Paranoid Parc
Autant le dire tout de suite, avant un PSG-OL, je suis toujours un peu plus traqueur que d'habitude. La faute à ce club de la capitale qui, une fois qu'il est devenu suffisamment détestable à mes yeux, n'a rien trouvé de mieux que de recueillir quelques-uns des joueurs lyonnais auxquels je m'étais le plus attaché -; Franck Gava, Flo' Maurice, Vikash Dhorasoo, Peggy Luyindula.
Lorsque cet été la rumeur laissait entendre que Tiago pourrait bien se résoudre à jouer aux côtés de la menace Chantôme pour relancer une carrière minée par des lombaires qui grincent, j'ai bien cru que je ne m'en remettrais jamais.
Comme visiblement le PSG et ses dirigeants sont bien décidés à ne pas me laisser supporter l'insupportable l'esprit tranquille, il a fallu que Govou se pointe jeudi dernier pour déclarer sa flamme au club parisien dans les colonnes du Parisien : « Je me suis imaginé jouer avec le maillot du PSG. J'ai un attrait particulier pour ce club. » Chienne de vie, tiens.
Etrange idée d'ailleurs de régler ses comptes de la sorte avec Aulas, à la veille de ce déplacement au Parc des Prince où Puel va devoir se résoudre à pratiquer cette fois son turn-over sous la contrainte ou presque. Entre joueurs-cadres dont il faudra se passer -; Grosso blessé, Toulalan en délicatesse, Benzema à préserver pour Florence -; et la perspective d'un match que le coach lyonnais dit redouter depuis des semaines, ça respire moyennement la sérénité dans le camp lyonnais. Pas pour rien que le club se perd depuis trois jours à inonder toutes les rédactions du pays de communiqués rageurs au sujet de la folle cadence du moment.
En attendant, la direction de l'OL pourra toujours calmer ses petits nerfs fragiles en lisant les commentaires postés par deux lecteurs dans la boîte à comm' temporaire d'ODB (serge.rezza@gmail.com). Merci à eux au passage.
Serge Rezza
Le 15 novembre, commentaire posté par C. après Dans le ventre de Gerland
"Lorsque River Plate se traîne dans le fond du classement du championnat argentin, qu'Arsenal ne s'en sort pas face à Hull ou à Sunderland, que Bielefeld manque de scalper le Bayern, la rengaine est la même. Au-delà du grand renversement de l'ordre des choses, il est aussi question quelque part de victoire morale. On a beau savoir que d'ici quelques matchs, quelques mois, une saison, on remisera les rêves de fin de cycle au placard, mieux vaut en profiter."
J'avais tout mal compris, en fait - super mal compris, même - ; mais nous avons pu en parler, Serge, lorsque nous nous vîmes en ce milieu de semaine. Je croyais - ah, il ne faut pas m'en vouloir, mon bon (beau ?) Serge - que tu abordais le sujet préféré des déclinophiles. Il n'en était rien, me rassuras-tu sur le moment et remarqué-je à l'instant en relisant les lignes ci-dessus. Tant mieux.
Par ailleurs, je ne saurais trop t'encourager à produire un article sur Gerland et l'appartenance, l'ancrage, de l'OL dans ce lieu - le stade "Novotel" ou "Accor" de Décines ne me plaît guère... - et à chanter aussi les louanges de Chelito - en soulignant, par là, que Kimi, s'il montre une belle hargne ces temps derniers, se fait aussi remarquer par une fâcheuse tendance à croquer.
Le 17 novembre, commentaire posté par Frédéric Bouquot après [OL-LOSC, l'éternité et 15 jours->http://www.sofoot.com/blogs/odb/ol-losc-l-eternite-et-15-jours-sofoot-108613.html]
C'est avec le plaisir du sentiment partagé que j'ai découvert dans cet article une référence à Denis Balbir : ne pas être le seul à s'agacer des dérives vocales du commentateur.
Tout a commencé, dans mon cas un matin de 1987 ou de 1988 en écoutant NRJ avant de partir au lycée, la passion du foot alors plus diluée dans des réflexions d'adolescents, une voix qui me suivra longtemps ne pouvait s'empêcher de conclure ses journaux d'un commentaire enflammé sur la vie de l'AS Saint-Etienne : la relation partait du mauvais pied.
Après quelques années de repos auditif, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre le retour de la voix lors des résumés de Jour de foot, cette soudaine réminiscence n'augurait rien de bon.
La montée en puissance de l'OL a coïncidé avec celle de Denis Balbir au sein de Canal pour les commentaires des directs.
Les commentaires, souvent énoncés sur des phases des matchs ou des propos sujet à discussion (la voix est à mon avis intelligente et sait frapper de façon sournoise mais efficace), étaient systématiquement anti-lyonnais.
Le point d'orgue et notre revanche de tant d'années de frustrations audiovisuelles fut le changement perceptible et si agréable dans la voix de Denis Balbir lors des ultimes minutes du derby Saint-Etienne -; OL de septembre 2005.
Malgré cette joie intense et le fait que la voix doive accepter en direct la domination lyonnaise, il reste toujours la déception lorsque la voix rebondit (il faut tout de même admettre que le journaliste est de qualité et sa connaissance du foot assez forte) soit sur France 2 alors qu'on se prépare à une paisible soirée de Coupe de la Ligue soit sur Orange Foot au début d'une saison que l'on espère riche et fructueuse.
La mauvaise foi que l'on prête à nos dirigeants n'est jamais rapprochée de celle de la voix ... C'est un peu déplaisant pour rester courtois ... Il est à souhaiter de rester invaincu dans le derby jusqu'à la date de départ à la retraite de la voix qui nous poursuit depuis 1988 ou 1989. Mais pourquoi n'a-t-il pas envisagé une réorientation totale dans le poker, putain c'est pourtant bien le poker.