Menu:

Présentation

Fils des années glauques du Toulouse Football Club, Alexandre Pedro a cru en Bancarel et vu Barthez avec des cheveux. Aujourd’hui les filles craquent pour Elmander et Dieuze est presque international. Exilé volontaire sur Paris, Alexandre Pedro tente de suivre son club entre les troquets de République et les redifs sur TLT .

Contact

Les autres blogs sur sofoot.com

How I met the L2

13 février 2008 à 09:54 How I met the L2

Les enfants, vous savez le Toulouse Football Club a toujours occupé une place particulière dans la vie de votre père. Une place bien trop importante quand j’y repense. Achille, Johanna, venez sur le canapé, aujourd’hui je vais vous raconter ce qui m’est arrivé un soir de février 2008. La scène devait se passer à Nancy. Je crois que Nancy était en France à l’époque, mais de justesse, en tout cas elle se déroulait avant que l’Etat ne vende l’Alsace et la Lorraine pour payer ses échéances auprès des banques luxembourgeoises. Depuis quelques semaines, votre vieux père - qui était à l’époque encore un jeune homme avec des pulls American Apparel - se faisait beaucoup de soucis pour son club. Je crois l’avoir démontré plus tard dans mon livre enquête (The Plot against TFC, préface de Gérald Passi, aux éditions So Foot/ La Dépêche du Midi), une cabale ignoble se tramait afin d’enrailler la progression irrésistible de notre club. Car si vous m’avez bien suivi, le TFC faisait peur aux puissances en place, et ce match à Nancy ne sera qu’une preuve parmi d’autres.

Les enfants, la vie de votre père n’était pas toujours faîtes d’envahissement de terrain, de doublés d’Elmander et de Mojitos dans des festivals bretons. Croyez-moi ou pas, mais notre cher TFC flattait surtout l’ennui et la frustration cette année là. D’ailleurs Salim Arrache s’était déjà mué en citrouille, après un mois de débordements priapiques ou presque, il redevenait cet ailier placardisé capable de réussir un petit pont sur lui-même. Le premier qui dit Abdessadki en ramasse une. Derrière Arrache, Oncle Elie était forcé d’aligner Fofana. Fofana arrière gauche, les temps étaient durs, mais le devoir de mémoire me doit de dire qu’il s’en sortit avec décence. On a beaucoup écrit sur cette première mi-temps, certains la qualifiant même de purge sans nom, aussi hideuse qu’un plan de Fred Godard. Il faut dire que l’ Oncle Elie se contentait de peu. Mais que vouliez vous ? César allait sur ses 42 ans, Sirieix portait des bouclettes et un dénommé Gignac se faisait passer auprès de nous pour un international en puissance.

Pour ce match nous avions un plan simple, mais assez cohérent, à savoir descendre le bloc équipe à hauteur de notre surface de réparation, puis nous amorcions un déploiement vers le camp adverse avec un maximum de trois joueurs, et une fréquence de 30 minutes pour ne pas trop éveiller les soupçons. J’aurais voulu vous dire que nous proposions un jeu exigeant, mais tout l’amour que j’ai pour vous m’oblige à l’avouer. Le TFC flirtait avec l’indigence, il lui roulait mêmes des pelles un samedi sur deux. Et il n’y pas de bien en place qui tienne, nous proposions des séquences de reléguables, avec une réussite de reléguable. Les enfants, je vous préviens, je vais maintenant aborder les cinq dernières minutes.

Comme me le disait souvent votre grand-père : « Il ne se passe jamais rien de bon après la 88ème minutes, alors va te coucher », il avait encore une fois raison. Il ne se passe jamais rien de bon, surtout avec un arbitre français dans le coin. A cette époque, la LFP n’avait pas encore pris la décision de délocaliser l’arbitrage, donc des Ennjimi et des Chapron exerçaient en toute impunité. Les enfants, je crois vous avoir appris à respecter l’arbitre, à ne jamais lui cracher à la gueule sans son consentement. Oubliez tout ça ! Il s’agit là d’une décision touchant l’intimité de Pantxi Sirieix. Je me souviens de l’infâme roulade de Gavanon - que tout le monde avait jugé grotesque après trois ralentis à peine, je crois bien. Par pure résignation, j’avais crû voir l’amorce d’une faute à vitesse réelle. Après quelques années auprès de Dieuze, je pensais que notre Pantxi avait pris le mauvais pli des penalties nihilistes. Moralement, la défaite sonnait comme un rappel du destin, nous devions expier tout notre bonheur à l’étage d’en dessous. Je me souviens de cet ami qui essayait de me réconforter : « Nantes en L2 est diffusé un match sur deux avec Eurosport ». Et voilà comment je me suis abonné à Eurosport, et comment votre mère a voulu me jeter de mon propre appart.

« How I met you mother » saison 3 en DVD.






Poster un commentaire

» How I met the L2 · 22 février 2008 15:01

J’ai toujours su qu’Aussonne allait révéler son caractere So Footien un jour ou l’autre (quoique Santos habite dans le coin, ca veut tout dire)

    

» How I met the L2 · 20 février 2008 16:48

Fréro,ça me fait plaisir de lire le nom d’Aussonne. Mon club de toujours, à part une saison à Seilh.

    

» How I met the L2 · 19 février 2008 00:45

Année 2022 : Au grand damne des fan foot français, la ligue 1 aura cesser d’exister depuis une décennie vendue par la véreuse et avide LFP poussé par des clubs de plus en plus demandeurs comme Lille pour financer son stade hors de prix ou comme Lyon pour financer sa nouvelle franchise "OL Gode-ceinture" (à noter la très belle ligne crée par GOVOU). Ces "grands" clubs français s’exporteront désormais en Suisse et au Quatar. Il est à noter que de toute façon le mot français" n’aura plus trop de signification, les régions ayant pris leurs indépendances sous la présidence de Jean Sarkozy. Rassurons-nous cependant car le TFC aura enfin la place qu’on espérait cette saison : Troisième, oui troisième je dis bien ! Troisième du championnat d’Occitanie (derrière Muret et Aussonne), quand même l’un des 400 premiers championnats européens, c’est pas rien ! Et grâce à leur entraineur, aussi talentueux que quand il jouait, Nico Dieuze,la plus belle saison du TFC de toute son histoire. Vivement 2022, en attendant on savourera la magnifique victoire cette saison de Bordeaux !

 Fréro   

» How I met the L2 · 16 février 2008 12:52

Oui Chab, erreur de ma part, il y a Metz bien sûr en mars. Encore que je suis prêt à faire un pari : on ne gagnera pas à St-Symphorien, et le TFC sera donc la seule équipe à n’avoir remporté aucun duel contre un promu o/

 Jarod   

» How I met the L2 · 15 février 2008 18:29

Krob c’est de l’ironie le passage sur Chapron, puisque je dis qu’il n’y pas péno... après 3 ralenties. Sur le coup, je l’aurais donnné.

 Alexandre   

» How I met the L2 · 15 février 2008 13:48

Et pas un mot sur votre gardien qui vous a sauvé tout le match.... Certes il n’y a pas penalty mais faut arrêter de rejeter la faute sur Chapron si le TFC en est là...le malaise date de bien avant ce Nancy-Toulouse...

 Krob   

» How I met the L2 · 15 février 2008 11:04

lol , je suis supporter du tef et mon fils qui va naitre seras Achille, peut- etre le(la) sera joanna lol

 zoulfri   

» How I met the L2 · 15 février 2008 10:20

En mars, le TFC va surtout à Metz (Lille c’est avril). D’ici la fin, 7 matchs à domicile avec victoire quasi obligatoire contre Sochaux, Lorient et VA (dernière journée !!).

Le problème est que, cette année, le maintien risque d’être à un niveau élevé genre 44 ou 45, ce qui demande 18 points au Tef, soit par exemple 5 victoires, 3 nuls. Vaste programme.

Si Toulouse arrache (sic) son maintien in extremis contre VA, la fête ne sera pas moins belle que contre Bordeaux ... sinon, le mal aux fesses remplacera le mal de tête.

Au vu de la dimension prise par Sissoko (la vraie satisfaction), je ne vois effectivement pas le 442 durer bien longtemps. On a bien vu que se passer d’Achille était mission impossible. L’Odyssée du maintien commence.

 Chab   

» How I met the L2 · 14 février 2008 00:12

putain je me vois bien raconter a mes enfants le match toulouse nantes de l’annee derniere ou le match de liverpool...

Je suis sur que dans le futur les gens ne croieront pas quand on leur dira que sirieix c’etait un joueur de foot... putain pantxi tu sert a rien...

Merci pour la ref à la meilleure série de tout les temps

 reno   

» How I met the L2 · 13 février 2008 17:17

Ou "APG" plutôt, non ? Qui se dévoue à ce sujet pour signaler aux "journalistes" de TFC TV qu’ils prononcent à l’envers le prénom composé de notre second attaquant depuis le début de la saison ? Ceci dit, je doute fortement que DD descende en L2 avec le TFC. Il sera probablement tenté de retrouver une équipe capable de lui prodiguer plus de 2,5 ballons par match. Une équipe avec de vrais ailiers, des débordements, et pourquoi pas -soyons fous- un milieu défensif effiace.

D’ailleurs, qui serait partant pour la L2 finalement, à part Sirieix et Dieuze qui frétillent déjà à l’idée de devenir des stars ? Je vois d’ici le sourire gêné de Cetto qui, délaissant le paquebot naufragé du TFC, sautera sur la bouée de sauvetage d’un FC Nantes même plus Atlantique.

Logiquement, on peut supposer que tout sera joué fin mars. Sur 5 matchs on rencontre 4 équipes qui plafonnent à 30 pts (Sainté, Lens, Lille et surtout Sochaux). M’est d’avis que si on ne récolte pas 10 pts ce mois-là, c’est cuit à 99%.

Dites j’ai une grosse question, étant donné que notre Camerounais revient. Qui pense que Baup alignera Elmander + Gignac + Emana ?

Ah aussi, à ne pas manquer le dernier strip de TouFoulCan : http://toufoulcan.over-blog.com/article-16537281.html

Grut :(

 Jarod   

» How I met the L2 · 13 février 2008 11:14

Le Tef et la L2, c’est comme Liz Taylor et Richard Burton, une histoire d’amour qui ne cessera jamais. Peut-etre que "PAG" arrivera a planter en L2.

 Gerald Passi