Exploit au Signal Idunal Park, ancré dans les gènes
Ils l'ont fait, alors que peu de monde leur donnait la moindre chance tandis qu'ils étaient menés 2 à 0.
C'est vrai que l'OM de Deschamps ne peut laisser indifférent.
Pauvre dans le jeu depuis le début d'une saison cahin-caha, il est capable de fulgurance là où on ne l'attend pas.
Comme dans ce trophée des Champions où mené par Lille 3 à 1, il rétablit la situation avant de l'emporter 5 à 4 à l'issue d'une rencontre ébouriffante.
Dans ce clasico où on ne lui donne pas la moindre chance face aux vedettes qatarisés du PSG, étouffées au Vélodrome, balayées jusqu'à la crise interne du club parisien sur un 3 à 0 de gala.
Enfin à Dortmund où à la rue durant une mi-temps, Rémy égalise dans les arrêts de jeu du premier acte avant que Ayew puis Valbuena lui donne l'avantage dans les 5 dernières minutes alors que l'Olympiakos fête déjà sa qualification face à un Arsenal démobilisé.
Oubliés toutes ces absences au Vélodrome, face aux hommes de Wenger ou contre les grecs, ces matches inaboutis contre Rennes, Sochaux, Saint-Étienne, Brest et le tutti quanti...
Oubliés les sifflets d'un public marseillais désappointé et énamouré de son équipe, et dieu sait qu'il en faut, surtout avec les gros yeux de Notre Dame de la Garde, pourtant souvent bienveillante.
Alors, oui, c'est vrai, l'équipe de Deschamps ressemble comme deux gouttes d'eau à ce club qui passe sans arrêts du sommet à la douche froide depuis plus d'un siècle.
Maintenant que les huitièmes sont assurés, il va falloir arracher une qualification pour la saison prochaine, histoire de fêter les vingts ans de la tête de Basilou car cela ferait mauvais genre de ne pas être présent en 2013 dans les phases finales de la Champion's League.
Histoire de se souvenir et de continuer à susciter les passions.
L'OM ne peut laisser indifférent, c'est ancré dans ses gènes.