Retrouvailles
13 janvier 2008 à 18:16Matthieu Richard supporte le PSG, c’est son droit même s’il a tort. Quand il n’apprend pas le Hongrois ou termine la rédaction la première biographie de Ceara « Comme j’ai roulé sur le ballon et autres histoires extraordinaires » Matthieu prend le temps de passer sur Nothing Toulouse pour remuer le couteau dans la plaie.
J’ai compris devant mes lasagnes pourquoi je tapais l’incruste sur ce blog. Dans une émission d’iTélé, un critique gastronomique s’était ému de que l’on réduise trop souvent la cuisine italienne aux sempiternelles pâtes et pizze. L’Italie, avançait-il, c’est l’apprentissage de l’amertume. Vrai pour les adversaires de la Squadra, vrai pour Alexandre et moi : supporter Toulouse ou Paris, c’est l’apprentissage de l’amertume.
On va le redire gentiment : le Téfécé n’est pas ce qu’on appelle une « équipe de coupe ». Bon, cette année, ce n’est pas vraiment non plus une « équipe de championnat », mais vu qu’ils nous ont battus à domicile, je me dois de la fermer.
Liverpool, Caen, Paris FC, ça dénote un bel effort de constance face à un nouvel adversaire cent fois plus faible que le précédent. Linéarité de l’échec, Sadran et l’ami Casquette en coefficients directeurs négatifs.
Paris FC. Le Hall of Fame de la défunte D1. Pius Ndiefi (ex-Mionnet-Quint-Deblock) et Medhi Leroy (ex-Equipe de France Jeux de la Francophonie) n’étaient pas sur la pelouse, contrairement au second buteur Pape Sarr (ex-Bollaert African All-Star). Coach Jean-Guy Wallemme (ex-Coventry) gère les vedettes.
L’ancien Baresi d’Artois respire : la victoire en Coupe fait enfin parler d’un club qu’étouffent les locataires du 16ème arrondissement. Il manque pas d’air, Parif’, lui qui renia Saint-Germain et resta dans l’élite en 72. Le divorce prononcé, il eut la garde l’équipe pro, le PSG repartit en amateurs. On se recroiserait deux ans plus tard dans l’ascenseur, sans envie de flirter.
Je rêve de derbys enflammés, d’une histoire à la milanaise… Escalopes bien grasses, retour sur terre un mois de janvier en France. Les 32èmes, c’est le week-end des surprises. Gros Kinder au Stadium. C’est la fête, ça s’arrose. Water-polo dans les Vosges, deux savonnettes pour la Douche. Alice ça glisse, supplice pour mes tympans.
Quelque chose a dû se casser entre la musique et moi. Vendredi, Ozzy Osbourne s’en est retourné dans sa tombe MTV lorsqu’il m’a entendu massacrer Paranoid à Guitar Hero. Sifflé et pris en grippe par un public hostile, je fus dans l’impossibilité d’aller au bout du morceau. Pierre-Alain Frau, sors de cette corde. Moi qui visais le concert géant au Parc, je me contenterai de la Maison Folie de Villeneuve d’Ascq.
Pas de mental face à l’adversité. Samedi, la soirée s’est terminée au Suleiman Club à Louveciennes. Un seul titre craché par la sono dans les verres des play-boys du déjà dimanche suffit à détruire ma fragile éducation rock. Anyway, concurrence trop rude : à ma gauche, chemise à carreaux dans le jean. Il ferme les yeux, se dandine lascivement et seul. Sportswear attitude. Un prédateur à ma droite. Déhanché salle de muscu, tee-shirt blanc près du corps, Fluorescent Adolescent sous les spots et sunlights des tropiques. Une bonne note : le videur à l’entrée m’a reconnu. Je n’étais jamais venu, mais c’est sympa de ma part. On lui doit aussi l’expression « chaussures de ville griffées sport », qui signifia quelques tracas pour mon pote. Métier extrêmement mystérieux – et un tantinet détestable – que « physionomiste ».
Du coup, Spinal-Paris à l’as. L’article de Chérif Ghemmour sur le site de So Foot a rappelé une info essentielle : Jimmy, notre idole, a évolué une saison au SAS.
Eurêka ! Remember Derrida : c’est à la marge qu’on fait la diff’. Les linguistes opineront. Tout est dans le suffixe. Cas d’école des langues agglutinantes, le hongrois par exemple. Prenons le mot szív : pas mal. Souvenir d’une rue perpendiculaire à l’avenue Andrássy. Digicode, escalier…ainsi de suite jusqu’à szívem, qui sublime le radical. Le problème ne vient donc pas des villes. Juste une interversion à opérer. Oubliés les Paris SG -Toulouse FC ; le ticket duo gagnant, c’est PFC-TSG. Parce que Toulouse Sans Gignac, c’est quand même vachement mieux.
Matthieu
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