Music United

22/11/2011

Dans la lignée des battles Rap Contenders, les soirées « Can I Kick It ? », dont la deuxième édition avait lieu au Nouveau Casino ce samedi 19 novembre, contribuent à rendre encore plus has been le credo « Le rap c’était mieux avant ». Nous étions à la dernière de ces réunions de certains des meilleurs MCs français du moment, chapeautés par quelques vieux de la vieille. Compte rendu en bref et en brèves.

Par The Ground

Beaucoup trop de places vendues. En arrivant à 00h30 et sans utiliser de technique de Sioux, l’entrée dans la salle se faisait à 2h. C’était l’occasion pour le traiteur chinois d’écouler ses stocks de Tsing Tao, et pour un mec à l’arrière d’une voiture d’insulter tout le monde en remontant la rue Oberkampf au ralenti. Sa punchline : « R.O.H.2F, y’a rien de mieux. »

Vers 2h, donc, Orelsan commence son set. Le temps de passer au vestiaire et de prendre une bière au bar, il est terminé.

Un peu plus tard, Aurélien Cotentin passe dans le couloir entre le Nouveau Casino et le Café Charbon. Thomas N’Gijol et Kyan Khojandi (aka « le-mec-de-Bref ») y sont en grande discussion.

Sur scène, quinze mecs. Ils passent au micro les uns après les autres mais tout le monde a clairement envie qu’ils écourtent leur « performance ».

Peut-être le meilleur moment de la soirée dans la salle. Un type en t-shirt Qhuit « Live fast, Die fast » essaie d’aller aux toilettes. Au bout d’une minute d’efforts infructueux pour ouvrir la porte, on se sent obligé de le prévenir : « mec, t’es en train de pousser le mur, la porte est à côté ».

Le mur en question n’est pas loin de s’écrouler lorsque A2H et Xanax montent sur scène. Les basses sont un peu fortes, mais le son est bon, « espèce d’enfoiré ».

Le Nouveau Casino, beaucoup trop blindé au climax de la soirée, commence à respirer un peu mieux, même si dans le fumoir on continue à griller quatre clopes en une.

L’homme que l’on nomme 3010 (c’est quoi cette manie de choisir un nombre comme pseudo, les gars ?) est venu avec du renfort. Au fond, une fille crie beaucoup trop fort, devant, ses supporters tentent de lancer un pogo. Une nouvelle occasion de constater que les rappeurs ne savent pas pogotter.

Séquence émotion : DJ Karz retrace l’histoire du rap français à travers les instrus de DJ Mehdi, décédé il y a deux mois.

Séquence (bonne) surprise : Rocé prend le micro alors qu’il n’était pas au programme. Il succède à un joyeux Jazzy Bazz, qui a squatté les planches plus longtemps que les autres sans que l’on ait à s’en plaindre.

Il est 5h, le vestiaire ferme, il va falloir suivre le set de Triptik avec sa redingote sur les épaules. Les derniers combattants jettent leurs forces dans la bataille et bougent leurs cheveux. Le « petit sauvageon » Thomas N’Gijol monte sur scène pour reprendre au mic’ le refrain du morceau mythique de Dabaaz et Blackboul.

Les hostilités se terminent vers 6h du matin, après une dernière session freestyle avec à peu près tous les MCs du soir. En remontant la rue Oberkampf, un type nous arrête : « do you speak english ? Ok, now it’s 6am, right ? But is it evening or morning ? ». Et toi, on te demande si tu as pu kicker ça ?


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