Fils des années glauques du Toulouse Football Club, Alexandre Pedro a cru en Bancarel et vu Barthez avec des cheveux. Aujourd’hui les filles craquent pour Elmander et Dieuze est presque international. Exilé volontaire sur Paris, Alexandre Pedro tente de suivre son club entre les troquets de République et les redifs sur TLT .
Notre Stadium brûle et nous, que faisons nous ? On prie ? Non, on est des bouffeurs de curés, ne renions pas nos acquis. Je sais pas, on cherche à produire plus de jeu en commençant par réduire le déchet technique. Plus le temps, le sol se dérobe déjà. On inscrit Dieuze au prochain stage Larqué pour tout reprendre à la base. Connerie, Sirieix sort de là-bas.
Non franchement je sèche… Baup aussi, alors il se tourne et aperçoit Santos qui miaule, il veut gambader l’animal. Baup au bout d’un moment ça lui fend le cœur, alors il lui assure qu’il l’aime, qu’il est trognon, qu’il déchirait tout à Sochaux avec Frau et Pedretti. Mais pourquoi alors tout le monde abandonne ses Sochaliens sur une aire d’autoroute ? Un Sochalien c’est mignon petit, après ça grandit et plutôt mal. Alors Baup ose le 4-5-1 avec l’allumette tunisienne pour mastiquer entre les deux centraux monégasques, le geste mérite une bise sur la casquette. Baup a des couilles, et pourquoi pas prendre Ben Ali à l’élection. C’est pas interdit de foutre deux attaquant, j’entends dans les travées. Désolé notre marque de fabrique, c’est l’attaquant Crusoé, là on voit les hommes, enfin Elmander.
Santos, Santos, je n’arrive plus trop à me souvenir comment ça marchait un Santos. Un Santos ça ne servait pas à multiplier les appels intelligents ? Un Santos ça n’avait pas du flair ? Un Santos ça ne gagnerait pas une CAN ? Un Santos ça n’aurait pas une grand-mère brésilienne ? Je crois que Santos n’a jamais signé à Toulouse, son corps en tout cas. Le corps doit errer entre Alexandrie et Montbéliard. La tête essaye, elle se construit des reprises en première intention, elle recréait des appels croisés, elle fourmille d’envie, mais le corps lui pue la fin. 28 ans, c’est moche, on aurait tellement voulu l’aimer notre Santos.
Et ainsi Francileudo Santo s’envola, prêté sous d’autres cieux.
» Un homme dans le match : Santos et point final · 27 novembre 2007 23:52
C’est vrai que le signe du destin n’aura pas eu lieu. La dernière titularisation de Sans Tos avec le TFC c’était un an jour pour jour avant TFC - Monaco, pour la réceptions des affreux Bretons. Un match d’un dynamisme sidérant (Santos Vs Moreira, mmh !) qui a le mérite de rester notre seule victoire acquise sans Elmander. Deux Pénaltys du Gnoux, pour les amnésiques. Dont un transformé.
Pour autant, il est écrit que Santos a encore une page à écrire au TFC, celle de jeudi contre Zurich, où le bougre a inscrit 5 buts pendant son prêt ! Eh ouais les gars, Santos il est champion de Suisse, tsé.
Si on en croit l’équipe.fr, Baup aurait enfin décidé de suivre son instinct pour Zurich, et retenterait le 4-4-2. Elmander-Gignac ? Sans doutes, mais... on fait quoi si l’autre nous sort un hat-trick ? On le prolonge ? Rofl.
Sinon blague à part, compte tenu du manque de compétition, et du peu d’attention que lui a porté Achille contre l’ASM, franchement le Santos il m’a pas paru plus mauvais qu’un autre toulousain. Bon, seul en pointe, faut peut-être pas exagérer. Mais il a conservé un chouia de vitesse qui lui permettrait sans doutes d’infiltrer quelques défenses, avec un Elmander pour lui créer les espaces nécessaires.
Oh, et puis, histoire de rendre le personnage encore plus attachant, ne manquez surtout pas le dernier strip de TouFoulCan.
» Un homme dans le match : Santos et point final · 27 novembre 2007 16:16
Bel exercice de balistique platonicienne, l’âme de Santos (Dumont ?) filant en parabole au-dessus de la crête des toits toulousains - une crête rose, comme la pink moon de Nick Drake...
feufollet
» Un homme dans le match : Santos et point final · 27 novembre 2007 15:50