Music United

31/03/2011

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En une phrase :

Contre toute attente, « le plus grand groupe de rock du monde » tient son rang.

Sortie : 21 mars 2011

Dans un monde plus efficace, l'album ne comporterait que 7 titres :

Macchu Picchu / Under Cover of Darkness / Two kinds of Happiness / Taken for a fool / Games / Call me back / Life is simple in the moonlight

Post-it

The Strokes = album solo de Casablancas + album solo de Hammond + solo guitare de Valensi -; alchimie

Le contexte

Il y a dix ans, c'était eux qui avaient remis le rock et les converses au goût du jour. Deux albums plus tard, les Strokes continuaient leur cycle référence sur les plus gros festivals à l'été 2006. L'autre groupe de l'année, les Arctic Monkeys assuraient qu'ils n'étaient que les élèves, qu'ils devaient tout au quintet de New York. Mais on tombe facilement du toit du monde, c'est connu. A la fin de cette même année, Albert Hammond Jr sort un (très bon) album solo. Tous ou presque vont suivre. Fin 2009, Casablancas a des chansons, il réunit tout le monde. Mais les autres membres du groupe n'en veulent pas. Il sort ça de son côté, et à écouter Out of the Blue, il y a cassure. Pourtant, fin 2010, un album collectif est annoncé, le label attend même sa sortie pour boucler son exercice fiscal. Finalement, le disque est repoussé pour fin mars. On parle d'un enregistrement séparé : Julian mettrait ses voix sur les chansons en post-prod, sans être en contact physique avec les autres.

Analyse

Tous les Philippe Manœuvre auront donc leur carotte : ce n'est pas que de la musique, c'est du clash, du gossip, des histoires d'egos. Dans vingt ans, on en fera des films arty avec Johnny Depp qui conte une histoire retracée via des images d'archives. Encore que, pour cela, il faut que le quatrième chapitre de l'aventure ne soit pas totalement raté. Le premier single, qui ne prend que trop rarement de risques laissait sur sa faim. You're so right, qui a filtré sur une radio anglaise, faisait carrément peur, tant c'était nul. Heureusement, l'album n'est pas de cette veine. Certes, les moments de grâce ne sont pas aussi nombreux que sur les précédents opus. Mais ils sont là.

Concrètement

Machu Picchu aurait d'ailleurs pu être le titre phare, la chanson qui rassure tout le monde. Plaisir sadique, elle est track 1. Comme pour dire à ceux qui écoutent l'album pour la première fois : « Rassurez-vous, on est encore là ». On y retrouve toujours ce goût de la perfection. Il y a plus de synthés, mais tout est calibré, travaillé au demi-temps près. Under Cover of Darkness, chanson de campus américain par excellence, vaut pour les quinze secondes qui précèdent le refrain. Alors qu'on pourrait croire à son intro que Two Kinds of Happiness s'enfoncent dans le monde du convenu, c'est en fait une « chanson euphorisante » made in Casablancas. Comme Games, sauf que là, il y a les percées à la guitare de Valensi. Taken for a fool pourrait sortir du précédent album que personne n'y trouverait rien à redire. Call me back, la chanson pause, calme, est même plus forte que ce que le groupe avait réussi à faire jusque là dans ce registre. Avant de partir, Life is simple in the moonlight est servi en dessert. Peut-être la piste la plus collective. Ca part donc un peu dans tous les sens, mais, ça impose un constat : personne ne fait mieux.


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