Les 100 titres qui pourraient devenir l’hymne de l’OL

Les 100 titres qui pourraient devenir l’hymne de l’OL
16/02

Lorsqu’il est question de retrouver la longueur d’avance sur la concurrence qui semble lui échapper, Jean-Michel Aulas ne manque jamais d’idées. Construire un nouveau stade, introduire son club en bourse ou monter une alliance avec l’OM, tout ça semble encore un peu juste pour s’adapter à la nouvelle donne qu’impose le PSG version QSI.

Alors, il y a quinze jours, JMA a décidé d’attirer à son tour l’attention des rois du pétrole en officialisant la venue de sa nouvelle recrue, Hamdan Al Kamali, grand gaillard de 22 ans, défenseur central de son état et tête de pont du foot aux Émirats. Ce qu’on ne savait pas encore lors de la présentation en grande pompe – pour un joueur promis surtout à évoluer avec la réserve en CFA –, c’est que l’innovation était ailleurs. Contre toute attente, JMA a lâché un genre de révélation qui ne pouvait laisser insensibles les mauvais blogueurs d’ODB : « Nous avons suivi les performances d’Hamdan avec son club, mais aussi avec sa sélection. Une liste des 100 meilleurs jeunes mondiaux avaient été publiée et Hamdan était répertorié dans celle-ci. » Si on suit le Tycoon lyonnais, il suffit qu’un blog vaguement influent publie un Top 100 comme tant d’autres pour décider la cellule recrutement de l’OL à faire venir un joueur qui y figurerait.

Vous le savez, vous les derniers lecteurs de ce blog, ODB compte plus que jamais s’imposer comme un des blogs qui comptent dans le petit monde de l’OL. Avant de publier le Top 100 des poussins de la Ligue du Rhône-Alpes qui feraient bien d’être supervisés d’un peu plus près par la détection lyonnaise, on s’est décidé à publier une autre liste pour combler ce vide toujours aussi difficile à supporter entre Saône et Rhône : le Top 100 des chansons qui ont été composées pour devenir l’hymne officiel de l’Olympique Lyonnais. Si jamais les mecs de l’OL qui lisent les blogs n’y trouvent pas leur compte, je leur précise qu’il y a de quoi y faire une bonne playlist histoire d’avoir l’air aussi cool que Barack Obama.

1. Pavement – Here : « I was dressed for success, but success it never comes… »

2. Pavement – Range Life : l’hymne de la classe moyenne, trop moyenne.

3. The Kinks – Everybody’s Gonna Be Happy : parce qu’il n’y a que des Gones happy. Surtout sur OL TV.

4. AC/DC – Highway To Hell : « Hey Mumma, look at me ! I'm on the way to the promised land ! I'm on the highway to OL ! »

5. House Of Pain – Jump Around : l’hymne qui ne saute pas n’est pas Lyonnais.

6. Bob Dylan – The Times They Are A-Changin’ : parce que les temps ont changé et l’OL avec. « And the first one now will later be last for the times they are a-changin' ! »

7. Carl Perkins – Gone Gone Gone : l’hymne pas difficile à retenir. « Well I'm Gone Gone Gone, well I'm Gone Gone Gone. »

8. ‪The Kinks‪ - A Well Respected Man‬ : rengaine railleuse pour entretenir le mythe du petit actionnaire d’OL Groupe qui sommeille en chaque supporter lyonnais. « He's a OL respected man about town, doing the best things so conservatively. »

9. The Black Keys – Lonely Boy : « Oh, oh-oh ! I got a love that keeps me waiting. » L’histoire d’une vie, celle du supporter lyonnais.

10. Elvis Presley – That’s All Right (Mama) : l’OL en Elvis, Aulas en Colonel Parker, Garde-Duverne-Bats en Memphis Mafia. That’s OL Right !

11. Morrissey – We Hate It When Our Friends Become Successful : surtout quand vos amis sont supporters de l’OL.

12. Pulp – Common People : Toulalan à la Cafét’ Leclerc, Cris au Carrefour d’Ecully, Coupet à la Halle aux Vêtements... L’OL ou une certaine idée des cheap types.

13. Chris Clark – Love’s Gone Bad : l’hymne Bad Gone.

14. Stone Roses – I Wanna Be Adored : l’OL aussi.

15. Johnny Cash – Man In Black : jouer en noir pour ceux qui perdent entre huitièmes et quarts de Ligue des Champions.

16. Benjamin Biolay – Lyon Presqu’Ile : presqu’OL. National anthem.

17. The Cribs – I’m A Realist : pour rendre au supporter lyonnais ce qui lui appartient, l’invention du réalromantisme.

18. Neil Young – Old Man : l’hymne de ceux qui crient encore Di Nallo, Chiesa, Lacombe et tous les autres, les vrais OL’ men. « I've been first and last, look at how the time goes past, but I'm OL alone at last. »

19. Chuck Berry – Johnny B. Goode : « Juni Be Good » en version lyonnaise.

20. The Smiths – Bigmouth Strikes Again : « JMA a encore frappé » en version sous-titrée.

21. Joan Jett and the Blackhearts – I Love Rock 'n' Roll : OL Of Fame. « I love rock’n’OL ! »

22. BB King – The Thrill Is Gone : et Gone est le frisson.

23. The Jackson 5 – I Want You Back : de préférence, à la tête de la Ligue 1.

24. Yeah Yeah Yeahs – Gold Lion : l’hymne pour tromper l’ennui fauve.

25. Divine Comedy – Middle Class Heroes : l’hymne aux vrais héros, ceux qui ont su rendre la classe moyenne supérieure - Gava, Tiago, Chelito, Toulalan, Pjanic, Gonalons…

26. L’Affaire Louis Trio – Mobilis In Mobile : l’hymne au jeu en mouvement.

27. Beck – Loser : sauf entre 2001 et 2008.

28. Nada Surf – Popular : hymne d’autopersuasion. « I'm head of the class (I'm popular), I'm the party star (I'm popular), I make football best (I'm popular) »

29. Phosphorescent – It’s Hard To Be Humble (When You’re From Alabama) : parce qu’avoue que c’est super dur de redevenir humble quand tu supportes lyonnais…

30. Teenage Fanclub – Start Again : l’hymne pour renvoyer au loin les promesses de fin de cycle. « Even though it's complicated, we've got time to start again. »

31. Neil Young – Hey Hey, My My (Into The Black) : « It's better to burn out than it is to rust. The king is Gone but he's not forgotten. »

32. Benjamin Biolay – De beaux souvenirs : le jeu en 4-3-3 accords, le Serpent à Sonnettes ou le Dark Horse… L’OL jeune & Juni.

33. Radiohead
– Everything In Its Right Place : l’hymne d’un club où tout est cadré. Sauf les frappes de Sidney Govou, c’est vrai…

34. The Clash – The Magnificent Seven : l’hymne aux sept à la suite.

35. The Smiths – Some Girls Are Bigger Than Others : l’hymne qui rappelle qu’à Lyon, les filles sont effectivement devenues plus fortes que certains mecs.

36. Mercury Rev – Holes : l’hymne en question. « How does that OL song go ? How does that OL song go ? »

37. Joy Division – Love Will Tear Us Apart : l’hymne rabat-joie. « OL, OL will tear us apart again. »

38. David Bowie – Heroes : l’hymne à l’attente, celle du grand exploit. « Oh we can beat them
 for ever and ever. Then we can be heroes just for one day. »

39. Gene – Olympian : l’hymne olympique.

40. Sister Sledge – We Are Family : Aulas, Lacombe, Garde, Génésio, Duverne, Roche, Maurice, Gonalons…. La famille.

41. Fleet Foxes – Quiet Houses : l’hymne domestique d’un grand club tranquille.

42. Lana Del Rey – Video Games : la Ligue des Champions sur Playstation, celle qui fait tic-tac.

43. The Supremes – Long Gone Lovers : l’hymne au transport amoureux. Du supporter en déplacement et de sa copine raide dingue de lui. « He's been Gone for such a long long time, but you know, I'm sure that he's still mine. »

44. Blur – Parklife : à partir du 8 décembre 2013, pour l’inauguration d’OL Land. Enfin, en 2014. Bon, en 2016.

45. The Black Keys – Dead And Gone : l’hymne à la fin d’un monde. Oraison funèbre.

46. Laura Lee – Dirty Man : l’hymne des dirty bâtards sensibles.

47. The Smith Westerns – Weekend : « Weekends are never fun unless you're around here too… »

48. The Hives – Walk Idiot Walk : l’hymne qui marche. Que tu sois seul ou pas.

49. The Beatles – Drive My Car : l’hymne qui prête les clés de la Formule 1 au début et les reprend à la fin.

50. The Police – Born In The 50’s : l’hymne qui ne veut pas de la retraite à 62 ans.

51. Alain Chamfort – Quand On A Tout Connu : « Qu’y a-t-il après, après le succès ? Quoi qui vaille la peine ? Qu’y a-t-il après le sommet ? Quelle morne plaine… »

52. The Clovers – Love Potion No. 9 : l’hymne des types en pointe (feat. Lacombe, Anderson & Lisandro).

53. Beth Orton – Sweetest Decline : l’hymne au déclin tranquille.

54. The Four Tops – It’s The Same Old Song : l’hymne qui passe le premier tour de Ligue des Champions, rencontre le Real et se finit quelque part entre quarts et huitièmes. « It’s the same OL song. »

55. New Order – Bizarre Love Triangle : l’hymne à l’amour. À trois, au milieu du 4-3-3.

56. Richard Hell & the Voidoids – The Blank Generation : l’hymne à Flo, Ludo, Franck, Ghislain et les autres.

57. Brenda Holloway – ‘Till Johnny Comes : parce qu’il y a eu un avant et un après Juni. « And then stay with me forever ! Won't you stay with me forever after Juni goes ! »
58. Vivian Girls – When I’m Gone : « When everything goes wrong, will sit around and miss me when I’m Gone ? »

59. Led Zepellin – Communication Breakdown : l’hymne qui précède le communiqué énervé sur OL Web. Les soirs de défaite. Marche aussi avec les victoires. Et quelques nuls, c'est vrai… « Communication breakdown, it's always the same ! Havin' a nervous breakdown, a-drive me insane, yeah ! »

60. The Velvet Underground – All Tomorrow’s Parties : l’hymne qui flippe sur la couleur du prochain maillot lyonnais. « What costume shall the poor girl wear
to OL tomorrow's parties ? »

61. Catpower – Hall Of You : l’hymne des chics copines « When you give half of you, I want OL of you. »

62. Still Corners – The White Season : hymne toujours en cours.

63. Ride – Leave Them All Behind : l’hymne avec 15 points d’avance à la fin du championnat.

64. ‪The Kinks‪ – All Day And All of the Night‬ : l’hymne en continu. « OL day and OL of the night. »

65. Divine Comedy – Europop : l’hymne entre parenthèses, celles des sessions européennes (septembre-mars).

66. Arcade Fire – Brazil (cover) : l’hymne de la cellule recrutement.

67. The Clash – Lost In The Supermarket : l’hymne qui se perd dans un OL Store.

68. Arctic Monkeys – Fluorescent Adolescent : l’hymne du retour au côté obscur après un dernier doublé jeune fluo. « Discarded the naughty nights with niceness, now you're in a very common crisis. Everything's in order in a black OL. »

69. Serge Gainsbourg & Jane Birkin – 69, année érotique : l’hymne au 69, département érotique.

70. Animal Collective – Lion In A Coma : celui d’avant 1987.

71. Soggy Bottom Boys - I'm A Man Of Constant Sorrow : sept ans de solitude. « For seven long years I've been in trouble. No pleasures here on earth I found for in this world I'm bound to ramble. I have no friends to help me now. »

72. Feist – 1234 : l’hymne qui peut aussi évoluer en 4-2-3-1.

73. Beck – MTV Makes Me Want To Smoke Crack : « OL TV makes me wanna smoke crack ! ‘Cause everything's perfect, everything's bright… »

74. The Kinks – Lola : « I asked him his name and in a dark brown voice he said : Aulas Aye-you-el-aye-asse Aulas la la la la Aulas. »

75. Gorillaz – Clint Eastwood : l’hymne au plus classe des supporters lyonnais (depuis novembre 2009).

76. Bass Drum Of Death – Young Pros : l’hymne en formation.

77. Robert Johnston – Come On In My Kitchen : l’hymne au douzième homme, Paul Bocuse.

78. The Lovin’ Spoonfull – You’re A Big Boy Now : l’hymne à ceux qui doivent encore représenter cette frange qu’on disait majoritaire parmi les supporters lyonnais, les ex’ 6-12 ans.

79. The Coral – In The Morning : l’hymne aux matins fumants de Tola Vologe.

80. The Feelies – Should Be Gone : « They're heading out, don't hesitate. They're moving on, so don't be late. Should be Gone. Been too long. »

81. Saint Etienne – You’re In A Bad Way : c’est clair.

82. Primal Scream – All Fall Down : l’hymne qui se casse la gueule. « OL fall down. »

83. The Clash – Police On My Back : avant j’étais un hymne. Mais ça, c’était avant. Cris.

84. Lou Reed – Vicious : l’hymne à Sid.

85. Spoon – The Underdog : l’hymne des recrues lilloises (Keita, Bodmer, Makoun, Puel). Réplique de forte amplitude.

86. Arctic Monkeys – Brianstorm : l’hymne à la tempête nommée Bryan (Bergougnoux). Trad. pour les Téfécistes : l’hymne à la trompette nommée Bryan.

87. Blur – There’s No Other Way : l’hymne de l’insupportable condition du supporter. « There's no other way ! All that you can do is watch them play. »

88. Les Musclés – Merguez Partie : l’hymne au vrai secret lyonnais, les barbecues de Bats qui sauvent les fins de saison mal embarquées.

89. Pavement – Cut Your Hair : l’hymne à l’équipe de coupe. De cheveux (OL Coiffure ©)

90. Pixies – La La La Love You : cover du hit des chœurs de Gerland « Juninho La La La »

91. DJ Shadow – Number Song : l’hymne avec des chiffres dedans parce que l’histoire de l’OL se lit aussi entre les lignes d’un bilan financier.

92. Woods – Suffering Season : l’hymne à la souffrance d’en bas de ceux qui ont cru dominer la France d’en haut.

93. The Lemonheads – It’s A Shame About Ray : c’est peut-être la honte, mais un hymne sert aussi à ne pas oublier ce que l’OL doit à Ray. Une bonne montée.

94. The Delgados – All You Need Is Hate : vous n’aimez pas l’OL ? Ça tombe bien, l’OL ne vous aime pas.

95. Beach Boys – In My Room : l’hymne au secret, celui d’être supporter lyonnais.

96. ? And The Mysterians – 96 Tears : Metz qu’un hymne (finale de Coupe de la Ligue, 1996).

97. Belle & Sebastian – Like Dylan In The Movies : ne te retourne pas comme un supporter lyonnais sur la domination lyonnaise des années 00.

98. The Popguns – Waiting for the Winter : pour célébrer l’hiver prochain qu’on attend dès le printemps, saison des éliminations précoces en Ligue des Champions, des titres qu’on perd ou de ceux qu’on célèbre dans l’ennui d’un Novotel de Bourgogne.

99. The Clash – Should I Stay Or Should I Go ? : si jamais tu veux partir, faut que tu restes (feat. Sid, Michel et Aly).

100. TTC – Dans le Club : des 100 / décent / descends (rayer la mention inutile)
Par Serge Rezza

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