OL – Bilan pour une saison bâtarde, par V@lmito

OL – Bilan pour une saison bâtarde, par V@lmito
30/05/2009

Avec des supporters déclarés comme Clovis Cornillac, Thierry Frémeaux (délégué général du Festival de Cannes) ou Jérôme Seydoux, avec ce maillot qui sentait le Pathé il y a encore quelques saisons, l'OL a inauguré un tout nouveau genre de ciné-club. V@lmito fait lui aussi partie de cette frange cinéphile des supporters lyonnais pour qui les fins de saison se vivent quelque part entre le tumulte des salles obscures cannoises et les débordements d'Anthony Mounier. Revenu d'une semaine « hardcore » sur la Croisette qu'il raconte sur son blog, il délaisse le temps d'un bilan les histoires d'Inglorious Basterds à Tarantino pour retrouver les vrais dirty bâtards de la saison, ceux de l'OL.
Ton meilleur souvenir cette saison ? La première mi-temps face au Barça qui m'a laissé croire quelques minutes à la possibilité d'un exploit « interplanétaire ». Et puis parce que les gars, pendant ces 45 premières minutes, m'ont donné l'impression d'être de vrais chiens affamés de ballon.

Ta plus grosse déception ? Le match à Valenciennes, niveau zéro du foot. Pas vu un match pourri comme celui-là depuis longtemps.

Ton équipe type au terme de la saison ? Lloris -; Clerc -; Cris -; Boumsong -; Grosso -; Mak II -; Toul' -; Juni -; Govou -; Mounier -; Benz'

Sofoot.com a publié un plaidoyer pour Claude Puel après la victoire contre l'OM. Malgré l'absence de titre cette saison, t'en penses quoi du tout nouveau « manager du football » ? Pour moi, Puel IS the man. Un homme constant, c'est ce qu'il faut à l'OL, d'autant que pour sa première année il a assuré la transition. Maintenant que la transition « claudienne » a bien eu lieu, il faut continuer à creuser le sillon. La saison prochaine, il aura les coudées franches pour le renouvellement quasi total des cadres de l'équipe. Du coup, il ne servirait strictement à rien de changer une nouvelle fois d'entraîneur. Et puis, pour peu qu'on regarde l'évolution du jeu lyonnais ces deux dernières années, on peut se dire que Puel a sûrement payé la gestion de l'effectif à la petite semaine de Perrin. Après cette saison où l'on avait senti que ça naviguait à vue, on se doutait bien que les conséquences à moyen terme se feraient sentir à un moment ou à un autre, tant pour le groupe que dans les têtes.

Se sentant sur le départ, on a souvent entendu Juninho remuer une certaine nostalgie, celle des saisons précédentes où l'OL dominait la Ligue 1 et sortait tête haute de Ligue des Champions. Quelles sont les trois choses qui t'ont le plus manquées cette année ?

1. Les sorties surréalistes d'Aulas qui l'a mise en veilleuse presque toute l'année. Avant de se rendre compte un peu tard qu'elles faisaient partie intégrante d'une bonne saison lyonnaise.

2. Le jeu de passes, le ballon qui circule et l'attente du bon moment pour attaquer... Le Serpent à sonnettes, quoi, avec le plaisir de voir jouer Tiago.

3. L'assurance presque à chaque fois qu'on regardait jouer l'OL d'assister à un bon, un très bon match de foot.
Après le départ de Fred, on a vu resurgir la nécessité d'un autre grand attaquant pour que Benzema ne soit pas abandonné seul en pointe. T'as une idée du type en question ? Drogba, pour faire "Vanille-Chocolat".

L'OL n'a visiblement toujours pas réglé la question de son hymne. Samedi dernier, après des années de playlists désastreuses à Gerland, on a fini par entendre Take Me Out de Franz Ferdinand. T'as pas une idée de tube qui ressemble davantage à l'OL ? Common People de Pulp.

Common People - Different Class - Pulp

Du coup, quel nom de « common people » as-tu prévu de te faire floquer pour oser porter un maillot fluo pendant les festivals de l'été ? Mounier, what else ?

Propos recueillis par Serge Rezza

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