28 septembre 2007 à 10:13
Confirmation, le TFC est belle et bien la pire formation hexagonale en matière de coupes, peut-être même une valeur étalon au niveau européen ; si des spécialistes de la loose en Espagne, Italie ou dans le Grand Duché du Luxembourg peuvent nous trouver un rival sérieux, je suis preneur. Avec la Coupe de la Ligue, on se croyait au moins à l’abri d’une sortie piteuse face à des crèves la balle de CFA2. C’était sans compter sur le gros Dumas venu en victime conciliante avec sa CFA. Pour jouer la diversion, l’ancien tracteur du Vélodrome se pointait avec une couleur de cheveux tirant sur le gris métallique pour être raccord avec sa Renault Safrane. Bref, comme on dirait du côté de la rue de Solferino, ce match était imperdable.
Mais imperdable n’entre pas dans l’idiome téféciste en coupes. Même quand l’adversaire préfère sournoisement évoluer à 10, en fauchant Dédé Gignac qui filait droit vers sa quinzième action à vendanger. Aux dernières nouvelles, il serait entrain de finir de chier la feuille de match qu’il a pris le temps de manger hier soir. Et puis le Tef alignait son talisman : Rudy Riou, le genre de gardien qui n’a jamais rien à se rapprocher mais qui reste sur trois descentes en quatre ans quand même.
Ce match était imperdable, surtout à 3-2 à la 119ème et balle cinq contre deux à négocier pour Battles l’expérience, Battles la sagesse. Au centre, Gignac, Dupuy et Mansaré se disputent pour la paternité du quatrième à venir, mais Battles préfère un centre troisième poteau histoire passer le bonjour à Ginola s’il traîne devant France 3. Dans le remake normand de cet excellent thriller bulgare, Samson reprend le rôle de Kostadinov.
Dans les bonus, on trouve une séance de tir aux buts avec des caisses trop grandes pour Riou et Gignac qui trouve très drôle d’imiter Christophe Deylaud prenant son élan avant une pénalité. Dispensable.
Comme on dit dans ces cas-là : on en rigolera dans quelques années. La preuve par cinq.
1/ Trente deuxième en 1998 : Jura Sud (CFA2) - Toulouse 1-1 (Jura Sud qualifié 8 t.a.b. à 7)
Un début janvier quelque part entre le Jura et la Terre Adélie, une coalition de trois villages jurassiens mettent fin à l’expérience Guy Lacombe au Tef. Les vainqueurs sont reçus sur le plateau de Téléfoot et croisent pour de vrai Vincent Hardy. Notre gentillesse nous perdra.
2/ Quart en 1993 : Toulouse - Laval (D2) : 0-2
A la suite d’une épopée chevaleresque de trois matchs, les Bancarel et Debève se voient déjà en demi après le tirage. Comme le match est en semaine, ma mère m’interdit de Stadium. Merci encore Maman pour m’avoir éviter ce but de Franck Bonora.
3/ Huitième en 2003 : Schiltigheim (CFA2) – Toulouse (L2) : 3-0
Irrésistible en L2, le Tef se permet de surclasser Lens au tour précédent. Confiant Mombaerts aligne la réserve pour ce déplacement de sous préfecture. A la défaite, on y ajoute l’ampleur, bien conscient qu’une simple élimination face à des amateurs ne suffit plus.
4/ Huitième tour en 1994 : Montauban (National 3) – TFC (D2) : 2-0
Ca doit être un dimanche de décembre, je suis dans ma chambre calé sur Sud Radio et je découvre ce sentiment nouveau mais bientôt familier : la honte. Dix ans plus tard une montalbanaise me brisera le cœur, mais ça n’a pas vraiment de rapport
5/ Trente deuxième en 2006 : Lyon- Duchère (CFA) – Toulouse : 2-1
Après deux mois de championnat, le club n’a plus rien à espérer ou à craindre en championnat. Ca ne serait pas l’occasion de se concentrer sur les coupes, non ? En Coupe de la Ligue, malgré son arthrose Warmuz dans les buts de Monaco nous sort un match plus vu depuis 1998. Reste la Coupe du France. Un classique, des faux amateurs, il fait froid, on passe pour des cons. Mort de rire.
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