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Regroupés dans un collectif à géographie variable, les OL Dirty Bastards assument seuls contre tous le je-m’en-footisme de Govou comme les méthodes du discours aulassien.

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La loi du milieu

26 janvier 2008 à 00:34 La loi du milieu

Il faut croire qu’on se comprend vite entre gars du milieu.

A peine sorti du vestiaire, Toulalan oublie de fêter sa première victoire avec un brassard et révèle tout haut le bien qu’on a pensé du nouveau locataire du 21 lyonnais, Marc Crosas : « Il joue vers l’avant, éclaire le jeu et il est un atout de plus pour notre équipe, au point qu’il me fait penser à Tiago en un peu plus petit… ».

D’autres hier soir retrouvaient dans sa course des allures qu’on n’avait plus vues depuis le départ de Dhorasoo. En à peine deux titularisations, Crosas a donc déjà à voir avec cette dynastie des milieux lyonnais qui rendent l’OL plus supportable.

Comme eux, il laisse admirer son art du placement et son goût de la passe pas tout à fait décisive, mais déjà tellement juste. Il lui manquerait bien le vice et le harcèlement de Tiago, la vitesse et le côté provoc’ de Dhorasoo. Qu’importe.

Parce qu’à bien considérer sa première période, on est déjà ravi de ce début d’intérim. Alors que le reste de l’équipe avait sans doute pour consigne de ne plus donner dans ce jeu long pratiqué jusqu’au naufrage dimanche dernier à Lens, lui n’hésite pas à jouer avec le feu dès la 15ème minute, histoire de prouver qu’un ballon même aérien bien amené reste encore le meilleur moyen d’accélérer le jeu.

Trente mètres plus loin, c’est Fred, la diva hystéro du moment, qui laisse éclater en une caresse de contrôle ce qu’il lui reste de talent. Audard s’en sort pour l’instant avec un double-arrêt.

Une fois de plus, on a vu le jeu lyonnais se plier aux nouvelles lois de l’attraction imposées par Benzema. Si à l’inverse de la saison précédente on ne se bouscule plus dans les couloirs, c’est que tout le monde a déménagé dans l’axe.

Avec une ligne d’attaque comptant Ben Arfa en plus de Benzema et de Fred, autant dire qu’on laisse souvent le soin à Clerc et à Grosso de mener leurs expériences latérales sans grand soutien. Comme aucun des deux n’a été touché par la grâce d’un Daniel Alves, il y a lieu de considérer ces ailes laissées en friche comme un début d’explication aux difficultés lyonnaises lorsque l’équipe se laisse déborder.

A la 35ème, Clerc et Ben Arfa se lancent ainsi dans un échange un rien gêné côté droit. Tout laisse croire que les Merlus sauront y mettre fin sans trop de peine.

On annonce même un retour immédiat dans l’axe. Mais Crosas vient apporter un appui en trois foulées arrières, se repositionnant dans le sens inverse du jeu. BenArfa n’a plus qu’à se retourner et lui remettre la balle. Le Catalan délivre une balle mi-longue pour Clerc qui a poursuivi sa course et n’a visiblement rien perdu de son efficacité quand il s’agit de se faire oublier. Il a enfin la marge pour envoyer un centre en retrait qui lui échappe si souvent. Benzema n’a plus qu’à reprendre avec la froide assurance qu’on lui connaît. L’action se termine cette fois en coup de barre – l’OL y a eu droit à trois reprises hier soir.

En une mi-temps et deux actions, Crosas vient de rappeler que le meilleur moyen d’accélérer le jeu dans le camp adverse ne passe pas seulement par Benzema. Quelques passes bien ajustées et du jeu en triangle peuvent aussi bien porter le jeu vers l’avant – et bien plus vite qu’on ne l’avait fait ces derniers temps. A condition toutefois de savoir rompre avec les conventions du moment, en alternant les combinaisons axiales avec du jeu plus long, capable de reprendre un peu de largeur de vue.

Il faut espérer qu’à quelques mètres de là Bodmer se soit inspiré de cette leçon de Crosas et s’impose enfin comme un Riquelme blond plutôt que d’endosser à corps défendant le costard de Président qu’on veut lui faire enfiler.

Puisque la belle première mi-temps de Crosas amène à évoquer la beauté des échanges en milieu tempéré, rappelons tout de même que Toulalan et Källström ont permis à l’OL d’emporter la décision hier soir.

Après s’être plaints d’un manque d’envie et d’engagement à la sortie de Bollaert, les deux barons ont donné le ton d’entrée de jeu. Accrocheurs, incisifs, à l’affût du moindre ballon traînant dans leur zone, ils sont chacun à l’origine des deux buts.

Jusque-là capitaine un peu lose (deux capitanats, deux défaites, une à Caen et l’autre au Mans), Toulalan joue de l’anticipation sur une remontée tango. Il arrive au pressing et récupère la balle. Après un relais de Ben Arfa, il prend le large côté droit et centre sur Fred, à l’entrée de la surface. Le Brésilien met tellement d’application dans sa remise que ça en devient presque suspect. Et Ben Arfa d’en profiter pour enrouler une frappe qui met fin au monologue à la Audard (29ème minute).

Malgré une tendance à s’oublier dans des courses pas toujours inspirées, Ben Arfa prouve une nouvelle fois qu’il est bien un joueur décisif de la veine du plus grand – je veux parler bien sûr de Govou. Pour rappel, il était quand même question d’éviter hier soir la tentation de la crise.

Depuis son côté gauche, Källström a joué les boss du milieu en attendant Juni. A la 73ème, Delgado (auteur d’une entrée prometteuse) lui remet un ballon quasi borderline. Très vite pressé par le milieu merlu, il envoie une passe de 40 mètres renversante sur Benzi. La suite est maintenant d’un classique achevé : il question d’un contrôle délicat, d’un début de feinte sur laquelle se livre Audard et d’un quatorzième but pour le 10 lyonnais. Là où Ben Arfa joue les joueurs décisifs, Benzema vient conclure la partition du jour une fois l’ouverture du score acquise.

C’est bien lorsque les défenses adverses ne peuvent plus tenir le rythme qu’il devient le plus redoutable. Derrière lui, Källström ne cesse d’étonner par son irrégularité. C’est sans doute ce qui en fait un grand joueur de championnat, à son meilleur niveau lorsque l’équipe d’en face apparaît une brin faiblarde – Strasbourg, Toulouse le retour, Lorient de la veille. Il aura au moins un point commun à partager avec Cristiano Ronaldo en 1/8ème de Ligue des Champions.

Reste qu’avec ces trois joueurs, les règles strictes du milieu ont permis à la défense de s’en sortir sur les quelques mèches lorientaises. Elles sont à mettre sur le compte de Saïfi, joueur rare qui a fait apprécier toute l’élégance de sa conduite de balle.

Ces alertes passées, une dernière action a pu susciter l’inquiétude aux alentours de la 80ème. Toulalan hérite d’une remise côté gauche, à proximité de sa surface. Pressé par trois joueurs adverses, il doit se déporter vers sa ligne de touche. Tout en déhanchements et torsions de cheville, il parvient à s’en sortir en éliminant-relançant seul.Très seul.

Le capitaine de la soirée n’a jamais eu de soutien et n’a pu se sortir d’affaire que par la grâce d’un numéro technique. Certes, l’équipe menait déjà 2-0. Mais entre les chevaux-légers de l’offensive s’embarquant dans des raids solos et cette absence de proposition pour joueur esseulé, on ne pas dire que le collectif lyonnais soit complètement rétabli.

Par esprit de contradiction avec les conclusions du jour, on doute que l’OL se soit vraiment rassuré sur ce coup. Une raison de plus de jouer l’impatience en cette veille d’un derby bien plus décisif qu’il n’y paraît.

Serge Rezza






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» La loi du milieu · 27 janvier 2008 09:33

Il y a bien longtemps que Marseille ne fait plus réver personne, pauvre béotien !!

 Torquémada   

» La loi du milieu · 26 janvier 2008 00:52

Arrêtons de nous enflammer pour un type qui a juste fait un demi-match correct (de Ligue 1...) Ce pauvre remplaçant de remplaçant à Barcelone ne sera jamais au niveau de Tiago ou même Dhorasoo ! L’Olympique Lyonnais stagne dans son jeu moyen, comme la L1. Allez Messieurs les Lyonnais, enflammez-vous quand vous aurez gagné ne serait-ce qu’une coupe (même une coupe de France si vous voulez) !! Vive Marseille, prenez exemple sur notre Olympique, lui sait faire rêver la France !

 OM Power