Caribou - Swim

Caribou - Swim
28/04/2010

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En une phrase :

Le nouvel album d'Hot Chip est une merveille. Il s'appelle juste Swim et c'est Caribou qui l'a fait.

Sortie : 19 avril 2010

Dans un monde plus efficace, l'album ne comporterait que 6 titres : Odessa / Sun / Leave House / Hannibal / Lalibela / Jamelia

Post-it

Caribou = Un prof de math + Salle d'orchestre rempli + Boîte à rythme

Le contexte

Comme Beirut ou Kid Francescoli, autres savants mélanges d'électro et de folk, il ne se cache qu'une personne derrière le nom de Caribou : Daniel Victor Snaith, un professeur de math canadien, la trentaine. Il a d'abord officié sous le nom de Manitoba. Richard Manitoba, punk new-yorkais, l'ayant menacé de porter plainte pour utilisation abusive de son patronyme, l'originaire de l'Ontario a opté pour le nom de « Caribou ». Sûr, là, personne ne va venir le chercher. Il connait le succès avec son premier vrai album, sorti en 2007, « Andorra » qui mélange sonorité rétro et synthé. Outre une grande estime critique, l'œuvre récolte un prix Polaris. En France, la chanson phare « Melody Day » a servi de générique à toute la carrière météo de Louise Bourgoin.

Analyse

Cet album se rapproche beaucoup plus de la scène électronique anglaise et plus particulièrement d'un groupe : Hot Chip. La bande londonienne totalement délurée a déçu sur son dernier album ? Pas grave, Caribou arrive avec la même recette : On prend des sonorités venues de tous horizons (flûte de pan, cloche tibétaine...), on les met en rythme et on rajoute derrière une voix masculine assez perchée. A la différence près que les chansons sont ici plus adaptés à un format lounge (de fond sonore) que le standard tube radio des anglais (3 minutes chrono et refrain entraînant). C'est donc le compromis idéal pour ceux qui aiment vibrer au son de la musique sur un canapé, en tapotant le rythme sur l'accoudoir. Il y en a plus qu'on ne le croit.

Concrètement...

Odessa accroche dès les premières notes de son synthé rayé. Ensuite, la machine est tellement bien huilée que l'on en ressort plus. Sun fait plus la passerelle entre le précédent album, plus psychédélique et du Mr Scruff pour les percussions (les pubs BNP Paribas). Avec Leave House, on a l'impression que la technologie a débarqué au Chili. Hannibal est plus traditionnel, c'est une house mélancolique, se rapprochant des standards de Gui Borrato. Enfin, si Jamelia commence lentement, elle finit en trombe, nous montrant tout ce que l'artiste a dans le ventre.

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