Pour Caen, quelle heure? 27/05/2011
Pour Caen quelle heure? On pourrait parodier Raymond Devos pour solder les comptes d'une saison qui n'a pas satisfait totalement les supporters olympiens. Pourtant, Coupe de la Ligue à la clé plus qualification directe en Champion's League avec cette deuxième place, il y en a pas mal qui s'en contenterait. Suivez mon regard du coté de Lyon, Paris ou Bordeaux. Mais à Marseille on est exigeant, la preuve, les hommes de Didier Deschamps ont été copieusement sifflés à la suite de leur nul contre Valenciennes. La qualité du jeu n'a pas été au rendez-vous cette année, et les points concédés à Toulouse, Auxerre et VA ont un peu plombé les chiffres au moment du décompte final. On s'en contentera malgré tout, en espérant un exercice 2011/2012 plus joyeux, avec des attaquants enfin eu rendez-vous, une arrière garde plus sereine et un milieu plus fluide. Sans demander le Barca, peut-être que le Vélodrome en reconstruction verra un OM plus ambitieux, personne ne s'en plaindra. On va donc expédier les affaires courantes en Normandie, les Caennais quant à eux joueront leur survie. Raymond Devos aura peut-être la réponse à sa question à leur sujet. Quant à l'OM, on attendra la saison prochaine. Attendre quoi, tout simplement que Jordan Ayew et Loïc Rémy confirment comme le fit André Ayew cette année. Avec trois jeunes joueurs de ce calibre, les Olympiens possèdent des pépites qui ne demandent qu'à éclore au niveau européen dans les deux à trois ans à venir. Si on ajoute le retour d'Azpi, ...
Lire la suiteTonnerre de Brest 11/05/2011
On a beau faire tous les calculs, il apparait qu'il sera très dur de rejoindre Lille et ses sept points d'avance à 3 matches de la fin. Une victoire contre les Bretons ramènerait à quatre points les Olympiens, autrement dit le LOSC devrait s'incliner deux fois ou faire trois matches nuls à la condition d'un carton plein des marseillais pour laisser échapper le titre. Trop d'hypothèses contradictoires, il reste à l'OM de conserver sa deuxième place en gardant ses distances sur Lyon. Face à Brest, pas de droit à l'erreur. Il y en a trop eu au Vélodrome pour une équipe qui s'est un peu toujours cherchée avec un manque évident de réalisme à domicile au moment de conclure comme contre Auxerre. En manque de buteur, puisque André Ayew a été l'arbre qui a caché la forêt, même si Rémy a montré pas mal de talent et qu'il franchira certainement un nouveau palier la saison prochaine. Gignac trop fébrile, Valbuena souvent absent, Lucho en mal de relation avec ses attaquants et orphelin de Niang, trop d'éléments sont venus compliquer les affaires de Didier Deschamps pour espérer un second doublé consecutif. Il faudra s'en souvenir au moment du décompte final, en sachant que les Brestois vont être des adversaires à ne pas négliger. Et puis sait-on jamais, une victoire phocéenne pourrait mettre une pression supplémentaire aux Lillois, un peu comme le tennisman qui doit conclure le 3eme set d'un tournoi qu'il n'a jamais gagné. "Tonnerre de Brest" aurait confié le capitaine Haddock à ...
Lire la suiteLyon - OM, les deux olympiques 07/05/2011
L'OM et Lyon joueront leurs dernières cartouches à Gerland dimanche soir. S'il n'a pas la même publicité que le clasico OM PSG créé de toute pièce par Canal Plus pour faire monter la mayonnaise de l'audimat, les oppositions entre les deux clubs ont pourtant souvent offert un spectacle de qualité. L'OL a succédé à l'OM des années 89/93 au palmarès du Championnat à partir du 21eme siècle. Mais les 7 titres de Champions consécutifs ne lui ont pas permis d'atteindre la consécration européenne malgré tout. Cependant, et depuis l' arrivée des gones en Première Division dans les années 50, les deux Olympiques ont souvent été confrontés dans des matches décisifs qui décidèrent de leur avenir immédiat. Soixante ans plus tard, ils sont toujours là, et depuis l'an 2000, les Marseillais étaient toujours un peu à la traine de leurs homologues Lyonnais jusqu'au titre de la saison passée. Entre Marseillais et Lyonnais, il n y eut jamais la même rivalité qu'avec la capitale Parisienne. César avait beau dire à Monsieur Brun : "Ah, vous êtes bien Lyonnais...", il y avait toujours de l'affection pour ce contrôleur des douanes qui parlait pointu et qui faillit se noyer en achetant le pitalugue, mais ça c'est une autre histoire.... Le premier match de l'OM à Lyon eut lieu durant la saison 1951/1952, lors de la première montée du club Lyonnais. Au match retour au Vélodrome, l'OM s'imposa 3 à 1 et condamna Lyon qui redescendit en Division 2 tandis que les phocéens se sortirent d'affaire dans ...
Lire la suiteMarseille, Manchester, une passion commune 10/03/2011
La vie sans passion, c'est comme un régime sans sel. OM-Manchester United, ce n'est pas seulement un huitième de finale de Champion's League, c'est aussi deux villes qui étaient faites pour se rencontrer. Pourtant, du Nord de l'Angleterre aux rives de la méditerranée, la distance est grande, et le soleil n'y brille pas de la même manière. Dans la cité phocéenne, on dit d'ailleurs qu'on préfère vivre au Nord de Marseille qu'au sud de Londres. Mais quand deux clubs centenaires se rencontrent, on oublie les différences, et si l'OM a fêté ses 111 ans, M.U. lui compte 133 Printemps.Créé en 1878 sous le nom de Newton Heath, équipe corporative de la compagnie ferroviaire Lancashire and Yorkshire Railway, il ne deviendra Manchester United Football Club qu'en 1898. Dès 1908, MU obtient son premier titre de champion. Le club va cependant vivoter jusque dans les années 50 où un certain Matt Busby va changer le cours des choses. Il choisit une politique de jeunes et gagne le championnat en 1956 avec une équipe où la moyenne d'âge est de 22 ans, marquant 103 buts en une saison. Surnommés les Busby Babes, avec Duncan Edwards qui débute à 16 ans seulement, son équipe va entrer dans la légende du football mais de la plus triste des manières. Le 6 février 1958, c'est le drame qui va bouleverser le club et le monde du football tout entier. Au lendemain d'une qualification à Belgrade pour les demi-finales de la compétition européenne, huit joueurs sont tués dans le crash aérien de Munich où l ...
Lire la suiteEn vert et contre tout 17/02/2011
L'OM reçoit Saint-Étienne ce samedi à 19 h. Les Olympiens reviennent de Sochaux avec plus de certitudes, surtout du coté d'André-Pierre Gignac chez qui la confiance arrive grand pas. Au vélodrome, face au vert, il se rappellera que c'est à Geoffroy-Guichard qu'il inscrivit son premier but phocéen. Quant aux verts, on se souvient que les Marseillais affrontèrent pour la première fois Saint-Etienne le 6 Novembre 1938 chez eux et s'inclinèrent 1 à 0. Mais au Vélodrome, au retour, ils s'imposèrent par 3 à 1 le 2 Avril 1939. Après la guerre, l'OM fut champion de france en 1948 mais dans les années 50, ce furent les Foréziens qui jouèrent le haut du tableau. En 1951, il se produisit deux évènements considérables par l'ampleur du résultat au Vélodrome dans les deux rencontres opposant les deux équipes. Au titre de la saison 1950/1951, l'OM atomisa les verts par 7 à 0 le 4 mars 51 avec des buts de Cuissard (4' c.s.c.), Wagner (26', 30' et 36'), Andersson (62') et Ekner (64' et 80'). C'était la première saison de Gunnar qui s'en donna à cœur joie par la suite. La saison suivante, mais toujours la même année, ce fut la plus grosse défaite de l'histoire de l'OM à domicile qui s'inclina 10 à 3. Le 16 Septembre 1951, Gunnar avait inscrit 3 buts et l'OM menait 3 à 2 à la mi-temps. Mais la blessure du gardien Liberati provoqua la déroute phocéenne sur un 10 à 3 qui fait tâche dans le passé olympien. Aujourd'hui, on peut remplacer les joueurs et ce type de score ne risque plus d' ...
Lire la suiteDe Dugarry à Dugachy, souvenirs d'OM 02/02/2011
Lors de l'émission "Les Spécialistes" du lundi 31 janvier, il a été fortement question de la faible prestation de l'OM à Monaco du dimanche précédent, et même de l'état général actuel de l'équipe olympienne. Pour cela, Christophe Dugarry n'a pas hésité à critiquer fortement Loïc Rémy et Pierre-André Gignac sur leur investissement réciproque depuis leur arrivée à Marseille. "A Marseille, il faut mouiller le maillot." A proclamé le bon Christophe. C'est un peu oublier ses années olympiennes *1, en se rappelant de son surnom la première année, "Dugachy". Associé à Ravanelli, le vélodrome chanta durant une saison les louanges de Dugachy et Ravioli. Fortement sifflé à son entrée sur le terrain au Vélodrome lors du match France Afrique du Sud de juin 98 à la suite de la blessure de Guivarc'h, il ne dut son salut qu'à son but de la tête qui ouvrit le score et les portes de la coupe du monde à l'équipe de France. Blessé ensuite, il ne joua que les dernières minutes de France Brésil, manquant d'ailleurs une très belle occasion. Mais il fut sacré Champion du Monde, et par la même, bénéficia d'une certaine indulgence l'année suivante où il trouva quand même les moyens de se faire suspendre pour la finale UEFA. Avec un palmarès de 8 buts en 52 matches avec l'OM, on ne peut pas dire que pour un attaquant, il ai fait un carton plein. Loïc Rémy avec ses 5 buts en 16 rencontres n'est pas très loin de le dépasser et nul doute que quand Gignac se sera adapté, il aura un meilleur rati ...
Lire la suite26 Finales et tant de passion 20/01/2011
Qualifié pour le Stade de France où il affrontera Montpellier, l'OM disputera la 26e finale de son histoire. 19 finales de Coupe de France, 2 de Coupes de la ligue, 1 de Coupe Drago, 2 de Champion'S League et 2 de Coupes UEFA, le compte est bon. Et que ce soit dans la victoire comme dans la défaite, ce fut à chaque fois bien à part. Marseille oblige. Avant toute chose, il faut se rappeler que tout cela s'étale sur 87 ans, depuis 1924 et une victoire sur Sète par 3 à 2, et que pas une décennie ne s'est passée sans voir les Marseillais jouer le match de la dernière marche. 25 finales, 13 victoires, 3 nuls, 9 défaites, en attendant la 26eme, sur le plan comptable, c'est positif sans oublier que deux nuls furent sanctionnés par des défaites aux tirs au but et par un match à rejouer. L'année dernière, face à Bordeaux, il était nécessaire de reprendre une spirale positive qui s'était dégradée depuis 1986 avec seulement deux succès sur dix finales. Un peu trop à notre goût.. Et c'est certainement cette frustration accumulée qui a déclenché tant de joie sur la Canebière, étonnant le reste de la France qui a du mal à comprendre tant d'effervescence pour une simple Coupe de la Ligue. Oui mais pour comprendre, il faut être Olympien jusqu'au bout des ongles, avec le football ancré dans la vie de la ville comme les vrais pays de football que sont l'Italie, l'Espagne ou l'Angleterre et l'Allemagne. Car en France, le football, c'est plus souvent un fait de société qu'une passion. Sauf ...
Lire la suiteThonon, la résurrection de l'OM 04/01/2011
Le match de Coupe de France qui opposera Evian-Thonon-Gaillard à Marseille ce dimanche ne laissera pas indifférents ceux qui furent plongés dans le plus pur désespoir quand l'OM passa de vie à trépas au mois d'avril 1981. Après une gestion catastrophique et une descente en seconde division en 1980, tout s'enchaîna tellement mal que les salariés furent mis en chômage technique et le club se retrouva sans joueur professionnel. Escagassé, fracassé, ruiné, le vieux club olympien avait pratiquement cessé d'exister. Migeon, Victor Zvunka, Albert Domenech , Tallineau, Bacconnier, Truqui, Oscar Florès, Buigues, Minassian, Hervé Florès, Lechantre, Djebali, N'Gom, ainsi que le staff Bernard Bosquier, Lucien Cossou et ... Albert Batteux dont on se demande ce qu'il était venu faire dans cette galère, ne purent finir la saison.. Mais Jean Sadoul, le président de la Ligue nationale, parvint à mettre en place des structures provisoires en attendant un éventuel concordat pour ne pas fausser le championnat de seconde division (ancienne Ligue 2) car il restait 6 matches à jouer. L'OM conserva donc Jean Robin et Roland Gransart comme entraîneurs, deux stagiaires professionnels, Christian Caminiti et Michel Castellani, et toutes ses équipes de jeunes pour finir la saison coûte que coûte. Et notamment quelques espoirs de talent de moins de 20 ans qui furent lancés dans l'aventure. Ce que personne n'avait pu prévoir, c'est que ces gamins, qui deux ans plus tôt avaient enlevé la Gambardella ...
Lire la suiteGuy Roux, l'abbé des champs 06/12/2010
L'OM jouera samedi à 21 h à Auxerre, histoire de revenir sur un monsieur qui a marqué la légende du club bourguignon. Comme il y a le club des villes, le PSG, il y a aussi le club des champs, l'AJ Auxerre. D'ailleurs, son fondateur en 1905, l'abbé Deschamps, un nom prédestiné, a donné son nom au stade de cette petite ville de Bourgogne (38000 habitants). Mais que serait ce club si un certain Guy Roux, modeste joueur amateur à Poitiers et à Limoges, n'en était pas devenu l'entraîneur à l'âge de 23 ans en 1961. Pierre Flamion, son coach à Limoges, lui indiqua que trop lent, il aurait bien du mal à faire une carrière professionnelle, mais qu'il avait les qualités pour diriger une équipe. Pendant 44 ans, jusqu'en 2005, il va devenir lui même l'abbé des champs, car il va se consacrer entièrement à son club, le faisant passer du ventre mou de la DH à un fabuleux doublé en 1996 et à la Coupe d'Europe, l'UEFA et plus tard la Champion's League. Avec en plus quatre victoires en Coupe de France (1994, 1996, 2003, 2005).. C'est une véritable philosophie de jeu qu'il mit en place, avec l'accession en CFA en 1970, puis en division 2 en 1974, et enfin en 1980 en première division. En 1979, l'aventure auxerroise prit une ampleur démesurée avec l'accession en finale de la Coupe de France contre Nantes (défaite 1 à 4 après prolongation.). Élevant ses jeunes poulets au grain dans un remarquable centre de formation, il fournit au football français bon nombre d'internationaux, dont certains vi ...
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