, j'y suis. Les dernières rampes sont passées et je retrouve Gerland, côté Virage Nord Supérieur. Première pour moi cette saison. Vingt minutes avant le coup d'envoi, le groupe lyonnais est en train de terminer son échauffement. Et comme d'habitude ou presque, je me laisse emporter par la douce procession des maillots qui défilent devant moi.
<br/><br/>
Deux rangées plus bas, c'est cette fille l'air perdue qui rameute la troupe des bidasses à Lacombe avec son n°9 Cavéglia, trop large pour ses épaules. Un nom effacé brutalement par celui que portent ces trois copains, à peine plus loin. Cet autre n°9, celui d'Anderson, qui fait ressurgir le temps des premiers tours en Ligue des Champions avec le gris Atari et un peu de la secousse ressentie tout autour du stade un soir de folle remontée contre le FC Bruges. Mais c'est au milieu de la flopée des Juninho et des Benzema que je devine celui qui me manque encore, le 21 de Tiago.
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Au coup d'envoi, un autre nostalgique, des commentaires de Bernard Lacombe sur OL TV celui-là, entame derrière moi la partie toute gorge déployée. Soyons clairs, j'ai surtout affaire à un Dirty Bernie de synthèse, beaucoup moins mordant dans l'art de fumer l'arbitrage, bien trop radical lorsqu'il décide de s'en prendre aux dribles débraillés de Kader Keita.
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Emporté par son flow assassin, il en perd même de vue ce départ pied au plancher des Lyonnais qui fait disparaître le jeu manceau au bout de quatre secondes, moment précis où Coutadeur est flanqué par terre. Ce 4-4-2 nouveau est visiblement bâti pour étouffer le plus haut et le plus vite possible chaque possession du MUC 72. Ce qui n'est pas vraiment pour déplaire pour peu qu'on souhaite voir la partie s'étirer tranquillement depuis les tribunes.
<br/><br/>
On va pourvoir prendre le temps, par exemple, d'observer Delgado qui, après Mounier et Gassama, tient le rôle du nouveau venu dans le turn-over pratiqué par Puel. Cela fait pourtant presque une saison qu'il est là, à attendre qu'on l'autorise enfin à monter sur le ring d'une Ligue 1 jugée trop physique et trop tactique pour son jeu poids-mouche ramené du Mexique. Bientôt un an qu'il voit tout l'effectif à peu de choses près occuper le côté gauche pour lequel il est venu - Hatem, Karim, Sidney, Kim, Honorato, Miralem ou Anthony s'y sont succédés. Il faut croire pourtant qu'il n'a pas tout perdu pendant ce temps-là. Débordements alertes, centres soignés, remises en première intention, coups d'accroche dans les pattes adverses : pas besoin de lui expliquer comment faire pour se tailler une place de choix dans les c&#339;urs de Gerland.
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C'est toujours ça de pris pour Chelito. D'autant que par la suite les relances de Cris ou de Toulalan ont tendance à l'oublier. On préfère sans doute voir Keita et Benzema passer côté Cerdan plutôt que de l'envoyer ferailler côté Camara. Une tendance qui prend des allures de petite victoire pour le Bernie-brailleur du rang d'au-dessus, puisque Kader se prend pour l'instant les pieds dans les fils de la wha wha.
<br/><br/>
Karim, lui, a tendance à se perdre pour de vagues considérations d'ordre esthétiques. Ca fait maintenant vingt minutes qu'on le voit tourner autour de la surface, sans parvenir à trouver la position idéale au moment de frapper. A la 22ème, on se lèverait presque pour la forme quand il accélère une dernière fois côté droit. Lorsqu'il faudra se rasseoir, on n'oubliera pas de se demander comment il est possible de se jouer de la belle détende à Pelé avec un angle pareil, là, juste sous  nos pieds.
<br/><br/>
De toute évidence, le gamin de Bron-Teraillon n'en est plus à un miracle près. C'est ce qu'il a même trouvé de mieux pour rendre les bâtards encore plus sensibles. La preuve ce matin encore dans les pages Sports du Progrès, lorsqu'il réussit à détourner cette phrase d'un des plus vaillants chroniqueurs de l'OL, Christian Lannier : « Le but de Karim Benzema est de ceux que l'on surprend très peu dans une vie de journaliste ou de supporter, un but qui vous transporte, et qui finalement vaut peut-être tout l'or du monde... » Le genre de trouble qu'on trouve encore plus charmant quand on donne du coup d'&#339;il vers les quatre voisines de la rangée de devant, toutes acquises à la cause de l'esthète Benzema.
<br/><br/>
Reste qu'à 1-0, il n'est toujours pas question de perdre de vue le travail de ce milieu à deux, réduit ce soir à sa plus simple expression. Toulalan et Juninho, soit un récupérateur et un relayeur, point. Alors qu'on les croyait incapables de sortir de la formule efficace en 4-3-3 accords du power trio , ils montrent en  60 minutes jouées à l'énergie que la classe moyenne peut elle aussi avoir du chien avec deux fois rien. De la même manière qu' il n'a jamais fallu plus qu'une batterie et une guitare à Meg et Jack White pour faire du rock'n'roll, un tacle, une passe suffisent à envoyer du jeu. 
<br/><br/>
A se demander d'ailleurs si Puel n'a pas trouvé un allié de circonstance chez le vrai-faux couple de Détroit après avoir fustigé « l'art de se compliquer la tache » en sortant des vestiaires de Bonal, mercredi dernier. D'ailleurs, quoi de plus simple qu'un plat du pied de Juninho pour envoyer la balle du second but entre les jambes de Pelé (57ème minute) ? Rien.  Ne reste donc plus qu'à applaudir la révérence désuète du capitaine et les dernières courses-hourra-tire! de Kimi, avant de replonger dans le ventre de l'autre Gerland, côté quartier.
<br/><br/>
Gerland qui aime tourner le dos au reste de la ville, ou du moins à l'idée que l'on s'en fait. Vous voyez de quoi je veux parler. Lyon la bourgeoise, la frileuse un rien suffisante, celle qui se rêve belle italienne endormie et se réveille chaque matin un peu plus suisse. Des images qui depuis collent tellement au maillot de l'OL qu'on ne sait plus trop comment s'en défaire, par crainte peut-être de rompre ce qui ferait presque partie de l'ordre des choses.
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Pourtant, en remontant la rue de l'Effort, le long des cités-jardins, juste avant de passer les anciens jardins-ouvriers en friches de la rue Georges Gouy, je me dis que ce quartier mériterait bien une chronique sur ce blog. Le temps de retrouver quelques figures familières, partout où se mêlent grandes histoires et petites légendes, et vous comprendrez mieux pourquoi, comme Bernard Lacombe, je voudrais tant que l'OL reste à jamais dans le ventre de Gerland.
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Serge Rezza]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Sévices minimums]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2008-10-30T16:06:48Z]]></dc:date>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Ces rencontres à Auxerre ou à Sochaux sont un des moments que je redoute le plus dans la saison. Non pas à cause d'équipes qui ont pris l'habitude parfois lassante, j'en conviens, d'échouer d'une manière ou d'une autre contre l'OL. Il peut m'arriver bien sûr d'imaginer un instant Kévin Lejeune ou Valter Birsa en train de mettre à sac ce qu'il reste de collectif à Lyon. Avant de retrouver ce qu'il faut de lucidité en dressant la liste des données qui empêchent d'envisager objectivement toute déro&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Ces rencontres à Auxerre ou à Sochaux sont un des moments que je redoute le plus dans la saison. Non pas à cause d'équipes qui ont pris l'habitude parfois lassante, j'en conviens, d'échouer d'une manière ou d'une autre contre l'OL. Il peut m'arriver bien sûr d'imaginer un instant Kévin Lejeune ou Valter Birsa en train de mettre à sac ce qu'il reste de collectif à Lyon. Avant de retrouver ce qu'il faut de lucidité en dressant la liste des données qui empêchent d'envisager objectivement toute déroute lyonnaise : Benoît Pedretti capitaine, sept victoires consécutives à l'Abbé-Deschamps, Erding absent du côté de Bonal. De quoi faire oublier les derniers tourments de la paire centrale Cris-Boumsong à la frange la plus pessimiste des supporters lyonnais.<br/><br/>Non, si je continue à craindre ces déplacements dans le ventre mou de la L1, c'est pour leur puissance évocatrice auprès d'amis déjà bien préoccupés par l'état de délabrement avancé de ma vie sentimentale. Que je sacrifie certaines soirées de milieu de semaine pour des matchs qui se jouent à Munich ou à Florence, on peut encore comprendre. Mais dès qu'il s'agit de décliner une invitation de dernière minute alors que débute Auxerre-Lyon, je sais que je m'expose à des élans de compassion et d'inquiétude chez celles et ceux pour qui on ne peut être supporter et avoir une vie sociale digne de ce nom.<br/><br/>Qu'importent mes efforts, je suis toujours rattrapé par ces foutus Auxerre-Lyon et Sochaux-Lyon. Dimanche dernier, je décide ainsi de faire preuve d'une grande et belle disponibilité pour un couple d'amis qui déménagent dans un immeuble où, m'expliquent-ils, a habité Nicolas Rey. Je précise au passage que je n'ai lu aucun de ses bouquins, mais je sens bien à travers cette remarque qu'on attend que je me mette au diapason d'une certaine façon d'être trentenaire.<br/><br/>Je slalome donc avec flegme entre gros cartons et petites tensions à coups de vannes à retardement. Parcours sans faute. De quoi m'autoriser un coup d'&#339;il rapide aux notes de <strong>L'Equipe</strong> à la première pause-picon. Une consultation qui, aussi brève soit-elle, m'oblige à briser la trêve que je m'étais imposé.  <br/><br/>Je parviens à m'en tenir au strict nécessaire, en évoquant du bout des lèvres l'impasse collective de la veille et ce déplacement dans l'Yonne qui aurait pu tourner au drame sans une attaque auxerroise plus qu'approximative. <br/><br/>Pas la peine d'aller remuer davantage le malaise qu'on devine depuis quelques matchs chez les cheap types de l'OL et sur lequel Pedretti a cru bon de rajouter : «<i>Ce soir, Lyon n'a pas été souvent dangereux. Ils n'avaient pas beaucoup d'espaces. Ils nous en ont laissé pas mal et on a pu trouver des solutions en profondeur et dans la largeur</i>». Le genre de constat bien flippant quand on sait qu'il y a une saison, le même joueur expliquait, sourire timide et yeux baissés, qu'il avait dû quitter Lyon après s'être rendu compte que ce groupe-là était trop fort pour lui.<br/><br/>Samedi soir, le trident Toulalan + Källström + Juninho avait tout pour lui rappeler ce passage d'une saison et quelque pendant lequel il n'a tenu qu'une place d'intermittent. Au lieu de quoi il s'est mis à jouer le daron. Une performance largement à sa portée quand il suffit juste de profiter des espaces libérés sur les côtés à chaque montée de Grosso et de Réveillère. Pour rappel, Ederson et Keita ne coulissent presque jamais. D'acord, ce n'est sans doute pas ce qu'ils savent faire de mieux. Reste que dans ce genre de 4-3-3 historique, le milieu de terrain et la défense ont besoin d'un One+One rigoureux dans les couloirs pour s'épargner des déferlantes de Jelen et de Niculae pendant 90 minutes.<br/><br/>On comprendra alors que ce genre de prestation inconsistante et bordélique à la fois puissent me mettre alors dans le même état d'agacement ou presque que Puel à la fin du match. Une lampée de picon plus tard, j'y ai droit : «<i>Eh Serge, c'est drôle cette place qu'a pu prendre le foot dans ta vie...</i>»<br/><br/>Lundi, histoire de bien insister sur la gravité de ma tox', on m'envoie en plusieurs exemplaires cette tribune du <strong>Monde</strong>, <i>Le foot, opium du peuple</i>, cosignée par une bande d'universitaires. Comme souvent, la démonstration  convoque son lot de débordements historiques, du Heysel à la Marseillaise sifflée, avant d'en arriver à ce diagnostic implacable : «<i>seul le football est capable d'engendrer, et in fine de légitimer ou de banaliser au nom d'une passion infantile qui confine à l'intoxication mentale</i>». En plus d'être particulièrement nocif à ma petite existence, le football constituerait rien de moins qu'une menace pour la pensée.<br/><br/>Heureusement qu'il existe ce subu-texte de Paul Auster,<i> Le meilleur substitut à la guerre</i>, pour prendre un peu de recul avec la dénonciation précédente - qui a sans doute plus à voir avec la polémique gratuite qu'avec la rigueur scientifique dont elle prétend se parer. D'ailleurs, si les auteurs avaient voulu faire autre chose qu'une charge à sens unique, ils n'auraient pas oublié de solliciter mon avis en vue du prochain déplacement lyonnais, à Sochaux.<br/><br/>Et entendre ainsi parler d'autre chose que d'un quelconque rejet du doubisme ou du désir de revanche des Majorette sur les Peugeot. Avec ces deux points pris en trois matchs et ce jeu qui relève davantage du passage en force que de la belle partition collective, il est avant tout question de cette petite fin qu'on voit se dessiner à chaque mauvaise passe. Une sorte d'entre-deux où, sans forcément se mettre à perdre, il faut se contenter de gagner moins souvent.<br/><br/>Ce match contre Sochaux fait justement partie de ceux qu'on continue à gagner, l'air de rien ou presque. C'est pour ça qu Puel aligne un 4-4-2 qui règle la question des appels d'air dans les couloirs. Grande première pour Gassama qui est titularisé au poste de latéral droit. Govou absent, c'est Réveillère qui sera présent en soutien. Côté gauche, Mounier prend la place laissée par Ederson pour jouer du piston. De quoi éviter à la paire canine du milieu, Toulalan et Mak II, de se disperser loin de l'axe.<br/><br/>Comme prévu, la première mi-temps se passe sans encombre. Au point qu'on se dit enfin prêt à faire confiance au ticket Cris-Boumsong en défense centrale. L'incertitude ne tient qu'à  ce plat-du-pied-sécurité manqué par Benzema (22ème minute) sur une déviation de Fred, Benzema. Avant de remettre ça, dix minutes plus tard,  d'un peu plus loin, en un peu plus difficile et en extérieur du pied. Son tir prend l'arrête gauche du but de Richert. <br/><br/>Les deux fois, le travail de fixation de Fred est remarquable, preuve que dans ce genre de match le Brésilien fait plutôt bien ce qu'on lui demande. En fin de partie, Puel pourra bien siffler qu' «<i>on a l'art de se compliquer la tâche</i>» et que «<i>le match peut être plié à la mi-temps</i>», on est quand même satisfait, ne serait-ce qu'en revoyant ces ballons intéressants arriver par les côtés. Façon aussi de souligner le bon travail de Mounier et surtout de Gassama qu'on sent un rien influencé par la ligne Clerc - jouer juste et rien d'autre.  <br/><br/> En seconde période, la présence du débutant apporte même un supplément d'assurance à la défense lyonnaise. Le tacle propre et le coup d'épaule qui en impose coupent comme il faut les rares incursions de Carlao. Histoire de conserver cette fébrilité qui a pu faire le charme des dernières journées, Boumsong et Cris font admirer cet art de la relance débraillée dans lequel ils sont passés maîtres.<br/><br/>Au plus fort de la pression sochalienne, il faudra deux récupérations un rien rageuses de Benzema pour faire la différence. Un tir puissant sous la barre (66ème) et une passe à piquer pour Delgado (90ème) suffisent pour continuer à gagner encore un peu. Et permettre à tout le monde de sortir de ces deux déplacements avec un minimum de sévices. Moi compris.
<br/><br/>
<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Steaua / OL - Bonus Track List]]></title>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Les lendemains de Ligue des Champions peuvent parfois s'éterniser. Non qu'on prenne un malin plaisir à se repasser les cinq buts de la semaine passée. Disons simplement que les Dirty Bâtards ont parfois besoin d'un peu plus de temps pour revivre les états par lesquels ils ont pu passer mardi soir et soigner la playlist qui va avec.

 

The Libertines - What Katie Did (1-2)

D&eacute;couvrez The Libertines!

On avait quitté Keita impliqué jusqu'au coup dans les deux prestations les plus&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Les lendemains de Ligue des Champions peuvent parfois s'éterniser. Non qu'on prenne un malin plaisir à se repasser les cinq buts de la semaine passée. Disons simplement que les Dirty Bâtards ont parfois besoin d'un peu plus de temps pour revivre les états par lesquels ils ont pu passer mardi soir et soigner la playlist qui va avec.
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<strong>The Libertines - What Katie Did</strong> (1-2)<br/><br/><br><div style='width:220px;height:55px;'>]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title><![CDATA[OL-LOSC, l'éternité et 15 jours]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-losc-l-eternite-et-15-jours-108613.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2008-10-19T15:49:00Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
On l'avait annoncé la dernière fois : quinze jours devaient suffire à sortir de la mauvaise soirée rennaise. On était d'autant plus optimistes que, sans Cabaye, ni Balmont, le milieu lillois avait tout de suite moins la gueule de l'enragé de service. De quoi retrouver certaines habitudes des lendemains de trêve, quand les matchs peuvent se gagner à l'économie, avec une classe encore plus moyenne, la tête à mardi soir, en Ligue des Champions.

Ce qu'on n'avait pas franchement prévu, c'est l'arrivé&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->On l'avait annoncé la dernière fois : quinze jours devaient suffire à sortir de la mauvaise soirée rennaise. On était d'autant plus optimistes que, sans Cabaye, ni Balmont, le milieu lillois avait tout de suite moins la gueule de l'enragé de service. De quoi retrouver certaines habitudes des lendemains de trêve, quand les matchs peuvent se gagner à l'économie, avec une classe encore plus moyenne, la tête à mardi soir, en Ligue des Champions.<br/><br/>Ce qu'on n'avait pas franchement prévu, c'est l'arrivée entre-temps de la crise. L'action d'OL Groupe qui dévisse, les plans d'OL Land qu'on range discrètement dans les tiroirs et tout le projet qu'on remet à après-demain - pour 2013 aux dernières nouvelles -, les communiqués qui se succèdent pour annoncer que, non, Gerland continue à faire le plein (ou presque), que, non, les kids raffolent toujours autant des maillots fluos.<br/><br/>On rassure son monde comme on peut. Tant que les bilans comptables restent à peu près présentables. On sent bien malgré tout qu'il va falloir changer de discours. Trouver une nouvelle méthode pour éviter d'avoir à la jouer grande repentance. Souvenez-vous, il y a un peu de plus quinze jours, on célébrait encore le triomphe des entrepreneurs et des manageurs du football comme Puel.<br/><br/>Quinze jours, une éternité. D'autant que, lorsqu'on n'a plus que la classe très moyenne comme dernier rempart face au spectre de la crise, il y a cette fois plus de chances de ramasser. Voilà pourquoi au lieu d'entendre Puel répondre un bon millier de fois sur les retrouvailles avec ses Dogues d'hier, on aurait préféré en savoir un peu plus sur cette nouvelle compo' qui respire davantage le jeu à l'économie que les projets de jeu promis depuis le début de saison.<br/><br/>De toute évidence, le coup foireux du 4-2-4 de Rennes a quelque chose à voir avec ce retour au 4-3-3 ramassé et sommaire. De quoi ramener à la surface quelques vieux souvenirs. Ceux de Lacombe guidant ce vieux supporter aveugle vers le banc lyonnais ou ceux de Tony la Mascotte agitant son drapeau devant la tribune Jean Bouin.<br/><br/>Autant de souvenirs qui rappellent le Boring Lyon de ces années-là, avec sa défense centrale lourde et physique, son ramassis de joueurs laborieux au milieu et toujours ces mêmes élans binaires au moment de penser à l'offensive : contre / centre. Pas pour rien qu'on a précipité le retour de Keita et Grosso dans ce nouveau onze de départ.<br/><br/>A gérer son équipe non plus comme un entrepreneur du foot, mais comme un honnête père de famille, à vouloir la jouer trop prévoyant, Puel en a oublié peut-être le plus prévisible : c'est le LOSC qui vient ce soir et, dans l'art de jouer « chiant », les Lillois sont passés maîtres.<br/><br/>Les dix premières minutes ne montrent rien d'autre. Les Dogues se contentent de réciter la partition du pressing intenable apprise sous Puel, avec d'envoyer Michel Bastos et Obraniak balancer deux-trois centres. C'est simple. Ça se tient d'autant plus que les deux centraux lyonnais du jour (Cris + Mensah), en bons barbouzes des surfaces,  multiplient les courses affolées dès que le LOSC man&#339;uvre en contre. Il faut alors s'en remettre aux claquettes de Lloris et aux placements approximatifs de De Melo dans la surface pour ne pas avoir à souper du Pagis cette fois encore.<br/><br/>Avec une possession de balle à sens unique - des stats qui tournent à 70 % pour l'OL sur les premières vingt minutes -, le milieu lyonnais reste pour l'instant aux abonnés absents. Tout occupé à jouer le récupérateur en solo, Makoun ne va pas assurer à la relance. Juninho, lui, patiente en attendant les premiers coups de pied arrêtés. Reste donc Källström pour donner le rythme à ce 4-3-3 très old school.<br/><br/>Il faut comprendre l'état de désarroi dans lequel peut alors se trouver tout supporter au moment précis où il comprend qu'il faudra se satisfaire du service minimum cette fois. Déjà que la soirée est mal partie avec Balbir qui braille toujours aussi fort sur le 1-0 lillois, que le cours du picon s'affole lui aussi, loin de la rue de Paradis...<br/><br/>Keita et Ederson peuvent bien permuter pour tromper l'ennui, l'OL ne sort pas de ce jeu qui se limite aux courses énergiques et foutraques de gars de la trempe de Källström. Avec lui au moins, le milieu lyonnais trouve une réponse aux lois du physique lillois. Surtout, il évite les dépenses inutiles, que ce soit dans le jeu en première intention, la formation de beaux triangles, le geste en rupture. Idéal pour temps de crise.<br/><br/>On espère bien sûr repasser dès mardi soir pour retrouver ce jeu après lequel l'OL court depuis deux ans et qui lui a valu d'être qualifié de «<i>Dark Horse</i>» par la presse britannique, après certains soirs de Ligue des Champions. Là encore, c'était il y a une éternité.<br/><br/><br><iframe title="YouTube video player" autoplay="1" class="youtube-player" type="text/html" width="461" "461" "288" height="350" "350" "214" src="http://www.youtube.com/embed/mCzoa2DkrNM&hl=fr&fs=1" divers="?rel=0&amp;hd=1" frameborder="0"></iframe><br><br/><br/>
Serge Rezza]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Octobre rouge et noir]]></title>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Samedi, je me suis enfin décidé à rentrer dans l'automne. Le match contre Rennes n'est que dimanche en fin d'après-midi, ce qui me laisse le temps de remettre quelques disques de saison sur la platine - Yo La Tengo, c'est parfait comme groupe d'automne -, avant d'entamer le portrait en monstre de Led Zeppelin par François Bon. Avant ça, j'ai pris le temps retrouver Jo. C'est ce gars du crew dont la présentation en première page du blog laissait entrevoir la promesse de quelques posts incisifs, c&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Samedi, je me suis enfin décidé à rentrer dans l'automne. Le match contre Rennes n'est que dimanche en fin d'après-midi, ce qui me laisse le temps de remettre quelques disques de saison sur la platine - Yo La Tengo, c'est parfait comme groupe d'automne -, avant d'entamer le portrait en monstre de Led Zeppelin par François Bon. Avant ça, j'ai pris le temps retrouver Jo. C'est ce gars du crew dont la présentation en première page du blog laissait entrevoir la promesse de quelques posts incisifs, capables de secouer à l'occasion les habitudes de vieux bâtards qui règnent ici. Au lieu de quoi, il a passé sa saison à tourner les soirs de match devant quelques écrans de la Presqu'Ile avec son beau maillot noir floqué « Nietzsche 10 ». Comme ça, tout ce que Lyon compte d'étudiants en philo un peu exaltés et autres geeks connaissant par c&#339;ur l'&#339;uvre complète des Monty Pythons peut venir lui taper dans le dos. Sans oublier, bien sûr, cette fille des Beaux-Arts, pas insensible à ce genre de performance.<br/><br/>En passant du Montagny au Saint-Jo', j'ai cru comprendre que les équipes d'OL Store allaient devoir s'habituer à floquer plus de maillots fluos aux noms de Kierkegaard, Lester Bangs ou Eric Rohmer dans les prochains mois. Lorsque la fille des Beaux-Arts s'est mise à sourire à côté de lui, j'ai surtout eu la confirmation que mon obsession pour les middle-class heroes - Jérémy, Mira, Juni et les autres - ne me permettrait sans doute pas de sortir de l'automne avec d'autres satisfactions que celles de lire quelques bons livres de plus, d'écouter d'autres disques de saison et de boire pas mal de picons rue de Paradis.<br/><br/>Comme pour m'éviter de marcher seul sous le crachin venteux d'octobre, l'OL s'est aussi décidé à rentrer dans l'automne avec cette même mélancolie qui a pu secouer d'autres grands clubs européens. Une première défaite sèche du côté de la Route de Lorient sur laquelle il n'y a rien à redire. A moins de faire partie du camp de ceux qui ne supporteront jamais l'insupportable - soit à peu près 80 % de l'humanité.<br/><br/>En se prenant trois buts de Pagis, les Lyonnais ont fait bien plus que livrer une prestation sans consistance et laisser filer trois points. Ils ont sacrifié à cette étrange mode de saison qui s'est déjà emparée ailleurs de quelques grosses bêtes et qui fait de l'automne la plus belle période de l'année quand on rêve de voir l'ordre des choses qui paraissait jusque-là immuable enfin bousculé.<br/><br/>Ils ont permis de retrouver cette joie enfantine donnée pour disparue le week-end dernier. Souvenez-vous de ces jours où l'on s' entendait dire qu'avec Mounier et les autres fluokids, l'OL avait déjà scellé le sort de la Ligue 1. En 90 minutes, les Rennais ont permis à Hantz d'en appeler à «<i>un véritable coup de tonnerre</i>», avant que soit décrétée la «<i>fin de l'hégémonie lyonnaise</i>» sur des ondes où il est souvent question d'info, de sport et de talc.<br/><br/>Lorsque River Plate se traîne dans le fond du classement du championnat argentin, qu'Arsenal ne s'en sort pas face à Hull ou à Sunderland, que Bielefeld manque de scalper le Bayern, la rengaine est le même. Au-delà du grand renversement de l'ordre des choses, il est aussi question quelque part de victoire morale. On a beau savoir que d'ici quelques matchs, quelques mois, une saison, on remisera les rêves de fin de cycle au placard, mieux vaut en profiter. Quel plus beau signal d'ailleurs que ce hat trick de Pagis pour rêver tout haut à la révolution ? Lui le joueur tout droit sorti du football d'en-bas, le King du pauvre, le héros du lumpenfussball ? Grâce à Mika le rouge et noir, on peut faire remonter Saint-Just à la tribune pour dénoncer l'OL, ce "roi-usurpateur". Vous les entendez sûrement le grondement des joueurs qui bouffent de l'entraînement froid et humide tous les mardis soirs, qui se font engueuler par un entraîneur qui doit tenir quelque chose comme le bar-tabac du coin, qui doivent traverser le terrain pour venir serrer la main de Pinault-simple-président.<br/><br/>D'ici là, avant que l'automne devienne complètement rouge contre le LOSC, Claude Puel, l'«<i>entrepreneur du football</i>», et ses hommes ont «<i>15 jours pour faire le point et se remettre dans le bon sens</i>» (Källström). Si le 4-4-2 avait jusque-là convaincu lors des dernières sorties en Ligue 1, il a ce soir souffert de toutes les faiblesses possibles. De la fatigue de l'homme fort du système, Benzema. Du manque de soutien lors de chaque initiative - Mounier et Keita sortant rarement de leur couloir et rejouant à la note près la partition du One+One. Du duo Toulalan-MakII, abandonné au milieu et pas franchement bâti pour mener le jeu au-delà de la première relance. De l'aspiration de la charnière centrale en direction du milieu, obligée ensuite de courir après Briand, Sow et Thomert, profitant de la profondeur.<br/><br/>15 jours, c'est aussi ce qu'il faut pour mettre fin au Led Zepp' de Bon et se mettre à Courir d'Echenoz. Passer de Yo La Tengo à Pavement sur ma platine d'automne - à moins que vous ayez d'autres pistes vous. Et enfin savoir quel nom de middle class hero trouvera sa place sur mon maillot fluo pour cette saison.<br/><br/><strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Bayern/OL - Bonus Track List]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2008-10-02T17:17:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">Playlist de lendemain de Ligue des Champions qui joue délibérément à l'extérieur. Et promet, en cinq titres, de prendre goût au fluo des maillots.
Feist - My Moon My Man

D&eacute;couvrez Feist!

Les filles qui écoutent Feist se demandent souvent ce que font les gars du crew quand ils se retrouvent rue de Paradis, un samedi soir, le temps d'un OL-Nancy. Elles ont bien entendu parler du doux-amer des picons et de ces compos improbables qu'il faut désosser en vue d'un mardi de Ligue des Champions. Surtout, elles ne peuvent feindre d'ignorer le charme discret de la middle class powa - sinon, pourquoi écouter Feist ?

Ce qui pe&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Feist - My Moon My Man</strong><br/><br/><br><div style="width:220px;height:55px;">]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Le charme discret de la classe moyenne]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/le-charme-discret-de-la-classe-moyenne-108200.html]]></link>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Parmi la flopée de noms qu'aurait dû porter mon groupe de rock que je n'ai jamais su former, je me demande si Le Havre ne pourrait pas arriver en tête. Un nom claque comme un vieux riff du MC5, avant que la généalogie du rock d'ici s'occupe du reste. Avec ses défilés en béton, sa gueule de fille de prolos, ses deux trois adresses de disquaires pointus qui ramènent des docks quelques belles cargaisons de vinyles et Philippe Garnier en grand ordonnateur, Le Havre a bien gagné son statut de capital&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Parmi la flopée de noms qu'aurait dû porter mon groupe de rock que je n'ai jamais su former, je me demande si Le Havre ne pourrait pas arriver en tête. Un nom claque comme un vieux riff du MC5, avant que la généalogie du rock d'ici s'occupe du reste. Avec ses défilés en béton, sa gueule de fille de prolos, ses deux trois adresses de disquaires pointus qui ramènent des docks quelques belles cargaisons de vinyles et Philippe Garnier en grand ordonnateur, Le Havre a bien gagné son statut de capitale française du rock.<br/><br/>Une chance que n'a jamais pu avoir Lyon, elle qui a toujours rêvé d'être la capitale de quelque chose, au point de finir capitale du vraiment n'importe quoi : Capitale des Gaules, capitale de la gastronomie, capitale des villes de Province, capitale du radicalisme, capitale des villes qui ont manqué d'être capitale de la culture 2013, et tant d'autres encore. Pas de chance, le seul titre qui valait la peine d'être conquis est revenu au Havre, cette ville qu'on vous a toujours présentée comme la plus sinistre du pays.<br/><br/>Pourtant, dans cette liste sans fin de titres désuets, j'en conserve un qui ramène toujours Lyon au centre de ma géographie personnelle. Celui de capitale de la classe (très) moyenne. De l'arrivée en TGV à la douceur des quais de Saône que l'on devine derrière Cécile Simeone quand elle invite Sid', Greg' ou Robert dans son intérieur cosy (sur OL TV), de Joël Bats devenu en l'espace de cinq ans mon voisin de rêve officiel aux premières mises en scène des frères Lumière, tout me ramène à cette classe-là qui est tellement la mienne.<br/><br/>J'y reviens surtout quand il faut parler de l'OL. Parce qu'au cas où vous ne le sauriez pas encore, il existe bien une forme de jeu dans laquelle les classes moyennes aiment à se reconnaître : celui qui place au milieu de terrain des joueurs qui élèvent l'art de la passe au rang de chef-d'&#339;uvre. De Dhorasso à Tiago, certaines tribunes de Gerland ont souvent choisi comme héros ces joueurs qui laissaient éclater en une passe cette sorte d'intelligence qui charme tellement les classes moyennes. Si cette correspondance entre classes moyennes et génies de la passe vous échappe toujours, relisez ce qu'a pu en dire Nick Hornby dans <i>Fever Pitch</i>.<br/><br/>C'est pour cette raison qu'il ne fallait pas manquer le déplacement au Havre. Juninho absent pour une vague histoire d'adducteurs en souffrance, Puel décide d'aligner Pjanic en milieu axial dans un 4-3-3 trop lâche pour ne pas avoir déjà des allures de 4-5-1. Depuis sa performance à Belgrade en juillet dernier à ce même poste, on n'attendait qu'une chose. Le revoir à l'&#339;uvre.<br/><br/>Il y a deux mois, il avait réussi à faire oublier en une mi-temps à peine la déception du départ prématuré de Ben Arfa, avec son cortège de promesses non tenues. Samedi dernier, on se demande à la demi-heure de jeu si on ne va pas le retrouver noyé dans l'estuaire de la Seine. La faute à cette défense havraise aux mailles resserrées qui prend un malin plaisir à brutaliser le garçon. Il ne va pas résister bien longtemps à ce jeu-là. Heureusement, certaines allures et cet impeccable port de tête rappellent qu'il n'a pas tout perdu sur la route qui mène à Deschaseau.<br/><br/>Avec Ederson qui monte en puissance à mesure qu'il aligne les titularisations, le milieu lyonnais parvient dans un premier temps à se maintenir tant bien que mal à flot, avant de décrocher ce pénalty qui suffit pour une victoire, mais qui n'enlève pas de la bouche ce goût amer laissé par la première mi-temps remuée de Pjanic.<br/><br/>Une semaine après avoir déclaré dans <strong>Le Progrès</strong> «<i>L'OL et moi, on se ressemble</i>», Puel ne pouvait pas laisser faire. Plus qu'une affaire de puzzle tactique, c'est bien de fidélité à une certaine idée de la classe moyenne dont il est question quand il décide de faire entrer Benzema à la 55ème minute de jeu.<br/><br/>D'un coup, on comprend mieux pourquoi Pjanic a pu autant souffrir en première période. Il ne trouvait personne pour s'élever au niveau de ses passes. Avec Benzema de retour juste devant comme à Belgrade, le charme peut de nouveau opérer. Une passe dans la profondeur, un premier redoublement, de la petite combinaison plein axe, on passe en revue toute la panoplie des plus beaux couples pop de la scène lyonnaise. Voilà, on se laisse prendre par la délicatesse de cette petite musique - «<i>De l'art !</i>» s'époumone Guy Roux. A vous faire dire que, finalement, Lyon peut bien se passer pour quelques années encore du titre fiévreux de capitale du rock.<br/><br/>A propos de Lyon, de rock et de classe moyenne, Arte diffusait vendredi soir <i> <strong>New Wave</strong> </i> de Gaël Morel, fiction d'adolescences comme on en n'attendait plus depuis la série <i>Tous les garçons et les filles de leur âge</i> qui avait révélé à l'époque Cédric Kahn, Patricia Mazuy ou Olivier Assayas. D'accord, on n'y voit guère que quelques passes sur un terrain goudronné, à des dizaines de kilomètres de Lyon, au milieu des vignes du Beaujolais. En attendant, ce téléfilm va gratter le vernis des classes moyennes, jusque dans les recoins les plus obscurs. Sa beauté n'en est que plus troublante.
<br/><br/>
Serge Rezza]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[OL / Fiorentina - Bonus Track List]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/ol-fiorentina-bonus-track-list-108162.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2008-09-18T14:54:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Les soirées de Ligue des Champions peuvent parfois user les cordes vocales des supporters de l'insupportable. Ne leur restent alors que leurs yeux pour découvrir critiques, accusations et débuts de polémiques le lendemain matin dans la presse. Et leurs oreilles pour écouter la Bonus Tracks List des Bâtards, forcément sensibles quand on a la Viola pour adversaire.

 

Get Well Soon - Prelude

D&eacute;couvrez Get Well Soon!

On ne pouvait reprendre les affaires qu'avec ce Prélude à la no&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Les soirées de Ligue des Champions peuvent parfois user les cordes vocales des supporters de l'insupportable. Ne leur restent alors que leurs yeux pour découvrir critiques, accusations et débuts de polémiques le lendemain matin dans la presse. Et leurs oreilles pour écouter la Bonus Tracks List des Bâtards, forcément sensibles quand on a la Viola pour adversaire.
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<strong>Get Well Soon - Prelude</strong><br/><br/><br><div style="width:220px;height:55px;">]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Temps de chiens]]></title>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
« Arrête de te cacher, Serge. Regarde les titres de L'Equipe ces derniers jours : ils viennent tout juste de comprendre quelle bande de bâtards étaient les Lyonnais ! Et la rumeur, celle des nerds,  qui est en train de suivre derrière ! C'est pour toi, mec...»

Que les gars du crew et les derniers lecteurs de ce blog se rassurent : il était nullement question d'abandonner ce blog, d'autant plus cette saison où l'on parle déjà de grand 8 - du huitième titre, du passage des huitièmes en Lig&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->«<i> Arrête de te cacher, Serge. Regarde les titres de L'Equipe ces derniers jours : ils viennent tout juste de comprendre quelle bande de bâtards étaient les Lyonnais ! Et la rumeur, celle des nerds,  qui est en train de suivre derrière ! C'est pour toi, mec...</i>»<br/><br/>Que les gars du crew et les derniers lecteurs de ce blog se rassurent : il était nullement question d'abandonner ce blog, d'autant plus cette saison où l'on parle déjà de grand 8 - du huitième titre, du passage des huitièmes en Ligue des Champions, du numéro du capitaine qui pourrait bien jouer là ses dernières partitions.<br/><br/>Il fallait juste se montrer patient et attendre que la saison commence enfin. Non pas à mi-août en Ligue 1, mais hier soir, avec l'entrée en Ligue des Champions. Ne voyez pas là une preuve supplémentaire de cette suffisance dont on accable l'OL et ses suppôts. Je suis peut-être passé moi aussi du côté fluobscur de la force depuis longtemps, reste que si j'ai fixé la reprise lyonnaise à ce mercredi 17 septembre, c'est qu'il y avait besoin d'un peu plus de temps.<br/><br/>« <i>Du temps pour glander, ouais...</i> » sont en train de se dire Franck Annese et toute sa team, constatant qu'ils ont dû boucler quelque chose comme trois numéros avec So Foot quand ce blog, lui, prenait la poussière. En guise d'excuse bidon, je dirais qu' il s'agit plutôt d'un autre temps. De celui dont on a besoin pour voir où Puel veut mener ses joueurs.<br/><br/>Le scénario de cette entrée en Ligue des Champions avec  sa remontée un rien boiteuse à 2-2 confirme ce qu'on sait déjà depuis quelques temps. A défaut d'avoir tout pigé des exigences de Puel, le groupe a déjà adhéré à la clé de voûte du système, cet esprit canin qui vous fait aboyer depuis la ligne de touche et mordre les mollets de l'adversaire jusqu'à la toute fin du match. Comme le dit si bien SCW dans sa démonstration de la matinée, il a fallu cette fois remiser les exigences esthétiques et remballer le 4-3-3 à la mi-temps pour faire sortir le Dogue de sa boîte. Se délester du travail de Mak II et de ses relances un cran en dessous de ce qu'il a montré jusque-là pour goûter aux joies des retrouvailles avec le sapeur Toulalan, ce joueur-bénévole qui n'aime rien tant que se disperser en courses et tacles à répétition sur toute la largeur du terrain pour mieux servir les chiens.<br/><br/>Voilà à quoi il a fallu se raccrocher cette fois pour se défaire du mauvais tour joué par la Viola, sans doute coupable elle aussi de quelques naïvetés pour son retour en Ligue des Champions qui a presque eu des allures de première en deuxième période - et pas seulement pour ce but de Piquionne, décidément parfait dans le rôle du bâtard de service. Un sauvetage in extremis qui vient renforcer un peu plus ce lien entre les supporters et l'insupportable qui opère depuis que Puel a repris les affaires, là où Houllier les avaient laissées.<br/><br/>A l'inverse de Perrin, Puel a compris qu'il fallait d'abord revenir à cet héritage pour croire à nouveau en ses chances de passer l'hiver, et les huitièmes de Ligue des Champions avec . Se servir au moins une fois de la perspicacité des meilleurs chroniqueurs du monde et de Paul Doyle (The Guardian) en particulier pour se rappeler que Houllier est d'abord un « putain de bâtisseur », comme on dit dans certains films américains. En deux saisons à peine, d'une équipe qui faisait du 4-3-3 en diable grâce à un milieu dense et physique, on a assisté à l'éclosion d'un onze-type capable d'apprécier les changements de rythmes et de placements au gré des circonstances.<br/><br/>A peine arrivé du côté de Tola Vologe, Puel rappelle combien il fut impressionné à l'époque par cette « machine lyonnaise », celle que Sidney Govou regrettait en fin de saison dernière dans les colonnes du Progrès quand il déclarait « <i>ne plus lire la peur dans les yeux de nos adversaires</i> ». Celle pour laquelle Duluc s'est fendu d'une sorte de tribune après ce premier tour ric-rac en Ligue des Champions, se demandant quelles nouvelles étincelles pourrait bien faire Benzema avec un milieu en acier trempé, période Diarra-Essien de préférence, faisant la loi aux 35-40 mètres avant de le lancer plein axe. C'est vrai qu'on n'a jamais rien vu d'aussi ravissant que ce 4-3-3 gonflé aux charges à relances du Bison, par le règne dans les grandes largeurs du roi Djila, avant que les plus beaux neurones jamais vus sur un terrain de foot, ceux du regretté Tiago, viennent mettre à jour tout l'éclat de cette révolution copernicienne.<br/><br/>En retrouvant ce temps perdu à travers quelques phases de jeu et certaines compositions de match qui ne font plus seulement la part belle à un onze-type mais à un collectif capable de pousser les finasseries tactiques un peu plus loin encore, on comprend mieux pourquoi on est prêt à faire preuve de patience à tous les étages de l'Aulassie depuis que Puel est aux manettes.<br/><br/>Reste à savoir maintenant si cette construction par touches successives, sans doute programmée pour le printemps prochain, est compatible avec cette urgence implacable qui a refait surface hier soir l'air de rien : la qualification pour les huitièmes de Ligue des Champions. Un impératif qui pourrait presque renvoyer à plus tard les belles promesses, comme celles entrevues par exemple le temps d'un divin 4-5-1 de pré-saison, face au Partizan Belgrade, avec Pjanic en 10 qui, sur cette seule prestation, méritait son premier portrait (So Foot n°58). Une façon de rappeler surtout, avec cette entrée de plain-pied dans la saison, que le temps mord aussi les chiens...<br/><br/><strong>Serge Rezza</strong>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Fuck Y'OL !]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/fuck-y-ol-105445.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/fuck-y-ol-105445.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2008-05-12T18:21:29Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Vous pensiez peut-être qu'un OL enfin obligé de se lancer dans une lutte à couteaux tirés pour un titre de plus pouvait enfin devenir supportable. N'importe quoi. L'actuelle fin de saison, confuse à plus d'un titre, révèle surtout que l'OL n'est jamais aussi dirty et bâtard que dans la difficulté. Si vous n'aimiez déjà pas le club lyonnais, on vous donne des raisons de plus de pas l'aimer. Ce qui tombe plutôt bien, parce que, cette fois c'est sûr, l'OL n'en a vraiment plus rien à foutre...

 

  &nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Vous pensiez peut-être qu'un OL enfin obligé de se lancer dans une lutte à couteaux tirés pour un titre de plus pouvait enfin devenir supportable. N'importe quoi. L'actuelle fin de saison, confuse à plus d'un titre, révèle surtout que l'OL n'est jamais aussi dirty et bâtard que dans la difficulté. Si vous n'aimiez déjà pas le club lyonnais, on vous donne des raisons de plus de pas l'aimer. Ce qui tombe plutôt bien, parce que, cette fois c'est sûr, l'OL n'en a vraiment plus rien à foutre...
<br/><br/><br/><br/><strong>Les sales gueules de l'emploi</strong>
<br/><br/>
Depuis son match contre Bordeaux, l'OL s'est vu promettre un septième titre. Un titre que l'équipe a décidé d'honorer en pratiquant le jeu le plus triste de ces dernières années. Loin devant celui de la fin de saison passée, où l'on pouvait encore se consoler de supporter l'insupportable en admirant le cerveau de Tiago et en s'inclinant devant le One+One bien rôdé des couloirs.
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C'est pas faute d'avoir cru l'espace d'un automne au miracle permanent, celui du jeu en 4-3-3 accords réinventé. Avant que ça ne se remette à tirailler à mesure que le titre se rapproche. Baromètre de cette nouvelle saison au goût d'inachevé, Govou. D'emblée jugé insuffisant, pas vraiment donné partant, surtout menacé par la concurrence venue du banc, Govou ne fait pas que s'adapter. Il redevient flamboyant, au point de s'imposer comme le porte-parole d'un 4-3-3 devenu plus direct, de tous celui qui finasse sans doute le moins la construction, mais qui sait éclater la concurrence du jour sur ce principe simple et imparable : le foot reste un jeu où il faut marquer un but de plus que l'adversaire. Si l'on peut en mettre trois ou quatre de plus, c'est encore mieux. La triplette Govou-Benzema-Ben Arfa peut alors s'en donner à c&#339;ur-joie, enchaînant les victoires sur la folle moyenne de 3,5 buts par match. L'état de grâce est tel qu'on voit ressurgir cet autre refrain qui accompagne la drôle de carrière du 14 lyonnais : Govou est encore parti pour réaliser sa plus belle saison.
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Cinq moins plus tard, le songe de cette attaque issue des rangs de la formation à la lyonnaise s'est envolé. Benzema provoque bien quelques gestes géniaux, mais paraît plus seul et approximatif qu'auparavant. Déjà ailleurs. Ben Arfa se prend les pieds dans des histoires de vestiaire, avant de rejouer le rôle du soliste inutile et exaspérant. Et Govou ? Il reste égal à lui-même. A l'OL aussi. Au moment où on lui promet un retour par la grande porte en équipe de France, il redevient ce joueur à la classe trop moyenne, abandonnant les coups d'éclat techniques pour d'obscures courses de replacement. Tout pour déplaire.
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Du coup, ça craint de devenir champion quand plus personne ne se souvient des séquences de haute volée évoquées plus haut. Alors, quitte à l'emporter de la moins supportable des façons, autant y mettre la dose. Comme Govou s'en fout, on demande à Juninho de s'y coller. Un rôle taillé sur mesure. Agacé par la question lancinante d'une fin de carrière qui se lit dans des prestations à la limite de la transparence, il profite de quelques réussites aux coups-francs pour endosser ce costard du capitaine revanchard qui en veut à la terre entière. Là où d'autres rayonneraient devant caméras et micros après un but décisif en demi-finale de Coupe de France, incarnant les héros providentiels hyperpositifs, lui se pointe le visage impassible, les cernes sous les yeux et les joues mangées par la mauvaise barbe. Hostile et muet. La gueule des mauvais jours. Ou plus sûrement celle d'OL Dirty Bastards qui s'assument enfin en tant que tels.
<br/><br/><br/><br/><strong>L'ennui sonore</strong>
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Difficile dans ces conditions d'attendre des supporters qu'ils jouent leur partition sans fausse note. Mercredi soir, l'OL vient de renouer son histoire d'amour avec la Coupe de France. Les anecdotes autour des épopées des Di Nallo, Lacombe et Chiesa flottent tellement dans l'air que les premiers échos resservent dès le lendemain ces expressions sorties d'un autre temps. Où l'on reparle de toute une ville dans l'attente d'une nouvelle finale depuis 1976. La patience des Lyonnais ayant ses limites, la joie de la soirée ne dépassera pas les alentours du stade et ne couvrira jamais les beats enlevées des Nuits Sonores, à peine plus loin.
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Certains y verront sans doute la preuve supplémentaire d'un public d'enfants gâtés, n'appréciant que sagement les victoires à répétition. Les autres savent quels genres de souvenirs la délicate fin de championnat peut ramener à la surface. Entre supporters, on a encore en tête l'histoire de ces deux premiers titres, acquis au prix de folles remontées sur Lens en 2002, puis sur Monaco en 2003. On se met alors à craindre plus que tout d'être séchés par un nouveau venu sur la ligne.
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C'est comme ça que samedi soir, au terme d'une partie où l'on a de nouveau senti l'équipe à trois fois rien du fiasco, les nerfs ont fini par lâcher chez les supporters. Gerland a eu droit à une invasion de pelouse inédite. Un bordel décalé et profane qui ne manque pas d'agacer le club. Les joueurs d'abord, réclamés par le public, qui restent cloîtrés dans leurs vestiaires, refusant d'aller se mêler à la foule pour crier victoire avant l'heure. Aulas ensuite qui finit par revenir sur la pelouse, déclinant l'invitation avec une histoire de superstition quand il aurait fallu invoquer ce qui relève du bon sens : le respect des deux adversaires qui font encore planer les derniers restes d'incertitude jusqu'à samedi prochain - les Girondins et l'AJ Auxerre.
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Un épisode étrange qui fait penser à la fausse bio à thèse de François Bégaudeau sur Jagger (<i>Un démocrate, Mick Jagger 1960-1969</i>). De sa naissance en mai 1960 au milieu de nulle part (un quai de gare) à sa mort sur la grande scène d'Altamont, Californie, dans la nuit du 6 au 7 décembre 1969. Cette fois où la foule ne répond plus à Jagger, cette fois où Jagger a peur de la foule. Cette dernière fois où l'un et l'autre ne jouent plus ensemble.
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Il y a un peu de ça dans ce jeu à contre-temps entre l'OL et la foule. Une équipe qui joue seule, faisant mine de fuir la crispation de son public, pour mieux la retrouver une fois sur le terrain. Une foule à moitié soulagée par la victoire contre Nancy, sans doute impatiente devant ce dénouement devenu trop incertain pour elle. Surtout frustrée par tous ces rendez-vous manqués, quand les titres finissent par se fêter loin d'elle, autour de quelques coupes de champagne tiède dans un hôtel Ibis de Paris ou d'Auxerre.
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Elle n'a pas encore admis que son équipe a enfin délaissé cette course à la reconnaissance pour laquelle elle ne sait décidément pas y faire. Après tout, à quoi peut bien rimer cette conquête un peu vaine et un rien idiote du c&#339;ur des autres ? A rien quand on a compris qu'on ne serait jamais assez veinards, barrés, pourvus - enfin, ce qu'on veut - pour les campagnes au long cours en Ligue des Champions. A rien quand on n'est plus assez médiocre pour se remettre à jouer la chanson des modestes en Ligue 1.
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Il n'est question que d'obtenir ce nouveau titre tant promis. Alright, comme disait Jagger tant qu'il était en vie. Ou plutôt  Alright, comme il  a fini par répondre une fois mort : «<i>Alright. Comme toujours. Donc, tout était comme avant ? On va survivre, bouffer les seventies, on est éternel ? Non non non non non. Ce Alright-là ne sonne pas comme les milliers d'autres déposés sur la foule par Mick de 60 à 69. Il dit d'accord, mais ce n'est pas allégeance démocratique à ce qui vient au-devant de lui. C'est résignation. D'accord, je consens, j'accepte le verdict, je reconnais, j'ai bien compris, j'ai bien vu, je vois bien, je vois bien ce qu'il me reste à faire, je vois bien qu'il faut arrêter, rentrer à la maison, trouver un abri, on est bon cette fois, on y va tout droit, O.K. on va faire ça, tout est bien, tout est consommé, c'est fini</i>».
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D'ailleurs, les rappels à l'éthique adressés en fin de partie par Aulas à tous les journalistes, son goût de l'outrance au micro de Canal («<i>Nous sommes ici en France dans un pays développé et démocratique où les gens qui investissent et ont des bons résultats doivent être encouragés</i>») comme sa dénonciation du grand complot ne disent rien d'autre. Car, nouveau sacre ou non, l'OL s'est enfin résigné à ne plus chercher l'adhésion des foules. OL right.
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<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Haut, bas, fragile]]></title>
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J'adore Steve Savidan. Pas comme un joueur de foot. Rien à voir avec l'admiration que je continue à porter aux milieux lyonnais qui, en quelques passes et autant d'anticipations dans le replacement, rappellent que les gars à la classe très moyenne sont capables de subtilités insoupçonnées. 

 

Non, j'adore Savidan pour à peu près les mêmes raisons que tout le monde - ils ne doivent pas être nombreux d'ailleurs ceux qui n'aiment pas pareil joueur. Sans doute pour cette histoire du cheval de&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->J'adore Steve Savidan. Pas comme un joueur de foot. Rien à voir avec l'admiration que je continue à porter aux milieux lyonnais qui, en quelques passes et autant d'anticipations dans le replacement, rappellent que les gars à la classe très moyenne sont capables de subtilités insoupçonnées. 
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Non, j'adore Savidan pour à peu près les mêmes raisons que tout le monde - ils ne doivent pas être nombreux d'ailleurs ceux qui n'aiment pas pareil joueur. Sans doute pour cette histoire du cheval de retour sorti des divisions les plus obscures qui fait toujours recette. Plus encore que ce parcours à la limite de l'anachronisme, ce sont ces quelques scènes-clés touchantes racontées par le joueur qui me touchent. En début de semaine passée, invité sur un plateau, Savidan refaisait surgir ces longues nuits passées seul sur un balcon, un peu paumé, condamné à défaire et à refaire des choix, pris au piège entre le désir de rebondir ailleurs quand la carrière se remet à patiner et la nécessité de mettre un terme à ces départs à répétition qui usent les proches. Obligé de rester responsable avec des gamins sans rien sacrifier au plaisir de jouer avec une bande de potes. 
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Il faut sans doute être un peu contrarié pour apprécier Savidan, le footeux venu d'en bas, et continuer à supporter l'OL, le club qui n'en finit plus de jouer tout en haut. Quand le héros valenciennois a pris l'habitude de réduire le métier de footballeur à sa plus simple expression -« Jouer !» -, les joueurs lyonnais offrent en retour un professionnalisme à la limite de la névrose obsessionnelle. Il n'y a qu'à voir d'ailleurs le sort réservé à un joueur comme Govou, trop vite taxé de dilettante au nom d'un certain je-m'en-foutisme une fois sorti du terrain, quand tout dans son jeu et sa préparation transpire la rigueur. 
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A la différence de Govou et de presque tous les autres, parce recul et cette décontraction à même le terrain - il faut le voir s'échauffer pour comprendre -, j'adore Savidan parce qu'il incarne à lui tout seul le chaînon manquant entre le foot professionnel et la vraie vie. Un type suffisamment borderline pour retrouver en lui du François Perrin, le joueur de Trincamp, double footeux de Patrick Dewaere dans <i>Coup de tête</i>.
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Joueur fragile et inconstant, les nerfs en pelote et le talent débraillé, Savidan peut ainsi disparaître le temps d'un match, tout juste une semaine après son numéro contre Bordeaux. Hier, on ne l'aura aperçu qu'à de rares occasions. La faute peut-être à l'OL, venu l'emporter à Nungesser en se contentant de jouer comme il sait le faire cette saison : haut, bas, fragile. 
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Haut comme Cris, montant régulièrement d'une ligne une bonne partie de la première mi-temps, devant sa défense. Aux côtés de Toulalan, le Policier reste impressionnant de harcèlement sur les rares offensives valenciennoises. Sans forcer, les Lyonnais réussissent à monter une première contre-attaque qui fait mouche. Relance sur Govou dans l'axe qui sert Clerc sur son côté gauche. Le latéral a tout le temps pour travailler son centre en direction de Keita, venu se replacer dans l'axe après une course de 60 mètres. Sa tête vient lober Penneteau (8ème, 0-1).
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Pendant encore quelques minutes, on aura droit à un retour du 4-3-3 canal historique attendu, compte-tenu de l'absence de Benzema. Le serpent à sonnette d'Houllier est de sortie cet après-midi à Nungesser : récupérations dans les trente-cinq mètres adverses, parfois à peine plus bas que la ligne médiane, pivot de Fred de l'axe vers les côtés, centre et frappe au but. Comme Govou et Juninho font dans le cotonneux, Bodmer et Keita profitent de l'occasion pour s'en donner de nouveau à c&#339;ur-joie. Dans une économie de gestes déconcertants de facilité, le grand blond domine le milieu comme il sait le faire depuis la sortie de Ligue des Champions. C'est sans doute pour ce genre de raison que ce moment de la saison reste un de mes préférés : lorsque, une fois l'excitation des huitièmes retombée, l'OL sort du banc ceux qui règleront le jeu lyonnais l'année prochaine. Ainsi, depuis quelques matchs, la transmission Toulalan-Bodmer et les solos de Keita font de telles merveilles qu'on rejoue les regrets éternels entre supporters de l'insupportable, désolés que Manchester United si tôt, à un match de l'éclosion du grand Mathieu.
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A peine le temps de repenser à l'Europe que le quotidien de la Ligue 1 reprend ses droits sur une tête d'Eric Chelle (1-1, 27ème). Une drôle de période où les Lyonnais jouent plus bas, s'en sortant par des sauvetages assurés du bout des pieds, une fois par Cris, une autre par Coupet. VA a compris qu'il valait mieux se débarrasser du milieu, quitte à balancer à l'arrache vers Sebo. L'OL joue à l'arrêt, retrouvant en fin de mi-temps ces instants de fragilité qui ne l'auront jamais quitté cette saison. 
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La seconde mi-temps reprend sur ce même faux rythme. Comme les Lyonnais ont plutôt la maîtrise du ballon, ils peuvent recommencer à endormir les Valenciennois en faisant circuler le ballon d'un côté à l'autre et délaisser cet axe en délicatesse sans Benzema. On se remet à jouer haut pour mieux sonner Valenciennes. En repiquant vers l'axe, vers Fred, qui remet en première intention, toujours dans le rôle du pivot, pour Keita, décalé sur la droite. Kader centre fort. Alors qu'on l'avait tous oublié, Govou ressurgit l'air de rien, entre deux défenseurs. Quoi de plus normal ? Il faut bien quelqu'un pour aller planter un nouveau but décisif, du plat du pied (1-2, 64ème).
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La suite ne vaut que pour le coaching de Perrin qui accorde un peu de temps de jeu à Crosas et à Delgado. Le jeune milieu catalan vient de crier sur tous les toits qu'il aimerait rester une saison de plus à Tola Vologe. Il joue encore un peu trop bas pour assurer les bonnes passes entrevues à chacune de ses apparitions. Du côté de l'Argentin, sa prestation de fin de match contre Sochaux en Coupe de France a rassuré ceux qui le trouvaient fragile. Il n'aura eu droit cette fois qu'à quelques bons appels restés sans suite en toute fin de partie. 
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L'OL peut encore se permettre d'expérimenter quelques minutes avant d'enchaîner les deux derniers sommets de sa saison, le premier en championnat contre Marseille, le second en Coupe contre le FC Metz. Deux rencontres où, à coup sûr, il faudra choisir entre jouer haut, bas ou fragile.  
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<strong> <i>Serge Rezza</i> </strong>
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<strong>Bonus</strong> 
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Pendant que Govou et ses copains empilaient une nouvelle victoire dans la perspective du septième sceau, les filles de l'OL disputaient une demi-finale de la Coupe d'Europe féminine contre les Suédoises d'Umeå. Devant 12 000 spectateurs présents pour l'occasion, la rencontre s'est terminée sur le score de 1-1, synonyme de ballottage défavorable pour les Lyonnaises. A moins que les coéquipières de la Bompastor ne resservent l'exploit du quart retour contre les tenantes d'Arsenal Ladies...
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Demain, le n°53 de <strong>So Foot</strong> présentera un très joli portrait militant de Sidney Govou, signé Simon Capelli-Welter. Ce papier aura son prolongement sur ce blog sous peu. En attendant, il est possible de patienter avec cette analyse du génie trop longtemps incompris de Govou, accompagnée d'une analogie musicale convaincante, à lire chez mes copains de <a href='http://www.kickofflabiere.com/content/view/456/271/ 'target='_blank'> Kickofflabière </a>.]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[La foire de trop]]></title>
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On a beau s'entendre dire qu'on a assisté à un match censé être historique samedi au Stade de France parmi ces presque 78 000 personnes, on préfère encore détester tout ce qu'on a pu y voir. Quitte à en rajouter une couche en décrétant penser exactement tout le contraire de ce qu'on a entendu dans la foulée du match et affirmer que l'OL a même préparé de la pire des manières la rencontre de demain à Old Trafford avec cette victoire déplacée.

 

Pour être honnête, je dois dire qu'en me rendant au&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->On a beau s'entendre dire qu'on a assisté à un match censé être historique samedi au Stade de France parmi ces presque 78 000 personnes, on préfère encore détester tout ce qu'on a pu y voir. Quitte à en rajouter une couche en décrétant penser exactement tout le contraire de ce qu'on a entendu dans la foulée du match et affirmer que l'OL a même préparé de la pire des manières la rencontre de demain à Old Trafford avec cette victoire déplacée.
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Pour être honnête, je dois dire qu'en me rendant au Stade de France, je savais que j'allais détester ce match. Un peu comme avec certains disques ou certains films, je préfère décréter que je ne vais pas aimer au nom d'une mauvaise foi qui ne regarde que moi. Pour une fois, je n'ai même pas à me forcer. On a beau avoir pris ses précautions en ratant le concert de Louis Bertignac, la mise en scène qui suit l'immédiat avant-match provoque les pires sueurs froides. Battle improbable entre des régiments de cheerleaders loscistes et la chorale des Chérubins de Sarcelles ( !), chorégraphies foirées par des enfants-Dogues autour de ballons baudruches crevés et karaoké géant pour supporter lillois.
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Il y avait de quoi ricaner. De quoi s'inquiéter surtout. On a quand même affaire aux deux clubs qui ont promis le matin même par la voix de leurs maîtres de changer radicalement la face du football français. Pour une fois qu'on peut faire parler un autre président qu'Aulas sur le sujet, on ne va pas se priver : <i>« Le kolkhoze a rendu l'âme (...). Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est d'abord penser au client : le public. »</i> (Michel Seydoux). La grande foire de ce samedi après-midi n'est rien d'autre qu'une projection de ce qui attend les supporters - ou du moins ce qu'il en reste, des clients - dans les dix prochaines années. Soit du guazzinisme à go-go pour tuer le temps en famille chaque samedi après-midi.
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Qu'importe d'ailleurs si le match n'est rien d'autre qu'une scène ordinaire de la vie en L1, entre une équipe qui domine son championnat avec sans cesse plus de paresse et une autre qui cherche à sauver sa peau dans l'élite en serrant les lignes, espérant marquer avec un vieux cheval de retour abandonné en attaque. On a bien fait mine de se réjouir devant ces retrouvailles entre Cris et sa défense pour un match officiel, rassurés de le voir aimanter le ballon adverse avec toujours autant d'aisance au moment des duels. On l'a moins été dans la perspective d'une autre titularisation demain soir pour peu que le jeu prenne de la vitesse et qu'il faille se jeter en pleine surface. Ca n'a rien de surprenant, mais le Policier a encore du mal à faire don de son corps. Autant éviter donc de claironner que ce retour-là est suffisant pour se frotter aux attaques en rouge diable.
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Ailleurs sur le terrain, les deux équipes réussissent à endormir des tribunes qui n'avaient pas besoin de ça pour être aux abonnés absents. Au milieu, on observe Juni qui joue les apathiques et Bodmer qui cherche encore sa place à ses côtés, malgré de meilleures inspirations au moment d'orienter et de distribuer le jeu. Ce qui a le don d'en excéder un autre, Benzema, bien décidé à semer un peu de pagaille dans ces échanges de vieux garçons et à envoyer balader à la demi-heure de jeu ce 4-3-3 qui doux-doux ronronne. Le voilà qui prend la balle dans les pieds de Juni et commence à accélérer tout en rupture plein axe. Clerc l'employé modèle passe par là, tente le grand pont et le réussit, centre en retrait sur Fred qui fait mourir la balle loin de Sylva, pile dans les filets. But.
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On ne sait pas ce qui est le plus dégueulasse dans l'affaire, entre Benzema qui  n'en finit plus de prendre le jeu de toute l'équipe ou presque à son compte, la réussite insolente de Clerc sur ce match et le retour triomphal tout sauf mérité de Fred. En attendant, ça fait bien hurler de joie toutes ces familles <i>« je vous OL »</i> de la tête aux pieds. C'est peut-être elles qui ont raison de s'enthousiasmer. Après tout, cette nouvelle rencontre a encore tout du miracle pour des Lyonnais qui réussissent on ne sait comment à sauver les apparence en L1.
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C'est d'autant plus remarquable que ce service minimum auquel on a droit depuis quelques matchs sonne faux et mérite qu'on s'y attarde - bien plus que la suite du match. A côté de moi, R. dégage à la Cris mon pessimisme, un peu comme il y a quinze jours. Pour lui, voir l'OL s'arrêter de jouer, ne plus penser qu'à défendre en seconde période et Ben Arfa tout faire tout seul pour gagner sa place à Manchester à partir de la 60ème, tout ça prouve bien que les têtes sont bien à Old Trafford. A ce compte-là, il faudra alors remercier les Loscistes pour leur mansuétude et cette obstination à ne surtout rien faire pour troubler l'ordre maintenant naturel des choses en L1.
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A moins que ce grand vide qui se découvre dans le jeu de l'OL, cette façon de se faire surprendre aussi sur une frappe de Frau frôlant le dessus de la transversale (59ème) ou sur ce tir en pivot ras-le-poteau de Bastos (92ème), ces courses dans le vide de Juninho au milieu et cette sortie toute en colère rentrée de Benzema ne disent autre chose. Pour A., retrouvé à la sortie, les choses seraient même encore plus compliquées. Ce collectif qui n'y est plus depuis plus longtemps qu'on le pense annonce rien de moins que la petite mort du système Aulas pour la suite de la saison. Face à un groupe lyonnais parvenu à une certaine maturité tactique et maintenant agité par des ego gonflés à bloc, un entraîneur sans qualité que le club voudrait façonner à sa guise ne suffit plus. Cette équipe n'en est plus au même point qu'à l'arrivée de Le Guen et, après Houllier, a besoin d'une nouvelle pointure pour remettre en ordre un 4-3-3 qui s'épuise et tend à se morceller.
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On peut d'ailleurs revenir sur la sortie frondeuse de Benzema à la 60ème. Qui préfère charger Perrin pour esquiver cette histoire de main qu'il n'aurait pas échangée avec Ben Arfa. Sur ces rappels exaspérés de Perrin à Ben Arfa contre Saint-Etienne pour qu'il reprenne son couloir - le gamin est tellement sourd qu'il préfère se faire sortir. On oubliera pas non plus cette confidence de Juninho à Houllier après la victoire contre les Rangers : <i>« Vous êtes le coach qui m'a fait le plus confiance de toute ma carrière... »</i>. Un hommage trop appuyé et trop ému pour ne pas dire autre chose, juste à côté de Perrin. On ne parle même pas de la métaphore toute aulassienne de la <i>« courroie de transmission »</i> et des portes que Duverne, Bats et Garde font claquer à Tola Vologe. Pour une fois, Dirty Bernie n'a même pas à s'en mêler.
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En cas d'élimination demain soir et de sommet du championnat dans lequel l'OL ne sauverait même plus les apparences dimanche prochain, on aura donc tout le loisir de reconsidérer cette vaste foire du Stade de France à sa juste mesure : comme un match qu'on avait bien raison de détester.
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<strong>Serge Rezza</strong>]]></content:encoded>
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