Présentation du blog

Les Chroniques Olympiennes vous plongent dans l'actualité de l'OM, mais en revisitant le passé.

Vous y trouverez la présentation des matches, faisant souvent référence aux joueurs et aux événements qui ont illustré les confrontations entre l'OM et son adversaire du jour.

Des anecdotes relatives aux Olympiens (joueurs, entraîneurs, présidents) complèteront aussi ces chroniques, au fil des semaines, enrichies de photos.

Revivez la légende.

27 Finales et tant de passions  04/02/2012

27 Finales et tant de passions

En battant Nice, l'OM s'est qualifié pour la 27eme finale de son histoire. 19 finales de Coupe de France, 3 de Coupes de la ligue, 1 de Coupe Drago, 2 de Champion's League et 2 de Coupes UEFA, le compte est bon. Et que ce soit dans la victoire comme dans la défaite, ce fut à chaque fois bien à part. Marseille oblige. Avant toute chose, il faut se rappeler que tout cela s'étale sur 88 ans, depuis 1924 et une victoire sur Sète par 3 à 2, et que pas une décennie ne s'est passée sans voir les Marseillais jouer le match de la dernière marche. 26 finales (une en 1943 fut rejouée), 14 victoires, 3 nuls, 9 défaites, sur le plan comptable, c'est positif sans oublier que deux nuls furent sanctionnés par des défaites aux tirs au but et par un match à rejouer. Reste à jouer la 27eme contre Lyon. En 2010, face à Bordeaux, il était nécessaire de reprendre une spirale positive qui s'était dégradée depuis 1986 avec seulement deux succès sur dix finales. Un peu trop à notre goût.. Et c'est certainement cette frustration accumulée qui a déclenché tant de joie sur la Canebière, étonnant le reste de la France qui a du mal à comprendre tant d'effervescence pour une simple Coupe de la Ligue. Oui mais pour comprendre, il faut être Olympien jusqu'au bout des ongles, avec le football ancré dans la vie de la ville comme les vrais pays de football que sont l'Italie, l'Espagne ou l'Angleterre et l'Allemagne. Car en France, le football, c'est plus souvent un fait de société qu'une passion. Sauf a ...

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Exploit au Signal Idunal Park, ancré dans les gènes  08/12/2011

Exploit au Signal Idunal Park, ancré dans les gènes

Ils l'ont fait, alors que peu de monde leur donnait la moindre chance tandis qu'ils étaient menés 2 à 0. C'est vrai que l'OM de Deschamps ne peut laisser indifférent. Pauvre dans le jeu depuis le début d'une saison cahin-caha, il est capable de fulgurance là où on ne l'attend pas. Comme dans ce trophée des Champions où mené par Lille 3 à 1, il rétablit la situation avant de l'emporter 5 à 4 à l'issue d'une rencontre ébouriffante. Dans ce clasico où on ne lui donne pas la moindre chance face aux vedettes qatarisés du PSG, étouffées au Vélodrome, balayées jusqu'à la crise interne du club parisien sur un 3 à 0 de gala. Enfin à Dortmund où à la rue durant une mi-temps, Rémy égalise dans les arrêts de jeu du premier acte avant que Ayew puis Valbuena lui donne l'avantage dans les 5 dernières minutes alors que l'Olympiakos fête déjà sa qualification face à un Arsenal démobilisé. Oubliés toutes ces absences au Vélodrome, face aux hommes de Wenger ou contre les grecs, ces matches inaboutis contre Rennes, Sochaux, Saint-Étienne, Brest et le tutti quanti... Oubliés les sifflets d'un public marseillais désappointé et énamouré de son équipe, et dieu sait qu'il en faut, surtout avec les gros yeux de Notre Dame de la Garde, pourtant souvent bienveillante. Alors, oui, c'est vrai, l'équipe de Deschamps ressemble comme deux gouttes d'eau à ce club qui passe sans arrêts du sommet à la douche froide depuis plus d'un siècle. Maintenant que les huitièmes sont assurés, il va falloir arrache ...

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Pour Caen, quelle heure?  01/12/2011

Pour Caen, quelle heure?

On pourrait parodier Raymond Devos pour savoir si l'OM sera au rendez-vous au Stade Malherbe avec les mêmes dispositions que contre le PSG. Avant d'aller affronter le Borussia en Champion's League pour permettre à Vincent Labrune de solder les comptes favorablement en fin de saison, revenus oblige. Les Olympiens en garderont-ils sous la semelle, rien n'est moins sûr, car une rencontre aboutie en Normandie engrangerait encore plus de confiance pour la suite. Un sacré dilemme pour Didier Deschamps, une qualification pour les huitièmes finale de cette année, ou la possibilité d'accrocher un strapontin pour la prochaine, celle qui fêtera l'anniversaire de Munich, au risque de voir Basile nous faire les brigues, la tête, elle, il l'a déjà donnée. Car une défaite à Caen, et il faudra abandonner l'idée de finir dans les trois premiers, Lyon et Lille ayant repris des couleurs, le PSG ne va pas éternellement faire du sur-place, et les petits de Nicollin, il va falloir courir vite pour les rattraper. En plus, à Marseille on est exigeant, on ne va pas se contenter de victoires au rabais, la preuve, les hommes de Didier Deschamps ont été copieusement sifflés chaque fois qu'ils ont été à la ramasse au Vélodrome, c'est à dire bien souvent. La qualité du jeu n'a pas été au rendez-vous cette année, et tous les points concédés vont un peu plomber les chiffres au moment du décompte final. Du coup, on espère une année 2012 plus joyeuse, avec un état d'esprit à la mode clasico, un OM plus ...

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T'as voulu voir Paris ?  27/11/2011

T'as voulu voir Paris ?

OM - PSG, ce sigle de 5 lettres a toujours engendré les passions. La rivalité historique des deux villes s’appuie sur une réalité incontournable, Paris est la capitale. Comme le dit l’écrivain et historien Pierre Echinard: "Pendant 25 siècles, Marseille n’a eu besoin de personne. Elle avait de l’argent grâce à son commerce maritime et se comportait comme une petite république italienne. Depuis cinquante ans, elle est obligée de se sentir vraiment dépendante d’un pouvoir central ... Et ça, ça ne passe pas". Et quand César demande à Monsieur Brun qui revient de Paris: "Vous n'avez pas vu Landolfi?". C'est une manière de transformer Paris en quartier de Marseille où tout le monde se connait. Bon, mais malgré tout, on ne va pas en faire un fromage, surtout quand il s'agit de football.. Au delà des passions, revenons un peu sur l’histoire de ces Paris Marseille On oublie que deux Marseillais furent à l’origine de la montée en Première Division des Parisiens. On va avoir l’occasion d'y revenir.De plus, il faut savoir que si l’OM fut créé en 1899, (111 ans déjà), le PSG n’existe que depuis 1970 et que d’autres rivaux de la capitale (Racing, Club Français, Stade Français, Red Star...) furent opposés aux Olympiens dans l’ancien Parc des Princes, à Saint-Ouen, à Colombes et même à Buffalo. On vit même une finale de Coupe de France entre l'OM et le Racing le 5 Mai 1940, remportée par les Parisiens, une semaine avant l'invasion de la France par l'Allemagne. Comme quoi, il faut to ...

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OM/Nice, pseudo-derby  02/11/2011

OM/Nice, pseudo-derby

Après le nul de l'Emirate, on remet ça dimanche au vélodrome face à Nice, pour continuer à se rassurer, avant peut-être de viser un plus haut. Plutôt la jouer modeste en ce moment, comme le club niçois qui a connu de grandes heures de gloire il y a plus d'un demi-siècle. L'OGC Nice fut avec le Stade de Reims le grand club des années 50. Quatre titres de champion (1951, 1952, 1956, 1959), un doublé en 1952 avec ce qui restera une des plus belles finales de l'histoire contre son dauphin Bordeaux (5 - 3). Mais aussi une deuxième victoire en Coupe de France en 1954 contre l'OM dans un match qui rappellera aux supporters marseillais un épisode identique arrivé il y a à peine un mois contre le PSG. Nice dans les années 50, c'était un jeu flamboyant, avec des artistes comme Yeso Amalfi, Antoine Cuissard, Antoine Bonifaci, Joseph Ujlaki, Ruben Bravo et l'emblématique luxembourgeois Vic Nuremberg qui réussit un hat-trick contre le grand Real de Di Stefano en Coupe d'Europe.(3 - 2, 0 - 4). Mais aussi des gardiens d'envergure internationale comme Marcel Domingo, Dominique Colonna et Georges Lamia. Nice, c'était aussi un défenseur central argentin, Pancho Gonzales, célèbre pour son jeu en demi-volée, très prisé à l'époque où les défenseurs n'avaient pas le même soucis de la relance qu'aujourd'hui. Nice voulut renouer avec son passé dans les années 70 en recrutant des stars de l'époque comme Guillou, Huck, Jouve, Hervé Revelli, Van Dijk, Katalinsky et autres Bjekovic sans jamais arriv ...

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Quand la moutarde monte au nez de l'OM  28/10/2011

Quand la moutarde monte au nez de l'OM

En jouant à Dijon samedi à 19 h, l'OM va inaugurer un nouvel adversaire en championnat. En effet, jamais depuis son existence en 1998, le club bourguignon n'a foulé les pelouses de Ligue 1, et Marseille dans ses douze années passées à l'étage inférieur, n'a pas rencontré d'équipe dijonnaise. Heureusement, il y a la Coupe de France pour nous rappeler qu'en 1990/1991, année de grande aventure européenne, les Olympiens ont battu largement le Cercle Dijon Football sur le score de 3 à 0 en seizième de finale. Tout cela allait les amener en finale qu'ils perdront face à Monaco après "Bari morne plaine". JPP et Waddle absents, c'est Vercruysse qui avait marqué à deux reprises avant que Basilou ne clôture la marque à 5 minutes de la fin. En face jouait l'ancien minot Michel Flos. L'OM alignait l'équipe suivante: Olmetta - Amoros, Boli, Mozer, Casoni, Di Meco - Germain (Stojkovic 45e), Fournier, Pelé, Tigana - Vercruysse, Pelé. Raymond Goethals entraînait ce petit monde dans une rencontre qui ne l'avait pas fait particulièrement souffrir. Pas de quoi lui faire monter la moutarde au nez, car une semaine plus tard, les Marseillais devait aller rencontrer à Moscou le Spartak en demi-finale de la Coupe d'Europe des clubs champions, une autre musique pour le Belge. La moutarde, elle, est montée aux nez de Didier Deschamps et de José Anigo dans une partie de Caliméro à faire pâlir les coulisses olympiennes. Il y avait d'ailleurs longtemps qu'on n'avait pas remué le merdier olympien, ...

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Minots contre Pitchouns  12/10/2011

Minots contre Pitchouns

Toulouse OM samedi à 19 h, c'est l'occasion pour les marseillais de lancer enfin une saison qui tarde à démarrer. Surtout qu'ensuite, il faudra recevoir Arsenal pour un autre challenge qui pourrait offrir aux Olympiens un huitième de finale bien avant les autres. Mais on n'en est pas encore là, car le championnat doit enfin démarrer pour l'OM qui se désepère dans la deuxième partie du classement. Un peu désordre quand même... Mais pour revenir à Toulouse OM, c’est aussi un curieux destin de gamins qui sauvèrent les deux clubs à 20 ans de différence. Les Minots et les Pitchouns Au mois d’avril 1981, l’OM passait de vie à trépas et tous les salariés furent mis en chômage technique : Migeon, Victor Zvunka, Albert Domenech , Tallineau, Bacconnier, Truqui, Oscar Florès, Buigues, Minassian, Hervé Florès, Lechantre, Djebali, N’Gom, ainsi que le staff Bernard Bosquier, Lucien Cossou et ... Albert Batteux. Mais le vieux club allait tout de même survivre, Jean Sadoul, le président de la Ligue nationale parvint à mettre en place des structures provisoires en attendant un éventuel concordat. L’OM conserva Jean Robin et Roland Gransart comme entraîneurs et deux jeunes joueurs professionnels, Christian Caminiti et Michel Castellani, et toutes ses équipes de jeunes pour finir la saison coûte que coûte. Ce que personne n’avait pu prévoir, c’est qu’avec ces gamins qui deux ans plus tôt, avaient enlevé la Gambardella, n’allaient perdre aucune des six rencontres restant à disputer. Montpell ...

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Valenciennes OM, bienvenue chez les Ch'tis  24/09/2011

Valenciennes OM, bienvenue chez les Ch'tis

L'OM joue à Valenciennes en espérant continuer sa petite remontée après la victoire face à Evian. L'important était bien sûr de renouer avec le succès, et surtout de laisser une dernière place qu'on ne regrettera pas à Marseille, ça fait tellement de mauvais souvenirs. Tiens, parlant de mauvais souvenirs, on va aller chez les ch'tis, dans dans le nord à Valenciennes, où s'il ne gèle pas à fendre les pierres on a souvent escagassé la vie Marseillaise. Ne me parlez pas de Valenciennes. Pendant une douzaine d'années, on ne prononça plus le nom de cette ville qui avait disparu du paysage de la Ligue 1. Mais Kombouaré a réussi à faire monter rapidement son équipe après que Leclerc l'eut extirpé du National. Et alors, les souvenirs reviennent. Car, en effet, un certain 20 Mai 1993, soit six jours avant le triomphe de Munich, le ciel tomba sur la tête de tous les Marseillais du monde. Même si l'OM aujourd'hui essaye de regrimper dans la hiérarchie Européenne, quelque chose a brisé l'élan de toute une population qui s'était installée au sommet de l'Europe. "On est les meilleurs Marseillais du monde, du monde... Tu rêves Marius, regarde ce qui nous arrive, on s'est fait fracassé par une équipe qui descend en Deuxième Division, et en plus du Nord, du Nord..." Comme les Gaulois refusèrent de savoir où était Alésia, Marseille refusa de savoir où était Valenciennes. Pourtant, les Valenciennois ont bien existé. On peut quand même se remémorer que l'OM rencontra Valenciennes pour la p ...

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OM Rennes, c'est la longue avec des artichauts  03/09/2011

OM Rennes, c'est la longue avec des artichauts

La défaite face à Lille a un peu plombé le début de saison de l'OM, surtout après les trois nuls qui faisaient un peu désordre. Il n y a pas d'autre solution que de gagner face à Rennes pour se repositionner un peu plus haut dans le classement. Et ce ne sera pas facile face aux irréductibles bretons d'Antonetti. Avec un clin d'œil sur le passé des rencontres entre les Rennais et les olympiens. Même si les rouges et noirs n'ont pas souvent boxé dans la même catégorie que l'OM, ça n'a jamais été des parties de plaisir. On en veut pour preuve que le premier Rennes OM de l'histoire eut lieu la 11 Février 1934 et vit une victoire Rennaise par 1 à 0 (but de Rose), alors qu'il manqua un point aux Marseillais pour être Champion. En 1949, l'OM leader du Championnat et Champion sortant, alla prendre une bonne piquette 6 à 1 des pieds du trio Cousin Combot et Grumellon, auteurs de deux buts chacun. Inutile de dire que Reims en profita pour rafler son premier titre cette année-là. En 1969, Magnusson illumina le Parc pour qualifier l'OM face aux Rennais avec une superbe victoire 4 à 3 qui allait lui ouvrir la route de Colombes et de la finale. En 1971, en demi-finale de la Coupe de France (on jouait en aller retour et les buts à l'extérieur ne comptaient pas double), l'OM vainqueur au Vélodrome 1 à 0 s'inclina 2 à 1 après avoir mené à la mi-temps. Mais le Pagnolesque Marcel Aubour trahit ses frères Provençaux en faisant un cinéma du diable au moment des tirs au but. Josip S ...

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