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Fils des années glauques du Toulouse Football Club, Alexandre Pedro a cru en Bancarel et vu Barthez avec des cheveux. Aujourd’hui les filles craquent pour Elmander et Dieuze est presque international. Exilé volontaire sur Paris, Alexandre Pedro tente de suivre son club entre les troquets de République et les redifs sur TLT .

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Nous sommes tous des Nicolas Dieuze

2 mai 2008 à 09:16 Nous sommes tous des Nicolas Dieuze

Les mots s’entrechoquent, le verbe est fiévreux, les bras moulinent pour souligner le propos : Nicolas Dieuze a la pied épais, mais sa voix porte. Dieuze a parlé, il a dit la vérité, en tout cas notre vérité. Les paranos ont toujours de bonnes raisons de l’être. Tant pis, si la Ligue, Sammy Traoré, RMC Info, Canal, mon voisin de bureau et la terre entière souhaitent encore profiter du PSG en Ligue 1 : le Tef vivra. Il descendra peut-être, mais il remontera. Le Tef remonte toujours à la fin.

Le PSG ne disputera pas la prochaine Coupe de la Ligue : vous parlez d’une sanction, ça fait vingt piges que Toulouse est exclu de toute coupe nationale. Le TFC a déjà trop souffert, laissez-le couler des jours paisibles en L1. On ne demande pas grand-chose, du ventre mou, notre qualification européenne décennale, taper le PSG quand il sera remonté.

Samedi, je vais retrouver cette putain de boule au ventre. Celle des premiers examens, celle des premiers rencards avortés (le nom de la fille sonnait transalpin, Jean-Marc Furlan m’avait pourtant prévenu), cette boule qui saisit dès que le Tef doit conserver un score dans les dernières minutes. Ceux qui ne connaissent pas cette sensation sont 1) puceaux et supporteurs de l’OL 2) des types qui n’ont pas compris que sans implication affective, le foot n’est rien.

Dans une trentaine d’années, j’aime m’imaginer un sexagénaire paisible, le visage travaillé par les vents de l’Atlantique. Le vieux ferait asseoir ses petits-enfants sur le canapé, une boite de gâteaux sur la table basse. Les journées sont longues sur l’île, alors pour tuer le temps pépé pédale dans ses souvenirs. L’Euro 2004 traversé comme une ombre, Bordeaux et Bruno Bastos qui prend son couloir sans jamais se retourner : le vieux garde ça pour une autre fois. Aujourd’hui, il commence par la fin. Par la descente du PSG un samedi soir de mai, il radote sur sa frappe arrêtée dans les arrêts de jeu. Le vieux se souvient, le gardien devait s’appeler Douchez. Pedro Miguel Pauleta, 35 ans, pouvait bien rabattre ses ailes. Le PSG l’avait si peu mérité.






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» Nous sommes tous des Nicolas Dieuze · 3 mai 2008 00:08

je suis flatté, cité sur ton blog.... Demain match, honneur sud, pas loin du tifo dieuze fever, la peur au ventre... Je prépare mes " arbitre enculé" et ne lache plus mes poupées vodoo de gregory bourillon et de pauleta !

 brouno basto is my hero