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Regroupés dans un collectif à géographie variable, les OL Dirty Bastards assument seuls contre tous le je-m’en-footisme de Govou comme les méthodes du discours aulassien.

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Sunday Dirty Sunday

8 janvier 2008 à 10:12 Sunday Dirty Sunday

Et s’il en était du stade Dominique-Duvauchelle comme du deuxième club qui manque tant à Paris ? Introuvable. A se demander même s’il existe. Un peu avant Noël, on a appris que les Aulas Globe Trotters viendraient faire un tour côté banlieue contre cette équipe qu’on avait oubliée, l’US Créteil-Lusitanos – tout le drame du foot francilien condensé dans un seul club. Dix années passées dans l’anonymat de la L2, avant que l’exercice favori des clubs parisiens – la fusion entre voisins – ne transforme les rêves de gloire en sordide descente jusqu’en National.

De l’autre côté du périph’, le foot reste plus que jamais souffreteux. Vieille chimère qui n’anime plus que quelques allumés recensés autour des historiques (Red Star 93, Racing), dont on fait semblant d’avoir perdu la trace. Arrivés aux portes de Duvauchelle, on comprend mieux pourquoi l’US Créteil n’a jamais intéressé personne. Des tribunes en pré-fa’, un goulot d’étranglement en guise d’entrée : c’est la foule des grands jours tant attendus et c’est panique à bord. Les seuls tenus au courant de la tournure de l’affaire sont les abonnés, arrivés une heure avant tout le monde, squattant leurs places habituelles. On se mêle alors à ces grappes de spectateurs passant d’un bloc à l’autre, à la recherche de la moindre place.

Les onze lyonnais alignés ce soir sont eux à peu près sûrs de la tenir pour un bout de temps, leur place. Du moins pour ce mois de janvier qui promet de bouffer du match lyonnais. Manque de bol, le seul qui pourrait se réjouir tout haut d’un enchaînement qu’on maudit tout bas est déjà absent pour les quatre semaines à venir (Govou). Keita à la recherche de son équipe pour la CAN, on se presse dans la foule pour voir qui est aligné côté droit. Et surprise, c’est Baros qui s’y colle. Si le Tchèque semble avoir appris en quatrième vitesse la mécanique du jeu d’aile lyonnais – permutation, coups du piston en phase de repli -, on le sent encore emprunté dès qu’il s’agit d’aller provoquer. Passée la cinquième minute, on arrête de compter ses remises en retrait.

On s’en remet vite alors à Ben Arfa et Benzema pour lui dévoiler les dernières subtilités du mode d’emploi. Toujours en mouvement, les deux assurent le show que le public est venu chercher : du jeu en avant toute, percutant et provocateur à souhait. Dès la cinquième, Benzema part dans la profondeur ; une accélération qui suffit pour semer le trouble et retourner ce qu’il reste de supporters cristoliens. Il y a bien un gang juste derrière pour continuer à croire au coup des Béliers, exhortant toute gorge déployée les bleus cristoliens sur l’air du « Donne tout ! » ou assaisonner la défense lyonnaise dans les règles de l’art, on repère surtout l’énergie de Källström et Toulalan au milieu pour donner ce qu’il faut de coups de reins et de hanche et étouffer leurs hôtes dès le premier quart d’heure.

Ce beau lancement pour Ben Arfa qu’on sentait imminent, c’est Källström qui l’assure à la quinzième. Il ne reste plus qu’à remettre pour Benzema. Contrôle, tir du droit, but. Baros mettra près d’une demi-heure pour se retrouver dans un mouvement identique, à la place de Ben Arfa. Un crochet côté gauche et le voilà qui assure une première passe, une vraie, qui n’a rien d’une simple remise en retrait. Une passe qui peut devenir décisive et permettre à Benzema d’en remettre une couche (38ème). Ca paraît tellement incroyable que, vu des tribunes, on a longtemps préféré voir Grosso dans le rôle du dernier passeur inspiré.

Comme on n’est plus à une surprise prêt, on s’étonne à peine du bon centre en retrait ajusté par Clerc vers Juninho. Le Brésilien doit quand même se coucher pour reprendre la balle et la mettre dans les filets (44ème). 0-3, on sent bien que plus personne ne veut rejouer la reprise grippée de la saison dernière à Bayonne. Lacombe le dernier qui, la rencontre terminée, annoncera une série de départs (Belhadj, Fabio Santos, Fred). On peut ne pas avoir son flaire et sentir malgré le désir de parachever la pacification du vestiaire lyonnais, autour de ces quelques postes où la concurrence à tout crin n’a plus de sens depuis que Perrin a mis la main sur son onze-type.

Tenus vaguement éveillés par une histoire de penaltys en seconde période et par l’arrivée sur le terrain de cette bleusaille lyonnaise perdue de vue depuis la Peace Cup (Sandy Paillot et Loïc Rémy), on encourage les derniers tacles enragés de Källström avant de se demander si Vercoutre aurait bien assurer que Coupet pour arrêter les rares ballons de la soirée. Pour son retour en grandes pompes, le cheap type de l’OL a pu reprendre tout en douceur et se laisser aller à raconter son émotion quand il a pu enfin renifler l’ambiance du vestiaire avant-match. Sur ses quelques intervention, il manque encore d’explosivité et d’assurance, mais on le croit volontiers lorsqu’il annonce vouloir remettre sa défense en ordre en vieux garçon scrupuleux qu’il est – il a avoué avoir repéré quelques appels d’air inquiétants devant lui.

La partie se termine (0-4, Benzema sur penalty à la 80ème), le temps de trouver des grâces de dernière minute à cette reprise, en se réjouissant par exemple de voir dans ce match un OL plus revanchard que prévu, trouvant d’emblée son rythme de janvier et renvoyant encore plus loin encore cette saison 2007 aussi interminable que la sortie du goulot de Duvauchelle. On en profitera quand même pour apprendre deux nouvelles importantes. Sauf miracle, on ne sera pas dans les tribunes pour les 1/16èmes contre Croix-de-Savoie (CFA). Mais, miracle, il y aurait ce soir un deuxième club parisien, le Paris FC qui a eu la bonne idée de sortir les adversaires de la semaine prochaine, ces gars du TFC qui sacrifient leurs participations en Coupe en misant tout sur ses matchs-découpe contre l’OL. Vouloir prétendre ainsi au titre d’équipe la plus dirty sans être capable d’enfoncer un peu plus ce qu’il reste de foot en Ile-de-France relève quand même de l’imposture…

Serge Rezza






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» Sunday Dirty Sunday · 9 janvier 2008 13:36

Oh la chute Serge ! Provocation Aulassienne d’avant match !!! vivement samedi 20h !!!

 V@lmont