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Fils des années glauques du Toulouse Football Club, Alexandre Pedro a cru en Bancarel et vu Barthez avec des cheveux. Aujourd’hui les filles craquent pour Elmander et Dieuze est presque international. Exilé volontaire sur Paris, Alexandre Pedro tente de suivre son club entre les troquets de République et les redifs sur TLT .

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Weekend wars

30 avril 2008 à 16:14 Weekend wars

L’avantage de m’être fait larguer par Luca (prononcer « Loutsa » pour ne pas écorcher son prénom), c’est que les viaducs de mai n’auront pas besoin d’aller jusqu’à Budapest, vers tous ces endroits de contemplation que l’on imaginait déjà devoir se remémorer plus tard, ces lieux de crime où elle reviendra sans honte commettre les mêmes forfaits.

L’inconvénient, c’est qu’il me reste à liquider 17700 forints non échangeables en France, soit une somme mine de rien légèrement supérieure à la valeur réelle de marché du package Everton-Souza (pour lequel je compte d’ailleurs passer une annonce dans l’édition hongroise de ParuVendu, Honvéd ou Ferencváros se montreront sûrement intéressés).

Pour être honnête, ce n’est pas exactement ce que j’avais prévu d’écrire. Amateurs de palimpsestes, régalez-vous, voici ce que devait donner le second mouvement de mon intro :

« L’inconvénient, c’est que je ne pourrai fermer les yeux samedi prochain devant le naufrage de mon club, mort noyé dans la Garonne comme Clément et Bourillon en milieu de terrain – je dois la comparaison au patron poète de ce blog, sorte d’Aimé Césaire toulousain qui n’a eu de cesse durant toute une saison de mettre en mots le concept de « violetitude ». L’aigle Pedro Miguel envolé, on repêchera les cadavres des autres joueurs un par un ; empaillés, ils finiront exposés au Musée des Abattoirs, pièces collector qui auront réussi à faire descendre en L2 le troisième budget du pays ».

Mon revirement a ses raisons : depuis ce week-end, une petite lueur d’espoir brille à nouveau. Le complot que nous avons patiemment ourdi commence à porter ses fruits.

Ultimes secondes à Villeneuve d’Ascq, le TFC obtient un corner. Et là, flûte flûte flûte, l’arbitre donne le coup sifflet final. 3-2 pour le LOSC, furie des Toulousains qui se sentent floués d’une égalisation potentielle (je n’ai pas fait l’effort de rechercher les stats des Violets sur coups de pied arrêtés, je suppose qu’elles sont faramineuses).

A chaud, Nicolas Dieuze dénonce haut et fort la manœuvre : « On a compris, bon…euh…SOS Paris Saint-Germain partout… Si on a envie d’aider le Paris Saint-Germain, on les laisse en Ligue 1 […] Euh… les radios SOS Paris Saint-Germain et tout, moi j’en ai plein le c… […] ».

Dans un souci de clarté, le milieu sagace du Tèf a évité tout ce qui pouvait ressembler à un argument, voire un raisonnement. Je vole à sa rescousse, et m’empresse d’apporter l’eau à son michel-moulin : pour faire main basse sur le championnat, Paris a en effet choisi la technique de l’entrisme, à la manière des lambertistes de l’OCI.

Contre l’AJA, notre agent double avait pour nom de code Sammy. Loyauté sans faille de Big Sam : contrôle immonde sur le premier but ; marquage à trois bons kilomètres de Diané sur le deuxième. A Toulouse, feuilles de mission tout aussi impeccables pour Paulo César ces dernières semaines : après avoir savaté Mansaré à l’entraînement, la taupe brésilienne se fera fatalement prendre de vitesse par Jo Micoud. Oui, vous avez bien lu. Du vrai travail de pro.

Luca, si je t’avais jugée digne de recevoir une déchirante lettre d’adieux, chaque nanolitre d’encre marine versé sur le vélin concentrerait la rancœur et la misère. Dieu merci, je tapote ce billet sur un clavier, mélodie ratée que je te dédie d’autant plus volontiers que je connais ton méprisable mépris pour le football (sur ce point néanmoins, je reconnais un certain panache dans cette façon de s’indigner de l’oubli du sort d’écrivains magyarophones de Transylvanie lorsque tout le monde pleurait la disparition du grand Ferenc Puskás). Luca, tu as la désinvolture sans l’élégance. Si ça peut te rassurer, je pense la même chose de Bernard Mendy.

Matthieu

PS : Ma présence à Europe 1 lundi dernier en tant qu’auditeur libre de « Bienvenue au club » n’a pas seulement été l’occasion de serrer la main de mon idole à l’envers, monsieur Francis Llacer. Une partie du chemin back home a été effectué en compagnie de Pierre Delmas, jeune artiste venu chanter deux titres dans l’émission. Je vous invite à écouter ses chansons sur son MySpace : c’est très bien, et infiniment plus subtil qu’un tacle par derrière du sanguin Cisco.






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» Weekend wars · 30 avril 2008 17:27

Bravo pour ce billet... D’habitude quand j’entends Toulouse, je pense plutôt Stade Toulousain, mais là, tu me donnes envie de m’intéresser au foot ! en tout cas, je vais prêter attention aux résultats à venir de l’équipe bientôt rel... pardon, du PSG.  ;) Au pire, on te consolera lundi autour d’un café !