Music United

02/08/2011

Même si le nouveau single Smile pue le recyclage, Jamiroquai (à ne pas réduire à Jay Kay, le chanteur) a montré l'an dernier avec Rock Light Dust Star que le groupe peut survivre aux années 90. Restait donc à voir ce que valait ces vingt ans de carrière sur scène. Compte-rendu, analyse, comme pour un match de Champions.

Coup d'envoi -; Les musiciens se placent un à un avant l'arrivée du leader charismatique, celui qui l'on met systématiquement en avant. Pas emmerdé avec l'ego du type (ou du coup marketing, au choix), les 8000 spectateurs des voix-du-gaou sur la presqu'île de Six-fours jouent le jeu à la perfection. Ça commence avec quelques notes de guitare, ça sera Black Capricorn Day. Un oldie, du quatrième album, même pas un single. De quoi rendre optimiste les plus hardcore des fans. Les trois choristes rallongent la durée de vie du titre, il y a de quoi être bien.

15 ème -; Cosmic Girl arrive très vite, avec une intro aménagée qui surprend autant qu'elle ravit l'assemblée. Ça démarre donc bien, mais vite, on tombe dans la démonstration : ce n'est pas un concert, c'est la fête de la musique. On fait le show, on met du chant en canon, de la pseudo-impro, du solo de saxo, mais tout semble calibré, sans folie particulière. Comme si à la fin du morceau, Nagui et Daniela Lumbroso allaient reprendre le micro. C'est bien, mais il n'y a pas de quoi exploser. L'impression se poursuit avec le pourtant très bon High Times.

30 ème -; Avec Morning Glory en écran de fumée, le groupe prépare une très belle entrée en matière pour ce qui est peut-être leur titre le plus bankable, Canned heat. Le public reprend en cœur, heureux, tous les dance possible. Pas la suite des paroles, faut pas déconner, on est quand même dans le sud de la France, ce n'est pas non plus une langue familière. Sur la fin, les synthés raisonnent comme si on était dans James Bond. Comme dans la tournée qui avait suivi Synchronized. Mais c'est pas poussé à fond, non, là, on préfère retourner dans ce qui se fait depuis le début de concert. De quoi donner encore plus de grains à moudre à ceux qui disent que Jamiroquai, c'est gentil, mais c'est tout le temps pareil.

50 ème -; Paradoxe, pour rehausser un peu le niveau, on fait appel aux nouveaux morceaux. C'est l'heure de Hey Floyd, et son rythme saccadé. Pas mal. Par contre, derrière, c'est le drame, Feels Just Like it Should. Un morceau qui fait dire à certains, « merde, ils l'ont pas déjà faite celle-là ? ». Heureusement, un Love Foolosophy plutôt punchy fais repasser le concert du bon côté.

80 ème -; Mais derrière, c'est un enchaînement de morceaux dont on ne pourrait retenir que les instrus, qui ont là aussi tendance à tourner en boucle. Alors quoi ? Alright pardi ! Pas une version folle, juste de quoi tenir en haleine pour le dernier morceau qui sera ... Deeper Underground introduit avec les lumières vertes de Godzilla. Pas mal, mais pas surprenant.

90 ème -; Pour le dernier tour d'honneur, le groupe revient avec White Knuckle Ride, la preuve que le groupe peut faire des tubes en 2010. C'est bien exécuté attention, mais ce manque de folie interpelle. Sur le chemin du retour, une rumeur parcourt la foule. C'était du play-back, la faute à la récente hernie du chanteur. Au vu du spectacle proposé, le doute s'installe. Jamiroquai, en fait, il vaut mieux les voir en live sur MTV live HD. Parce que l'espace d'un morceau, ça fait rêver. Mais après ...


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