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Fils des années glauques du Toulouse Football Club, Alexandre Pedro a cru en Bancarel et vu Barthez avec des cheveux. Aujourd’hui les filles craquent pour Elmander et Dieuze est presque international. Exilé volontaire sur Paris, Alexandre Pedro tente de suivre son club entre les troquets de République et les redifs sur TLT .

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Jimmy l’éclair et les briseurs de cœur

11 décembre 2007 à 11:56 Jimmy l’éclair et les briseurs de cœur

En attendant l’haletant PSG-TFC de samedi, Nothing Toulouse donne tribune libre à l’opposition, ici Matthieu Richard, enfant de l’ère Ginola /Weah et contemporain des Digard et Bourillon.

Capitole, Capitale, histoire d’O, histoires d’A, d’amours qu’auraient chantées Nougaro si le barde toulousain avait entendu note au football. Le Tef’ est une madeleine ; 1994, c’était Paris mode moustache, une occase par coup de pied arrêté. Ricardo emprunta à Kombouaré son casque d’or, but et tarif syndical pour le titre. Rencontre moins festive la saison dernière : Pauleta mit lui aussi la tête, arrêt volontaire du cubitus par Dao, que l’arbitre confondit avec Douchez. No péno. Nouveau pilier du banc de touche, Paulo (Le Guen, pas César) comprit que la suite serait compliquée.

Qu’on se le dise, l’axe Paris-Toulouse n’est pas réservé qu’aux cadres d’EADS. Songez donc : Rocheteau, Reynaud, Calderaro… Un véritable Airbus de talents. Corridor à sens unique néanmoins : peut-être un flagrant délit d’inculture, mais je n’ai pas souvenance d’un transfert marquant du TFC vers le PSG. Alors j’ai pioché dans les latéraux droit du coin. Jean-Luc Sassus, qui avalait son couloir comme personne, avait fait ses études et ses débuts en pro à Toulouse. Et puis vint Algerino.

La légende de Jimmy s’est écrite à Paris. Je l’aimais bien ce type, malgré ses frappes extérieur qui méritaient leur appellation (une fois il cadra et marqua, capitaine d’un soir contre le Depor, grâce à une énième bourde de Molina – défaite 1-3 au final, les larmes de l’auteur de ces lignes salèrent après-match les coupelles de mousse au chocolat du Bistrot Romain métro Marcel Sembat). Carrière en pointillés, portrait pointilliste. En demi-finale de C2 97 à Anfield, celui qui se pointait au Camp des Loges en coccinelle livra une partie héroïque restée dans les mémoires. Admirateur d’Albert Cohen et d’Alberto Giacometti, Jimmy posa fièrement en photo devant l’Opéra Garnier pour l’éditorial de Tribune PSG, distribué les jours de match*. Il eut plus tard la tentation de Venise.

J’entends sourdre les critiques assassines : « Quoi ? On paye grassement Alexandre Pedro pour des scoops à la pelle sur nos Pitchounes et lui délègue à un Parigot ! ». La vérité, c’est que je ne m’y connais pas vraiment en Toulouse. Je crois que la ville était rose bien avant les maillots du Stade Français. Je ne m’y suis rendu qu’à une seule reprise ; le dépliant d’une école à but lucratif vantait les mérites d’un diplôme master, quelque chose qui finissait en « sport ». L’argumentaire misait beaucoup sur le gros plus du cursus : l’intervention d’Hervé Mathoux. Le mec de l’EDD himself.

Toulouse, pour moi, ce sont des noms qui chantent, Beto Marcico, Despeyroux Frapolli. Des gueules – essentiellement Jean-Luc Ruty –, d’Ola à Sud Radio, des sponsors maillots punchy. Quand j’étais petit, je ne comprenais pas pourquoi il fallait dire « Téfécé » au lieu d’un plus légitime « Téhèfecé ». J’ai découvert par la suite qu’il s’agissait d’une histoire d’harmonie vocalique, phénomène que je ne maîtrise pas totalement. De là mes difficultés dans mon apprentissage de la langue hongroise, et je profite de l’audience internationale de ce blog pour soulever cette question : Hol megyünk Luca ?

Deux drôles de villes et d’équipes. Johnny Thunders et ses Heartbreakers le disaient depuis longtemps :

Born to lose / Born to lose / Born to lose / Baby I’m born Toulouse

Matthieu

*Cf. France Football, 2 novembre 2000 / Edito « Jimmystérieux », Tribune PSG, 12 mai 2001 (oui, je sais, il faut être sévèrement atteint pour avoir eu l’idée de conserver ces documents chez soi)






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» Jimmy l’éclair et les briseurs de cœur · 19 décembre 2007 03:22

A vrai dire pour y avoir travailler quelques temps tu ne manque pas grand chose a ne pas connaitre la "ville rose", titre d’ailleurs usurpé a Albi qui est la réelle ville rose. Peut-etre l’industrie touristique locale manquait elle d’arguments ? :p Sinon bel article.

 Titi parigot   

» Jimmy l’éclair et les briseurs de cœur · 15 décembre 2007 23:23

Frapoli un nom qui chante ... Pourquoi pas Jean Jacques Marx pour représenter le TEF ... Je comprends : tu ne connais pas du tout TLSE.

 logisch   

» Jimmy l’éclair et les briseurs de cœur · 14 décembre 2007 18:45

bien cool ce texte, comme l’idée d’ouvrir le blog aux intervenants extérieurs, une façon d’élargir le champ des possibles... Le Jimmy, il était hilarant et il avait du coeur c’est vrai (venait d’ailleurs des Fontaines si je me souviens bien, un joli petit terrain où j’avais réalisé un de mes meilleurs matchs en minimes)mais le grand latéral violet, ça reste à mon avis le grand Jean-Luc surnommé "le TGV" par la presse locale (oui la France s’est dotée de ce beau jouet en pleines eighties...) et qui selon ma tante ne rechignait à aider les potes en difficulté avec les équations à 4 inconnues, en term’au Poly du Mirail... Ce qui me fait penser d’ailleurs que quelques petites interviews décalées d’anciennes gloires (durand, passi, despeyroux, téophile abega,beto,tarantini...etc) du Téf sur ce blog, ça pourrait dépoter...

 cochinchine   

» Jimmy l’éclair et les briseurs de cœur · 14 décembre 2007 14:25

Jimmy Algerino rencontré pendant que je bossais à la Fnac Toulouse. Un nain, en claquette et en jogging.

 Bobo   

» Red Startre · 13 décembre 2007 17:06

Je me devais d’être aux premières Loges pour assister aux premières foulées de M.R. (heureusement que tu n’as pas de particule nobiliaire) sur la sèche pelouse du journalisme footballistique.

Bien que Parisien depuis ma naissance au moins, je n’ai jamais réussi à accrocher au PSG. Je pense que j’arriverais à suivre à peu près l’actualité de ce club si tu lui consacrais un blog. Si Renault te laisse du temps pour ce faire, cela bas de soie (je suis un peu enrhumé).

Alors à quand une page dédiée au club résident du Parc des Princes ?

 Bobby "Henri" LeComte-Spongeville   

» Jimmy l’éclair et les briseurs de cœur · 13 décembre 2007 02:33

C’est une compilation d’anecdotes et de souvenirs plus qu’un article de fond. Et tant mieux, ca se lit comme on se souvient de son enfance. Par bribes. On pense n’ecrire que pour soi et finalement, ca resonne aussi chez les autres, meme si a chaque ligne, pour bien saisir tout le poids emotionnel de l’article, j’etais oblige de swapper (bien a toi Gilles) avec des souvenirs lillois.

Et puis, on finit meme par s’oublier, pensant que, puisqu’on est la, on peut tout se permettre : "Hol megyünk Luca ?" Qui le remarquera ? Qui le comprendra ?

Nice work Matthieu Ricard, nice work.

 Steven