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Regroupés dans un collectif à géographie variable, les OL Dirty Bastards assument seuls contre tous le je-m’en-footisme de Govou comme les méthodes du discours aulassien.

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Meilleurs vœux

15 janvier 2008 à 22:47 Meilleurs vœux

Oui, comme c’est de saison, ODB vous présente tous ses vœux de bonne année. A vous et à lol, bonheur et réussite. Enfin chance. Je n’aime guère ce mot, réussite, je lui préfère chance, c’est bien plus joli. Chance.

Histoire de prouver que s’il est facile d’expliquer une victoire a posteriori, c’est surtout vain, inutile et malpoli, car rien n’est joué d’avance. Non, rien n’est joué d’avance. C’est même un peu toute la beauté du sport. Quand la chance s’en mèle. Tout autant que la malchance.

L’ami Cavégoal, seigneur du forum, l’avait bien compris, quand, seul contre tous, il tentait d’expliquer la défaite contre la Roma, aussi, surtout une question de malchance. Lyon avait eu des occaz avant la douche.

L’olympique Lyonnais joue son jeu et le reste ne s’explique pas. Comme ce jeu est ma foi souvent fort joli, quelles arabesques mes amis, et comme la vie n’est pas si mal foutue, on gagne assez souvent. L’esthétisme puis, cerise sur le flamby, le résultat, c’est génial. Et puis des fois, on perd avec un jeu de meilleur acabit que certains soirs de victoire. Alors quand bien même, ce n’est pas si grave, l’essentiel est sauf. Un proverbe japonais dit qu’en atteignant le but, on a raté tout le reste.

On ne mérite ni de perdre ou de gagner, on gagne ou on perd, c’est tout. L’erreur est d’y chercher des explications. Akoibon ; Edouard Baer et Jean Rochefort, on était dix dans la salle. Nous avons bien ri, on était heureux. Enfin je crois. Surpris en tout cas. Porto, Monaco, doublé de Govou contre les champions du Monde.

Oh putain Syd, que je t’aime.

Tu t’efforces, ô génie incompris, de prouver jour après jour l’existence du hasard. De le matérialiser. Un but venu d’ailleurs, un contrôle de merde. Pour la bonne cause, tu ne complais pas à être bon tous les soirs, oh que non, mais génial l’un, naze trois autres. Tu chantes comme personne l’irrégularité, la surprise. La plus belle question du foot actuel, ton niveau de jeu. Sid, tu es un magicien. Tu as introduit le bizarre, l’étrange et le sublime dans le football. L’irrationnel.

Vikash, Tiago. A ton tour Syd, tu es le beau. Et en plus tu t’en fous, tu as bien raison. L’essentiel n’est pas là. Un beau jour, toute la malchance passé, comme ce jour maudit où tu nous rates lamentablement un truc tout fait qui nous aurait permis de mener 2-0 contre le PSV, se transformera en chance. Le décalage qui fait la différence.

Triplé de Govou ; bonne année à vous.

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