<![CDATA[Never trust a marxist in football ! - SO FOOT.com]]> fr www.sofoot.com <![CDATA[Never trust a marxist in football ! - SO FOOT.com]]> <![CDATA[DubMatix : Soccer, Hockey et Little Italy in Toronto]]> text/html fr SO FOOT Le canadien Jesse King a fini, d'album en remix, et à force d'écumer les festivals spécialisés et les salles de concert à travers le monde, par acquérir , sous son nom de scène DubMatix, une solide réputation dans le petit monde de la musique jamaïcaine. Même si évidemment d'aucun continue de penser que rien de bon ne peut sortir en la matière hormis des studios de Kingston, il a malgré tout su s'entourer de quelques figures historiques du roots (U-Roy, Horace Andy) ou du dancehall ( Luciano, Eek-A-Mouse). Mais un reggaeman au sirop d'érable a-t-il quelque chose à nous raconter sur le foot ? Autant vérifier… 1)Est-il possible d'aimer le « soccer » et d'être canadien en même temps? Le quartier à Toronto ou j'ai grandi et ou je suis allé à l'école est considéré au Canada comme une sorte de «…]]> 1)Est-il possible d'aimer le « soccer » et d'être canadien en même temps?

Le quartier à Toronto ou j'ai grandi et ou je suis allé à l'école est considéré au Canada comme une sorte de « Little Italiy » locale. Je me rappelle parfaitement de la finale de la coupe du monde de 1982. Lorsque la Squaddra Azura l'a emportée contre l'Allemagne, la rue était complètement remplie de centaines et centaines de gens enthousiastes. Ok, le « soccer » n'a pas toujours été « mainstream », grand public, au Canada mais au fil des années, il gagne sans cesse du terrain et ils devient de plus en plus populaire.

Le Hockey occupe encore la place du foot finalement?

Pour moi, Hockey et Soccer sont assez similaire finalement, au sens qu'ils réclament tous les deux une endurance incroyable. Et puis, le Hockey chez nous fonctionne comme le foot en Europe, des fans radicaux derrière une seule équipe. Après la principale différence reste que le hockey s'avère le sport canadien par excellence, et qu'il passionne toujours autant les canadiens. Toutefois, comme je l'ai mentionné, le « soccer » grandit et touche un public de plus en plus large. En outre Toronto se transforme en une ville très multiculturelle, et cela contribue considérablement à la diffusion du Soccer auprès de gens qui ne l'aurait peut-être jamais suivi sinon.

Tu supportes une équipe canadienne ? Dans le reste du monde?

J'ai tendance à suivre la France et l'Italie. L'Italie parce que cela a toujours été une nation très forte et que je suis issu d'une famille italienne. La France tout simplement parce que c'est un peu devenue comme une seconde maison ou patrie pour moi. J'ai aussi pas mal d'amis anglais, français ou italiens qui peuvent parler des heures des matchs à venir et dont l'esprit est déjà accaparée par le mondial brésilien l'an prochain. Cela sera sûrement un moment sauvage et fou.



Sous un autre angle, celui de ta passion pour la musique jamaïcaine, t'arrive-t-il d'en discuter avec les artistes de là-bas?

Quand je passe par un festival ou j'ai la chance d'en rencontrer et de trainer un peu avec eux , on finira toujours par évoquer le foot, mais franchement je sais qu'il s'agit d'une pente très dangereuse, ils ont plutôt en général des opinions tranchées en la matière ! Lol !

Quel serait finalement la musique la plus compatible avec le foot selon toi?

N'importe laquelle du moment que tu ressens un peu d'énergie – ce qui constitue une part indéniable de l'intensité du sport. En ce qui concerne le reggae, franchement je choisirais le Stepper style, ainsi que n'importe quel morceaux uptempo de Dance/Electronica. Mais par pitié jamais de Kenny G!

DubMatix "Rebel massive" (Ecco Beach)

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<![CDATA[On a lu "Racaille football Club" de Daniel Riolo]]> text/html fr SO FOOT Ce livre va sûrement faire du bruit. Daniel Riolo, chef d'orchestre de l' « after-Foot » et grand spécialiste du PSG a d'ailleurs choisi le titre parfait, surtout dans le contexte actuel, pour susciter le buzz. Mais au-delà de la volonté de choquer et d'endosser la cape de celui qui ose « briser les tabous », sur le fond, qu'en retenir? De fait, la lecture se termine avec le sentiment d'avoir parcouru un bon numéro de « Marianne », une couve bien racoleuse pour in fine égrainer un contenu mesuré et nuancé. Beaucoup d'anticonformisme pour rien ? Pour commencer, il faudrait avertir les fachos 2.0, les fans de Michèle Tabarot, les aficionados de Marine ou les anars de droite qu'ils ne doivent surtout pas acheter ce bouquin. Ils vont être…]]> Pour commencer, il faudrait avertir les fachos 2.0, les fans de Michèle Tabarot, les aficionados de Marine ou les anars de droite qu'ils ne doivent surtout pas acheter ce bouquin. Ils vont être déçus. En effet, si déjà sur les réseaux sociaux, certains se régalent des polémiques à venir, prouvant qu'ils ont « toujours eu raison », le résultat va forcément leur laisser un goût d'inachevé. Alors oui, une bonne moitié du bouquin assène des thématiques très zémouriennes : la menace « racaille », le spectre du communautarisme et le péril islamique. Cela d'autant plus que contrairement au pays dans son ensemble, dans le foot, « ils » y seraient majoritaires.

Au final, les premiers chapitres traitent en effet peu de football. Il ne s'agit que de parler de « racisme anti-blanc », de musulmans arrogants et dominateurs, et bien sûr de la fin de l'autorité et du « respect ». Daniel Riolo ne se mouille pas trop. Il distribue la parole, assaisonne un peu d'avis contradictoires, pour mettre en scène les évidences, généralement dans les citations des autres, qui selon lui « dérangent ». Des évidences sur une équipe de France gangrenée par la culture de cité, par cette génération qui prie Allah, idolâtre Scarface et ricane de La Marseillaise, tout en persécutant les gentils petits blancs, seuls authentiques victimes de cette triste histoire. En retour, les discriminations dont parlent et se plaignent parfois les premiers incriminés ne constituent qu'un « ressenti ». S'ils aident leur famille, ce n'est pas pour suppléer à des environnements où le taux de chômage monte à 40% chez les moins de 25 ans ou aux retraites maigrichonnes de leurs parents, il s'agit presque d'une logique « mafieuse ». En face, un pays traumatisé par tant d'ingratitude, des supporters désabusés et un Yohann Gourcuff en bolos expiatoire.

« T'es facho ou quoi ? »

Pour se prémunir de toute critique trop conformiste, le journaliste entonne à longueur de pages la complainte du « si on dit cela, on est tout de suite accusé de racisme ». Comme si les Bleus et le foot ne se voyaient, depuis 2006, pas reprocher scandales et polémiques et ne faisaient pas le bonheur des chroniqueurs et intellos néo-réacs trop heureux de détruire le mythe de 98. Les affaires de comportement, les escapades nocturnes, les rivalités internes dans le groupe, les déclarations à l'emporte-pièce, accompagnent à longueur de temps les prestations de la sélection nationale. Pourtant, à se poser par anticipation en crucifié du politiquement correct, on en arrive à d'étranges raccourcis. Évoquant l'affaire des quotas, en guise de commentaires à la réaction d'un André Mérelle, DTN et ancien directeur de Clairefontaine, qui trouvait que « ça pue le racisme tout cela », le livre conclut : « Il faut dire que lui peut faire tomber la sentence. Sa femme est noire. Et pour aborder certains sujets, en France, il vaut mieux avoir des alibis en béton. » Que rajouter ?

En retour évidemment, tenter de contredire son point de vue revient donc à abandonner la France aux djihadistes en crampons. Et au-delà, à une espèce d'empire invisible qui englobe notamment Canal+, le rap, Djamel Debbouze, etc. Omar et Fred et leur SAV sont de la sorte accusés avec leur personnage « François le Français » d'entretenir un mépris mi-bobo mi-banlieusard envers les Dupont Lajoie, en oubliant au passage d'autres protagonistes de l'émission, comme le jeune de cité complètement débile ou les parodies de sorciers africains. On a parfois l'étrange sentiment de se retrouver devant ces nationalistes corses horrifiés par la vision proposée des « leurs » dans le film carcéral Un prophète, sans être dérangés pour un sou par celle des Maghrébins. Certaines caricatures vont de soi, sûrement.

Témoins à charge Beaucoup de monde est sollicité, ou appelé à comparaître. De Vikash Dhorasoo à Olivier Cachin ou bien le sociologue François Dubet. Mais les derniers mots échoient naturellement à Christophe Guilluy, le géographe « de gauche » préféré de Patrick Buisson - et qui a l'idée de rapprocher de nouveau le foot des classes moyennes et de la ruralité - voire à Cardet auteur de L'effroyable imposture du rap (après son inoubliable Hooliblack), qui gravite dans l'ombre d'Alain Soral. Nous avons même droit à une citation de Marc-Edouard Nabe, pamphlétaire volontiers provoc' et sujet à de nombreuses controverses ces dernières années, tant pour ses écrits que ses interventions télé. Attention frisson !

Le jugement de valeur est simple et après tout mérite évidemment débat : ces Bleus-là s'en foutent-ils de la France ? Ils manquent de reconnaissance envers leur pays. Les bons points sont ensuite distribués. Lilian Thuram en héros quand il reste sur la pelouse du stade de France pour alpaguer, à raison, les importuns qui l'ont envahie lors du match contre l'Algérie. Lilian Thuram en insupportable donneur de leçons quand il se permet de rappeler « son pays » à la mémoire de l'esclavage. Le rapport au patriotisme devient le nœud du problème. On va se mettre d'accord, les footeux, et en particulier les Bleus actuels, ne sont pas transis d'amour devant le drapeau. Ils n'ont pas de chance, chez eux, cela se voit. Personne n'exige rien au reste de la société, comme aux gentils petits soldats du Palais Brongniart. Quel genre de patriotisme et d'attachement aux valeurs de la République chez les bons cathos qui manifestent en masse contre le mariage pour tous ? La France laïque menacée ? Les principales fêtes catholiques sont fériées (c'est naturel, c'est l'histoire, qui le conteste ?), mais un joueur qui demande à manger hallal réveillerait le monstre du communautarisme ? Qui interroge sur leur attachement au pays natal un Cahuzac, un Guéant, un Lagardère ou même un Depardieu, cet Obélix qui déteste (en cela un vrai point commun avec Anelka) le totalitarisme fiscal de la France et devient bi-national pour cette noble motivation ? Benzema ne veut pas chanter La Marseillaise, c'est débile certes, mais c'est presque plus honnête que l'entonner pour ensuite placer son fric – ou celui de ses amis – en Suisse. Et puis quel genre de patriotisme amène à écrire, comme c'est le cas ici, qu'en raison de l'existence d'un ministère des Sports chez nous, inauguré sous le Front populaire par Léo Lagrange, « en matière de sport, elle (la France) se rapproche de Cuba et de la Corée du Nord » ?

Le bon exemple et le mauvais footballeur.

Le foot a un devoir d'exemplarité supérieur au politique, ce qu'il n'arrive pas à réaliser, car dans l'ensemble de la société les valeurs concernées ont dégringolé. Ajoutez que les membres de cette équipe de France plutôt moyenne ont trop bien compris qu'ils ne gagneraient rien avec (peut-être l'explication première pour laquelle ils se défoncent plus au Bayern ou Real qu'en bleu), et vous obtiendrez la recette du cocktail indigeste du moment.

Rideau ! Arrive la conclusion, la fin du livre. Et la chute est presque contradictoire, comme si on changeait d'ouvrage et d'auteur dès que débarque la place de l'argent et des agents (et du foot pro dans son ensemble). Daniel Riolo revient à ce qu'il connaît le mieux. Le foot français, ses faiblesses, son manque de professionnalisme, son fossé avec les autres championnats européens, les carences de la formation. Et d'un coup, le problème des joueurs de foot qui partent à l'étranger redevient un choix pro dans un environnement économique. Il s'apparente même davantage aux jeunes diplômés issus de l'immigration, qui, pour la peine, se sont généralement émancipés des « codes racailles » dans une perspective de réussite par les études, et qui se rendent à Londres vérifier si leur patronyme sur le CV y demeure autant un handicap que chez nous.

Le modèle NBA

La formation française et son incapacité à s'adapter à ce nouveau public, le retard de la culture foot en France, le tout comprimé par le culte du transfert, la faiblesse endémique des dirigeants du foot français, dessinent alors un nouveau paysage où la crise de confiance autour des Bleus ne se réduit plus au doigt de Nasri sur sa bouche. En quoi d'ailleurs le comportement du pensionnaire de City diffère-t-il d'un John Terry et de ses frasques ? En quoi l'égo insupportablement démesuré d'un Benzema est-il moins sympathique que celui d'Ibra ? Tout cela pour finir par donner raison à Hermann Ebongue de SOS Racisme en appelant à toutes les bonnes volontés pour redécouvrir « le vivre ensemble » avec un peu d'éducation. Et aussi pour vanter la NBA en modèle qui a viré la culture ghetto de ses joueurs noirs en les habillant en costard sur le banc de touche, afin de satisfaire un public majoritairement blanc (cela dit aux États-Unis, il est rare d'être choqué d'une équipe black black black si elle est composée des meilleurs et la réussite d'un pauvre n'est pas perçue comme un manque de bienséance envers l'ordre naturel de la hiérarchie sociale). Suffit donc d'un trois-pièces pour passer de « Racaille Football Club » à « Blazer Football Club » ? ]]>
<![CDATA[Wigan Athletic "Northern soul" FC]]> text/html fr SO FOOT Puisque la victoire de Wigan en Cup, c'est quand même une ultime revanche de la Northern Soul sur la Brit Pop, quelques conseils musicaux .... “ Extraordinary sensations - 20 mod soul classics ” (Charly) Le label de réédition Charly, qui apporte un peu à la soul ce que Blood & Fire restituait du reggae, explorera les fonds de…]]> “ Extraordinary sensations - 20 mod soul classics ” (Charly)

Le label de réédition Charly, qui apporte un peu à la soul ce que Blood & Fire restituait du reggae, explorera les fonds de tiroir de la northern soul, cette passion spécifiquement UK pour les 45t obscurs de R'n'B. Après la réimpression des deux volumes de la série “ Up All night ”, cette nouvelle compilation ressuscite la bande son de l'aventure des mods anglais (cf. “ Quadrophonia ” des Who), avec au générique quelques unes des figures les plus emblématiques de la soul underground des sixties : Lee Dorsey, Maxine Brown, the Five Stairsteps, Chuck Jackson, Gene Chandler… Mouvement typiquement britannique, la nostalgie scooter & parka ne mord en France que sur un minuscule public. Pourtant, à l'écoute de cette splendide sélection, on ne peut s'empêcher de regretter qu'à la même époque, la jeunesse hexagonale se soit choisi Johnny Haliday comme emblème de l'exception française…

The Impressions, « Definitive Impressions. 28 classics soul masters » (Kent/Ace)

The Impressions, groupe mythique s'il en est, emblématique du son singulier de Chicago, irremplaçable dans le cœur des amateurs de northern soul notamment, mais plus largement de tous les passionnés de musique black ! Le band qui révéla Curtis Mayfield constitua par ailleurs une des influences majeures des combo jamaïcains de rocksteady, souvent bâties, à leur exemple, en trio vocaux (The Pionniers, The Paragons, …). Même les Wailers s'inspirèrent au début de leur carrière de ce modèle. L'héritage est si lourd que Trojan édita même une compilation uniquement composé des covers yardies (« I'm so proud : a jamaican tribute to Curtis Mayfield » ). Toutefois rien ne remplace le retour à l'original. « Definitive Impressions » s'avéra longtemps difficile à dégoter. Pourtant ce cd proposait la sélection la plus avertie du répertoire de la formation d'origine (28 titres sur les 143 enregistrés pour le compte du label ABC), c'est à dire la période 1961 -1968, de « Gypsy Woman » à « We're a Winner ». Il est difficile de définir le son extrêmement original des Impressions, quelque part entre le Doo-Woop (pour les harmonies) et Motown (pour le sens de la mélodie, la vocation dansante). Quoiqu'il en soit, voici un incontournable dans toute discothèque qui se respecte, désormais et enfin réédité et distribué correctement.

Melvin Davis « Detroit soul ambassador » (Vampisoul)

Dans les années 60, la soul explose aux USA et à la face du monde (largement régurgitée chez nous par les stars des yés-yés, de Johnny à Cloclo) grâce aux artistes de Stax (Otis Redding, Rufus Thomas, etc.) ou de Motown (Smokey Robinson, The Temptations, …). Mais dans l'ombre de ces prestigieuses maisons de disques, de nombreux second couteaux tentèrent eux aussi, parfois avec talent, d'entrer dans l'histoire. Malheureusement ils ne purent souvent récolter qu'une réputation locale et quelques modestes hits circonscrits à leur ville d'origine. Toutefois, quelques années plus tard, de jeunes anglais, souvent amateurs de parka et de scooters, de Manchester ou Wigan, se prirent de passion pour les 45 t de ses héros oubliés du rhythm'n'blues, en en retirant les morceaux les plus rapides et excitants pour la piste de danse. Ils dénommèrent cette lubie « northern soul ». Parmi les ressuscités, Melvin Davis (« find a quiet place ») qui fut également arrangeur, batteur ou encore directeur de son propre label. Rude, rugueux, et finalement très « rock » dans l'esprit, ces 14 titres valent le détour en cette fin année 2011 ou tout le monde semble encore et toujours redécouvrir les années sixties.


« Chess Soul. A decade of Chicago finest » (Chess/Universal)

Chess records est une institution dans l'histoire de la musique noire. Les plus belles pages du blues urbain et électrifié furent gravées dans ses studios d'enregistrement, durant les années cinquante (Muddy Water, John Lee Hooker, Buddy Guy, Howlin' Wolf, Lightnin'Hopkins, etc……). Toutefois, si nous allons vous parler aujourd'hui du label mythique de Chicago, c'est pour aborder sa contribution, moins connu, à la soul music, et en grande partie à ce que les anglais finirent par dénommer la « northern soul ». Car 45 morceaux, 2 cd's, défilent un parfait florilège d'un son singulier, couvrant néanmoins un spectre impressionnant de palettes et de nuances mélodiques et vocales : de l'entêtant rythm'n' blues « Mama didn't lie » (Jan Bradley), repris par Derrick Harriott, à l'élégiaque ballade « I do love you » de Billy Stewart », du classique et dancefloor « Rescue me » (Fontella Bass) en passant par le jazzy « Wade in water » du Ramsey Lewis Trio, sans oublier le gospel romantique d'Etta James ou les « presque » célébrités Gene Chandler et Irma Thomas. On peut s'amuser à pointer certaines absences (à palier notamment avec l'opus « Just keep on dancing- Chess Northern soul » chez Kent), il n'empêche que cette compilation démontre parfaitement que la northen soul n'est pas obligatoirement qu'une affaire de labels obscurs ou de disques aux prix prohibitifs !

Patti Austin « Take away the pain stain » (Body & Soul)

Patti Austin est surtout connue pour avoir été une des vocalistes privilégiées de Quincy Jones, notamment dans les années 1980. Pourtant la jeune fille entama précocement sa carrière, dès 1965, période bénie entre toute pour les amateurs de parka et autre scooters suréquipé en rétro. Cette compilation s'attache donc aux débuts d'une jeune fille à peine âgée de 15 ans. Selon le magazine Vibration, son style s'apparente alors à une “ Dinah Washington chantant du Motown ”. Pour ma part, j'y repère surtout une certaine parenté avec les titres contemporains de Maxime Brown (cf. « Oh not my baby. The best of Maxine Brown » chez Kent/Ace). Les connaisseurs apprécieront les deux compliments à leurs juste valeur.

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<![CDATA[Conseils de lecture (et de liens)]]> text/html fr SO FOOT il existe -presque- une vie journalistique en dehors de sofoot.com... :) - Acrimed, la résistance des médias :Entretien – Le journalisme de football vu par un franc-tireur : Jérôme Latta des Cahiers du…]]> - Acrimed, la résistance des médias : Entretien – Le journalisme de football vu par un franc-tireur : Jérôme Latta des Cahiers du football

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- Courrier international Ces footballeurs qui ont fait banqueroute

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<![CDATA[Le mythe du club ouvrier en L1]]> text/html fr SO FOOT En matière de foot, la France a aujourd'hui bien besoin de ré-enchanter son amour du ballon rond. Quitte à prendre quelques libertés avec la réalité des faits et à balancer de la poudre aux yeux. Voici d'ailleurs que tombe à pic un nouveau protagoniste : le club « ouvrier », incarné cette saison par l'ASSE. La nostalgie reste vraiment une drogue envahissante chez nous. L'impact de la renaissance sportive des Verts ne se limite donc pas au retour d'une vieille boutique du foot pro parmi les premiers rôles de la L1. Elle offre l'occasion de mettre au goût du jour une…]]> L'impact de la renaissance sportive des Verts ne se limite donc pas au retour d'une vieille boutique du foot pro parmi les premiers rôles de la L1. Elle offre l'occasion de mettre au goût du jour une formule magique de la sociologie footballistique : l'identité sociale. Pour résumer, le grand Est (et Nord) du pays, en ratissant large géographiquement cet « espace » dont le démographe Emmanuel Todd nous vante les aspirations égalitaires par la grâce de sa structure familiale, serait ainsi peuplé de FC et autres AS à forte connotation laborieuse : par leur public, leur environnement économique, voire évidemment leur patrimoine industriel ou minier. La liste des noms englobe Lens, Sochaux, Sedan, Valenciennes, voire Nancy... Et occasionnellement des petits Poucets comme Calais. Leur situation délicate sur le plan sportif répondant par ailleurs comme un écho subliminal au déclin général de leur région, face à la santé insolente des « ennemis » bourgeois ou désormais « nouveaux riches » qui s'épanouissent plus au sud et dans la ville lumière.



A contrario, la bonne saison stéphanoise réinstalle fort à propos, alors que le titre semble promis au Paris « mondialisé » (pour rester politiquement correct), le foot français dans la longue litanie nationale (à la sauce réacs des « historiens de garde » style Loran Deutsch ou Patrick Buisson). Remonte d'un coup à la surface et en première page un autre temps du championnat de France, celui qui existait avant le PSG qatari, l'OM Dreyfuss et évidemment le bébé d'Aulas qu'est l'OL.

Le derby entre Lyon et Saint-Étienne présentait dans ce cadre une grille de lecture simple voire simpliste. Le club « bourgeois » de la capitale des Gaules contre l'équipe de la fierté ouvrière dans le modeste département de la Loire. La mémoire des luttes – perdues – de Manufrance (la fin d'une aventure corporatiste débutée avec la manufacture d'arme royale en 1764), contre le futur tenancier d'OL Land. La ville des bobos de droite qui se donne à un maire PS light contre la cité qui « chôme » et qui vote FN ou Front de Gauche. Le script semble trop beau pour être vrai (et décliné de l'Humanité Dimanche au Figaro). Peu importe ! Surtout qu'en bonus, il offre d'imiter les « grands frères anglais », vieux complexe hexagonal, en dégotant des antagonismes structurants, à l'instar de la rivalité de style et d'attaches (pas mal surévaluée) entre City et United.

Tous ces beaux commentaires sautent avec beaucoup de facilité par-dessus les spécificités de notre foot tricolore et de son rôle dans notre société. C'est oublier au préalable que dans nos belles contrées, le foot se révèle toujours plus pratiqué qu'aimé. Et surtout qu'il occupe une fonction non négligeable d'intégrateur inter-classes, nationalisant la culture ouvrière (ce n'est pas un hasard si ce fut pendant les deux guerres mondiales qu'il connut ses périodes d'essor les plus significatives). L'épopée des Verts en Coupe d'Europe a apporté d'abord un grand orgasme patriotique, bien avant d'incarner la fierté locale des mineurs ou des petites mains de Manufrance.

C'est oublier qu'en France, contrairement à la Grande-Bretagne, la « working class » s'exprime d'abord comme un bloc politique ou syndical (fantasmé ou réel, selon les périodes), et n'est certainement pas reconnue comme un socle cohérent constitutif de la qualité de la hiérarchie sociale. Elle s'avère de ce fait bien moins pesante dans la définition des atours et des qualités apposés sur ce sport populaire. Pour preuve, beaucoup de ces grands clubs « ouvriers » bien de chez nous émanaient avant tout du paternalisme patronal (Peugeot à Sochaux, Casino à Saint-Étienne…), de la manifestation du désir de contrôle de directions d'établissement qui, au passage, ont également renoncé à leur nom pour rejoindre la grande famille du football. On oublie enfin rapidement qu'à leur époque, ces mêmes protagonistes s'avérèrent aussi transgressifs et « déstabilisateurs » que l'actuel PSG ou OL des années 2000 vers le chemin toujours plus assumé d'un professionnalisme et de sa forme modulée, mais incontournable, de capitalisme. Aujourd'hui, ont-ils seulement changé ou seulement ne possèdent-ils pas, à leur grand regret, les moyens de leurs fortunés successeurs ?

« Notre légende deviendra histoire »

Les supporters stéphanois ou gones n'ont cessé depuis de réécrire les termes de leur hostilité à coup de banderoles rageuses, aux paramètres idéologiques souvent douteux, en en rajoutant dans les caricatures ( « Nos pères inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines. » ). L'actuelle tension n'en est que l'ultime démonstration, même si elle possède sa logique propre et presque suicidaire.

L'historien Benedict Anderson, dans son livre L'imaginaire national (Imagined Communities. Reflections on the Origin and Spread of Nationalism), démontre parfaitement à quel point tout nationalisme avait besoin de « romance » pour exister et prospérer. Ensuite, dans un processus auto-réalisateur, si le mécanisme onirique prend, cette mémoire collective reconstruite sédimente et se concrétise. Le même procédé existe dans le monde ultra finalement. Plutôt que « notre histoire deviendra légende », l'inverse semble être la règle… C'est ici que les Verts débarquent armés de leur passé prestigieux et de leur actuelle renaissance. Et que les Lyonnais endossent leur cape de super-méchants. Ou comment la lutte de classe devient un mauvais Marvel. Un peu de bonne conscience et de justice sociale avant d'aller se régaler devant l'ogre Bayern dévorant les mignons Catalans du Barça. Le foot, toujours un conte à dormir debout…]]>
<![CDATA[Reggae, fumette, supporter et Girondins de Bordeaux]]> text/html fr SO FOOT Alexandre Gondreau vient de publier « Génération H », son second roman. Un road trip musical, décalé et haschisché sur fond de découvertes des milieux underground et des modes de vie alternatifs. Le bonhomme est aussi l'un des plus fins experts français de la musique jamaïcaine en France et fondateur du site de référence reggae.fr. L'occasion de parler foot, fumette, tribunes... Et Girondins de Bordeaux. Tu peux nous expliquer en quoi consiste le foot bang auquel s'adonnent tes héros de « Génération H » ? Les sessions de foot bang ? J'imagine que beaucoup de fumeurs les ont pratiquées ! Il…]]> Tu peux nous expliquer en quoi consiste le foot bang auquel s'adonnent tes héros de « Génération H » ?

Les sessions de foot bang ? J'imagine que beaucoup de fumeurs les ont pratiquées ! Il s'agit de rencontres informelles dans la rue ou dans les parcs où, dès que tu prends une pause ou que tu sors du jeu, tu te lances dans un concours à celui qui va tirer au plus vite son bang avant de reprendre la partie. Pour moi, c'est la preuve qu'à 17 ou 18 ans, on possède une sacrée santé car avec ce genre d'exercice, aujourd'hui, je claquerais direct. En fait, mes héros s'amusent de l'hypocrisie qui berce notre société sur les questions de drogues ou d'euphorisants qui existent depuis les débuts de l'humanité. Regarde le sport, le cyclisme, le football ou maintenant le rugby, avec le dopage. Quand je vivais en PACA, j'allais voir les entrainements des jeunes à Monaco, à Cannes ou à Nice. J'ai vu débuter très jeune Thierry Henry, David Trezeguet et même Zidane. Quand ce dernier évoluait à Bordeaux, il semblait encore relativement frêle. L'année où il part à la Juve, il prend une masse musculaire irréelle, en l'espace de quelques mois. Il y a de quoi interpeller n'importe quel amateur de sport... Et si je me rappelle bien, Didier Deschamps se trouvait à la Juve pendant la période marquée par le scandale du dopage dans cette équipe… A un moment donné, il faut stopper l'hypocrisie et arrêter de prendre les gens pour des débiles ! A partir du moment où tu te situes dans un environnement capitaliste avec le culte permanent de la performance, tu ne peux pas ensuite balancer des discours moralisateurs sur les moyens d'être bons ou simplement de tenir le choc. Les gars veulent être les meilleurs et, pour eux, tous les moyens sont bons pour y parvenir.

Au-delà de ces expérimentations narco-sportives, quel est ton rapport au foot?

Le premier match auquel j'ai assisté, c'était en 1987, le fameux Girondins de Bordeaux – Lokomotiv Leipzig. Mon oncle était un fana de foot et des Girondins. Il m'y avait emmené pour me faire découvrir sa passion. J'ai passé la rencontre à contempler la tribune des ultras, j'étais fasciné par leurs chants et par l'ambiance qu'ils mettaient ! Je suis tombé dedans ce soir-là. Et après, bien que ne vivant pas à Bordeaux, je suivais les Girondins. C‘était la grande époque des Tigana, Giresse, Battiston, avec Jacquet à la baguette. En grandissant, comme j'étais plutôt engagé politiquement à la gauche de la gauche, je me sentais plus à l'aise parmi les supporters bordelais, toujours très engagés d'un point de vue social. Et puis, comme moi, beaucoup kiffaient le reggae, et il y avait pas mal de skins qui passaient du bon son jamaïcain, des oldies notamment. De fait, pour tout avouer, j'ai toujours été davantage passionné par les tribunes que par le jeu en lui-même. J'ai fait pas mal de déplacements pour suivre les Girondins, comme celui à Chelsea récemment par exemple. Mais comme j'aimais vraiment l'ambiance des tribunes, j'ai toujours fréquenté au maximum les Kops pour la vibe : quand je résidais dans la capitale, j'ai assisté à quelques matchs à Auteuil, et quand j'étais sur Nice, je me rendais très souvent au stade aussi, virage Sud évidemment.

Et comment ressens-tu la situation actuelle du foot et des tribunes ?

Quand tu vois Chelsea, tu comprends que le foot, en tout cas celui que j'aime, est en train de mourir à cause du business. Lorsque j'y suis allé avec les Ultra Marines, ils n'ont pas laissé entrer la bâche, ils nous ont demandé de ne pas fumer, de nous asseoir. Ensuite j'ai été très déçu au niveau de l'ambiance, autant qu'au Camp Nou. T'as l'impression d'être dans un Parc Disneyland, avec un kop catalan très petit et une ambiance minime. Les Kops bordelais, niçois ou parisiens, à côté c'est le Maracana… Finalement, on est en train de virer les classes populaires et donc les Ultras des tribunes, comme tu as pu t'en rendre compte au Parc des Princes où les politiques ont pris prétexte de problèmes réels pour transformer la sociologie du public. J'ai gardé pas mal d'amis Ultras niçois, qui continuent d'occuper le virage Sud même après la dissolution de la BSN, et j'imagine malheureusement que leurs jours sont comptés avec le futur grand stade. Quelque part je me sens dépossédé de ma passion. Jamais un abonnement à beIN ou Canal ne remplacera l'expérience que tu vis dans une tribune en feu.

Tu es surtout connu pour avoir fondé le site reggae.fr, le premier site web sur le reggae en France, comment définirais-tu la relation qui existe entre foot et musique jamaïcaine ?

En premier lieu, une des singularités de la Jamaïque dans les Caraïbes, c'est d'être une des rares îles où le foot s'affiche comme le sport le plus populaire, alors qu'ailleurs le cricket domine. En fait, ce qui est très marrant avec les Jamaïcains c'est qu'ils sont très latins dans leur rapport au foot. C'est paradoxal, ils ont les yeux et les oreilles tournés vers les USA, mais leur façon de vivre le foot se révèle viscéralement latine. Je me rappelle de sessions studio avec pas mal d'artistes vétérans qui parlaient constamment de foot et ne rechignaient pas à aller taper une partie à l'occasion. Chez les artistes récents, Anthony B. est très foot par exemple. Quand tu les rencontres en Europe, pour une tournée, ils demandent toujours qui joue ce soir, quel est le club ici, est-ce qu'on peut toper un maillot... Pour résumer, quand tu arrives en Jamaïque, si tu ne veux plus parler musique, tu bascules sur le foot. Un jour, je rentrais à Kingston après un déplacement à Montego Bay. Le chauffeur de la voiture était une grosse baraque super musclée à la mine de gros bandit. Le gars ne bronchait pas, il semblait super énervé. Pour détendre l'atmosphère, je lui explique que je suis critique musical, en reggae, il me rétorque qu'il n'aime pas cette musique. Gros silence. Je décide de passer au foot, j'évoque la dernière victoire de Manchester United. Il me répond qu'il déteste ce club et qu'il ne soutient que Chelsea. Et là, il me montre ses tatouages à la gloire des Blues.

Et le foot français, ils en pensent quoi nos amis yardies ?

Le français le plus connu en Jamaïque, c'est Zidane, et ensuite Serge Gainsbourg pour la musique. J'étais très fier de raconter que le seul club important où Zizou a joué en France, c'était Bordeaux. Bon après, il fallait quand même leur expliquer où se trouvait la ville. Zidane a beaucoup aidé à faire connaître la France. Ça pouvait même donner des situations étranges. Si tu faisais l'erreur de parler de lui lors d'une interview, l'artiste te bousillait un quart d'heure en te revisitant sa carrière de 98 à son coup de tête en finale contre l'Italie.

Quels sont les styles de reggae les plus adaptés au foot ?

Je dirais d'abord le ska et le early reggae, en hommage aux skinheads bordelais... En même temps, moi qui suis un grand amateur de reggae tous styles confondus, je passe de tout avant un match : du dancehall au new roots. Je retirerais peut-être le dub de la liste car il s'avère trop planant. Le reggae se marie parfaitement avec le football, parce qu'ils relèvent tous les deux de la culture populaire. A Marseille, tu avais les Massilia Sound System qui se rendaient au Vélodrome, à Nice, le Nux Vomica, et à Paris, un type comme Daddy Mory est un gros gros fan du PSG. Malouda m'avait invité à son festival en Guyane. Il était monté sur scène avec son maillot de Chelsea avec Wyclef Jean et Beres Hammond, une très grosse star à Kingston. Il avait parfaitement su marier foot et musique.

Une compilation avec 23 artistes reggae enregistrée pour la sortie du roman « Génération H » est offerte avec le livre sur www.generation-h.fr

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<![CDATA[Sounds United !]]> text/html fr SO FOOT Le 20 avril dernier, c'était le disquaire day. Bref l'événement sensé vous rappeler une fois l'an qu'internet sert d'abord à commander de vrais disques avec de belles pochettes cartonnées (si possible dépliables), vous éloigner de l'hérésie de Serato (sans grésillement au départ, un album n'existe pas) et assouvir votre fétichisme du vynil (vous au moins vous savez ce que signifie 12-inch »). L'occasion de vous enfoncer dans le crâne que se rendre au stade, se saouler au pub et le « diggin' » (l'art de chiner dans les bacs) devraient rester les trois et seules occupations consuméristes acceptables, y compris et toujours en 2013. Et pour le coup on en avait profité pour demander à quelques dealers de 33t et autre 45t (avec rond central intacte) de nous balancer leurs morceaux préférés en matière de foot. Betino - 32 Rue Saint Sebastien - 75011 Paris – vénérable institution qui approvisionnent les dj's parisiens de bon son depuis une éternité 1)…]]> Betino - 32 Rue Saint Sebastien - 75011 Paris – vénérable institution qui approvisionnent les dj's parisiens de bon son depuis une éternité

1) - Les Parisiennes avec Claude bolling « on reçoit , on envoie » tiré d'un 45t (France) 1967

2) Tommy hools "Paris" tiré d'un maxi 45t France 1998 - Attention sur youtube ils enlèvent le champ des supporters Parisiens 1998

3) Cesar Mariano & Cia "futibol de bar » (Heavy usker mix ) » Bresil (tirée de la compil Gilles Peterson in Brazil) 2009

sélection by Betino

Superfly - 53, rue Notre-Dame-de-Nazareth -75003 Paris – La petite boutique du bonheur pour les amateurs de galettes jazz, soul & african vibes.

1) Cesar Mariano & CIA « Futebol De Bar  » (from the album 'Sao Paulo Brasil)

A tout seigneur tout honneur, on débute avec le brésilien Cesar Mariano et son classique danceflooor 'Futebol De Bar'! Découvert durant les années acid jazz en Angleterre a la fin des années 90, le titre n'a pas pris une ride depuis! Chaud!

2) Orchestre Conga 68 De Johnny Bokelo « F.C. Dragons » (du 45 tours du même nom)

Longtemps sous-estimé, le football africain est pourtant aujourd'hui un des principaux fournisseurs de la Ligue 1 et de nombreux championnats européens! Johnny Bokelo offre à son club, le F.C. Dragons de l'Ouémé (à Porto Novo au Benin) une rumba impeccable! Rafraichissant!

3/ Orchestre Les Guitars Boys « Honneur A La Juventus De Sainte Anne!... » (du 45 tours du même nom)

Et la France dans tout ça! On reste scotché par les Guitars Boys, groupe culte antillais, et leur bomba endiablée, ultime hommage au club de leur cœur, la fameuse Juventus de Sainte-Anne, oui l'autre Juve... Sexy!

Sélection by Manu Boulbi

LA FACE CACHÉE -6 rue du Lancieu - 57000 METZ – France – Le coté rock de Metz !

1) Orwell «  Summer Of 82 »

Je veux pas être chauvin (Jérôme est de Nancy, de toute façon; ça compte pas) mais je trouve que c'est l'une des plus belles chansons jamais écrites sur ce sport et les sentiments qui peuvent y être attachés, surtout quand t'as vécu cette époque (Espagne 1982) quand t'étais gosse. 

2) ASh «  Kung Fu »

Pas tant pour son texte (n'ayant strictement rien à voir avec le foot) que pour la pochette de son édition 45t (le coup de savate de Cantona). Et puis c'est un excellent titre de power pop catchy as fuck.

3) Wedding Present. «  George Best »

Ok, ce n'est pas une chanson. Mais c'est George Best en couverture. Et c'est The Wedding Present. Ca suffit à te donner envie de l'écouter en entier, ce disque.

Sélection by Flo



Vicious Circle shop - 7 rue des Puits Clos -31000 Toulouse – La vision alternative de la musique, quelque soit le genres ou les pays.

1) MOGWAI « San Pedro »

Ils supportent le Celtic Glasgow, et ce morceau est chargé de plein de bons souvenirs avec un pote qui m'a accompagné à mon premier match (un supporter du Racing Club de Strasbourg!)

2) LEATHERFACE « Dead Industrial Atmosphere »

J'ai un lien affectif très fort avec le foot et le rock anglais. Je supporte Stoke City... J'ai vu Leatherface l'année dernière en concert et Fanckie Stubbs avec le bras en écharpe avec celle de Sunderland qui a les mêmes couleurs que Stoke!

3) MIOSSEC « Evoluer en 3eme division »

j'adore le premier album de Miossec. Un clin d'œil à des potes (dont un autre disquaire toulousain) supporter de Montpellier! Certainement aussi à ce fameux supporter de Strasbourg!

sélection by Gregoire Rameaux

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<![CDATA[Quand la gauche sportive essayait de comprendre le drame du Heysel]]> text/html fr SO FOOT Le 29 mai 1985 se déroulait le drame du Heysel lors de la finale de la coupe d'Europe des Clubs Champions entre la Juventus de Michel Platini et le Liverpool de Kenny Dalglish. Ces 39 morts changèrent à jamais le rapport au football en Europe. Une fois l'incompréhension passée, certains tentèrent d'analyser. En Juillet, "Sport et Plein Air", revue de la FSGT, y consacra un dossier sobrement intitulé "Retours sur une apocalypse anthropologique" qui donnaient la parole à de nombreux points de vue engagé, généralement proche du PCF, parfois contradictoires. S'y côtoyaient déjà en effet la certitude freudo-marxiste enfin confirmée d'une barbarie inhérente au foot capitaliste défendue par Jean-Maie Brohm et l'humanisme communiste maintenue du pédagogue Robert Mérand dans les vertus émancipatrice du sport. Un document à relire à l'aune des débats actuels en le débarrassant évidemment de certaines scories désormais anachroniques (la défense de l'URSS, etc.). (faire glisser l'image sur le bureau pour la voire en taille réelle) ]]> ]]> <![CDATA[TOP 10 des sujets sur lesquels les footeux ne donneront jamais leur avis]]> text/html fr SO FOOT Aujourd'hui, le gouvernement socialiste va tenir, normalement (tellement nous n' osons plus y -les- croire) une de ses promesses électorale. L'Assemblée Nationale devrait en effet entériner avec un vote solennel le mariage pour tous. Ce sujet qui a réveillé les vieilles passions réacs et conduit la droite en ballerine et l'extrême-droite en doc dans la rue. Or ce débat qui a divisé et endiablé le pays n'a guère suscité d'émoi chez les footeux, focalisés sur PSG-Barça et au mieux (ou au pire) la taxe à 75%. Il faut dire que dans le foot pro, comme dans toutes les bonnes familles françaises qui se respectent, il existe certaines choses dont on ne parle pas. 1) Le mariage pour tous donc : Car avec les coupes de cheveux et les tatouages, ils doivent imaginer en faire suffisamment pour éviter l'accusation l'homophobie (quand ils comprennent…]]> 1) Le mariage pour tous donc : Car avec les coupes de cheveux et les tatouages, ils doivent imaginer en faire suffisamment pour éviter l'accusation l'homophobie (quand ils comprennent le mot, n'est pas Sexion d'Assaut qui veut). Et mieux vaut se taire, personne n'est à l'abris d'un accident médiatique de sincérité.

2) Les guerres / la situation au (ou du) pays (du Sahara occidental au Mali en passant par l'Irlande du Nord) : trop compliquées, comment savoir qui risque de gagner et qui il faudra saluer à la prochaine CAN. Une ou deux banalités humaniste et pacifiste donneront le change.

3) Le Tibet : desfois qu'il faille se recycler en Chine, qui mordrait la main qui nourrit (quand elle verse les salaires) votre (pré)retraite dorée.

4) Toute personne risquant de finir sélectionneur national : Surtout si en plus on vient de signer chez Bernès.

5) Le Qatar : L'argent n'a pas d'odeur et l'amour du maillot plus guère de couleur.

6) L'ANI : Le droit du travail c'est so 80's. Après si Cantona a un avis sur la question…

7) La Fouine / Booba : sait-on jamais avec qui on risque de se faire prendre en photo à la sortie d'un rallye promotionnel.

8) Le championnat d'Europe moins de 21 ans en Israël : Quelqu'un a-t-il encore gardé le port de Frédéric Kanouté dans son répertoire?

9) Le dopage : on n'est pas au Rugby ici !

10) Le patrimoine des élus : car c'est trop facile et peu charitable de se moquer des autres (même si les politiques l'ont bien cherché) !

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<![CDATA[Le duel des centenaires : Red Star - Fc Metz]]> text/html fr SO FOOT Pour tous ceux qui souhaitaient se consoler de l'élimination du PSG et se rappeler que le foot de proximité existait encore en région parisienne, une seule direction ce vendredi soir: le stade Bauer, à Saint-Ouen. Parce que supporter le Red Star, c'est comme préférer la Northern Soul à Franck Ocean, une affaire de goût comme de posture «1517 supporters avaient pris place dans un Bauer surchauffé.» Le site officiel du Red Star ne ment pas. Recevoir le ]]> «1517 supporters avaient pris place dans un Bauer surchauffé.» Le site officiel du Red Star ne ment pas. Recevoir le FC Metz attire encore les masses, au regard évidemment de la fréquentation ordinaire en National. Car à ce niveau, c'est davantage le bonus patrimoniale que le classement qui fait vibrer les cœurs et encourage à poser ses fesses dans les gradins. En tout cas bien plus que les noms des joueurs, que bien peu connaissent, si ce n'est un Proment et un Lejeune qui trainent leurs crampons avec les Lorrains. Côté Red Star, il s'agit surtout de continuer à aimer un club au « riche palmarès » et aux « belles histoires », avec un logo « Kronenbourg » et une « identité » réelle ou fantasmée.

Rino Della Negra contre Marcel Muller

Donc au détour d'une rue, à quelques encablures des Puces, dans un environnement d'épiciers et de restaurations rapides à base de burgers exotiques, on débouche sur une petite enceinte qui fleure bon le stade municipal de l'après-guerre avec son patronyme de héros de la résistance. Bauer, donc. Un étrange espace-temps planté quelque part entre « Paris n'est pas Londres » de WunderBach et la « Banlieue Rouge » de La Souris déglinguée, avec désormais un zest de NTM et de Booba. La place coute 5 euros. A ce tarif-là et par respect intuitif pour l'antique institution du foot français, qui oserait demander une accréditation presse ? En face ce soir, le FC Metz, ses deux coupes de France siglées 80's, et bien sûr la fierté toujours unique et préservée d'avoir réussi l'exploit de virer le Barca d'une compétition européenne. Légende contre Légende. Livre d'Or contre Livre d'Or. Le match des centenaires …

Des sosies de Woodkid et un manque de frites

Si en 1937, leur rencontre constituait un choc honorable entre deux bonnes équipes de l'élite (remportée 2 a 1 par les audoniens, pour le détail), aujourd'hui la confrontation oppose plus prosaïquement la course à la remontée vers une L2, synonyme de service minimum pour les Grenats, et la bataille du maintien (6 clubs descendent en CFA) pour un Red Star arrivé voici deux ans en National par la bonne grâce de la DNCG. N'empêche, débarquer à Bauer ne forme jamais une expérience anodine. Plus que d'être l'anti-PSG, le stade Bauer constitue surtout l'anti-Stade de France. La moitié des tribunes sont fermées et un synthétique a été payé en urgence par la ville. Les spectateurs se tiennent debout sur des tribunes en béton ouvrier et le paysage embaume la street credibility plus que la réhabilitation urbaine. Seule preuve du temps présent, la fouille à l'entrée se la raconte comme en L1. Darch, du collectif Red Star-Bauer , défend son pré carré contre les rêves de grandeurs de certains, ainsi que son projet « réaliste » de rénovation de la maison-mère où se trouve leur local, le tout enrobé d'un argument d'un pragmatisme tuant : « Qui viendrait en payant 12 euros en National, voire en L2, même dans une installation flambant neuve style Aréna ? ».

En face, le bar l'Olympic. Là, on reste dans la mémoire du terroir banlieusard. Dedans comme à l'extérieur, les autocollants et stickers marquent le territoire à coups de « Bauer antifa » et « 8°6 crew ». Ici, la traduction « étoile rouge » ne correspond en effet pas vraiment à une quelconque volonté de franciser le choix originel de Jules Rimet, empreint alors d'anglomanie bourgeoise. On se sent bien plus proches de fait des mecs de PSA-Aulnay – des voisins - qui sont allés foutre le bordel au conseil national PS jeudi que de la LFP en guerre contre les 75%...

Léger frémissement ? On croise même quelques hipsters en chapka et autres sosies de Woodkid, qui on du se perdre sur le chemin de la Main d'Oeuvre. Des sortes de David Vincent du football moderne, en somme. Le stand de gâteaux arabes et thé à la menthe donne de son coté la tonalité locale. Juste a coté, le type qui s'occupe des merguez-frites se plaint de la « foule » : « Je m'attendais pas à tant de monde, tu te rends compte, la dernière fois j'ai été contraint de jeter une bassine de frites, et là je vais en manquer ». On sourit fraternellement pendant qu'on vend le Coca dans un gobelet en plastique, autre concession à la sécurité. C'est d'ailleurs sur ce seul chapitre qu'on devine presque les ambitions du club : interdiction d'aller en tribune d'honneur - pourtant pas très garnie - avec une vigilance et un sérieux guère adaptés au lieu, et les vestiaires s'avèrent encore plus inaccessibles, selon un supporter messin pourtant « proche du FC », que « ceux du Nou Camp ». Voilà, pour ceux qui en doutaient : le professionnalisme existe au Red Star, autant le respecter...



« Flic , arbitre ou militaire, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour un salaire! »

Reste que sur le terrain, le niveau est à la peine. Les visiteurs l'emportent facilement 2-0, malgré une belle tentative de retourné de Samuel Allegro (un ex vétéran de L1 et ancien Messin). Sur le second but, Alhassane Keita vient chambrer les supporters du cru, oubliant au passage de le fêter devant les siens (les deux groupes Horda Frenetik et Génération Grenat en petits contingents), peut-être trop loin de l'autre côté. Peut-être a-t-il capté où se situait la véritable opposition ce soir ? Car du coté du « Kop » de Saint-Ouen, les choses sont prises très au sérieux. On y retrouve un peu de tout d'ailleurs : des « historiques » (Perry Boys, etc.), des ex du VAG, des skins et des quidams, et quelques lascars du coin. Le tifo d'ouverture, et son immense étoile rouge réalisée par les petites mains du collectif, démontre leur capacité à exister dans le milieu ultra. Quelques Grenoblois ont même fait le déplacement « en amis », et dénotent en bleu, entre le vert du Red Star et le rouge foncé des Messins.

Pendant que la balle se promène à grandes enjambées aériennes d'un bout à l'autre, les chants tapent comme des slogans de manifs. « Flic , arbitre ou militaire, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour un salaire ! ». Ou quand le discours social rencontre la haine consensuelle de l'arbitrage. Un conseil : mettez le copyright, Pierre Ménès risque de la placer sur Twitter. La suite prend des relents plus classiques... Par exemple, de traiter les Messins de « Collabos » - ce qui décoche juste un sourire chez les occupants de la tribune - jusqu'au plus ésotérique « suceurs de Lyonnais », rengaine qui répond à une possible alliance entre certains Messins et ultras Gones contre ceux de Nice en janvier dernier, avec bien sûr quelques arrières-pensées politiques. Pendant ce temps, un adepte de la flute – vous savez le modèle des cours de musique en 3ème - casse les esgourdes d'un "visiteur" qui se croyait anonyme pendant qu'un zonard à l'âge indéterminé n'hésite pas hurler « Ici, c'est le 9-3 » à l'oreille de gamins vaguement incommodés... Bref un kop, un vrai !

Le match se termine. Un skin à rouflaquettes se prend une pluie de confettis sur sa donkey jacket de la part de trois mômes de quartier hilares. On range tout et on retourne à l'Olympic, où un habitué place la sans doute la réflexion de la soirée : « Moi je fais dans le golf, je cherche des trous ». Comme quoi, le foot populaire, ça reste donc, quand même et d'abord, du foot… ]]>
<![CDATA[Tout montrer pour cacher le reste. Le patrimoine des politiques vaut-il celui des footeux ? ]]> text/html fr SO FOOT Le gouvernement a donc décidé de publier le patrimoine de ses ministres. Une petite astuce de com sensée conjurer le mauvais sort qui pèse sur la majorité depuis que le vilain Cahuzac a avoué ses fautes et ses fraudes. Sauf qu'à l'instar du petit monde du football, faire savoir combien gagnent le gens ne sert en général qu'à dissimuler la seule info qui vaille : qui payent et pourquoi ? Chaque saison, on y a droit. Une routine, un marronnier qui fait vendre du papier et désormais secrète du rt. Le Parisien balance les « vrais » salaires des joueurs du PSG. Ensuite l'Equipe nous…]]> Chaque saison, on y a droit. Une routine, un marronnier qui fait vendre du papier et désormais secrète du rt. Le Parisien balance les « vrais » salaires des joueurs du PSG. Ensuite l'Equipe nous établit le classement des sportifs les mieux rétribués dans le monde , histoire de nous –les français- foutre la honte et nous rappeler que si nous détestons désormais le capitalisme, y compris dans le foot, il ne s'agit plus de continuer le combat de Jaurès et Guesde, juste de montrer notre visage de mauvais perdants. Pour nous achever en révélant donc dans l'émission « Capital » de M6, par le truchement d'un sondage CSA, qu' en période de crise nos compatriotes jugent que les footballeurs sont trop payés (enfin il suffit de regarder un « CFC» sur Canal Plus pour le penser).

Évidemment autre chose serait d'enquêter sur le dopage en L1, le rôle des agents ou encore les négociations des droits télés. Autant alors disperser quelques chiffres vertigineux dans le flux de l'infos continue, avec une belle photo d'un pensionnaire de l'OM ou du PSG dans une belle cabriolet, le style de news qui donne le tournis sans exiger de mobiliser la moindre d'ébauche d'explications, un peu comme d'apprendre qu'un type à remporté l'euromillions dans votre département.

Argent sale ou illégal?

Naturellement les politiques sont sensés consacrer leur vie au bien commun, au service de l'Etat, à leurs engagements partisans. Ne supplie-t-on pas nos joueurs à longueur de vœux pieux dans France Foot de vivre d'abord pour leur passion? Il n'est pourtant interdit nulle part dans la constitution de s'enrichir, et comment s'étonner qu'une République bourgeoise soit gouvernée par des bourgeois (on m'excusera le coté dix-neuvième du vocabulaire), même si tous ne construisent pas de toute évidence les mêmes priorités dans leur ambitions personnelles ( De Gaulle aima sans conteste plus la France que sa classe, DSK préféra l'horizontal collectif à sa verticale présidentielle). Et ni l'International Board ni la LFP n'ont édicté de règles astreignant à assurer des heures de bénévolat dans les clubs amateurs pour la gloire des valeurs du sport.

De fait ce souci de « transparence », avec tout l'opportunisme populiste que le caractérise, et en particulier sur les patrimoines (puisque les revenus des ministres et élus sont normalement déjà connus), ne vise qu'à susciter une pénible émotion populaire, transformer in fine une colère en indignation (preuve que Stéphane Hessel pouvait se tromper sur le fond) pour mieux l'éteindre en soupirs résignés. Pointer le footballeur en nouveau riche, c'est désigner à la vindicte médiatique une fortune éphémère sans puissance ni influence. Contrairement par exemple aux présidents ou au groupe qui possèdent les clubs. Obliger les ministres à dévoiler leur biens immobiliers et autres comptes en banques, à part de nous apprendre qu'il est rare que des ouvriers finissent sous les ores de la cinquième, ne nous dévoile certainement pas sous quelles « marées » et quels réseaux s'appuient leur ascension et leur enrichissement, bref de quelle manière il navigue dans les méandres du pouvoir au-dehors des moments ou ils doivent aller se présenter devant le peuple.

Il ne s'agit pas de désigner du doigt des lobbys occultes. Il n'y a rien à révéler, il ne se cache pas (c'est aussi une des raisons du clash entre Mediapart et Apathie). Le problème Cahuzac certes ne tient pas dans sa richesse, mais dans sa fraude. Toutefois plus profondément ce qui est en cause réside dans sa relation avec l'industrie pharmaceutique, qui soulève plus de questions qu'un compte à l'étranger ouvert par des amis d'extrême-droite.

Salauds de riches?

Les libéraux aiment défendre l'idée que le confort des élus constitue le gage de leur indépendance. Elle devient désormais le signe suspect de leur immersion dans les marais brumeux ou se produisent la richesse et dont ils semblent d'un coup dépendre davantage que de leurs obligations envers leur électeurs. Les salaires des footballeurs devraient également en faire des hommes libres, et ils savent naviguer pour les plus heureux d'une équipe à l'autre sans guère de remord. Ils n'osent pourtant quasiment plus parler de rien de peur de tout perdre. Esclave de leur argent, Mauriac le disait en son temps, les riches n'ont même pas l'excuse de la pauvreté pour pardonner leur bassesse.

Après que juge-t-on ? La Megan de madame Valérie Fourneyron ? Contrairement à ce que laissent imaginer les larmes de certains économistes sur les plateaux de BFM-TV, devenir riche n'est pas franchement un crime en France. On ne traque pas des bandits, juste des malotrus. Tout comme on pointe du doigts les mauvaises manières d'un Ribéry, d'un Nasri ou d'un M'Vila pendant que des centaines de millions d'euros se déversent dans leur sport et que, en toute légalité, nos élus leur édifient des stades avec nos impôts. Les vrais scandales dans le comportement de nos élus tiennent dans les lois qu'ils votent, comme de criminaliser les supporters avec la loppsi II (qui fait consensus). Peu importe ce que gagne Zlatan ou Beckham, de quel PSG héritons-nous pour représenter Paris? Combien de collèges et de lycées sacrifiés pour rénover le Vélodrome ? Rien de touttu cela ne se passe ni ne passe par la Suisse !

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<![CDATA[Et Maggie tua le foot anglais....]]> text/html fr SO FOOT Margaret Thatcher n'est plus. C'est une partie de l'histoire du foot anglais des années 80 qui s'évapore. Oui, Maggie a pesé, légiféré et excité, malgré elle, toute la culture foot du royaume. Salut baronne ! Force à la loi Margaret Thatcher rêve d'une Albion propre sur elle (d'où son envie de « crucifier tous les skinheads »). Or de vilains garnements viennent gâcher la fête en semant le…]]> Force à la loi

Margaret Thatcher rêve d'une Albion propre sur elle (d'où son envie de « crucifier tous les skinheads »). Or de vilains garnements viennent gâcher la fête en semant le trouble et parfois il est vrai la désolation à travers l'Europe dans le sillage des clubs brittons. Le drame du Heysel sera l'occasion pour elle de taper dur et fort, à l'abri du naturel consensus qui résulte d'un tel événement dramatique, qui plus est aux terribles conséquences sportives pour le foot anglais (l'exclusion des britanniques durant 5 ans des compétitions de l'UEFA). Une politique répressive qui culminera législativement en 1985 avec le Sporting Events, puis le plus généraliste Public Order Act en1986 et surtout Le Football Spectator Bill de 1989 qui consistait à ficher l'ensemble des supporters, avec une carte individuelle, comme autant de fautifs potentiels (une logique dont l'actuelle Loppsi II tend à se rapprocher). Toutes ces dispositions et mesures seront renforcées durant les décennies suivantes. Si certains comparent son action sur le terrain du hooliganisme à son « combat » contre l'IRA, contrairement au cas Irlandais, Maggie aura moins gagné partiellement cette bataille, en profitant pour transformer surtout le public des tribunes et l'identité des stades anglais avec notamment les places assises. La grande métamorphose économique de la premier league durant les années 90 achèvera le processus.



Quand la culture entre en résistance

À la« réaction » s'oppose toujours une « révolution ». L'Angleterre n'ayant jamais été très portée vers le bolchevisme, la posture esthétique se substitua à un Labour Party défaillant. Et alors que la Dame de Fer s'attache à « désouvriériser » le Royaume-Uni pour le faire rentrer dans la « modernité », pour la première fois dans l'histoire assez jeune de la culture rock en perfide albion, une de ses subdivisions entame enfin la jonction avec le foot prolo également agressé. Ainsi le street punk puis la Oi viendront gueuler à la face de la bourgeoisie arrogante rangée derrière Maggie leur fierté virile, laborieuse, et parfois largement aussi, voire plus, conservatrice et patriotique. A travers eux, des Cockney Rejects aux Cocks Sparrers, l'ensemble du spectre musicale est touché, des Specials, qui écriront avec « ghost town » le testament ultime de cette époque, au Wedding Present honorant la mémoire de Georges Best, puis les Smith (Morrissey n'avait-il pas déclamé en 1988 "Margaret on the guillotine") qui en 1995 entonne « sweet and tender hooligan » pendant que les Ballistics Brothers publie leur manifeste « London Hooligan soul » en 1994, désirant établir le pont vers la northern soul et la house. L'image du supporter à l'ancienne appartient maintenant au patrimoine pop, contre-modèle idéalisé de la décennie maudite des yuppies triomphants, à l'instar de ce « foot d'avant» désormais romancé en un monde perdu quadrillé par le pub, le stade et les rues de briques rouges. Même la gauche radicale d'outre manche, aussi peu portée à priori sur le ballon rond qu'en France, se convertit. Billy Bragg, porte-drapeau avec Paul Weller du collectif anti-Thatcher Red Wedge , chante en 1991 une ode nostalgique à Peter Knowles , attaquant de Wolverhampton et Témoin de Jéhovah. Ken Loach éclairera plus tard, de « My name is Joe » à « Looking for éric » la passion pervertie des travailleurs pour leur football. La défaite est toujours plus belle à filmer que la victoire.



Le fan et la plume

Ce n'était sans doute pas son objectif premier. Elle voulait sécuriser le football et mettre un peu (trop) d'ordre chez les fans, qu'elle dessinait en gros comme des sacs à bière sans manière. A cette vision qui manquait quelque peu d'introspection -le rôle des services de police et de l'état des stades anglais dans les drames de la décennie par exemple- les supporters anglais répondaient par la multiplication des fanzines, dans les années 80. L'âge d'or des fanzines anglais de foot et du discours anti-système chez les supporters, agacés par l'image désastreuse que les médias leur renvoyaient. Déjà bien établie dans le milieu musical, chez les punks notamment, la culture fanzine se déployait dans le foot anglais en cette période de crise jusqu'au début des années 90. Chaque club du royaume comptait alors une ou deux publications « home-made », papier. A Londres, une bande de mecs décidait par exemple en 1986 de créer le premier fanzine national anglais. Il s'appelait When Saturday Comes , aujourd'hui leader de la presse foot indépendante en Angleterre.

La poisse de fer


Elle était pourtant bien partie la Margareth et pouvait suivre le foot de loin. Les clubs anglais piétinaient l'Europe du foot. Nottingham Forest soulevait même deux fois de suite la C1 pour son premier mandat. Mais la balle ronde l'a véritablement rattrapée, sur un terrain très politique : la loi et l'ordre / la sécurité. Le stade du Bradford City AFC prenait feu début mai 1985 et cramait 56 personnes. Presque 20 jours plus tard, l'Angleterre prenait en pleine face le drame du Heysel. Et en 1989, la tragédie d'Hillsborough , ses 96 morts et la posture médiatique du gouvernement de Maggie emballeront le tout. Une poissarde. Il devient quoi Jean Fournet-Fayard au fait ?

Sam donne la note

Sam Allardyce n'est pas homme à compliquer les choses. Direct sur et en dehors du terrain, il livrait, dans les colonnes du Sun du 9 juillet 2011, sa vision sans concession de l'apport de Margareth Thatcher sur le football anglais. Une belle saillie, limpide comme une ouverture d'Ivan Campo sur l'immense El-Hadji Diouf : « Depuis que Margareth Thatcher a arrêté de payer les heures supplémentaires pour les cours de sport périscolaires, toutes nos activités sportives ont perdu en compétitivité. (…) Les enfants sont aujourd'hui plus obèses et en mauvaise forme que jamais. Tous les jeunes sportifs que nous étions prêts à développer ne sont plus là. Du coup, cela s'en ressent sur la qualité. (…) Ça n'a pas juste baissé la qualité de notre jeu, le football, mais de tous les jeux dans ce pays. Et cela a créé des enfants en mauvaise santé. Thatcher a tué le football, il n'y a aucun doute là-dessus ».

Nicolas Kssis-Martov & Ronan Boscher ]]>
<![CDATA[Quand Barcelone écrasait Paris 6 à 3 ... en mars 1937]]> text/html fr SO FOOT La guerre d'Espagne divise la France. Si le mouvement sportif tend à rester neutre, voire plutôt sympathisant du camp franquiste (on s'inquiète beaucoup dans l'Auto du sort de Ricardo Zamora Martínez, gardien de but international, arrêté par les "rouges" pour ses accointances supposées envers le général putschiste) le sport travailliste incarné par la FSGT et la fraction du mouvement syndical réunifié dans la CGT s'engagent dans un soutien inconditionnel aux républicains. Ce qui se traduit par de nombreux matchs de solidarité... Pas toujours très valorisant au passage sur le plan sportif pour les joueurs ouvriers de l'hexagone, surtout quand ils doivent rencontrer les déjà terrifiants Barcelonais. Ainsi le 13 septembre , une équipe régionale catalane évolue au stade Pershing contre une sélection anglaise, en présence de Léo lagrange et de Roger Salengro (L'humanité, du 8 sept 1936), deux…]]> Ainsi le 13 septembre , une équipe régionale catalane évolue au stade Pershing contre une sélection anglaise, en présence de Léo lagrange et de Roger Salengro (L'humanité, du 8 sept 1936), deux ministres du gouvernement de front Populaire qui a pourtant opté pour la non-intervention.

Mais c'est le 6 mars 1937 que se déroule la plus grande démonstration de soutien footballistique envers les "frères d'arme" espagnoles. À la Cipale, devant 8000 spectateurs (de quoi faire rêver Créteil), une team parisienne de la FSGT et une formation composées de "méttalos" affrontent l'équipe de Barcelone. Les scores sont sans appel , 6 à 3 et 5 à 0. "Sport", la revue de la FSGT, nous informe même de la présence d'un pro, un certain "Quesada", effectivement dans l'effectif du Red Star, cette saison-là, auquel on demande son opinion sur le jeu. Ce dernier constate avec tristesse et expertise " que ses amis auraient pu mieux jouer, mais l'état du sol glissant les a beaucoup gênés." Comme quoi le recours aux joueurs-consultants, et tous les doutes qui entourent cette pratique, ne date pas de Canal et du CFC.

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<![CDATA[Le foot aux Olympiades Ouvrières d'Anvers en 1937]]> text/html fr SO FOOT Du 25 juillet au 1er août 1937 se tinrent les 3ème Olympiades Ouvrières organisées par l'ISOS (Internationale Sportive Ouvrière Socialiste). Lot de consolation après l'échec des Olimpiada Popular de Barcelone, avortées par le déclenchement de la guerre civile espagnole. Ouvertes également aux sections de l'IRS communiste, ce fut l'occasion pour l'URSS de briller pour la première fois en dehors de son petit pré-carré du sport rouge. Y compris dans le football, avant de rallier après-guerre la FIFA. pour voire les images, faire glisser sur le bureau...]]> pour voire les images, faire glisser sur le bureau...]]> <![CDATA[Les Bolcheviks au Parc des Princes... en 1936]]> text/html fr SO FOOT Le titre se passe de commentaires, surtout dans le contexte actuel... Pour voire l'image en détail, faire glisser sur le bureau l'icone... ]]> ]]> <![CDATA[Greg Frite nous cause foot, fringues et élégance des mots]]> text/html fr SO FOOT Il est un bon tiers de Triptik, mythique formation tenant d'un rap fun et positif. Il est aussi le maître Capello des Gros mots, gros délires visuels et d'exégèse argotique, ainsi qu'un artiste solo à l'occasion. Black boul', aka Greg Frite, a le sens de la formule et aime y mettre la forme. Discussion avec un esthète du hip-hop qui se pose plus qu'il ne prend la pose. Avec les gros mots, tu dissèques les « hypes » du vocabulaire d'aujourd'hui (swagg, boloss,…]]> Avec les gros mots , tu dissèques les « hypes » du vocabulaire d'aujourd'hui (swagg, boloss, etc..). Dans le cas du foot, quelle expression pourrait te servir de prochaine victime ?

« Zlataner » sans conteste. Comment passer à coté franchement. Tout le monde veut zlataner, j'entends plus que cela, quelle que soit la direction où je porte mon oreille. Cela déborde dans tous les sens et tous les domaines. J'ai toujours trouvé passionnant d'observer comment ce genre de néologisme urbain apparaît, se vulgarise et se banalise. En 2010, le temps d'un Mondial, tout le monde n'avait que le mot « vuvuzela » sur la bouche. Et maintenant, qui l'emploie encore ? Les mots naissent et meurent aussi. C'est le sens de mon travail dans les Gros mots, je recense, j'explique et j'archive.

Les soirées Can I Kick it, c'est une référence au foot ou bien juste un hommage au meilleur morceau des À tribe called quest ?

C'était simplement le reflet d'une envie. C'est Dabaaze qui a trouvé le slogan. La seule idée en commun avec le foot, c'est la volonté de travailler en équipe, autour d'un certain état d'esprit dans le rap qui revient aujourd'hui, quelque chose de plus musical, artistique, moins obsédé par la street cred. Après niveau ballon rond, on a eu Flynt, à Paris au Bataclan. Finalement, je ne suis que moyennement le foot. Je ne regarde vraiment que la Coupe du monde et la Champions League. Contrairement à ce que pensent beaucoup qui critiquent facilement, j'aime quand des grosses équipes arrivent - comme actuellement celle du PSG - et qui remettent du rêve sur le terrain. Moi, les affaires de mœurs autour des joueurs ne m'intéressent pas, ce n'est pas mon trip. Je ne me reconnais pas dans le délire bling bling, dans le rap comme dans le foot. Je préfère promouvoir une esthétique. C'est subjectif forcément, c'est mon goût. Après je respecte des gars comme Booba qui possède un vrai sens de la punchline, qui ont bossé comme des charbonniers pour en arriver où ils en sont. C'est juste pas mon délire.

Toi qui semble attacher tant d'importance au style et aux fringues, comment t'expliques-tu que les joueurs soient si mal habillés ?

Il ne faut pas généraliser. Je pense que tu trouves chez les footeux autant de bon style que de mauvais. Quelqu'un comme Samuel Eto'o m'a toujours semblé aussi classe sur le terrain qu'en dehors. Et évidemment, David Beckham a parfaitement su capitaliser sa notoriété là-dessus justement. Après, pour abonder dans ce sens, tu peux toujours avancer que les joueurs souffrent peut-être souvent du complexe du nouveau riche. Ce que je veux dire, c'est qu'ils gagnent beaucoup d'argent de plus en plus jeune. Et après ils vont peut-être au plus cher, au plus clinquant, pas forcément au plus sûr en matière de goût. Un peu comme de posséder une belle BM, mais rien de ce qui va avec quand tu rentres chez toi.

Justement ce coté bling-bling, n'est-ce pas quelque chose qui rapproche les rappeurs des footeux ?

Certes, tu peux voir Booba à coté de Benzema, mais cela ne va plus loin. Je ne sais pas trop comment l'expliquer. Le rap français reste d'abord dans la zone de gravité des States, les réseaux et le feeling penchent plutôt vers la connexion basket, voire, aujourd'hui, tout ce qui tourne autour du MMA. En fait, il est presque possible d'établir une sorte d'analogie. Tout comme il s'est avéré dur pour nous de faire swinguer la langue française, avec beaucoup de termes quadriphoniques, alors que l'anglais fonctionne avec davantage de mots en deux sons, donc plus rapide. Peut-être que le foot se révélait un sport trop lent pour la culture hip-hop, contrairement au basket. Il y avait une inadéquation de tempo tant sur le plan sportif que linguistique. Heureusement aujourd'hui, nous y arrivons bien mieux. Plein de jeunes parviennent très bien à couler la langue de Molière dans le flow du rap. C'est déjà cela de gagné.

Avec Triptik, tu as sorti un titre très « générationnel » appellé Papa sur les nouveaux daddys trentenaires post-hip-hop. Si ton fils désire faire carrière dans le ballon rond, tu réagirais comment ?

J'ai essayé, mais il n'a pas trop accroché. Après s'il désire se lancer dan cette aventure, qu'il en ressent l'envie, je ne vais pas y mettre de véto. Trop de gens vivent sans passion, il ne faut pas brider les rêves de tes gosses. Je veux juste son épanouissement. Ce qui prime, c'est l'intégrité dans ce que tu fais, que cela te corresponde. ]]>
<![CDATA[Tu sais que, si tu es vraiment de gauche, tu dois supporter le PSG contre Barcelone quand]]> text/html fr SO FOOT Voilà un petit hommage à l'exercice de style le plus apprécié de sofoot.com, et histoire d'enfoncer le clou avant le choc PSG-Barça. Donc tu sais que, si tu es vraiment de gauche, tu dois supporter le PSG contre Barcelone quand Zlatan joue mieux à Paris…]]> Donc tu sais que , si tu es vraiment de gauche, tu dois supporter le PSG contre Barcelone quand

Zlatan joue mieux à Paris qu'au Barcelone, cela veut tout dire

cette histoire de « formé au club » , ça pue pas un peu la préférence nationale, non ?

Le régionalisme, c'est le nationalisme des petits joueurs

Manuel Valls supporte le Barça et que toi tu as voté Martine Aubry aux primaires du PS

tu rigoles toujours face aux remarques bien-pensantes concernant les tribunes parisiennes d'avant le plan Leproux, quand tu sais ce qui se cache derrière les Boixos nois

Messi, c'est quand même la démonstration que le foot devrait être autre chose que marquer des buts

une équipe qui joue en contre avec de tels joueurs, c'est révolutionnaire

Le budget du Barça monte presque au double de celui du PSG, qu'on arrête de nous parler des « valeurs » catalanes

Depuis ASSE-PSG, tu imposerais bien David Beckham comme coach Mental auprès de François Hollande

tu te souviens du FC Metz et tu souris

Mettre en avant le beau jeu, c'est comme de se réfugier derrière la taxe à 75 % quand on n'a pas le courage de faire passer la loi sur les banques, on dissimule sa dérive droitière et c'est tout

Si Karl Marx avait assisté aux matchs du Barça, il aurait sûrement écrit que Messi est l'opium du Peuple

Quand on aime vraiment son club, on n'appelle pas son fils Milan

on n'a jamais vu un catalan porter un maillot du PSG à Barcelone, c'est normal, il n'y pas non plus de tee-shirt Bérurier Noir aux Manifs contre le mariage pour tous

Lionel Messi ressemble plus à JF Copé qu'à Jean-Luc Mélenchon

Olivier Besancenot supporte le PSG et il faut être solidaire des gars de PSA Aulnay

tout le monde explique dans les médias que le Barça demeure la plus grande équipe de tous les temps, et un consensus, c'est forcément conservateur dans l'âme !

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<![CDATA[La banalisation du tatouage à l'épreuve du foot]]> text/html fr SO FOOT Les footballeurs n'aiment pas franchement la discrétion. Le tatouage semblait idéal pour eux. « Tu peux tout renier, sauf ce que tu as gravés sur ta peau » aimaient se vanter les mauvais garçons d'antan. C'était avant le laser et les photos de mode. Pourtant, il demeure malgré tout une odeur de souffre qui émane de l'aiguille qui teinte l'épiderme. Autant donc aller voire chez les tenants du culte. Rendez-vous au mondial du tatouage qui se tenait les 22-23-24 mars derniers à paris pour savoir ce que pensent les pros de la rose de Jérémine Menez ou du dragon d'Ibra. Le 104 est un magnifique bâtiment égaré dans un des coins les plus glauques de Paris. C'est là que la fine fleur du tatoo s'était rassemblée, la…]]> Le 104 est un magnifique bâtiment égaré dans un des coins les plus glauques de Paris. C'est là que la fine fleur du tatoo s'était rassemblée, la première fois depuis dix ans dans la capitale. Et ici les stands n'étaient pas de démonstration. Dans les allées on croisait des hommes torses nus enroulés dans du cellophane pendant que les tables accueillaient des jeunes filles en soutien-gorge attendant stoïquement que leur corps reçoivent les douloureuses caresses des artistes. L'ambiance restait à forte dominante rock'n'roll, les looks mettaleux ou fiftos, skins ou bikers (les hells avait un stand). Et pendant que les enceintes crachaient du Madness, les décolletés servaient davantage à susciter l'envie des voisines qu'à exciter les cous viriles ornés d'hirondelles. Pourtant on a eu beau cherché du regard, point de logo de club ni le moindre trace d'ultras. Et encore moins de footeux pourtant nombreux en principe en repos durant cette période de qualification pour le mondial brésilien.

Un phénomène de mode sans mémoire ?

« Mousse » du SNAT , le syndicat national des artisanats tatoueurs, n'avait pas envie de jouer au donneur de leçon. « Il faut l'avouer, beaucoup de tatoueurs mangent grâce aux footballeurs connus comme Beckham, tout comme nous avons tous bouffé avec les petites étoile de Rihanna. Des gars débarquent avec la photo de Cissé qu'ils ont chopé sur google et demande la même chose. Le tatouage s'est considérablement démocratisé, il s'est transformé en phénomène de mode. Avant tu te faisais tatouer sur le torse , les bras au dessus du coude, tu le gardais pour toi. Aujourd'hui c'est l'inverse, il faut se montrer. Les footballeurs s'inscrivent là dedans. Après est-ce qu'il maitrise, les codes, la symbolique de leur tatouage ? Quand il se mettent une toile d'araignée, savent-ils qu'ils s'agit au départ d'un truc de pilier de bar puis de skin ou biker ?Après chacun est libre. On aimerait juste que la dimension artistique de notre métier soit un peu plus respectée. »

Le cadet de leurs soucis

Le cadet de leur souci. Voilà bien ce qui définit le rapport qu'ils entretiennent avec leurs clients tout droit venus du stade. Au fil des stand tout le monde se rappellait d'avoir exercé sur un footeux, un gars d'Amiens, un type du Rc Lens, il paraîtrait même que Viriginie Atomic , célèbre patricienne basée à Rennes, aurait œuvré sur la plupart de l'effectif local. Jamais de nom. Pas de secret professionnel, c'est juste secondaire.

Look de rude boy, docs et chemise à carreau, Ezekiel de Toulouse , d'origine argentine, se définit comme « un fan de foot et de cumbia ». Lui a surtout « décoré » beaucoup d'ultras quand il bossait en Espagne, aussi bien du real que du Barça, sans sectarisme. Dans la ville rose, il vient de réaliser un pitbull sur un supporter local dont on se doute bien ce qu'il essayait de signifier par là, au regard de l'ambiance dans les tribunes du TFC. « Je ne penses pas qu'on puise dire que les tatoos de footeux soient pire que les autres. L'ensemble peut manquer de profondeur artistique. Mais celui de Messi pour son fils, c'est très respectable. Après je t'avoue que j'ai du mal à te citer un tatooo de footeux qui m'ait impressionné. »



Le sexy contre l'uniforme ?

En filagramme, beaucoup pointaient le même problème, surtout chez les adeptes du versant rock et contre-culture. Le footeux constitue à leurs yeux le symptôme d'une démocratisation du tatoo qui se fonde sur l'uniformatisation des modèles, un peu comme ces jeunes filles qui se battent pour ne pas porter le même maillot de bain mais trimballent toutes le même symbole tribale au bas du dos. Ce point de vue n'est pas le seul toutefois. Du coté du classieux Inked Mag en revanche, les filles se pâmaient sans honte quand on évoque Beckham. Emeric Pourcelot, le rédac chef, mettait en avant un parti pris assumé en faveur du « lifestyle » et du sexy : « On assume le coté grand public. Chacun a le droit de se tatouer. Les footeux aussi, avec son gout perso. Ils participent donc de cette popularisation positive du tatoo. L'important désormais, c'est que la dimension artistique puisse se diffuser, que tu puisses chercher et trouver le tatoo qui te correspond, qui te ressemble. » Il faudra peut-être penser à des cours d'éveil artistique dans les centres de formation.

à lire également "Le meilleur du pire des tatouages de footballeur"

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photo avec l'aimable autorisation de Yann Levy ]]>
<![CDATA[Interview d'Adrien Bosc, rédac chef de "Desports"]]> text/html fr SO FOOT Dans la vague des nouvelles revues dites "mooks", c'est à dire qui ressemblent à des livres sans en être vraiment, la naissance de "Desports" se révèle une réjouissante surprise. Explorant les diverses formes d'expression littéraire et journalistique de la chose sportive, elle nous offre l'occasion de redécouvrir les multiples facettes de ce phénomène social. Nos traditionnelles trois questions au redac chef. Interview paru dans le numéro d'avril 2013 de Sport et Plein Air, revue de la ]]> Interview paru dans le numéro d'avril 2013 de Sport et Plein Air , revue de la FSGT , avec également un gros dossier sur "sport et collectivités territoriales"



1) Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à vous lancer dans l'aventure d'un Mook consacré au sport?

La motivation est assez enfantine, nous souhaitions avec Victor Robert créer ce magazine atypique dont nous esquissions entre deux discussions les contours, et nous nous sommes donnés les moyens qu'il existe. Au fond, c'est une blague sérieuse. A partir d'une envie de lecteur, l'impression d'un manque à combler, nous avons réfléchi après avoir créé feuilleton à la forme que prendrait un magazine sportif différent. Nous récusons le terme de "mook" qui est un mot valise pratique qui a surtout amené certains groupes de presse à imiter en pensant s'engouffrer dans un "marché". Or, c'est tout autre chose que nous proposons, la forme même de Desports s'éloigne de ce qui existe. Nous avons lancé une sorte d'almanach, disponible trois fois par an en libraire.

2) La littérature et le journalisme explorent-ils de la même façon le phénomène sportif?

Les distinctions sont souvent arbitraires. Les grands journalistes sont des écrivains et inversement. Quand Kapuscinski écrit sur la Guerre du Foot il fait oeuvre d'écrivain, idem pour Blondin et les chroniques du tour. Ils vont chercher l'histoire derrière le simple résultat sportif. Alors, oui, il y a une différence une information sportive quotidienne qui rend compte du résultat seulement, l'écrivain, le grand reporter cherche à faire entendre autre chose. Quand Maylis de Kerangal écrit pour Desports sur les basketteuses de l'équipe de France, elle y traque jusqu'à l'expression qu'ellse se sont donnés, les braqueuses, elle y fait entendre son écriture. De la même manière, Bernard Chambaz dans son abécédaire de la petite reine belge dans le premier numéro, donne à entendre une sorte de poésie des noms au fond assez proche de cette obsession chez Proust des noms de pays, le souvenir inconscient des noms de folklore sportif.

3) Quel serait les belles plumes que vous aimeriez voire figurer dans les prochains numéros?

Nous sommes très heureux d'accueillir dans notre prochain numéro, un texte de Martin Amis, une traduction d'un texte de feu David Foster Wallace, et un article de Geneviève Brisac. Les idées ne manquent pas, Jean-Paul Dubois ou Jean Hatzfeld sur le rugby ce serait passionnant.

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<![CDATA[Foot pro : Jamais sans mon maire !]]> text/html fr SO FOOT La crise frappe de plus en plus fort à la porte du foot français (à titre d'illustration, le sponsoring et la publicité ont reculé de 7% entre 2009 et 2012). Même les grosses écuries comme l'Olympique Lyonnais doivent apprendre désormais à se serrer la ceinture et seul le PSG ignore le spectre de la récession. Toutefois, c'est avant tout en L2 que les cas les plus inquiétants ont été repéré par la DNCG, qui se montre pourtant d'une grande mansuétude. Or la fragilité économique du Man ou d'Auxerre souligne en creux leur dépendance très forte vis à-vis de leur municipalité, malgré toutes les entraves qui ont été instauré depuis des années afin de réduire au maximum l'injection de fonds publics dans le sport pro.. C'est donc vers Mr. Le Maire que l'on se tourne, un premier édile qui a bien du mal à dire non. Du moment que tout le monde y trouve son intérêt. Pour comprendre cette relation particulière, un petit détour par l'histoire s'impose. Chez nous, le professionnalisme ne déboucha que très lentement sur une rupture avec le modèle associatif de…]]> Pour comprendre cette relation particulière, un petit détour par l'histoire s'impose. Chez nous, le professionnalisme ne déboucha que très lentement sur une rupture avec le modèle associatif de départ, qui était évidemment dépendant des aides publiques, en premier lieu municipales puisque les villes se révélèrent les principales actrices institutionnelles dans le développement et la démocratisation du sport. Surtout, dans un pays aussi politique que la France, le club de foot devint aussi rapidement un enjeu, parfois sublimé, d'influence populaire et de notabilité locale. «  Le sport a toujours été considéré d'intérêt général, rappelle Boris Helleu , professeur assistant à l'université de Caen spécialisé dans le marketing sportif. Ce qui explique la très forte implication des pouvoirs publics, de l'État à la municipalité. Désormais les maires fantasment beaucoup sur la notoriété qu'apporte à leur ville la présence d'un club de foot présent dans l'élite, quelque soit le niveau, notamment pour justifier les investissements parfois colossaux que cela supposent en sa faveur. Il faut toutefois bien préciser que pour l'instant aucune étude sérieuse ne permet de déterminer exactement l'impact, positif ou non, sur la renommée de la ville, y compris pour des cités comme Auxerre qui aime à penser que seule l'AJA lui assure un peu de visibilité.»

Or le changement de dimension économique du foot pro ces deux dernières décennies conduit parfois à plus de retenues surtout du point de vue de finances municipales affaiblis par par la réforme territoriale et la crise économique. Ainsi une ville riche comme Paris a choisi , notamment après l'arrivée des Qataris, de ne plus accorder de subvention au PSG en tant que tel, comme s'en explique Bertrand Delanoë dans le dernier So Foot : « Vue la surface économique actuelle du PSG, il ne serait pas raisonnable que les contribuables parisiens participent au financement du club, à quelque niveau que ce soit. Déjà, ces dernières années, avant que je ne supprime cette subvention, le soutien financier se concrétisait par des achats de places ou des interventions conjointes en faveur des jeunes. Mais je n'ai pas laissé tomber le PSG. Si nous n'aidons plus le club lui-même, nous restons partenaires, y compris financiers, de la fondation, avec tous les clubs filleuls, la formation, et les opérations reliées aux valeurs qui font l'identité de Paris ». Comme on le voit, malgré tout, le lien n'est pas totalement coupé et des canaux parallèles existent pour continuer de de soutenir dans l'activité du club.

Des aides « annexes »

Car , même si au fil du temps le législateur (notamment à l'initiative de Charles Pasqua en ) n'a eu de cesse d'encadrer le soutien au sport pro, les stratégies de contournements se sont en retour multipliées. Lorsque la cours des compte s'est penchée sur le sujet dans un rapport détaillé, elle a pointé les nombreuses voies détournées et montages savants utilisés par les mairies afin d'éviter toute la rigueur de la loi. C'est d'ailleurs par ce biais que se situe désormais le principal soutien aux clubs de la part des municipalité, qui s'il peut sembler relativement faible, peut jouer à la marge ou dans la survie d'un club. «L'article R 113-1 du code du sport prévoit que le montant maximum des subventions versées par l'ensemble des collectivités territoriales et leurs groupements ne peut excéder 2,3M€ par saison sportive. Donc ça représente très peu pour les clubs de Ligue 1 qui ont un budget moyen de 50 millions environ. Ça peut être beaucoup plus important en proportion pour un club de Ligue 2. » précise Bastien Drut, auteur de « L économie du foot pro » chez La découverte. Par exemple au Man, le club appuie son projet de relance entre autre sur le rachat par la ville du centre de la Pincenadière pour 2 millions d'euros. Une astuce qui fut utilisé déjà à Strasbourg, avec le succès que l'on sait.

Parmi les autres formes déguisées, on déniche toutes les adaptations de la fiscalité locale (L'état s'y était aussi essayé en son temps avec le DIC ). Ainsi en décidant de toucher ou non, de l'amoindrir ou pas, la taxe sur les spectacles (bien que la billetterie ne pèse que 13% des recettes d'exploitations en L1), la ville participe, certes modestement, à soutenir, voir doper, son club (bien loin de l'exemption fiscale monégasque sur laquelle la LFP tente de revenir).

Le stade suprême

Il existe surtout et d'abord un domaine ou la mairie possède pour le coup un vrai rôle, presque de partenaire, et qui d'ailleurs par certains cotés s'apparente presque à une sorte de prise en otage : le stade ! « Les mairies font généralement tout pour sauver les clubs en difficulté, prolonge ainsi Bastien Drut, parce qu'elles ne veulent pas voir disparaitre l'un de leurs principaux spectacles publics et populaires mais aussi parce qu'elles sont impliquées financièrement : elles sont souvent propriétaires ou copropriétaires du stade et perçoivent un loyer du club, la taxe sur les spectacles, etc. Et puis sinon, le fait d'avoir un club professionnel crée tout simplement de l'activité : stadiers, sécurité, personnes au guichet ou à la buvette, bars, etc. » De ce point de vue, le maire tente presque d'éviter la fin de son club pro avec des motivations identiques que lorsqu'il s'évertue à empêcher la fermeture d'une usine. Préserver l'emploi et conjurer la fuite des jeunes.

L'enceinte s'affirme dans ce cadre comme le principal outil, puisque traditionnellement, sauf exception, elles appartiennent aux villes , même si ces dernières peuvent en céder l'usage par bail emphytéotique ou autre arrangement complaisants. Ile ne faut toutefois pas céder à la tentation très hexagonale, un rien masochiste, d'y repérer une aberration strictement tricolore « Contrairement à une idée répandue, il n'y pas qu'en France ou l'on observe à ce point le public investir dans les équipements des clubs privés. Souligne Boris Helleu, Aux états -unis cela peut aussi atteindre les 100 % . Seulement chez nous la tendance est peut-être un peu plus accentuée et généralisée »

Les mairies demeurent toujours, avec d'autres collectivités, les grands argentiers de leur construction ou de leur rénovation, (voire le cas des Arenas ou bien sur de Lille , avec tous les doutes que cela soulèvent au sujet des relations complexes entre les politiques et les grand groupes du BTP (ceux qui vont vraiment profiter l'euro 2016 ), notamment autour des très contestés Partenariat Privé Public ( les PPP au sujet desquels François Hollande vient au passage d'enterrer toute idée de les retoquer, cela dit il s'agit un peu de sa spécialité du moment, la passe en retrait). Toutefois, y compris quand le projet se prétend à 100% privé, comme OL land, la ville ou son agglo peuvent apporter , via une brettelle d'autoroute, ou le lobbying amical du maire en faveur d'une déclaration d'intérêt général, une aide précieuse. Bref , le plus court chemin de la mairie au stade reste quand même la ligne budgétaire.

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<![CDATA[Karim Benzema : Ce que l'on aurait aimé entendre de sa part !]]> text/html fr SO FOOT C'est reparti. La France a du mal à mettre des mots sur son doute existentiel, et comme toujours, ce pays qui aime ne pas s'aimer, cherche le bouc émissaire idéal en exutoire à sa mauvaise conscience patriotique. Le footballeur remplit d'autant mieux ce rôle qu'il sait parfois tendre le bâton pour se faire battre (normal, car par de nombreux aspects c'est plutôt le foot pro qui n'aime pas la France que l'inverse). Les déclarations de Karim Benzema en sont la dernière preuve en date. Pourtant, il y avait tant de choses plus sérieuses à proclamer au pays que d'affirmer que personne ne le forcerait à chanter la Marseillaise. En prolongement du papier de Joachim Barbier et Ali Farhat sur Sofoot.com,…]]> En prolongement du papier de Joachim Barbier et Ali Farhat sur Sofoot.com, rappelant que les éditorialistes réacs se contentent finalement d'entonner cette vieille rengaine du « fantasme du mauvais français », et au-delà de l'acharnement du FN - par principe très anti-foot - à l'encontre du Madrilène, il faut surtout pointer l'hypocrisie profonde qui nimbe ce débat.

À la recherche du patriote perdu

L'équipe de France semble être devenue le dernier espace où l'on se pose aujourd'hui avec autant d'inquiétude et d'imprécation la question de l'amour de la patrie. Nul part ailleurs – que ce soit à la bourse de Paris, auprès de nos exilés fiscaux, dans les congrès du Medef ou de la CGT, voire dans notre armée de métier ou les biffins s'engagent pour fuir le chômage – il n'est exigé d'aussi tangibles et pour tout dire superficielles preuves de son attachement aux belles couleurs du drapeau. Le footballeur paraît condamné à incarner le type de français cocardier que plus personne n'a envie de se fatiguer à représenter dans son petit pré-carré social.

Or le problème, c'est que dans l'hexagone, ou les passions politiques ont longtemps délimité les contours du patriotisme (de la défense de « la nation laborieuse » de Thorez à la « certaine idée de la France » gaullienne), la projection d'une telle charge symbolique dans un champ sportif professionnel mondialisé, et pour tout dire dénationalisé, ne fonctionne simplement pas. Naturellement il ne faut se masquer l'essentiel. L'origine de nombre des joueurs aujourd'hui capés (c'est à dire provenant de nos ex-colonies ou de l'immigration extra-européenne) attise, à l'heure des crispations identitaires et populistes, la stigmatisation et la sommation intégratrice (ce « la France aime la ou quitte la » qui sert de trait d'union entre FN et UMP).

Toutefois, plus profondément, le pays ne peut pas accepter qu'existe un foot pro bâti économiquement, en partie tout du moins, sur l'exportation de ses joueurs (donc formés pour être adaptables et à l'aise partout dans les championnats européens) et s'étonner que ceux-ci, lorsqu'ils reviennent piger en bleu, ne ressentent au mieux qu'une certaine fierté devant la reconnaissance sportive qui leur est ainsi attribuée (en bonus des plus-values financières qu'ils en espèrent pour leurs carrières lors des prochains mercatos). Ils ne peuvent porter seuls dans leur coin et sur leur petite pelouse du Stade de France les oriflammes d'une fierté nationale qui n'est plus enseignée ni considérée dans l'ensemble de la société. Leur parcours personnel, au regard de leur histoire familiale (colonialisme, esclavage,…) pourraient même amener certains à une forme de distance critique. Or y compris cette démarche rétrospective ne semble plus les obséder, contrairement à des prédécesseurs tels que Thuram ou Karembeu. Paradoxalement, à l'instar d'un Nicolas Anelka, ils s'avèrent de ce point de vue, à l'aune de leur univers professionnel, de « bon français ».

Le silence du grand Bleu

Et voilà enfin le point le plus inquiétant. Davantage que ce qu'a pu déblatérer Karim Benzema, c'est ce qu'il n'a pas rajouter par couardise consensuelle ou simplement manque de culture politique, qui laisse interdit. Il aurait pu expliquer que pour lui l'hymne national ne constitue qu'un des traits de la relation à son pays. Préciser que sa liberté individuelle de l'exprimer à sa manière propose après tout un bel hommage à plus de deux cents vingt ans d'une république qui a placé la liberté de conscience au-dessus de tout. Enfin il aurait pu également juste raconter qu'il allait joueur un match et que pour lui il ne s'agissait que de monter de niveau, même s'il pouvait comprendre la charge émotionnelle qui continuer à hanter ce type de compétitions internationales, désormais surtout pour le plus grand bonheur d'un empire audiovisuel dont les droits télé le font manger par ailleurs toute l'année.

Mais évidemment il ne pouvait pas, car rien dans sa carrière ni sa formation ne le pousse à arpenter d'autre chemin que d'essayer de profiter des meilleurs conditions aux meilleur endroits. Nous avons les joueurs que nous méritons et le patriotisme que nous fabriquons. Et pendant ce temps l'UMP peut évidemment continuer de défendre Gérard Depardieu qui crache à la face de son pays et de son histoire, juste pour s'épargner de contribuer à la solidarité nationale. Apparemment quelque chose doit lui éviter de rendre des comptes aux prédicateurs du bleu-blanc-rouge qui squatte à la droite de l'échiquier politique. ]]>
<![CDATA[Marcel Muller : « Le Grenat de Dachau »]]> text/html fr SO FOOT Il aurait pu être international français. Mais la seconde guerre mondiale s'est mise sur le chemin de Marcel Muller. Enrôle, arrêté puis déporté, le joueur du FC Metz a survécu à Dachau, en aidant ses camarades de déportation. Retour sur la vie d'un juste. paru dans So Foot , novembre 2012 Il devait surement se dire qu'il s'agirait, et pour longtemps, du plus mauvais jour de sa vie. Le 8 mai 1938 au Parc des Princes, Marcel Muller vient…]]> paru dans So Foot , novembre 2012

Il devait surement se dire qu'il s'agirait, et pour longtemps, du plus mauvais jour de sa vie. Le 8 mai 1938 au Parc des Princes, Marcel Muller vient de perdre avec le FC Metz, et son entraineur anglais Ted Magner, la finale de la coupe de France contre l'OM d'Aznar et Ben Bouali. Et ce malgré une égalisation à la 84 minutes par Albert Rohrbacher, qui poussa la rencontre dans les prolongations, et un jet massif de petit coussin rouge sur le terrain par un public acquits aux grenats. En cause un pénalty refusé (sous la pression de blanc et bleus) par l'arbitre de la rencontre, un certain Charles Munsch devenu depuis la bête noire de la rancœur lorraine envers les « alsacos » jaloux. Les phocéens empochent donc leur cinquième trophée, et ce jeune attaquant de 22 ans rumine encore sa colère lorsque qu'il serre la main du président Albert Lebrun, également originaire de Moselle. Mais Marcel Muller devait aussi très probablement relativiser son malheur sportif quelques années plus tard quand il s'est retrouvé à Dachau pour avoir refusé de servir dans les armées « du reich pour mille ans ». C'est ce parcours à la fois exceptionnel et finalement très révélateur de cette génération initiale du professionnalisme français qu'on pouvait découvrir devant le panneau qui lui était consacré dans la très belle expo « Le sport dans les camps nazis » qui se tint au Centre européen du résistant déporté sur site de l'ancien camp de Struthof (jusqu'au 24 décembre).



Un pur produit du foot Lorrain

Car à bien y regarder au départ, Marcel Muller possède un profil assez classique dans le football pro balbutiant des années trente. Né à Morsbach le 26 mars 1916 (donc comme sujet de Guillaume II), il grandit dans cette charmante bourgade ou les galeries des mines ignorent la frontière et ou « l'Allemagne était au bout de la rue qui se continuait de l'autre coté » comme le précise André Isch , ancien journaliste sportif de l'Est-Républicain, mémoire vivante du foot lorrain, qui a souvent rencontré le bonhomme après guerre. Comme beaucoup de joueurs de l'époque, il commence par se faire un petit nom dans les championnats amateurs du bassin houiller au sein d'un club solide, ici en l'occurrence l'US Forbach, juste à coté de chez lui, avant de rejoindre naturellement l'équipe phare du coin, le FC Metz. Il a de la chance. Son accession à l'élite en 1934 correspond aux débuts du professionnalisme dans l'hexagone. Et semble-t-il, il brille de mille feux malgré son très jeune âge (17 ans lors de son premier contrat) « Beaucoup des témoins de l'époque que j'ai rencontré ensuite m'ont dit qu'ils possédait de grandes qualités, continue André Isch, et qu'il serait surement apparu en équipe de France sans la guerre ». Il aurait été même présélectionné une fois, promis toutefois au rôle de remplaçant, il aurait refusé (on ne parlait pas encore des mauvaises manières des gars de cité, et pourtant …). Autre frein à sa progression, le tout puissant président Raymond Herlory (il conserva son poste jusqu'en 1966) refusa catégoriquement de le céder au Racing Club de Paris qui faisait des pieds et des mains pour obtenir son transfert dans la capitale. Une toute autre aventure, sportive et personnelle, l'aurait peut-être attendu sous les couleurs parisiennes.

Sous les drapeaux puis en Moselle annexée

Car, génération sacrifiée, la guerre brise de fait sa carrière. Il est d'abord mobilisé au sein 162ème RIF, refuge pour de nombreux Grenats ( Hibst, Nuic, Zehren, etc..) en godillot. L'occasion pour eux de grappiller un titre de champion de France militaire, une façon comme une autre de tuer le temps pendant la drôle de guerre qui s'éternise du coté du secteur fortifié de Saint-Avold. Finalement, loin de venir se cogner sur la ligne Maginot (qui fait encore se marrer toutes les écoles militaires du monde), les panzers déferlent le 10 mai 1940 par la Belgique et anéantissent l'armée française en moins d'un moi. Marcel Muller est fait prisonnier près de Saint-Dié dans les Vosges, puis rapidement libéré dès juillet, puisque lorrain et donc désormais (et de nouveau à son corps défendant) allemand.

En effet, et bien que les conditions de l'armistice ne prévoyaient rien à ce sujet, le troisième reich annexe l'Alsace et la Moselle (cette dernière se trouve rattachée à la Sarre Palatinat). Ces anciens départements de la république subissent alors une opération violente de germanisation (Rückdeutchung) et de nazification à marche forcée. Les habitants doivent se décider, entre accommodement, résilience (sur les 180 000 lorrains évacués en 1939, 70 000 ne rentrent pas), résistance, et collaboration (jusqu'à 12 000 membres du NSDAP en Moselle). La question morale et patriotique se pose aussi dans le football. « L'époque est beaucoup plus complexe que d'aucun ne le pense, explique l'historien Alfred Wahl, spécialiste du football et de l'Alsace. Beaucoup de légendes un peu dorées se sont construites sur la période après coup. Rapidement les équipes alsaciennes reprennent les rencontres avec leurres homologues allemandes en présence du Gauleiter. Le Red Star de Strasbourg devint même un club de la SS - SG SS Strassburg.- ou il est vrai beaucoup signèrent dans l'espoir de dégoter un travail, le professionnalisme n'existant pas dans l'Allemagne nazie. Même Fritz Keller, international français, y joua ! » « C'est dur à comprendre aujourd'hui prolonge André Isch, Prenez par exemple Fritz Walter, le futur capitaine de l'équipe d'Allemagne qui gagnera la coupe du monde en 1954, il était militaire en Lorraine et il a disputé quelques matchs à Thionville ou il évolua aux cotés de Charles Kappe le célèbre gardien de but du FC Metz. » Justement ce dernier doit se conformer à l'Ordre Nouveau et changer son nom en Fussball Verein, en s'inscrivant dorénavant dans les compétitions de Gauliga Westmark. Le club n'est pourtant plus que l'ombre de lui-même. De nombreux joueurs se sont exilés en « France de l'intérieur », notamment du coté de Saint-étienne (la file de Roger Rocher épousera le fils de Jean Lauer, pilier du FC Metz, parti s'installer dans la cité ouvrière de la Loire et jamais rentré) ou à Lyon. Y compris son président emblématique qui s'est replié du coté de Gerardmer (dans une lettre du 20 septembre 1941 un responsable administratif du DVG -Deutsch Volksgemeinschaft, Arbeitung Turn-und sportgemiende Saarbrücken- lui reproche même d'avoir au préalable vidé les caisses avant de s'enfuir, diffamation classique !).

Plutôt la déportation que l'uniforme de la Wermacht!

Marcel Muller a toutefois bien d'autres soucis en tête que l'avenir de son ancien patron : à partir de 1942, 14 classes d'âge sont mobilisées (généralement direction le front de l'est), soit 30 000 jeunes de Moséllans, les fameux « malgrés nous », même si cette expression fait encore se froncer quelques sourcils sur place. Beaucoup décident alors de tout tenter pour y échapper, par intérêt personnel ou réel sentiment patriotique antinazie. Ce qui implique pour commencer de sortir du territoire allemand. Oscar Heisserer, ancien capitaine de l'équipe de France, passe ainsi en 1943 en Suisse, dont il reviendra participer d'ailleurs à la libération de l'Alsace fin 1944. En Moselle, des filières se mettent également en place. Marcel Muller, après avoir refusé l'inscription sur la liste d'enrôlement et de se présenter au conseil de révision, se résigne à utiliser l'une d'entre elle pour passer en France. Pas chanceux pour le coup, il est arrêté par la Gestapo en chemin le 18 mars 1943 à Novéant. Comme déserteur, il sait qu'il peut s'attendre au pire. Il est d'abord enchristé à Metz, mais le régime nazie veut faire des exemples et dissuader les vocations.

Il est donc rapidement déporté au Struthof, en Alsace, puis ensuite trimballé de camps en camps avant de se retrouver au tristement célèbre Dachau, en Bavière près de Munich , le premier « établissement » concentrationnaires mis en place par les nazis dès leur accession au pouvoir pour « s'occuper » des opposants et des réfractaires (à distinguer des camps d'extermination pour les populations juives et tziganes). Son passé Grenat va cette fois-ci lui offrir la possibilité d'améliorer son quotidien « A Dachau, explique André Isch, il gardait quand même la volonté de continuer à maintenir un peu la forme, en trottinant je suppose, ou quelque chose comme cela. Des luxembourgeois qui l'avait vu joué pour Metz l'ont reconnus. Ils étaient affectés aux cuisines. Grâce à cela, il aura droit à un peu de rab. Ce n'était pas grand chose peut-être, cependant dans le système concentrationnaire, c'était décisif pour s'en sortir et attendre la fin de la guerre. » Et Marcel Muller a le sens du partage « Au moment de son décès en 1993, raconte ému son fils Gaston Muller, j'ai vu à la télé un ancien combattant qui lui rendait chaleureusement hommage et qui expliquait qu'il lui avait sauvé la vie, à lui et d'autres de son baraquement, en partageant ses rations supplémentaires. Que sans lui ils n'auraient jamais survécu». Marcel Muller est libéré, comme le reste du camp, le 29 avril 1945 par la 45e division d'infanterie de la septième Armée américaine. Il revient en Lorraine le 8 mai, jour de la capitulation totale de l'Allemagne nazie. Il restera toujours discret sur cette expérience hors du commun. « Il m'en a peu parlé, confie son fils » André Isch confirme « je l'ai appris par d'autres ». L'homme n'esquivera cependant pas la reconnaissance officielle, lorsqu'il est fort normalement décoré en 1959 de la Médaille Militaire et en 1963 de l'ordre de Chevalier de la Légion d'Honneur.

Toutefois la guerre a quelque peu changé sa façon d'appréhender la vie. Alors que le FC Metz reprend son activité, sous la protection de la FFF qui joue la carte patriotique en faveur du club mosellan et du RCS (tous les anciens pros doivent y retourner impérativement, pas de relégation dans le championnat de reprise après la libération, etc.), et malgré une pétition de la part de ses anciens partenaires de jeu réclamant son retour dans l'effectif, il décide de tourner définitivement la page de sa carrière de pro. « On lui a proposé un poste au service achat aux HBL –Houillères du bassin de Lorraine- de Merlebach. Cette opportunité devait lui paraître bien plus sur pour l'avenir – il s'était marié durant la guerre- que de rechausser les crampons» Une toute autre époque. Il y restera jusqu'à sa retraite en 1976. Il n'abandonne pas le foot pour autant mais retourne vers le monde amateur de ses débuts (il sera même le seul non-pro de la sélection de lorraine en 1946) sous les couleurs du SO Merlebach de 45 à 49, avec lequel il remporte de nombreux titres et atteint les 32 de finale de la coupe de France, et de l'US Forbach de 49 à 52 ou il tape le ballon jusqu'à ses 36 ans. Ensuite il accomplit son retour définitif au pays en devenant un notable local dans sa ville de naissance –l'aura du ballon rond pouvait déjà peser- dont il sera maire « sans étiquette » entre 1953 et 1982. Marcel Muller est décédé le 8 juin 1993. Avait-il seulement pardonné à l'arbitre de la finale de la coupe de France de 1938 ?

André Isch « La gloire du football lorrain » (éditions Klopp)

« Le sport dans les camps nazis » exposition au Centre européen du résistant déporté – site de l'ancien camp de Struthof jusqu'au 24 décembre



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<![CDATA[Le PSG passe en Ibrahimovic 2.0]]> text/html fr SO FOOT Dimanche, le PSG va aller se frotter une ASSE revigorée sur le plan sportif et très bonne surprise au niveau du jeu. C'est aussi, du moins les plumitifs essaieront de nous le faire croire, le choc des anciens et des modernes. Un club patrimonial du foot français et emblématique d'un semblant de ferveur populaire ("Ici, c'est le chaudron proclame le site officiel, une petite pensée pour les Magic Fans au passage) face au Pantagruel parisien et ses pétro-dollars. Et, à en croire les récentes déclarations de Zlatan, qui Dans un tacle aérien, a renvoyé les néo-supporters parisiens à leur simple statut de consommateurs, et le PSG à sa dimension de second ordre dans la famille des grandes écuries européenne, on serait presque tenté d'approuver cette version de la symbolique sociale du match à venir. Peut-on, même quand on est le plus beau nez de L1 et son meilleur buteur, rayer d'un trait quarante ans d'histoire d'un club. Au fait, c'est qui ces Bianchi et Rocheteau? Vous avez dit Virage Auteuil? KOP de Boulogne? « Ils en demandent beaucoup. C'est étrange au regard de ce qu'ils avaient par le passé. Parce qu'avant, ils n'avaient rien. J'ai joué dans beaucoup de grands clubs et je sais que rien n'est jamais…]]> « Ils en demandent beaucoup. C'est étrange au regard de ce qu'ils avaient par le passé. Parce qu'avant, ils n'avaient rien. J'ai joué dans beaucoup de grands clubs et je sais que rien n'est jamais facile. » Traduisez : le public du Parc vient pour moi, pour mes exploits et pour mes buts, car sans moi ce club ne serait que la version occidentale du Zénith ou du Partizan, des équipes dont on connaît le nom, mais pas le palmarès. On peut reprocher à Ibra sa nonchalance arrogante et son mépris supérieur devant notre championnat, mais au moins il ne nous assomme pas de fausses caresses sur la qualité du jeu qui se produit en Ligue 1 ni sur la valeur des formations qui y évoluent. Et heureusement que parfois, encore, les grands joueurs sont de grandes gueules mégalos dont les accents de sincérité fissurent l'apathie consensuelle de la comm' d'après-match. Même s'il juge le contexte général souvent indigne de son talent, qui peut contester par ailleurs qu'il fait le taff ? Les sifflets peuvent sembler dès lors bien injustes aux oreilles de celui qui incarne sur le terrain la mue du club parisien. Tout son propos se retrouve concentré dans cette certitude : le PSG démarre son histoire avec QSI. Avant, quand il ne se sauvait pas de la relégation, Paris gagnait des coupes de France. Des finales de coupe que personne ne regarde hors de nos frontières. Même le titre européen en 96, dans une C2 apocryphe, possède des allures de consolante. Si quelqu'un en doutait, Zlatan est là pour rappeler qu'il n'a pas rejoint une institution comme la Juventus ou City : il a rejoint une construction hypothétique quasi ex-nihilo. Et il remplit son contrat avec un professionnalisme consciencieux dont devrait s'inspirer certains de ces fameux « purs produits » de la L1.

Au début était le logo !

Nouveaux propriétaires, anciens supporters historiques virés et blacklistés partout en France, logo affadi d'un bleu pseudo-olympien, un intitulé pour le moins rééquilibré, et bientôt un stade victime du naming. Zlatan a bien compris le message et le sens de l'histoire. Paris année zéro. Il en devient presque pédago, le meilleur buteur de la saison, quand il sermonne les pensionnaires des tribunes assagies du Parc des princes. À un ou deux accidents industriels près comme Sochaux ou Reims (après tout, même Benfica ou le Celtic cèdent quelques points dans leur petit entre-soi national), tout roule plutôt dans la bonne direction. Cela dit, ce public renouvelé a été attiré par la promesse d'un joli spectacle, l'engagement de voir débouler un rouleau compresseur écrasant des opposants soumis à une cure d'austérité toute tricolore. L'ancien Milanais devrait donc accepter qu'en clients exigeants, ces « fans » râlent un peu les soirs « sans » , comme n'importe quel abonné râle auprès de sa hotline quand son haut-débit rame et l'empêche de voir le replay des Anges de la téléréalité.

Un club hors-sol?

Mais il ne fait pas bon dire la vérité aux enfants. Et ceux qui aujourd'hui se massent porte d'Auteuil pour applaudir Sirigu ou Lavezzi ont des réactions enfantines parfois agaçantes (au moins les ultras en étaient arrivés à la crise d'adolescence). La mémoire n'est pas la première de leur qualité, encore moins la patience. La patience de rappeler à l'international suédois que le club parisien n'en est pas à sa première renaissance - des années Borelli à l'ère Canal plus - et de lui sussurer que la folie des grandeurs est inscrite dans son ADN et que d'autres grands joueurs (Weah, Ronnie, etc.) sont venus délivrer la promesse de tutoyer le Real, Barcelone ou le Bayern. Seulement, pour parler de tout cela, il faudrait cesser de boycotter le Parc, arrêter de pester contre le foot moderne, assumer un passé de tout temps bling-bling et choisir d'accompagner cette équipe vers son destin d'insupportable patronne de la L1. Bref, discuter d'égal à égal avec Ibrahimović, ou à défaut dans un registre identique. Sinon laissons-les construire un PSG hors-sol. Et pour les nostalgiques conséquents, il restera les clichés des tifos sur Google images et les souvenirs en noir et blanc de Luis Fernandez et Borelli.]]>
<![CDATA[Fédérations affinitaires : Le secret le mieux gardé du sport français ?]]> text/html fr SO FOOT « Affinitaire, le mot n'existe dans le dictionnaire » s'amuse Jean Vintzel, président du collège des fédérations affinitaire et multisports (« il ne faut pas confondre les deux » précise-t-il également) au CNOSF. Ce petit détail signifie beaucoup en soi. Le sport affinitaire est donc presque de manière consubstantielle en recherche de reconnaissance, jusque dans le Petit Robert. Il faut d'abord commencer par faire comprendre de quoi il s'agit. Et derrière cette bataille de la visibilité et de la légitimité, se trouve nichée bien plus qu'une affaire d'égo. C'est bel et bien l'enjeu profond de la conception du sport dans la société qui se trouve mis en scène. Avec la question lancinante de distinguer entre le sport moderne et la modernité du sport. texte paru dans le dossier "sport affinitaire" du numéro de mars de ]]> texte paru dans le dossier "sport affinitaire" du numéro de mars de sport et plein air , revue de la FSGT

Pourtant les « affinitaires » et les organisations qui se réclament de cet héritage peuvent se vanter d'être l'origine du sport en France, ce qui n'est pas forcément le cas à l'étranger ou dans le reste de l'Europe. En d'autres termes, en grande partie, si l'importation du sport s'avéra effectivement une initiative bourgeoise à la fin du dix-neuvième siècle, dont le destin de Pierre de Coubertin résume bien la démarche idéologique, la démocratisation auprès des masses laborieuses, des campagnes, des salariés et autres employés s'accomplit massivement sous l'égide des patronages catholiques, des premiers clubs sportif ouvriers et, on l'oublie trop souvent, des œuvres laïques, lendits et autres structures périscolaires, sans oublier aussi toutes les institutions officieuses comme les universités populaires ou les coopératives ouvrières.

Mais voilà le sport français a en quelque sorte voulue abjurer ce péché originel. Apolitique il sera, donc plus de place pour qui ceux ne cachent pas leur « affinité » derrière la façade de notabilités fédérales qui s'accommodent si parfaitement des valses gouvernementales. Le foot est emblématique de ce choix, et la naissance en 1919 de la FFF, détournant du droit chemins indifféremment les clubs cathos et leur cadres (dont Charles Simon ou Jules Rimet), laïques, « neutres » mais omnisports de l'USFSA, voir parfois ouvrier comme le de Montreuil qui « vient la semaine dernière, de démissionner de la F.S.T. pour adhérer à la Fédération Française de Football association (3 FA) organisation bourgeoise, mercantile et militariste » ( Lettre du 4 décembre 1922 de Jules Morant Secrétaire du comité Régional de la FST au à Mr le Maire Poncet). Le statut du sport affinitaire au sein mouvement sportif français possède donc une singularité qu'il n'a en quelque sorte pas choisi, puisque ce sont les autres qui lui accolé à postériori ce particularisme qui était la norme au départ. Étrangement le mouvement affinitaire reste au sein du CNOSF celui « qui incarne le mieux la dimension olympique du comité -ce fameux « O » qui n'est arrivé que tardivement- par son attachement sa centralité sur les valeurs et son attachement à l'omnisports », prolonge Jean Vitzel.

Cela dit, cette particularité explique paradoxalement, et en retour, que lorsque l'histoire du sport commença a acquérir cette lettre de noblesse au sein du monde universitaire, avec un processus à peur près similaire en sociologie, ce fut souvent en se penchant sur le cas de ces fédérations « à part ». Car si l'étude du tennis ou du handball ne semblait pas digne d'intérêt en soit – on en laissait le plaisir au « livre d'or » ou autres beaux recueils sur les héros du stade-, en revanche réfléchir sur le sport ouvrier tiraillé entre communistes et socialistes, ou pour les spécialistes des religions sur les athlètes chrétiens face aux défis de la sécularisation (ou du travail évangélique en banlieue) , se révélait d'un coup plus passionnant. Et pour tout dire les directeurs de recherche se sentaient un peu moins inutiles, disposant au moins des savoirs minimum pour approcher ces univers.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse, conséquence de ce que nous venons de décrire, les fédérations ou Unions affinitaires durent donc progressivement apprendre à parler à leur adhérents. Au fur et à mesure que leur importance fondatrice déclinait – alors qu'en revanche leur réalité numérique et leur impacte social, certes proportionnellement réduits face à l'hégémonie grandissante des FF délégataires, ne disparaissaient pas pour autant- la nature évidente de leur rapport interne à leur spécificité culturelle et politique tendait à s'effriter. De la sorte le rapport si fort qui reliait autrefois le gars ou la fille du patro catho dans la France qui découvrait la séparation de l'église et de l'état ou le cycliste ouvrier syndiqué et militant de son sport rouge, finit par se distendre. Jusqu'à arriver à des situations ou beaucoup de pratiquants ignorent ou « ils sont », même si parfois ils savent très bien pourquoi (adaptation des activités, etc..) « ils y sont » (comme dans le cas du foot à 7 ou de l'escalade).



Depuis que le modèle de référence règne sans partage, c'est à dire le sport délégataire tel que la société – et l'état- le promeut, avec le rouleau compresseur de la médiatisation du haut-niveau, il faut de nouveau apprendre à ses adhérents et ses bénévole ou ses animateurs ce que sont les principes et l'identité de la fédération ou de l'Union. Une question étrange pour les FF pour qui l'intitulé de la discipline tient souvent lieu de charte éthique et les fameuses « valeurs du sport » de boussole. La FSGT, l'UFOLEP ou la FSCF ont construit une vision du sport dans la société assumée en relation avec ce que leur histoire leur en a appris, avec son lot d'échecs et d'erreur mais aussi une grande fierté d'avoir participé grandement à l'histoire du pays (cf. le réseau « sport libre » sous l'occupation).



Ce second volet du travail de reconnaissance est peut-être le plus porteur d'avenir. Car face à la crise que traverse le sport français, le besoin de donner du sens à la pratique, « de voire dans l'activité sportive un moyen d'épanouissement de l'individu et non un but en soi » comme le précise Jean Vintzel, après des décennies de fuite en avant vers les podiums et les records, semble étrangement nous ramener à la fin du siècle dernier, quand tout a commencé. Comme s'il fallait boucler la boucle. Et de ce point de vue les fédés affinitaires sont sûrement les mieux armées car elles n'ont pas découvert la question du rôle, et des devoirs, du sport dans la société avec un bus en Afrique du sud, le scandale des appris sportifs ou les confessions de Lance Amstrong.

Deux petites illustrations de l'apport des fédés affinitaires

L'AJA et le football

Un club qui a tutoyé les sommets européens, champion de France en 1996, et qui aligne 4 coupes de France à son palmarès. Mais qui, contrairement à la plupart de ses concurrents de se dénomme pas FC quelque chose. Normal car son patronyme fleure bon le patro d'antan, bref L'Association de la jeunesse auxerroise. Il fut ainsi fondé par un certain Ernest Deschamps, vicaire de la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre et directeur du patronage Saint-Joseph, le 29 décembre 1905. Et son stade se dénomme « Abbé Deschamps ».

L'USI et le handball

Vous ne l'entendrez ou ne le lirez sûrement jamais – comme il existe peu de chance que l'on vous signale pourquoi l'enceinte vénérable du stade de Reims s'appelle Auguste Delaune- , mais l'une des plus grandes équipes de l'histoire du Hand français est né bien chaud d'un club omnisports ouvrier de la banlieue « rouge » parisienne, porté à bout de bras par son maire charismatique et président de la FSGT : Georges Marrane. ]]>
<![CDATA[Erik Rug : la house, le funk, Manchester et le PSG]]> text/html fr SO FOOT Erik Rug est une légende des platines. Rien que ça. Un DJ qui a écrit quelques-unes des plus suantes pages du clubbing parisien. Après avoir débuté dans les années 80 dans un registre plutôt rock, il fut avec Laurent Garnier l'un des grands introducteurs de la house et de la techno en France. Depuis près de quinze ans, il brille avec ses fameuses soirées "Waxgroove" aux forts accents funk. Avec un tel parcours à l'anglaise, dur de ne pas lui parler de foot. Quand on est un fan du PSG comme toi, la situation actuelle, avec l'arrivée de David Beckham dans le club de Safet Sušić, ne te donne-t-elle pas l'impression de passer de Norman Jay à David…]]> Quand on est un fan du PSG comme toi, la situation actuelle, avec l'arrivée de David Beckham dans le club de Safet Sušić, ne te donne-t-elle pas l'impression de passer de Norman Jay à David Guetta ?

D'une certaine manière, oui. Cependant, il faut arrêter d'être surpris ou choqué. Tous les grands clubs ont toujours fonctionné ainsi. Regarde le Real Madrid des années 50, il avait bien piqué Raymond Kopa à Reims. Les grosses équipes européennes ont toujours développé cette politique sauf qu'en France, on ne s'y met que maintenant. Cela dit, avant, personne ne pouvait se le permettre. La venue de David Beckham s'inscrit dans la quête de notoriété du PSG, qui est un peu obligé de se faire reconnaître tout de suite et très vite, en brûlant les étapes. Je trouve ce choix plutôt finaud. Tout le monde le sait, ils ne l'ont pas recruté pour le terrain, mais pour son image et son nom connu dans le monde entier. On ne peut pas pleurer sur une L1 morne et sans relief puis critiquer cette stratégie.

Le Parc « à l'ancienne » ne te manque pas ?

Je ne suis jamais allé en virage, mais plutôt en face des présidentielles. Néanmoins, pour tout dire, je n'y ai pas mis les pieds depuis au moins cinq ans ! Je ne sais pas ce que donne cette « nouvelle version » du stade. J'imagine que cela tourne à une espèce de petit Stade de France, non ? Et le Stade de France, c'est l'antre des Footix. Je m'y étais rendu pour un match des Bleus dont je ne préfère pas me souvenir. Ça m'avait dégouté, à tout jamais. Je me rappelle d'un match avec Zidane et tout le monde voulait juste regarder Zizou. Dès qu'il touchait le ballon, le public hurlait de plaisir. On s'est tapé une ola au bout de 5 minutes. Pour ensuite siffler pour un 0-0 à la mi temps... D'après ce que j'ai entendu, l'atmosphère s'avère assez identique au Parc. Le plus terrible, c'est quand les joueurs rentrent dans ce jeu, à s'excuser à la moindre contre-performance.

Finalement, les Français n'ont-ils pas aussi peu de culture musicale que footballistique ?

Tout à fait, le fossé est assez similaire entre les deux domaines. Les magazines de musique en France essaient de te faire gober des groupes ou des projets musicaux complètement « fake », sans profondeur… Les Inrocks ou n'importe quel autre te les balancent comme des « vrais trucs ». C'est un peu pareil dans l'Hexagone avec la façon dont on traite les footballeurs. On va nous survendre des gars comme Nasri, bref, juste des joueurs moyens. Après, ils vont atterrir en équipe de France. Et tu t'étonnes que l'équipe se révèle constamment décevante ? Il n'y a pas de grand joueur sans vraie culture footballistique.

C'est vraiment si différent outre-Atlantique, tu crois?

Par le passé, dans les années 80, j'ai beaucoup trainé à Manchester. J'y avais beaucoup de potes, certains pour United, d'autres, les plus nombreux, pour City. Je suis allé dans les deux stades, enfin dans l'ancien de City, et un peu à Old Trafford, y compris pour voir des matchs de coupe d'Europe. En même temps, Old Trafford ressemble un peu au Parc des Princes aujourd'hui, avec que des places assises. Mais l'Angleterre reste un pays de football, où on peut applaudir un bon joueur qui évolue en face. Du coup, les gars, parce qu'ils aiment vraiment le ballon, ont tendance à se tourner vers la seconde division ou les petits clubs. Certains de mes amis qui étaient derrière City ont lâché l'affaire avec l'arrivée des Qataris. Mon pote Dave Haslam, un DJ historique de Manchester, notamment à l'Hacienda, et qui a aussi énormément écrit sur la scène mancunienne, soutient désormais West Bromwich. Même s'ils perdent, il s'en fout du moment qu'ils se sont dépouillés.

Le foot est-il compatible avec le clubbing ?

Chez nous, j'ai toujours eu l'impression que cela restait un truc bas de gamme d'être supporter... Un peu moins après 98, mais pas tant que cela. Je me souviens de Gilles Peterson qui était à fond derrière Arsenal... Parfois je le croisais dans des lieux où l'on mixait ensemble et je le voyais prendre le premier vol à 7h le matin pour Londres parce qu'il ne voulait pas rater le match de 14h. Je crois même me souvenir qu'il était abonné. Je me rappelle que vers 87-88, toujours avec Dave Haslam, on organisait des soirées à la Loco, à Paris, et à chaque fois des groupes de Manchester étaient invités, comme Inspiral Carpet. Je me souviens qu'ils débarquaient avec deux ou trois bus. Nous étions en pleine période du summer of love, les jeans "pattes d'eph" souvent portés avec des maillots de foot... City, Liverpool, Everton, etc. C'était assez marrant. Tu sais, c'était une époque étrange où le niveau de baston avait sensiblement baissé dans les stades, puis ensuite dans les pubs, car les mecs avaient découvert l'ecstasy. Cela n'a duré qu'un temps parce que tout est retombé dans les mains des gangs. Mais pendant un bref moment, il a existé une vrai corrélation entre le foot et le clubbing. Maintenant, par exemple, les footballeurs sont comme tout le monde, ils écoutent ce qu'on leur déverse dans les oreilles, du R'n'B FM ou de la pop consensuelle. Il est rare qu'ils affichent des goûts plus pointus. Dave Haslam m'a raconté que le seul pro qu'il avait aperçu dans les soirées où il mixait ou traînait, c'était Gary Neville, qui était branché sur des trucs comme The Stones Roses. ]]>
<![CDATA[Contre le foot d'opinion !]]> text/html fr SO FOOT Vous ouvrez le supplément d'un magazine un matin, et vous découvrez d'un coup que la France entière semble détester votre club adoré ou qu'au contraire le pays brûlerait d'amour pour les Bleu et Blanc. Pendant que les autres se partageraient des miettes insignifiantes de popularité. Et si ce type de sondage nous en apprenait plus sur ceux qui les commandent que sur l'échantillon qui y répond ? Parmi toutes les formes de contamination politique que le petit monde du ballon rond aime tant condamner, il est rare d'entendre qui que ce soit s'indigner (une pensée pour Stéphane Hessel RIP), ou…]]> Parmi toutes les formes de contamination politique que le petit monde du ballon rond aime tant condamner, il est rare d'entendre qui que ce soit s'indigner (une pensée pour Stéphane Hessel RIP), ou simplement s'émouvoir, devant la montée en puissance d'un foot d'opinion. L'adage est pourtant bien connu et souvent entonné par le Premier ministre, on ne gouverne pas avec des sondages, tout comme au passage, on n'anime pas un débat public avec un panel de dix individus supposés représenter la société française dans son ensemble et sa diversité.

Comment rentabiliser le nouveau statut du PSG ?

Alors comment imaginer condenser l'amour des fans en prétendant mesurer le taux de sympathie de la population envers les pensionnaires de L1 et de L2. Évidemment, l'IFOP désire ici gagner un peu (beaucoup ?) d'argent sans gros efforts (et changer un peu au passage les idées de ses sondeurs qui turbinent d'ordinaire sur les chances de Borloo à Paris) quand L'Équipe Mag (ou le CFC avec ses notes des téléspectateurs) ne sait plus comment rentabiliser le nouveau statut du PSG. Mais sommes-nous bêtes et incultes à ce point pour avaler une telle soupe démago - et rance ? Les campagnes électorales nous l'apprennent depuis belle lurette, ce type d'enquête projette au mieux une photographie grossissante d'écarts souvent insignifiants dans les résultats bruts (sans parler de l'orientation des questions qui servent souvent à tronquer, déformer ou camoufler les tendances lourdes).

La logique des partis contestataires

Quelle pertinence existe-t-il à établir et balancer un classement 1, 2 et 3 entre le PSG, Lyon et Marseille (8,3%, 8,5% et 9,5%) sur 2007 personnes questionnées (1%, c'est 20 réponses !), si ce n'est pour découvrir que les trois premiers de ce "cœur" se trouvent être aussi les plus grosses métropoles en terme d'habitants et qu'ils suscitent donc en retour, presque mathématiquement, le maximum d'intérêt (amour/haine) et que les autres doivent ainsi se contenter des restes à coups de trois virgules quelque chose %. Hormis évidemment ceux bénéficiant de bonus patrimoniaux comme l'ASSE (gratifiée d'une belle saison en outre). Dans ce cadre, interrogé, je citerais volontiers Reims pour faire plaisir à mon père et honneur au stade Auguste Delaune. Que doivent penser en retour les fidèles du TFC et les éternels "moutons noirs" corses, qui ont bien raison de s'en foutre par ailleurs ?

L'attachement au club fonctionne sur la passion, et la dynamique de soutien s'appuie aussi sur la capacité à se trouver des ennemis, ce qui de fait se rapproche davantage des partis protestataires (dont les scores sont systématiquement minorés dans les enquêtes d'opinion, l'occasion) que des partis de gouvernement. Et voilà peut-être le seul et véritable enseignement. Notre football attend le retour de clubs capables de cristalliser une union nationale en cas de beau parcours européen, de redonner sa vigueur patriotique à un foot largement déraciné dorénavant. Ce que n'a jamais réussi à réaliser l'OL au temps de sa glorieuse mais stérile domination sur l'Hexagone.

Le PSG se fout d'être détesté

Et on sent alors poindre alors le véritable reproche destiné à l'encontre du PSG : les Qataris ok, les stars fantastiques, super, mais il faut redorer en retour le blason de notre L1 en la guidant vers ces rêves de grandeur version Premier League. Or nul doute que les propriétaires du club s'en moquent assez largement d'être prophètes en ce pays. Pour eux, il s'agit de trouver le moyen d'apprendre à prononcer PSG (et de reconnaître son horrible nouveau logo) en mode polyglotte et de vendre des maillots Beckham en Asie. Même Bertrand Delanoë l'a compris. Il n'est ici que peu question de l'amour des supporters ou de l'attachement d'une ville pour ses couleurs ou même le degré de rayonnement de notre championnat à travers le globe. Les sondages segmentent en parts de marché ce qu'ils étudient, d'où leurs échecs réjouissants sur le terrain politique et aussi finalement dans le foot, qui ne se résument toujours pas à additionner des pourcentages de consommateurs potentiels.

L'explosion affective d'une L1 multipolaire (après avoir tant vanté le Big Four anglais, comment se plaindre de son émergence chez nous), après le règne des Verts et l'OM « club le plus aimé de France », laisse encore en conséquence beaucoup de marge de progression avant que tous les gosses de France et de Navarre tannent leur papa pour porter la tenue zlatanisée de Paris. Le foot n'est pas heureusement pas autant que cela en voie de dysneylandisation, contrairement à ce qu'affirme Christian Bromberger aujourd'hui dans L'Humanité. Dans ce sport, mieux vaut être détesté par 33% des sondés et aimé par 3% que l'inverse. Même quand il s'agit d'accumuler des profits. Ensuite, comment le faire comprendre à des dirigeants qui se réjouissent de l'ambiance actuelle au Parc de Princes ?

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<![CDATA[Depardieu, la marseillaise, L'EDF, la droite et le patriotisme…]]> text/html fr SO FOOT La cérémonie des césars nous a au moins refait découvrir une bonne valeur de droite largement partagé par le septième art : le corporatisme. Mr. Depardieu bénéficia d'une étonnante indulgence de la part d'une profession plus prompte à s'indigner (n'est-ce pas mr. Debbouze ?). Mais après tout comment leur en vouloir. Quelque part le cinéma est bien plus à droite que le football, et la droite bien moins patriote que la gauche. En France nous avons au moins quelque chose de particulier à proposer dans le registre politique, presqu'un paradoxe culturel, aussi incompréhensible que l'électro-pop. Ok, Les anglais savent…]]> En France nous avons au moins quelque chose de particulier à proposer dans le registre politique, presqu'un paradoxe culturel, aussi incompréhensible que l'électro-pop. Ok, Les anglais savent s'approprier les musiques et en faire un truc à eux, perso, du rock des Rolling Stones au ska des Specials sans oublier le trip-hop de Massive Attack. Nous en France, nous avons la variété et Benjamin Biolay. Mais nous excellons à fabriquer des bizarreries idéologiques, des oxymores partisans. Nous possédons la seule droite qui déteste son pays. Et finalement la gauche la plus patriotique au monde. Le seul intérêt de l'affaire Depardieu, de son exil belge à son asile moscovite, c'est de nous le rappeler à coup de grandes claques dans le chauvinisme, car nous sommes assez amnésique. La droite française s'est toujours vautrée dans la détestation du pays natal. Le parti de l'étranger c'est elle. Ou plutôt prendre le parti de l'étranger. Des émigrés, ces nobles qui s'enfuyaient chez leurs cousins de Prusse et de Saxe après 1789 et Valmy, pendant que les premiers républicains inventaient la nation française, jusqu'aux exilés fiscaux et aux traders expatriés , les réacs et les conservateurs entonnent toujours le même refrain : la France ne nous aime, quittons-là.

De toutes les formes de pensées libérales ou de partis conservateurs qui existent à travers l'univers occidental, aucun n'est aussi peu fier de son « heimat » que nos amis de l'UMP. De Gaulle fut le seul à tenter une nationalisation du camp des possédants. Et ce sont les communistes qui l'aimèrent finalement avec le plus de passion et ce furent les derniers soldats de l'Algérie française (encore dignement représentés par Michèle Tabarot, copéiste fidèle, née à Alicante d'un père dignitaire de l'OAS qui préférait l'Espagne de Franco et à la France du générale, même à la mode OSS 117) puis les giscardiens qui le détestèrent le plus. Et les années Sarkozy s'avérèrent absolument caricaturales. Derrière un océan de drapeaux tricolores sensé se transformer en tsunami populiste la course finale de la présidentielle, avant l'inévitable défaite, ce quinquennat égraina le groove vulgaire d'une longue litanie contre un hexagone bloqué, incapable de s'adapter à la mondialisation, tandis que le petit nicolas parlait religion devant le pape comme un président américain et de menace islamique sur la laïcité comme un membre de l'English Defense league. Pour la droite, la France doit rester une carte postale. Le cosmopolitisme, le multiculturalisme, c'est bien agréable à Londres, NYC ou Mumbai. Pas en banlieue parisienne ou en équipe de France de football. On laisse le patriotisme aux pauvres et aux « immigrés » (y compris de la troisième génération, on ne paye jamais assez son visa d'entrée et surtout ne pas oublier une Marseillaise avant le match, ce n'est pas au Palais Brongniart que l'on risque de l'entendre), c'est un peu l'équivalent de la dime d'ancien régime, histoire de bien vous faire sentir que vous n'êtes là que pour ramasser la merde. Voilà votre attache au droit du sol.

C'est à ce point acquit que personne ne s'étonna de voire tous les ténors de l'UMP défendre un Gérard Depardieu, qui se barre parce que selon lui la vraie souffrance ne se niche pas du coté des licenciés de PSA, Renault ou Florange, mais logée dans la puce électronique d'une carte vitale dont il prétend n'avoir jamais eu l'usage. Ils le défendent toujours quand il crache à la face de sa mère patrie en voulant rendre son passeport et en chantant les louanges de la « grande démocratie » Poutinienne comme autrefois Éluard écrivit un ode à Staline (et lui aussi était un grand artiste). Ils ont alors tous la main sur le mouchoir, vent debout contre ce gouvernement socialiste qui vous ferait presque en retour chanter les vieux refrains de La Souris déglinguée, le plus patriotique des groupes punks tricolores : « Et pourtant on 'est pas patriote, mais que quelque fois on le cœur qui bat et on se laisse aller à gueuler Vive La France! »

Ou alors de paraphraser La Rumeur : La droite est à la France ce que Skyrock est au Rap … Premier sur la beaufitude, fils de... ]]>
<![CDATA[Le sport ouvrier à Marseille !]]> text/html fr SO FOOT A la veille d'un nouveau clasico, et dans l'intention de rétablir l'équilibre dans ce blog, voici un petit texte paru en 2001 dans "Sport et Plein Air" (c'est de l'archive, désolé), la revue de la FSGT, sur l'autre réalité du foot à Marseille, c'est à dire le sport travailliste dans la cité phocéenne. (il suffit de faire glisser les deux images sur le bureau pour voire le fichier jpg) et pour plus d'infos, le site de la FSGT 13]]>

et pour plus d'infos, le site de la FSGT 13 ]]>
<![CDATA[Les supporters du Red Star ont le souvenir tenace !]]> text/html fr SO FOOT On a beau évoluer qu'en National, quand on fut un grand club de la banlieue parisienne et de l'histoire du foot français, certains souvenirs valent la peine d'être déterrés. Le Red Satr demeure donc, quoi qu'on en pense, un club à part. Ainsi le trés actif « ]]> Le Red Satr demeure donc, quoi qu'on en pense, un club à part.

Ainsi le trés actif « Collectif Red Star Bauer » organise une journée d'hommage à Rino Della Negra , joueur audonien éphémère mais devenu légendaire pour avoir été l'un des héros du groupe Manouchian de la FTP-MOI (immortalisé par la tristement célèbre « affiche rouge »), et à ce titre fusillé avec ses camarades le 21 février 1944 au mont Valérien.

Intitulé "Une Étoile rouge ne meurt jamais", l'évènement se tiendra le samedi 23 février à partir de 14 h au stade Bauer, avec le concours de l'Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR), section Saint-Ouen et Seine-Saint-Denis, l'Union nationale des combattants (UNC), le lycée Marcel Cachin de Saint-Ouen et la Mission générale d'insertion (MGI) de l'Éducation nationale.

Si après certains continuent de penser que le foot ne rend que con...]]>
<![CDATA[Deux revues sur le Ballon rond]]> text/html fr SO FOOT Deux revues pour penser le sport et le rêver…. « France et Allemagne : le sport à l'épreuve des identités » , Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande, Tome 44, n04, octobre-décembre 2012 Il s'agit maintenant d'une…]]> « France et Allemagne : le sport à l'épreuve des identités » , Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande, Tome 44, n04, octobre-décembre 2012

Il s'agit maintenant d'une habitude bien ancrée dans les mœurs éditoriales, presque une tradition. Désormais, toutes les grandes revues universitaires sortent leur numéro spécial concernant le foot ou le sport. Ce volume de la très sérieuse « Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande » (difficile de faire plus "vintage" dans l'intitulé, Marc Bloch serait fier d'eux), publié à Strasbourg, ne déroge donc pas à cette inévitable règle.

À ce propos, c'est tout naturellement que le sommaire s'ouvre sur un article d'Alfred Wahl, pionner de l'histoire, au sens « sciences humaines » et noble du terme, du ballon rond dans notre pays. Il y publie un texte concernant d'ailleurs le statut particulier de l'Alsace de ce point de vue, ne serait-ce que parce que l'introduction du foot s'y fit d'abord sous le Reich à la fin du XIX siècle.

Parmi les articles qui se succèdent ensuite, on conseillera celui consacré à Uwe Seeler, l'un des héros du Hambourg SV et de la Manschaft dans les années 60 (et la défaite terrible de 66 en Angleterre, quelque part leur équivalent de notre "Séville"), la très belle comparaison de la perception des clubs « turcs » dans la presse régionale (principalement la DNA) chez nous et dans les « landers », et forcément, pour rester dans l'actualité du jour, « le corps et la nation : regards croisés franco-allemands sur l'équipe nationale de l'autre », avec évidemment la question du multiculturalisme et de l'immigration au cœur des représentations balancées, parfois artificiellement, sur ces deux équipes au fil du temps. De quoi vous occuper ce soir si jamais le match s'avérait aussi ennuyeux que prévu.



« Desports » , n°1, 2013

On l'oublie un peu aujourd'hui, mais le sport a eu droit dès le départ à ses lettres de noblesse. En 1894, Léon Blum et Tristan Bernard exprimèrent de la sorte dans la Revue Blanche leur intime sentiment que quelque chose d'unique se jouait dans les stades : « Pour l'élite qui nous occupe, le sport est autre chose que le vertige du risque ou que le désir du gain. Il prend peu à peu la valeur d'un travail intellectuel ou d'une émotion esthétique. »

Le sport fut donc autant dit et écrit que vécu, y compris par ses promoteurs. Pierre de Coubertin était un lettré conservateur qui a laissé derrière lui une montagne de pages. Tous les premiers pontes bourgeois du sport français y sont allés aussi de leur petite contribution manuscrite. Même Emmanuel Gambardella (président de la FFF de 1949 à 1953 et dirigeant légendaire du FC Sète, également journaliste) publia en 1926 une pièce de théâtre prémonitoire : Le supporter. Comédie en un acte.

De fait, la relation du sport, et donc le foot, avec l'acte éditorial, dans toute sa diversité (journalistique, fictionnel ou bien sûr dramaturgique), ne se limita jamais à un sens unique dans lequel les plus ou moins grandes plumes viendraient honorer la chose athlétique de leur magistère intellectuel. Mais, en effet, de Montherlant à John King, sans oublier Blondin et Albert Camus, de prestigieux noms se sont essayés au sujet, pour le plus grand bonheur des maisons d'éditions en manque d'inspiration et des universitaires en quête de notes de bas de page.

Mais revenons à cette belle revue, dans la veine actuelle à succès des Mook (mi-magazine, mi-livre), qui avec ce titre « old school » semble donc annoncer sa volonté de replonger à l'origine de l'affaire : la façon dont l'homme ou la femme de lettre peut rendre grâce ou gorge à cet étrange objet du désir humain pour l'usage ludique de son corps. Naturellement c'est d'abord la presse qui accueillit massivement ces petits écarts aux choses sérieuses de la littérature et dont la trace se retrouve ici largement représentée (le texte de Jean Hatzfeld sur les échecs à Sarajevo, paru d'abord dans Libération). Toutefois le vrai point de jonction, de convergence, se situe dans la quête de l'héroïsme, et dans cette figure désormais galvaudée du héros. Rapidement, le sport sembla le champ par excellence pour traquer ces personnages hors du commun. Un espace où puiser des matériaux humains d'autant plus malléables pour les scribouillards professionnels que leur parole est souvent rare. Et la matière est parfois trop belle pour y résister, qu'il s'agisse de chercher les raisons profondes de l'exploit (les portraits des basketteuses tricolores par Maylis de Kerengal) ou les coulisses des matchs légendaires (Arthur Cravan versus Jack Johnson par Adrien Bosc, le noble art demeurant une inépuisable source d'inspiration, il suffit de se rappeler le Night Train de Nock Tosches).

Et le foot dans tout cela ? Au-delà de l'équipe type que propose la revue, conseillons, entre autres, la guerre du foot, évidemment celle de 1969 entre le Honduras et le Salvador, sujet souvent traité, mais ici exposé par l'écrivain Ryszard Kapuściński, témoin direct, (à la réputation d'agent secret du bloc communiste), ou l'éternelle madeleine de Proust – si souvent usité par Pasolini - que manie ici l'auteur chilien Luis Sepulveda en découvrant que les filles n'aiment pas les obsédés du foot. On vous laisse découvrir le reste. ]]>
<![CDATA[Pourquoi le football est-il meilleur que le communisme?]]> text/html fr SO FOOT Le PCF a tenu son congrès, et la faucille et le marteau ont même disparu de la carte d'adhérent. Aujourd'hui, tout le monde demande ce qu'il reste du grand parti de la classe ouvrière. Autrefois grand moment de la vie politique française, l'événement est désormais éclipsé par une défaite des Bleus contre la Mannschaft en match amical. Mais après tout, à bien y réfléchir, le foot a triomphé là où la grande aventure bolchevique a échoué : parti unique des classes populaires, bureaucratie écrasant toutes les dissidences et imposant sa pensée unique, conjonction parfaite du nationalisme prolétarien avec l'internationalisme « dans un seul pays ». Et en plus, il compte même ses « idiots utiles ». Attention, le matérialisme historique sert aussi à faire rouler les ballons. Le communisme se voulait d'abord, du moins dans les slogans, un rêve internationaliste. Il a terminé en néo-impérialisme à la sauce URSS pour s'autoparodier en cul-de-sac monarchique héréditaire en…]]> Le communisme se voulait d'abord, du moins dans les slogans, un rêve internationaliste. Il a terminé en néo-impérialisme à la sauce URSS pour s'autoparodier en cul-de-sac monarchique héréditaire en Corée du Nord (et on se taira poliment sur la fin médicalement assistée de la révolution « vert olive » de Castro). Le Kominterm ou le Kominform se résumèrent ainsi à la fonction de relais obséquieux des besoins du Grand frère soviétique. Le foot a suivi le parcours inverse. Fondé de manière très britannico-centrée, ce sont les Français, en l'occurrence Jules Rimet, qui ont eu l'idée de lui donner une hyper-structure globalisante capable d'asseoir et d'assurer sa victoire finale sur tous les autres sports. De quoi nourrir un fort ressentiment, toujours assez vif, chez nos amis britanniques ? Rappelons-nous la belle envolée du président de la Premier League : « L'Angleterre a donné le football au monde, le meilleur héritage que l'on puisse lui donner. Puis cinquante ans plus tard, un gars est arrivé et a dit : "Vous êtes des menteurs", et il nous a volé ce jeu. Ce gars s'appelait FIFA. » Des propos qui devaient ressembler au ressenti d'un Georges Marchais (qui n'aimait pas finalement le foot de manière si apolitique que cela) face à l'OPA du PS de Mitterrand sur la gauche hexagonale. Aujourd'hui, Depardieu se réclame de son père coco et de radio Moscou pour justifier sa désertion fiscale vers Moscou, et le PCF confie son "front de gauche" à un Jean-Luc Mélenchon, ex PS ayant voté Maastricht, à la tête d'un parti de gauche concurrent direct. Pendant ce temps, Marine Le Pen prend quasiment des accents thoréziens pour parler au petit peuple d'Hénin-Beaumont. Imagine-t-on Bernard Laporte nommé à la tête des Bleus ?

Refuser le foot, c'est ne pas aimer le peuple

Le communisme (sa version dominante, copyright soviétique), une fois que « Moscou eut allumé sa force » (Daniel Halévy), sut construire son triomphe pas un sens quasi-militaire du devoir et une infanterie militante devenu salariée de la révolution prolétarienne. Or, à bien y regarder, la grande bureaucratie du foot n'a rien à envier à ce qui se passait dans les ex pays de l'Est. Elle arrive à maintenir un mur étanche autour de ses intérêts et parler d'universalisme pour se vendre au Qatar et évoquer la paix pour mieux oublier les Droits de l'Homme. Elle a appris aussi à amadouer et financer ses idiots utiles chez l'ennemi (la presse du "monde libre" et les artistes ou écrivains qui vantent la beauté de la "cause"), qu'elle abreuve de sa propagande. Dur à contrer. Ceux qui s'y opposent sont vite qualifiés d'ennemi de "classe".

Car le football dispose aussi de ses organisations de masse, et son audience auprès des couches populaires à travers le monde, réalisant enfin la grande unité des ouvriers et des paysans, peut difficilement se contester. Refuser le foot, c'est ne pas aimer le peuple. Pire, les peuples du monde dans leur ensemble. Quel intellectuel oserait pareil affront, à moins de passer pour un laquais des forces obscures qui veulent éternellement opprimer les exploités ou ne comprennent rien aux belles vertus de la culture prolétarienne ? Et pour les représenter, des dizaines de fédérations, avec leurs centaines de millions de pratiquants et des milliards de "compagnons de route" ou "sympathisants". A la tête de ces avant-gardes, des hommes qui prétendent être démocratiquement élus pour aboutir à une quintessence de "centralisme démocratique" qui siège à Zurich. Et dire que depuis, il existe même des tendances au sein de l'ancienne maison de Duclos et Cachin. Tout se perd.*

Et quand les preuves de l'échec s'accumulent, la seule raison ne peut forcément être imputée qu'à une faiblesse face aux "virus" provenant de l'extérieur contaminant le corps "sain" et qui appelle donc à une purge. Le foot se construit en s'épurant. La corruption et autres paris truqués ? Des mafias asiatiques (comment oublier la grande "hérésie" maoïste ?) à l'assaut de la forteresse du ballon rond "dans une seule FIFA", comme les mœurs occidentales pervertissaient la belle jeunesse russe à coup de rock et de bleu jean. Quelques procès contre des sous-fifres lampistes issus de la CAF devraient suffire à en faire la démonstration (qui sera le Arthur London du foot ?).



Le football ne fait que bouffer ses petits copains

Qui a mieux à proposer à la place ? Car alors que communisme n'a cessé de céder ses parts de marché idéologique (au Caudillo socialiste en uniforme Chavez – lequel fait bien tripper également l'extrême-droite "solidariste" -, aux trotskystes ou anarchistes aux marges rebelles de l'Occident, voire aux islamistes sur le versant "anti-impérialiste" dans le monde arabe), le foot, lui, ne fait que bouffer tous ses petits copains au sein de l'arène sportive. Le rugby tente en vain de sortir de ses terres australes et du Sud-Ouest, c'est le foot qui vient s'implanter en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le souffle des Marx, Engels, Lénine, Staline ou Mao, ne réussit jamais véritablement à souffler aux USA, au cœur du Capitalisme triomphant et finalement triomphateur ? Le Soccer se dégage doucement sa place chez les Ricains, pourtant si adeptes de l'americana athlétique (base-ball et NFL). Le triomphe du Gramscisme du ballon rond constitue de la sorte l'illustration parfaite que le soft power ultra-libéral a besoin de contenu culturel et qu'il réclame aussi son bras armé de la "révolution" mondialiste.

Et rassurons-nous, il subsistera malgré tout la Fête de l'Humanité tout comme la FFF conservera toujours la Coupe de France. La rétromania n'est pas réservé au monde de la musique.]]>
<![CDATA[Le MMA, un rival du foot? interview de Vincent Parisi]]> text/html fr SO FOOT Le « Free fight » n'a pas bonne réputation en France, ce qui ne l'empêche pas de remplacer petit à petit la NBA comme "signe sportif distinctif" dans les quartiers populaires (cf. l'engouement des rapeurs et même de quelques footeux). Le ministère continue néanmoins, ou pour cette raison, de le garder sous haute surveillance et y compris dans le monde sportif ce type de pratique continue de susciter le scepticisme voire l'hostilité. Pourtant certaines personnes essaient de le développer en mettant l'accent sur sa dimension éducative. Parmi elle, Vincent Parisi, un des pionniers, surnommé le « gentleman fighter », qui présente les combats de l'UFC (un des plus grosses compétitions pro à travers le monde) sur RTL9 (basé au Luxembourg, la station de Télé contournait ainsi l'interdit en France) et anime aujourd'hui une émission sur BeIn sport ou il initie de manière très pédagogique aux sports de combats. (Paru dans "Sport et Plein Air", revue de la FSGT, de février 2013, en complément d'un dossier sur les sports…]]> (Paru dans "Sport et Plein Air" , revue de la FSGT , de février 2013, en complément d'un dossier sur les sports de combats)

1) Peux tu nous présenter rapidement ce qu'est le MMA?

Vincent Parisi : Le Mixed Martial arts ou le free fight ou encore le combat libre recouvre la même réalité. Personnellement j'utilise plutôt le terme d'Arts Martiaux Mixte car nous somme en France et cela caractérise ainsi une combinaison de style d'arts martiaux et des sports combats qui n'en exclue aucun. Il s'agit de travailler toute les phase d'un combat : la Boxe pied poing, les techniques de projection et les technique de contrôle au sol et de soumission. Les première organisations n'avaient pas forcement de limite de temps ou de catégories. Les protection n'étaient par exemple pas obligatoire. Depuis les choses ont bien changé et les compétitions se sont réglementées. Toutefois le principe reste le même. Évidemment chaque pratiquant possède ses spécialité mais la logique reste d'essayer de battre son adversaires par KO ou par Soumission.  Je tiens malgré tout à signaler que les grosses compétitions qui aujourd'hui occupent le devant médiatique, comme l'UFC, voire la compétition en soi restent réservé à une élite. Il demande beaucoup d'entraînement et d'investissement.

2) Comment explique tu la mauvaise image que draine en partie le free fight?

Vincent Parisi : D'une certaine façon je peux le comprendre. Cela reste un sport violent et plusieurs points demeurent assez négatifs. D'une part j'imagine très bien qu'en regardant certaine vidéos sur internet des parents ou des novices, qui ne sont pas habitués des sports de combats, soient choqués. La dimension très show et business aussi a pu heurter le petit monde des arts martiaux. En plus vient ce rajouter le problème de personnes et de l'affectif et affinité avec l'orgueil mal placé de certains dirigeants ou de certaines personnes qui sont la pour diviser les force positive au lieu de les rassembler. Ces personne mal honnêtes font croire qu'il sont là pour développer ce sport en France alors qu'ils essaient en réalité de verrouiller un systèmes et de mettre la main-mise sur un potentiel de gain financier que peut générer ce genre d'organisation. Cette image assez négative de ce milieu peut donc dérouter les gens du ministère ou du monde du journalisme. Moi même qui fait tout pour médiatiser ce beau sport, j'ai parfois été dégouté par la puérilité de certains protagoniste. Il faut que les Arts Martiaux Mixte se structurent dorénavant dans des clubs par des passionnés ou travers des associations qui ne soient pas simplement des relais d'ambitions de certains combattants. C'est pour cela qu'il est bien que des fédés comme la FSGT, ou d'autres, s'impliquent. Les combattant se donnent cœuret corps et âme dans cette passion du combat qui a mes yeux est très respectable car elle nécessite du courage et je reste persuader que l'image du free fight est en train d'évoluer et de se transformer en quelque chose de positif. Grâce aux règles unifiés aujourd'hui, les limites de temps et de nombreuses catégories de poids, un règlement qui s'est bien étoffé, peut-être plus que dans les sports olympiques aujourd'hui, tout cela permet une meilleure compréhension de cette discipline. 

3)Pense-tu qu'il est possible de développer une version éducative du free fight

Vincent Parisi : Oui évidemment ! Je pense même que c'est l'avenir en France de ce sport, peut-être même le seul d'ailleurs pour l'instant. C'est là que l'on peut toucher le plus de monde de la manière la plus intéressante. C'est ce que j'essaie à titre personnel dans mon club de faire et dans mes commentaires à la télé aussi. Il existe de nombreux moyens d'utiliser la dimension multi-pratique des Arts Martiaux Mixte pour offrir à tous de s'éclater dans les arts martiaux qui sont parfois un peu austères. Néanmoins cela exige beaucoup de sérieux et de responsabilité. Avec un nombre de passionné qui augmente, je reste très confiant quand a l'avenir de cette pratique.  ]]>
<![CDATA[Victoires de la Musique : pour qui vote la L1 !]]> text/html fr SO FOOT Ce soir, nous allons subir les Victoires. Une cérémonie qui semble prouver que si la musique se porte mal en France, le téléchargement n'est pas le seul responsable. Tout comme le niveau de notre L1 ne résulte pas forcément de l'acharnement du Fisc. Alors portrait croisé car #toutestbonpourparlerfoot Artiste masculin de l'année : Benjamin Biolay l'emporte sans difficulté grâce au soutien sans faille de l'OL et le silence complice de Rennes , et les vaines tentatives de l'ASSE en…]]> Artiste masculin de l'année :

Benjamin Biolay l'emporte sans difficulté grâce au soutien sans faille de l'OL et le silence complice de Rennes , et les vaines tentatives de l'ASSE en faveur du grand dépressif Dominique A n'y changeront rien. Orelsan pâtit de la disparation du foot normand de la carte de la L1, et pour le coup on s'en plaindra pas.

Artiste féminine de l'année :

Lou Doillon , héroïne bordelaise à force de vouloir nous faire croire, à l'instar de Noir Désir et Kid Pharaon, qu'ils s'inscrivent dans une veine anglo-saxonne du meilleur cru, bénéficie de la remontée en grâce des girondins dans le classement. La Grande Sophie a longtemps espéré que l'apport des Merlus, toujours à l'affut de ce qui est distinctif et défendu par la presse de gauche, pourrait inverser la tendance. Mais une réputation flatteuse ne fait pas forcément un résultat.

Groupe ou artiste révélation du public :

Avec un nom pareil, Barbara Carlotti, aurait du croire au soutien indéfectible de l'OCG Nice , mais c'est Reims qui a définitivement fait pencher la balance en sa faveur, imaginant sûrement que les bulles de champagne lui collait au vibrato. Evian Thonon Gaillard militait en vain pour C2C avec comme argument ultime que les noms compliqués doivent s'entraider.

Groupe ou artiste révélation scène de l'année :

L'ESTAC l'a dit, on va gagner quelque chose cette année, et avec un peu de bol Irma viendra même chanter chez nous.

Chanson originale de l'année :

Sexion d'Assaut - Avant qu'elle parte, immense succès chez les phocéens, comme une plainte adressée à leur présidente et à leur rêve de Champion League.

Album de l'année :

La Grande Sophie - La Place du fantôme, Valencienne n'a pu résister à cet album élégiaque qui lui rappelle tant son prestigieux passé et ces espoirs de débuts de saison de revenir parmi le monde des vivants de la première moitié de Tableau.

Album Rock de l'année :

BB Brunes - Long courrier, Le PSG en chanson. Pour la venue de Beckham depuis Los Angeles en Business. Pour un rock light pour des supporters bios. Pour le clinquant sans la classe. Pour l'accumulation de références sans le fond.

Album Rap de l'année :

Oxmo Puccino - Roi sans carrosse L'ASSE pour son Goal average de podium et le renouveau des verts.

Album Musiques électroniques de l'année :

Emilie Simon- Franky Knight Montpellier se souvient de la belle enfant du cru qui hantait les soirées sixties à son adolescence. Et le titre colle si bien à La Butte-Paillade!

Album Musiques du monde de l'année :

Khaled - C'est la vie L'ASNL ne cesse de se le répéter !

Clip vidéo de l'année :

Shaka Ponk - Let's Bang Un soutien commun partagé par les ultras d'Ajaccio et Bastia, derniers grands défenseurs de la bombe agricole en milieu footballistique .

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<![CDATA[Paris sportifs : l'exception française?]]> text/html fr SO FOOT Le football semble avoir décidé de voler la vedette au cyclisme qui monopolisait l'attention médiatique avec le dopage et le séisme Lance Amstrong. Donc oublier l'affaire de Pieds nickelés du hand et les petits joueurs des «experts ». Avec l'actuel scandale que vient de révéler Europol, il n'est plus possible de prétendre que les paris sportifs n'impactent pas désormais l'existence du sport en profondeur. Et peut-être pas besoin d'aller chercher les mafias asiatiques pour s'en inquiéter. Il était inévitable qu'un tel cataclysme tombe un jour finalement. Tout le me monde l'évoquait à demi-mots, et l'Italie avait déjà servit sa version locale des matchs achetés et quelques uns…]]>

Il était inévitable qu'un tel cataclysme tombe un jour finalement. Tout le me monde l'évoquait à demi-mots, et l'Italie avait déjà servit sa version locale des matchs achetés et quelques uns doivent se souvenir des paris chinois massifs sur la D2 belge. Et chez nous ? Évidemment tout le monde affirme en France que nous disposons des outils pour conjurer ce genre de risque et punir les éventuels contrevenants. Toutefois depuis la « Loi n° 2010-476 du 12 mai 2010 relative à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne », en abandonnant d'office la partie face aux pressions dérégulatrices, l'ancien gouvernement a ouvert la boite de pandore. Certes personne ne niait évidemment que devant un mécanisme mondialisé (via la globalisation d'internet), il importait de réfléchir au-delà du traditionnel et sympathique Bar PMU. Toutefois l'instauration simultanée de l'Autorité française de régulation des jeux en ligne (ARJEL) prouve surtout que nos dirigeants savaient très bien vers quelle pente savonneuse ils entraînaient le mouvement sportif. Certes, bien que nous naviguions pour le moment assez loin des scandales du Calcio italien ou encore du Cricket en Inde, en revanche il se dessine incontestablement une recomposition profonde du fonctionnement économique du sport professionnel.

Pas forcément très sain auparavant, ce dernier est dorénavant submergé par les flux quasi-infinis des paris, à l'instar d'un capitalisme productiviste engloutis par les marchés financiers dématérialisés. Et au milieu de ces flux monstrueux, la possibilité de vouloir y noyer l'argent sale des « mafias internationales » ou plus simplement d'y prélever sa part sans les aléas du jeu. En 2011, près de 500 milliards de dollars se seraient déversés sur internet dont plus des trois quarts dans un cadre illicite, pour moitié sur le foot. Pas besoin d'en rajouter donc pour comprendre ce qui incite le crime organisé, toujours en recherche du bon filon pour recycler leur généreux revenus accumulés dans leurs divers trafics, à investir ce « terrain favorable ». De l'autre coté du miroir, les sites légaux sont devenus parmi les plus gros sponsors pour les clubs ou même d'incontournables annonceurs pour les médias (qui ne subit pas leur « pop up » publicitaire sur le web). De toutes parts donc, les cordons de la bourse sont bel et bien en train de changer de mains.

En retour, si c'est généralement la justice qui oblige le sport à regarder ses démons en face, elle offre aux coupables et instigateurs la possibilité de rentrer dans la bataille infinie du droit (avec les dédales de procédures) ou il faut prouver, et c'est rassurant, qu'on enfreint précisément la loi avant d'être condamné. Or, comme s'en amuse Ludovic Lestrelin , maître de conférence à l'université de Caen, « il s'avère effectivement très dur d'établir les preuves d'un pacte de corruption. Il faut au minimum tracer les flux financier, mais cela reste insuffisant. » Nul doute que nous nous apprêtons à vivre un long feuilleton judiciaire. Et que l'on nous expliquera qu'une fois plus, tout va bien de ce point de vue dans le foot hexagonal. ]]>
<![CDATA[C'est quoi le sport affinitaire? L'exemple catholique !]]> text/html fr SO FOOT Le sport dit affinitaire arrive à une période charnière de son histoire. Les évolutions du mouvement sportif ainsi que de la politique gouvernementale conduisent petit à petit à remettre en cause son existence. Il nous a donc semblé instructif de regarder cette réalité et sa profondeur historique avec le cas du sport catholique, qui entretient un long passé commun et complexe, parfois antagoniste, avec le sport travailliste. L'historienne Laurence Munoz, qui vient de diriger avec Jan Tolleneer, un ouvrage collectif sur le sujet, nous livre son analyse en trois temps. (paru dans "Sport et Plein", sept 2011) Laurence Munoz & Jan Tolleneer (dir.) « L'église, le sport et l'Europe. La Fédération internationale catholique d'éducation physique (FICEP) à l'épreuve du temps (1911-2011) » (L'harmattan)…]]> Laurence Munoz & Jan Tolleneer (dir.) « L'église, le sport et l'Europe. La Fédération internationale catholique d'éducation physique (FICEP) à l'épreuve du temps (1911-2011) » (L'harmattan)

1)Comment caractériser le sport catholique au fil de son évolution ?

Le sport catholique fut d'abord le support d'une éducation. Il représenta plutôt à ce titre un moyen pédagogique qu'une fin en soi. Il se révèle donc peu original au début du vingtième siècle, puisque le sport s'affirme alors avant tout un moyen de sociabilité. Il devient plus atypique au fil du temps puisqu'il appartient au petit nombre des organisations à estimer que les activités sportives forment une biais au service d'une finalité plus large. Avec le temps toutefois l'environnement du sport catholique va se transformer. Au départ, l'église avait entrevue les sports comme un moyen de reconquête de la masse laborieuse, avec une certaine forme d'opportunisme. Après le concile Vatican 2 (1962-65), sa vision a changé, elle s'est voulue moins magistérielle, davantage inscrite dans son temps. Elle a regardé les APS comme une activité humaine digne d'intérêt en soi et du coup a modifié son approche. Du coté de la FSCF, les associations des patronages sont rentrées dans le jeu du sport « en lui-même » en en faisant aussi un objet principal. Quelleques unes ont même finit par rejoindre les fédés délégataires considérant que leur objet social et éducatif s'avéraient désormais obsolètes.

2)De quelle manière le sport affinitaire au sens large a-t-il contribué au développement du sport français ?

Il s'agit d'un apport très large et fondateur qu'il faut souligner à chaque fois, car on peut avoir tendance à l'oublier aujourd'hui. Tout d'abord en faveur de la démocratisation de la pratique pour tous, de l'accès des plus humbles, notamment financièrement, grâce à un encadrement de qualité et de conviction appuyé sur le bénévolat. D'autre part, il faut noter l'aspect expérimental, la volonté de ne pas s'enfermer dans une pratique trop réglementaire, trop formatée par les codes des fédérations internationale type FIFA. Bref de préserver un espace de liberté et de créativité, de fermentation et de maturation d'innovations parfois reprises ensuite par les délégataires.

3)Quels sont de nos jours les faiblesses et les forces du sport associatif affinitaire?

Depuis les années 80, le sport affinitaire s'est retrouvé finalement une « voie » parmi d'autres au seins la multiplication et diversification du phénomène sportif. Les « délégataires » se sont cherchés aussi des « éléments » pour répondre aux nouveaux besoins du public, à l'élargissement de la demande. En outre, les conditions d'aide de l'état (publics cibles, etc.) , qui peuvent sembler une valorisation des activités des fédés affinitaires, ont poussé les délégataires à venir sur le terrain habituellement occupé, entre autre, par les clubs de la FSCF ou de la FSGT. Toutefois le sport affinitaire conserve une grande marge de manœuvre et une expérience unique. Principalement afin de promouvoir un goût du vivre ensemble dans une société de plus en plus individualiste. L'espace « affinitaire » incarne encore un lieu ou l'on apprend la solidarité, ou la compétition ne supplante pas la fête, la convivialité et le projet collectif. Enfin , peut-être il importe également de réfléchir à définir une sorte de développement durable à tous les sens du terme, y compris social, pour enseigner aux sportifs à ne pas être des citoyens passifs.]]>
<![CDATA[En quoi l'arrivée de Beckham nous aide à comprendre pourquoi les français n'aiment pas leurs riches]]> text/html fr SO FOOT Depuis hier la France s'est apparemment arrêté de respirer. L'arrivée de David Beckham a dévoré l'espace médiatique. Les commentaires ont et sont encore une cascade de spéculations sur les motivations de l'ancien galactiques ou sur les « coulisses » de ce transfert tant attendu. Et évidemment tout le monde glose sur ce fameux salaire qui sera reversé à des œuvres caritatives en faveur des enfants de Paris, même si d'aucun sait pertinemment qu'en conservant son droit à l'image l'opération sera très loin de se révéler négative pour lui, tant sur le plan financier que de la popularité. Surtout, le débarquement du joueur anglais passé par la Californie souligne à quel point nos riches , qu'ils soient stars de ciné ou hommes d'affaires, ne savent toujours pas comment se faire aimer du public et à quel point nos concitoyens ont bien raison de les détester. A l'heure du soft power et des réseaux sociaux 2.0, la richesse doit être un rêve, pas un du, et donc il faut savoir «donner » -un peu- de sa personne. En voilà une désormais vieille ritournelle de la rhétorique libérale. Si la France s'avère à la peine sur le plan économique, si elle n'arrive pas à tenir son rang dans la grande kermesse de la…]]> En voilà une désormais vieille ritournelle de la rhétorique libérale. Si la France s'avère à la peine sur le plan économique, si elle n'arrive pas à tenir son rang dans la grande kermesse de la mondialisation (surtout face aux anglo-saxons ou aux chinois), c'est d'abord parce que nous entretenons une vieille et poussiéreuse hostilité envers les riches. Pas besoin de relire François Furet (cf. la terreur totalitaire au nom de l'égalité conçue lors de la révolution 2.0 sous Robespierre) ou même Emmanuel Todd (égalitaire parce la structure familiale nous y pousse, je dédicace mon vote à ma maman) pour comprendre que l'argument tend à surtout pschychologiser un réflexe social. Pour mieux nous en guérir à coup d'électrochocs médiatiques sous forme de débat entre Ivan « j'en ai » Rioufol et Christophe « j'avale » Barbier. Oui la France n'a jamais porté ses classes supérieures dans son cœur (mais qui l'ont toujours dirigées malgré tout). Nous avions la guillotine facile sur le sujet et nous aurions la vengeance fiscale aussi sensible qu'un colt de texan. La droite est donc montée au créneau pour sauver ses pauvre petits fortunés contraints à l'exil fiscal (ou l'asile politique en Russie poutinienne) par les diktats du méchant prolétariat de gauche. Elle y rata surtout au passage l'occasion de profiter véritablement d'un ratage monumental du gouvernement socialiste à force victimiser les revenus des « plus d'un million ». Dans le contexte actuel ou s'enchaine les plans de licenciement, l'opération il faut sauver le soldat millionnaire n'a néanmoins pas franchement réussi à gommer le ridicule du remake de « Game of thrown »par Fillon/Copé.

Mais au-delà de la bataille des logorrhées démagos, L'UMP a oublié l'essentiel. Si les riches sont à ce point détestés, quelque part ils le méritent. Et ils nous le rendent bien. Ils n'aiment pas franchement la France, et ne savent pas faire fantasmer les français. C'est tout ce qui les sépare de leurs confrères américains, qui eux savent parfaitement représenter et exalter. D'une certaine façon, ils croient aujourd'hui bien davantage à la lutte de classe que la fédération de la métallurgie de la CGT. Ils ne votent pas à droite par conviction, mais pour se trouver des serviteurs, des aimables porte-flingues avec écharpes tricolores de leurs intérêts bancaire, fiscaux ou familiaux. Car voilà bien l'autre facette peu ragoutante. A l'instar d'une noblesse française qui ferma les portes des titres ronflants (à l'inverse de l'anglaise qui multiplia Les lords comme les petits pains) et le paya cher (de sa tête et de sa puissance), la nouvelle bourgeoisie est refermée sur elle même, se reproduit et se marie entre elle (ou avec ses homologues du monde entier comme autre fois les aristocratie des Saxe, de Prusse et de Versailles échangeait les consanguinités, Sissi RIP), développant un habitus obsidional à l'égard du monde extérieur. Elle méprise une populace dont les votes l'irritent et les comportements l'insupportent. Elle regarde avec agacement des bobos qu'elle toise encore davantage que les gars des cités. Comment vendre au commun des mortels l'utopie d'une ascension stratosphérique quand le plafond de verre social n'a jamais été aussi proche de sa tête? Comment se dégager une place dans le labyrinthe des dynasties ou des réseaux d'écoles de commerce haut-de-gamme ? Alors si les footballeurs font encore rêver les quartiers, en dépit de leurs sale réputation, c'est qu'il reste possible, aussi infimes soient les chances, de voire son fils accéder à cette forme d'enrichissement. Édouard Leclerc peut-il en promettre autant aux gamins de ses salariés ?

Et est-ce simplement désirable ou désiré ? C'est la dernière leçon que personne ne semble méditer. Aux states Jay-z fait, lui, rêver, l'enfant de Brooklyn que l'on prédit peut-être comme le premier milliardaire du rap. Il y parvient aisément par son talent, sa réussite sociale, son sens du show. De son coté, Steve Jobs, modeste fils des classes moyennes, a tout défoncé avec de simples astuces de clavier et la déclinaison des i, et sa trace dans la culture mainstream se révèle aussi importante que le rock dans son ensemble. Le débat sur les salaires de nos acteurs nous a surtout appris que dans l'hexagone une star surpayée c'est Dany Boone ! Doit-on établir la comparaison avec les candidats aux oscars 2013 pour choper le vertige devant la profondeur du gap. David Beckham a bien compris qu'être nantis dans ce monde consiste aussi à incarner un rôle médiatique. Là ou les joueurs français sortent contraints et forcés par le FFF le chéquier pour leur club de débutant, lui accepte de composer un personnage de mécène comme une nouvelle corde à son arc. Facilement qualifiée de « pop star », il sait rendre la réussite désirable, donc sexy, quand chez nous nos élites en sont encore à entonner le vieux refrain du « bande d'envieux ». Or l'envie est le moteur idéologico-économique du capitalisme actuel, son masque présentable pour reprendre une formule de Gramsci. Et on ne doit jamais jouer contre son camp.

Or chez nous les possédants imaginent encore que pour parler au peuple, il suffit d'arborer les artifices du bling-bling qu'il est supposé adoré - sans en maitriser les codes. Même les milliardaires russes sur la cote d'azur, dans toute leurre vulgarité sans fard (et leur arrière gouts mafieux à la scarface) exhalent davantage l'ivresse des sommets que les minets « la gold à papa » qui trépignent devant des DJ's « french touch » au Showcase. On n'est pas prêt de tourner un « gossip girls » du coté de Neuilly ni un « Entourage » dans le Marais… Je vous l'annonce, l'avenir radieux et la pop culture, c'est encore de l'autre coté de la barricade… Et bienvenue à Beckham, quitte à sniffer du foot-fric, autant que la came soit bonne et le dealer professionnel. ]]>
<![CDATA[Lillegate vs Qatargate]]> text/html fr SO FOOT Les révélations hier de France Foot sur « l'achat » de la coupe du monde par le Qatar servent une fois de plus le révélateur de la façon dont la presse sportives hexagonale traitent « les affaires ». Entre une fausse naïveté qui feint d'imaginer le petit monde du ballon rond en un espace épargné par les pression politiques et les manigances d'enveloppes et une vraie difficulté à accepter le nouvel ordre mondial du capitalisme footeux (gageons que le Qatar en la matière n'est pas pire que les USA ou la Russie). Et pendant chez nous, il s'en passe pourtant des choses pas très jolies... Il est donc fort probable que le sujet de couv de France Foot sur « l'immense révélation » d'un possible achat de la coupe du monde de football par le Qatar (et des batailles d'influence autour…]]>

Il est donc fort probable que le sujet de couv de France Foot sur « l'immense révélation » d'un possible achat de la coupe du monde de football par le Qatar (et des batailles d'influence autour des votes, nous sommes ainsi à deux doigts d'apprendre que le Mondial constitue un enjeu diplomatique!) continuent de faire vibrer les réseaux sociaux. Et de même Peu de chance en retour que l'annonce (dans l'édition 'hier de Libération) de l'ouverture d'une information judiciaire pour faux au parquet de Lille concernant l'attribution à Eiffage de la construction du grand stade de la capitale du Nord suscite autant d'interrogations et de réactions sur la toile et dans les rédactions. Il est certes toujours plus facile, et plus populiste, de pointer la corruption chez les autres, tout comme le dopage en Espagne lors du Procès Puerto, que d'enquêter à domicile.

Pourtant cette affaire soulève une fois de plus la douloureuse question (pour les finances publiques) des complexes montages des PPP (sur lesquels François Hollande, fidèle à ses habitudes, a jeté récemment un voile discret alors que d'aucun dans son propre camp le poussait à les condamner). Car l'euro 2016 et les sommes monstrueuses d'argent publics (aussi bien de l' Etat – au grand damne de la cours des comptes- que des collectivités territoriales) attisèrent forcément de nombreuses convoitises et l'appétit toujours vorace des grands groupes du BTP, (les seuls en capacités de mener ce genre de chantier). D'une certaine manière, ces derniers s'avèrent les seuls à qui profite (en terme de bénéfices directes) vraiment l'économie du foot pro. Avec surtout le doute lancinant de savoir combien coute au contribuable cette danse du ventre entre élus et rois du béton.

Dans ce cas, cela fait un bout de temps qu'Éric Dard, élu de droite, ne cesse d'alerter sur le surcout que représente ( pas moins 108 millions d'euros au final) le choix du projet d'Eiffage au détriment de celui de Bouygues. Rappelons que le stade est payé par Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU), qui rembourse plus de 7 millions chaque année, sur 31 ans – après néanmoins renégociation avec le club et la baisse des taux d'intérêt due à la crise.

Si la procédure d'attribution ne semble pas avoir été violé d'un point de vue juridique (quoique l'ensemble des rapports n'aient pas été apparemment communiqué aux conseillers communautaires), malgré tout la frontière entre éthique et légalité se révèlent des plus flous. De quoi fonder donc que la justice s'en mêle.

Eiffage doit moyennement gouter ce rebondissement judiciaire, après d'autre part sa propre implication dans l'épisode du Carlton... ]]>
<![CDATA[à l'ombre des Girondins de Bordeaux, le sport travailliste dans le 33]]> text/html fr SO FOOT Comment exister dans une région ou le sport semble phagocyté par des notabilités bourgeoises dignes des romans de Mauriac. Ou la difficile histoire de la construction de la FSGT en gironde. (paru dans Sport et Plein Air, revue de la FSGT mars 2011) L'implantation…]]> (paru dans Sport et Plein Air , revue de la FSGT mars 2011)

L'implantation du sport ouvrier dans cette région appelée alors «La Côte d'argent» remonte aux années 20. Dans un contexte singulier. En effet, ce territoire est resté dans le giron de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière, futur PS) après la scission du congrès de Tours, avec comme figure centrale le maire de Bordeaux, Adrien Marquet, dont le parcours politique «droitier» le portera durant la guerre vers la collaboration (il fut ministre de Pétain et il reçut à l'hôtel de ville la sinistre exposition antisémite «Le juif et la France»). Dans un département très étendu, imprégné par le monde agricole et les notabilités bourgeoises (relire les romans de Mauriac pour le comprendre), le mouvement ouvrier peine à s'implanter. En outre, Adrien Marquet ne cessera jusqu'à son exclusion de la SFIO en 1933 (lors du 30e congrès, il horrifia Léon Blum avec son slogan «l'ordre, l'autorité et la nation») de juger inopportun de s'acharner à construire une structure sportive ouvrière «squelettique», suggérant au contraire de créer des clubs ouvriers en les affiliant aux fédération françaises afin de «conquérir ces fédérations», et notamment la FFFA ( cf. La vie socialiste, 12/11/1932).

Le PCF s'échine alors douloureusement à se libérer un espace politique de son côté, principalement dans les communes laborieuses autour de Bordeaux (signalons au passage une tradition libertaire ancienne puisque la première section locale de l'Internationale s'avérait de tendance Bakounine (proche des anarcho-syndicalistes) et que l'on en retrouve encore aujourd'hui la trace chez certains supporters «ultras» des girondins de Bordeaux.).

Cependant, progressivement, des clubs commencent à se constituer. Dans Le Travailleur du 26 février 1928 on peut lire l'annonce suivante «La FST pourra à l'avenir à l'aide de ce journal de défense prolétarienne, faire entendre sa voix et entreprendre l'éducation de classe des sportifs ouvriers». On apprend au passage l'existence de club USSGT puisqu'un match commun se tint le 11 mars à Bègles. Noël Berthet, longtemps trésorier du comité et qui fera partie de la délégation française à l'Olimpiada popular de 1936, à Barcelone (5), raconte pour sa part son entrée à la même époque dans le sport travailliste avec le club des TEOB (in. Gilbert Déverines, Juillet 1936-Juillet 1996. Soixantième anniversaire des Olympiades Populaires de Barcelone, Bordeaux, Institut d'histoire sociale CGT Aquitaine).

Le véritable essor s'enclenche avec le Front populaire. Lors du congrès de fusion du sport travailliste, la Gironde apporte dans la corbeille 5 clubs FST (dont 3 à bordeaux) et 3 du coté de l'USSGT. La victoire électorale et les conquêtes sociales de juin 36 donnent un coup de fouet à sa croissance. Le 31 août 1937, Les Côtes d'argent revendiquent 1896 licences pour 53 clubs. Les naissances se multiplient comme celle du Sporting Club Ouvrier Pecassais, dont le siège se situe avenue Jean Cordier dans un restaurant (La Gironde populaire du 7 mai 1937).

Toutes les grandes disciplines populaires sont présentes, à l'image du paysage sportif aquitain : football, rugby, athlétisme. Et évidemment les boules : «Camarades ! La semaine de quarante heures va donner de nombreux loisirs aux ouvriers jeunes et vieux. Formez des clubs de boules ou dans votre club formez une section bouliste adhérente à la FSGT. Ce sera un moyen pratique et peu coûteux de faire respirer a vos poumons l'air sain qui leur est nécessaire et conserver à vos muscles leur souplesse et leur jeunesse» (La Gironde populaire du 5 avril 1937). En août 1938, un décompte national recense 97 clubs et 2882.

La guerre vient évidemment donner un coup d'arrêt. La capitale régionale tenue par un maire collaborateur et où sont présents nombre de mouvements collaborationnistes traverse des heures sombres. Maurice Papon, secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, sous l'occupation allemande - condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité - y démontre toute sa diligence dans la répression des résistants patriotes et la déportation des juifs.

À la libération, la FSGT renait de ses cendres comme dans le reste du pays. Mais le temps vont vite se gâter. Le comité peut à peine fêter le centième club que la Guerre froide puis la scission des clubs de sensibilité socialiste en 1950, le plongent dans une situation périlleuse. La remontée ne se fait sentir qu'à la fin des années 60.

Au point qu'au début des années 70, la Guyenne et les Pyrénées atlantiques prennent leur indépendance, accolé à la fondation de la ligue Aquitaine. Épaulé également par des municipalités «amies» comme Bègles qui élit en 1971 la première femme maire de la communauté urbaine bordelaise, Simone Rossignol, adhérente FSGT. Innovant aussi bien sur les pratiques que sur les modes de fonctionnements, le 33 s'enracine de nouveau fortement dans la vie locale et populaire. . Aujourd'hui, il compte 43 clubs et 2000 licenciés (en foot à 7, rugby, natation, randonnée, plongée, l'omniforce, sport de combats, pétanque, volley, etc.). 

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<![CDATA[The Skints : East-End, Ska et un peu de West Ham]]> text/html fr SO FOOT Les londoniens de The Skints sortent en France leur deuxième album "Part and Parcel" (M'A PUBLISHING) le 29 janvier prochain, ou se ressent leur filiation avec les Specials et toute la bande de l'aventure Two-Tone, y compris dans leur volonté de mélanger leur interprétation du ska avec l'énergie punk ou même des effluves dancehall ou hip-hop. Autre particularité, nos petits mods & rude boys (et une belle rude girl) viennent du East-End, ce qui inévitablement nous portent à les questionner sur le foot, West-Ham, le hooliganisme. Petite et trop brève discussion avec Josh, le chanteur et guitariste. Quelle est votre relation avec la culture foot? Je ne vais pas te mentir, nous ne sommes pas vraiment de gros fans de football dans The skints. Toutefois à titre perso, je descend d'une…]]> Quelle est votre relation avec la culture foot?
Je ne vais pas te mentir, nous ne sommes pas vraiment de gros fans de football dans The skints. Toutefois à titre perso, je descend d'une longue lignée de supporters de West ham, je veux dire dans ma famille. J'ai donc assisté à pas mal de match des Hammers au cours des années, surtout quand j'étais un gamin en fait. Et puis, comme tu dois le savoir, de nombreux bands importants originaires du même coin que nous, comme les Cockney Rejects, se révélèrent des inconditionnels du club. C'est un peu la norme dans le East End.  De la sorte, quelque part, on peut dire que par extension nous sommes plutôt West Ham dans le groupe. Cependant nous avons aussi un petit penchant pour Leyton Orient. Nous avons tourné certains extraits du clip «  Ratatat  » dans leur stade.

À ce propos, qu'est que vous pensez de la rivalité entre les clubs de Londres justement (Chelsea, Tottenham, etc..) ?
Franchement, de mon point de vue, du moment que cet antagonisme se limite à un affaire de blagues entre supporters, de se chambrer par des chants, cela représente juste une des dimensions ou facettes de ce sport. Mais quand tu bascules dans la violence, je trouve qu'on rentre dans le pure ânerie. The Skints refuse de s'inscrire de toute manière, et quelque soit le sujet, dans les histoires de tribalisme ou de gens qui se foutent sur la figure pour des raisons idiotes.

Comment expliquez vous que les groupes de ska, comme vous, ne parlent que très rarement voire jamais de foot dans leurs chansons ?
Cela t'étonne? Moi je dirais simplement et rapidement, parce qu'il existe beaucoup de questions plus urgentes sur lesquelles écrire des chansons... haha !

Quel serait le footballeur qui selon vous serait le plus à même d'apprécier  votre musique et votre album ?
En voilà une bonne question. Je vote sans conteste pour Mario Balotelli. Et je trouve que cette réponse tombe sous le sens . C'est le footballeur le plus dingue et cool à la fois. Tout notre style.

Le Racisme semble demeurer un problème sérieux dans le foot anglais, comme l'analysez-vous?
Le racisme, n'importe où, n'importe quand ou dans n'importe quel contexte, représente de tout façon la définition absolue de la stupidité. En tant que groupe et en tant que personne forcément nous le refusons sous toutes ses formes. Tout cela pour dire simplement qu'il n'y pas que dans le football qu'il faut le dégager.

Vous connaissez un peu le foot français ?
Pas vraiment désolé !

The Skints "Part and Parcel" (M'A PUBLISHING)

tournée :

FÉVRIER 2013

20/02: Lille (59) - La Péniche

21/02: Montreuil (93) - La Pêche Café

22/02: Nice (06) - Lino Ventura (+ Raggasonic)

23/02: Albi (82) - Salle Culturelle

24/02: Toulouse (31) - La Dynamo

26/02: Bordeaux (33) - Iboat

27/02: Nantes (44) - Le Ferrailleur

28/02: Bretigny sur Orges (91) - Le Rack'am

  MARS 2013

01/03: Combs la Ville (77) - L'Oreille Cassée

02/03: Sannois (95) - EMB (+ Plateau Raggamuffin Revival)

03/03: Nyons (26) - La Cigale

04/03: Grenoble (38) - L'Amperage

05/03: Lyon (69) - La Marquise

06/03: Strasbourg (67) - La Laiterie Club

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<![CDATA[Top 10 : Comme Armstrong, eux aussi devraient avouer]]> text/html fr SO FOOT Devant la pression de l'évidence ou de la machine judiciaire, le temps de la contrition est donc venu pour Lance Armstrong. Après avoir longtemps et farouchement refusé de reconnaître son usage régulier de produits dopants, il a livré une confession parfaitement - et juridiquement - calibrée auprès de la prêtresse médiatique Oprah Winfrey. Plutôt malin, l'ancien septuple vainqueur de la Grande Boucle sait que s'il veut rebondir, il faut savoir en passer par ce genre de génuflexion cathodique. Surtout dans le sport, où la grande comédie de la lutte antidopage exige son lot de gentils repentis qui acceptent de se prendre quelques coups de fouet symboliques. En prenant la faute sur ses épaules et en évitant de balancer. Avec comme seule et peu surprenante révélation qu'il est impossible de gagner le tour sans « aides chimiques », comme on disait à la STASI du temps de la RDA. Bref, cette comédie ne vise au final qu'à permettre au système de continuer à refourguer son héroïsme ascétique et les produits dérivés qui l'accompagnent. Alors, peut-être que, dans le foot, certains pourraient en prendre de la graine et enfin admettre fautes et mensonges du passé. C'est dans l'intérêt supérieur du ballon rond. Il vous sera beaucoup pardonné, car vous avez beaucoup péché. Le monde du foot sur le dopage Commençons par l'évidence. Des compétitions (Mondial, championnat d'Europe des nations ou CAN) qui se concluent - quasiment - sans aucun contrôle positif, et…]]> Le monde du foot sur le dopage

Commençons par l'évidence. Des compétitions (Mondial, championnat d'Europe des nations ou CAN) qui se concluent - quasiment - sans aucun contrôle positif, et une FIFA qui freine des quatre fers auprès d'un CIO déjà pas franchement enthousiaste. Bref le petit monde du ballon rond se promène toujours béatement sur son petit nuage de pureté. Sauf qu'à l'ère de la suspicion généralisée et des offs journalistiques à répétition, personne ne se laisse plus duper. Il serait temps de trouver son Lance Amstrong. « Il faut que tout change pour que rien ne change », comme disait le prince Fabrizio Corbera de Salina dans Le Guépard.

Karl-Heinz Rummenigge et le match de honte du Mondial 1982

Ce 25 juin 1982 à Gijón, l'Allemagne et l'Autriche s'arrangent pour se qualifier conjointement sur le dos d'une équipe d'Algérie qui a de son coté bêtement laisser filer sa chance face au Chili. Tout le monde le sait. Tout le monde l'a vu. L'ambassadeur d'Allemagne en Espagne s'en est même excusé. Et outre-Rhin, ce souvenir se révèle bien plus douloureux pour la fierté nationale que « notre » traumatisme de Séville. Mais aucun des protagonistes sur le terrain n'a jamais reconnu franchement ce pacte du diable, très compréhensible bien que pas viscéralement fair-play ni avouable. Alors M. Karl-Heinz Rummenigge, un petit mot de repentance pour le bonheur de tout un peuple. Et de toute façon, ce n'est pas demain que la Mannschaft risque de revivre l'humiliation que les Fennecs leur avait infligée en Espagne.

Geoffrey Hurst en 1966


On peut être une quasi-légende, le Hammer le plus célèbre de l'histoire pour avoir offert à la nation qui a inventé le football le seul trophée de sa sélection nationale et en avoir gros sur la conscience. Ce but à la 101e minute contre l'Allemagne sent le sapin depuis la seconde où la transversale a tremblé. Ok, personne n'avait envie de pleurer sur la Mannschaft depuis le hold-up contre la Hongrie en 54. Puisque c'était pour le bien commun, inutile de persister à prétendre que le ballon aurait effectivement franchi la ligne. À moins qu'il s'agisse de protéger la gloire posthume de Tofik Bakhramov, le juge de touche soviétique qui a contribué à valider le goal et que l'Azerbaïdjan a sanctifié du nom d'un stade à Bakou. Dans ce cas, ce silence vous honore.

La balance du vestiaire français de Knysna

Dur de se fier à la version de Raymond Domenech, si tant est que le lecteur de son livre y ait compris quelque chose. Le lecteur a besoin de source. De la source. Celle qui aurait ruiné la bonne ambiance de l'équipe de France en 2010. Celle que Nicolas Anelka et Patrice Évra traquent de leur sourde colère. Celle que Franck Ribéry imagine tapie derrière son impopularité. Il faut sortir au grand jour. Montrer son visage. Quitte à endosser l'habit du traître, autant en récolter la postérité.

Apoula Edel et son certificat de naissance

C'est peu dire que le passage au PSG de l'actuel gardien de l'Hapoël Tel Aviv a laissé un souvenir mitigé auprès des supporters parisiens. Mais entre les histoires de passeports (arméno-camerounais, tout est dit), les histoires d'agents et les doutes sur son nom et son âge, peut-être que l'essentiel a échappé au commun des mortels. Comment ne pas souhaiter finalement qu'il avoue et que, du plus mauvais gardien de l'histoire du club parisien, il devienne son fake le plus classe. Mesrine ne revendiquait-il pas ses braquages et ses crimes, et parfois mêmes ceux des autres, de peur de tomber dans l'oubli ?

John Terry sur son pénalty

Toutes les vérités ne sont peut-être pas bonnes à dire. Qu'avait donc en tête John Terry lorsqu'il a raté cette saleté de penalty contre Manchester United ce 21 mai 2008 ? Ou plutôt qui ? Dans la longue liste de ses frasques, celle-là mérite un petit peu plus d'explications. Si, comme le joueur natif de Barking le raconte partout, « ce penalty me hantera toute ma vie », ce serait presque une profitable psychothérapie que de s'allonger sur le divan médiatique. Un telle tragédie ne peut simplement se résumer à un geste raté.



Maradona et la main de Dieu

On l'aime tellement cette expression de « main de dieu ». Surtout pour quelqu'un qui possède sa propre église et à qui tous les incroyants pardonnent sa mégalo. Comment lui demander de quitter le champ du sacré pour rejoindre l'espace profane et ses petites bassesses. Seulement voilà, ce serait la bravade ultime, un moyen de rendre au foot tout ce qu'il lui a donné et pris. Un grand coup de pied dans la fourmilière de ce soi-disant sport de gentlemen. Le gouvernement britannique pourrait sûrement réfléchir à rétrocéder les Malouines en échange de cet instant de sincérité.

La Fifa et le Qatar

Sepp Blatter va-t-il longtemps continuer à nous faire gober qu'il veut simplement développer son sport, et sa dimension universelle, en faisant se dérouler le prochain Mondial dans un pays arabo-musulman (une larme pour le Maroc) ? Ne serait-ce pas plus honnête, comme un Jérôme Kerviel s'épanchant sur son appât du gain, d'admettre que le foot est à vendre, au plus offrant forcément. Oui, à la FIFA, nous aimons l'argent plus que la protection de l'environnement ou le bonheur des employées de maison philippines à Doha. Faute avouée à demi pardonnée.



Lukas Poldoski et le patriotisme polonais

On ne doit jamais oublier d'où l'on vient. L'ancien attaquant de Cologne et du Bayern l'avait promis, il ne célébrerait pas ses buts contre la patrie de ses parents, et un peu la sienne. Y compris lorsqu'il lui infligea un doublé lors de l'Euro 2008. On a du mal à saisir cette pudeur. Autant demander à ne pas jouer. Ou alors, à l'instar de tous les traîtres, le véritable plaisir ne fut-il pas justement d'être la main assassine des espoirs de la sélection polonaise ? Assez de fausse pudeur. Un bon Deutschland über alles, la couv' de Spiegel, et on en parle plus.

Luciano Moggi et trente ans de foot italien

On ne sait par où commencer. Le Calcio est sûrement le football européen qui s'est trimbalé le plus de scandales ces trente dernières années. Avec un peu d'ironie, on dirait qu'au moins, de l'autre coté des Alpes, la pute n'est pas maquillée (cf. les récents évènements judiciaires et policiers du côté de la Commanderie). Au cœur de ces affaires de paris truqués et d'agents louches, un nom revient en boucle : Luciano Moggi. À son palmarès, une rétrogradation cauchemardesque et expiatoire en Serie B de la Juventus, d'où la Vieille Dame est finalement revenue plus belle et forte que jamais. Il n'empêche, on aimerait tant voir l'ancien directeur général des Bianconeri ouvrir grand sa bouche de repenti, avec escorte policière de protection, histoire de voler la vedette à son ancien ennemi juré, Silvio Berlusconi.

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<![CDATA[La cours des compte tacle les stades de l'Euro]]> text/html fr SO FOOT On sent que la Cour des comptes risque d'avoir sensiblement moins la cote que le Conseil constitutionnel au sein de la LFP. Alors que ce dernier, en retoquant la taxe à 75% du gouvernement Hollande, avait provoqué une belle ovation de la part de Frédéric Thiriez, la vénérable institution en charge du contrôle des fonds publics vient de pointer quelques aberrations dans la politique publique sportive en France. Son long rapport, dont la presse…]]> Son long rapport , dont la presse distille aujourd'hui quelques extraits, va très loin. Il pointe surtout le décalage entre la volonté affichée de la part de l'État de développer le « sport pour tous », surtout auprès des publics handicapés, des zones sensibles urbaines ou des Dom-TOM, et une réalité beaucoup moins reluisante. Notamment en détournant ses moyens (près de 4,3 milliards malgré des diètes régulières) au profit des élites. « Depuis 2006, les crédits alloués par le ministère au sport pour tous ont baissé de 30 %, alors que ceux bénéficiant au sport de haut niveau ont doublé. » Et pour enfoncer le clou, de citer le cas exemplaire des stades de l'Euro, largement soutenu par un CNDS dont la mission première devrait pourtant se centrer exclusivement sur le soutien au sport associatif, et dont une partie des fonds a été détournée pour financer les enceintes de 2016. Or, le « prélèvement supplémentaire de 0,3 % sur les mises de la Française des jeux (…) représente un transfert total maximum de 120 millions d'euros, soit 40 millions d'euros de moins que la somme que le CNDS est chargé de consacrer à ces opérations (160 millions d'euros en tout). »

Un manque à gagner qu'il faudra bien récupérer quelque part et sûrement au détriment des clubs amateurs qui subissent par ailleurs une chute drastique de leurs subventions. Pour sa part, Noël Le Graët pourra toujours se défendre en expliquant, comme il vient de le faire durant ses vœux à la presse, que de nouveau les effectifs de la FFF augmentent...]]>
<![CDATA[Lance Amstrong, le foot et la lutte antidopage : le bal des faux-culs !]]> text/html fr SO FOOT Lance Amstrong aurait avoué. Mais franchement comment lui en vouloir? L'ensemble du système sportif pousse à la faute, ou plutôt à l'excellence, qui en la matière se rejoignent. On demande finalement aux athlètes de se doper dans l'intérêt de tout le monde (sponsors, fédérations, etc...), mais seuls les moins doués ou les plus obstinés payent finalement (un peu) le spots cassés. Le coureur américain en a juste un peu plus profité que les autres. Et même la lutte anti-dopage fait désormais partie de ce grand cirque, au même titre que le clown triste doit se recevoir des tartes à la crèmes pour faire rire l'assistance. Il n'y a que le football qui continue de tenter de vendre l'absence de scandale comme la preuve de son innocence : Qui y croit? Le dopage : c'est les dopés qui en parlent le mieux ! Une telle « virginité » laisse surtout planer une terrible doute sur la sincérité des instances sportives internationales quant il…]]> Le dopage : c'est les dopés qui en parlent le mieux !

Une telle « virginité » laisse surtout planer une terrible doute sur la sincérité des instances sportives internationales quant il s'agit de s'attaquer véritablement au problème. La Roja doit ainsi vivre avec un soupçon permanent (cf. les propos assez amers de Yannick Noah) , dont elle ne pourra finalement se débarrasser qu'en sacrifiant quelques victimes expiatoires. La FIFA avait mis des années à signer un protocole avec la pourtant très accommodante AMA et seule une menace de retrait du programme des JO l'y poussa en 2006 (mais toujours aucun test sanguins et aucun dopé lors du dernier Mondial). Elle ne cesse en retour et très cyniquement de se lamenter du coût financier des contrôles inopinés pour « des résultats positifs heureusement très bas » (dixit Sepp Blatter). La récente croisade de l'UNFP contre la géolocalisation n'est donc que l'énième avatar de cette guerre de tranchées que mène le foot, réfugié derrière sa toute puissance financière et populaire, contre le politiquement correcte olympique, et sa volonté de se donner bonne conscience en empiétant sur les droits et les libertés des sportifs.

De fait, personne ne désire tuer la poule aux œufs d'or. L'économie du sport ne pèse-t-elle pas dans son ensemble 33 milliards d'euros en France (en 2007) ? Le mythe sportif rapporte beaucoup. Il reste encore à savoir quel est l'enjeu politique de la croisade éthique de l'antidopage. S'agit-il de garantir au public (ou du moins de lui faire croire) que son spectacle sportif est bel et bien réalisé sans « trucage » ? Ou sommes-nous aussi confrontés à un véritable problème de santé publique, vue la pénétration de certaines pratiques dans les plus petits niveaux amateurs ? Avec les nocives et pérennes conséquences que l'on sait pour les principaux concernés : les joueurs de football américains affichent une espérance de vie de vingt ans inférieure à la moyenne et, toujours aux Etats-Unis, 11 % des garçons prendraient régulièrement des stéroïdes. Il suffit, chez nous, de compter le nombre d'anciens sportifs qui hantent des centres de désintoxication, dont certains leur sont parfois réservés.

Car au-delà du sport lui même, c'est progressivement l'ensemble de la société qui commence à se médicaliser, et pas uniquement afin d'améliorer sa condition physique, mais aussi dans l'espoir de mieux supporter le poids des contraintes des temps modernes (à la mode Chaplin). Durant les deux guerres mondiales, les soldats se virent en masse prescrire, si l'on veut, des drogues et autres amphétamines (chez les troupes britanniques par exemple) pour tenir le « choc ». Comme l'explique fort bien la sociologue Isabelle Quéval, « on ne peut évoquer le dopage sportif sans évoquer le dopage social massif qui se généralise, depuis les consommations les plus anodines (mais néanmoins addictives) de produits vitaminés, d'aliments enrichis, d'alicaments ou de compléments alimentaires de toutes sortes, jusqu'aux véritables toxicomanies médicamenteuses, en particulier quant aux psychotropes ».

Se tiendra-t-il un jour un véritable et authentique débat de fond ? Non seulement sur la manière de combattre efficacement des pratiques qui détruisent la santé des sportifs et contaminent l'ensemble des compétitions amateurs. Mais aussi un débat sans tabou sur la fonction que remplit le dopage dans la configuration actuelle du monde sportif. Faut-il l'encadrer médicalement comme le préconisent certains ? Faut-il le supprimer à tout prix par des transformations radicales des règlements qui le rendraient inutilement coûteux, quitte à ramener les chronos trente ans en arrière (en interdisant les entraînements intensifs ou instaurant un nombre limités de match par an) ? Un débat fort éloigné de la foire d'empoigne pour savoir si un méchant Américain nous a volé le Tour de France ou si les espagnols ne sont finalement que des imposteurs mieux « chargés » que nous ? ]]>
<![CDATA[Décoloniser le foot africain?]]> text/html fr SO FOOT Avant le début de la CAN, petit interview de l'historien Paul Dietschy qui était parue dans la revue "Sport et Plein Air" de la FSGT à l'occasion de la coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud. Finalement rien n'a changé et le propos garde toute sa pertinence. 3 questions à Paul Dietschy (Sport et Plein Air, juillet 2010) Paul Dietschy, historien du sport, est un grand…]]> 3 questions à Paul Dietschy ( Sport et Plein Air , juillet 2010)

Paul Dietschy, historien du sport, est un grand spécialiste du football africain. Il vient de publier une passionnante synthèse sur l'histoire du ballon rond qui manquait jusqu'à présent dans la bibliographie sur le sujet, où la question de la mondialisation occupe une place importante. A l'heure ou débute la première coupe du monde sur le continent noir, faisons un point avec lui ce qu'apporte et retire le foot à la jeunesse de ces pays.

Paul Dietschy, « Histoire du football » (Ed. Perrin) et, avec David-Claude Kemo-Keimbou, « L'Afrique et la planète football » (E/P/A)

Le fooball incarne-t-il, comme certains commentateurs l'avancent un peu rapidement parfois, la  part « heureuse » de la mondialisation ?

La diffusion mondiale de cette discipline reflète dans un premier temps la montée en puissance de l'impérialisme des grandes puissances européennes, et d'échanges commerciaux inégaux. De ce point de vue, il s'agit d'un produit de domination. Mais il a également permis aux peuples dominés de lutter contre cette emprise européenne, notamment en Afrique, où il a servi à cristalliser les identités nationales. Aujourd'hui, les rendez-vous des coupes du monde se déroulent de manières assez pacifiques et constituent des rassemblements assez rares d'hommes de toutes cultures et nations. On assiste alors à la fabrication d'une culture commune mondiale. Évidemment le Mondial n'échappe pas aux questions de l'argent ou des rivalités diplomatiques. Et il demeure avant tout un lieu de conservation de la suprématie européenne, alors que l'on évoque un "déclin" du Vieux Continent.

Le football africain s'est-il vraiment décolonisé ?

Il apparaît plutôt un retour en arrière aujourd'hui. Le football africain utilise en fait la stratégie de l'extraversion, qui est celle des dirigeants africains, c'est à dire de capter une partie de l'aide des pays industrialisés, une partie de cette rente. Il procède en rapatriant des joueurs formés en Europe, ce qui les dispense d'essayer de structurer d'avantage leur fédération, ou de mettre en place des gestions vertueuses des clubs ou des institutions locales. De ce point de vue précis, on assiste à une nouvelle européanisation du football africain. Un processus qui n'existait pas jusqu'au début des années 80, puisqu'avant on s'était plutôt évertué à favoriser un développement endogène, avec certes l'aide de techniciens étrangers. Le football africain restait le reflet et l'émanation du foot tel qu'il se pratiquait en Afrique. Maintenant, on est davantage confronté à un football de la diaspora et des élites professionnelles qui évoluent en Europe, avec leurs stars mondialement reconnues.

  Quelle est la situation du foot amateur africain aujourd'hui ?

Il subit le grand paradoxe africain, qui consiste en un Etat tout puissant et en même temps impotent. Après la décolonisation, les nouveaux Etats ont pris en charge les fédérations, ainsi en Côte d'Ivoire le premier président n'était autre que le ministre de l'Intérieur. Toutefois l'essentiel des efforts portait sur l'équipe nationale et l'élite. Il ne se manifestait pas forcément de préoccupations pour le foot amateur. Ce dernier s'organise donc avec le secteur informel, comme pour beaucoup de domaines de la vie en Afrique. C'est d'ailleurs ce qui fait une partie de la vitalité du continent. Il s'agit d'un sport pratiqué entre soi, sans être licencié souvent, avec des structures originales, comme les navétanes au Sénégal, qui font se disputer durant la saison des pluies et par des associations représentant des quartiers, des championnats renommés. C'est la force vive du football sénégalais. L'Etat est donc assez peu présent, et le financement provient en général d'acteurs privés ou extérieurs (par exemple les projets « goal » de la FIFA). Les niveaux amateurs résultent en conséquence d'une pratique informelle ou associative, un football un peu parallèle, mais dont certains joueurs finissent par émerger.]]>
<![CDATA[Allpsg.com : la mort dans l'âme !]]> text/html fr SO FOOT Le site Allpsg.com s'est vu confisqué son nom de domaine par le PSG (avec l'aimable concours de l'organisme de régulation). Cette nouvelle a de quoi choquer dans la mesure ou elle semble réduire à un profond néant social le droit à l'information indépendante, y compris en simple passionné de son équipe. Elle tend aussi à résumer la place sociale d'un club à sa seule voilure commerciale et à la com qui l'entoure. Surtout, outre qu'elle révèle (comme les majors luttant contre le piratage) la profonde ignorance des dirigeants de QSI (ou de leurs sous-fifres) devant la réalité polymorphe et mouvante du web, elle démontre que le capitalisme sportif ne sait toujours pas, en France tout de moins, utiliser les contenus culturels comme une source d'enrichissement. C'est parfois si bête un capitaliste devant une calculette et un avis juridique. Le nom d'un club relève-t-il de la marque commerciale ou du bien commun ? La question revient donc sur le devant de la scène avec l'annonce de la captation par le PSG du site allpsg.com. De fait,…]]> Le nom d'un club relève-t-il de la marque commerciale ou du bien commun ? La question revient donc sur le devant de la scène avec l'annonce de la captation par le PSG du site allpsg.com. De fait, voici une fois encore apporter la preuve que désormais les supporters -les fans- sont devenue des consommateurs basiques face à un producteur de biens qui compte délimiter son droit exclusif à l'usage du sigles et des visuels du club parisien. La stratégie est sûrement logique du point de vue des nouveaux propriétaires , tout comme l'éviction des anciens abonnés du VAG et du KOB, pour certains toujours en résistance contre le Plan Leproux . Il n'empêche que ces derniers paraissent, y compris en bon commerçant, manquer d'une totale profondeur de champ quant à la manière de rentabiliser le produit PSG. Un club de foot n'est pas un camembert. Pour être vendu, il doit incarner autre chose qu'une offre commerciale, fut-elle alléchante avec les Luca Mourra ou Zlatan sur le terrain.

Inutile de jouer les naïfs. Le sport professionnel constitue une activité capitaliste et à l'instar des autres disciplines, la notion de marque s'avère un vecteur incontournable de la puissance économique dans le petit monde du ballon rond. Au même titre que l'ensemble de la vie sociale se marchandise (et que les « espaces » gratuits ou libres tendent à se restreindre), il n'existe plus beaucoup de domaines ou des ayants-droits ne bataillent plus pour conserver et surtout acquérir le monopole d'un nom, d'un TM ou un ®. Dans cette guerre, qui sur le net se conjugue avec la question des référencement sur les moteurs de recherche et de la prééminence en nombre de pages vues et de visiteurs uniques, tous les coups sont permis . Personne ne peut plus se réfugier derrière une quelconque légitimité intellectuelle ou patrimoniale, autant de valeurs complétement obsolètes dorénavant. De ce point de vue que le club parisien puisse difficilement accepté que des sites d'info autonome de sa direction et de son service médias puissent prospérer, même en se prévalant d'une réelle antériorité historique en leur faveur, peut sembler couler de source (voilà qui permet de regarder autrement ale manifeste trés anti-www. de la revue XXI pour un autre journalisme). Quelque part dans leur esprit étroit, on leur vole leur clients. Dans leur communiqué de presse en réaction à leur expulsion virtuelle, l'équipe du site raconte avoir reçu une mise en demeure détaillée ou l' « on nous explique que le PSG est une marque déposée et que nous l'exploitons à titre commercial sans aucune autorisation écrite de la part du club. On nous reproche quelques similitudes entre le logo du club et celui du site, ainsi qu'un code-couleurs bien trop proche du Rouge et Bleu qui caractérise tant le club qui nous est cher. Bien référencé sur les moteurs de recherches, AllPSG.com serait un site qui parasiterait l'image du club et la mention "site non officiel de supporters du PSG" ne serait pas assez mise en avant. »

Seulement, le hold-up mené par le PSG auprès de l'Office mondial pour la propriété intellectuelle (OMPI), manque sérieusement de finesse et encore plus d'intelligence. Peut-être que la direction imagine se simplifier la vie. Elle amenuise, probablement sans s'en rendre compte, une partie du passif -en terme comptable- de l'amour du club. Il ne s'agit pas de tomber dans le sentimentalisme mais de se rappeler que pour emplir un stade, vendre des maillots et des droits télés il ne suffit pas de faire venir Ibra. Le PSG, en tant que phénomène global comme la plupart des clubs de foot pro, navigue à la lisière du culturel et du financier. Des sites comme AllPSG.com participaient presque bénévolement de la valorisation d'une identité et d'une marque auprès d'un public suffisamment critique pour ne pas se contenter de la com officielle (y compris relayée par des journaux comme l'Équipe, France Foot, voire le Parisien). « Contester le Plan Leproux, poursuit le texte de défense des expropriés, dénoncer la mascarade sécuritaire autour du Parc des Princes et l'incompétence des membres qui la mettent en place, donner la parole à des supporters contestataires ou proposer des éditos réalistes et méprisants ne semblent pas être la tasse de thé de l'état-major. Avec un budget de 300M€, il n'y a pas de place au PSG pour contester ou plaisanter. » Au final, le club a préféré tenté d'étouffer une voix iconoclaste (et nous sommes quand même de la prise du palais d'hivers), quitte à se priver d'une des nombreuses racines irriguant et entretenant un intérêt passionné pour le club parisien. Les qataris ne maîtrisent apparemment plus les subtils leviers du soft power (http://www.sofoot.com/blogs/marxist/football-et-mainstream-interwiew-de-frederic-martel-125549.html) dès lors qu'il s'agit de descendre aux échelons inférieurs de la société .

Pour terminer les responsables du site annoncent que l'aventure continue sous deux formes : « - AllPaname.com pour reprendre, en conformité avec la législation, l'esprit du site et du forum - AllQSG.com pour s'attaquer ouvertement et librement à la politique du PSG à l'encontre de ses supporter"

Bon vent...







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<![CDATA[La véritable histoire du match entre Don Camillo et Peppone!]]> text/html fr SO FOOT Nous continuons l'exploration des relations complexes et ambivalentes entre le « sport ouvrier » (dans son acception politique) et le football. De ce point de vue le cas italien se révèle particulièrement singulier, comprimé entre le poids de l'héritage des deux décennies fascistes et une société politiquement très clivée dans l'après-guerre, parfois au bord de la guerre civile. Nous avons donc questionné à ce sujet l'historien Fabien Archambault, spécialiste du sujet, afin qu'il nous présente le parcours de l' UISP et de son appropriation contrariée du Calcio, façonné notamment par sa grande rivalité avec l'église catholique sur cet terrain. Fabien Archambault « Le contrôle du ballon : Les catholiques, les communistes et le football en Italie, de 1943 au tournant des années 1980 » (école française de Rome) une version de ce texte se trouve également dans le numéro de janvier 2013 de « Sport et Plein Air » , revue de la FSGT)…]]> une version de ce texte se trouve également dans le numéro de janvier 2013 de « Sport et Plein Air » , revue de la FSGT)

Dans quelles conditions se construit le sport ouvrier en Italie?

Le sport ouvrier italien est structuré par une organisation puissante, née dans l'après-guerre, l'Union italienne du sport populaire ( Unione italiana sport popolare - UISP ). Elle existe encore aujourd'hui et compte près d'un million d'adhérents. Son histoire est marquée par une triple originalité, à la fois chronologique, géographique et sociale.

Sa Création est tradive, en 1948, bien après celle de mouvements équivalents en France et en Allemagne au tournant du XXe siècle. C'est évidemment dû aux vicissitudes de la vie politique dans la péninsule, le régime fasciste interdisant dans l'entre-deux-guerres toute forme d'encadrement des loisirs qui ne soit pas contrôlée directement par lui, mais aussi à un blocage théorique, les socialistes italiens campant longtemps sur des positions résolument antisportives. Par exemple, Filippo Turati, un des fondateurs du Parti socialiste italien, déclare en 1912 que le sport est « aristocratique et stupide, deux qualificatifs souvent synonymes ». Dans les années 1930, cette défiance est progressivement abandonnée, à l'initiative notamment de Palmiro Togliatti, le secrétaire général du Parti communiste italien. En exil à Moscou, Togliatti tire en effet les leçons du consensus dont jouit le fascisme dans la société italienne et fait remarquer qu'« il est temps de cesser de penser que les ouvriers ne doivent pas faire de sport ». à la Libération, la gauche italienne est ainsi prête à investir ce domaine et elle dispose pour ce faire de deux modèles dont elle tente de réaliser la synthèse. Le premier est celui de l'Arbeiterturnbewegung, véritable bras armé des partis socio-démocrates allemand et autrichien au début du XXe siècle, qui, avec leurs millions d'adhérents, contribue à l'enracinement et à l'affirmation des mouvements socialistes dans leur pays respectif. Néanmoins, les divisions entre communistes et socialistes dans les années 1920, selon la ligne « classe contre classe », qui contribuent à un affaiblissement global du mouvement sportif ouvrier, corollaire d'un effondrement politique plus général, constituent pour les dirigeants italiens un repoussoir. Ces divisions montrent à leurs yeux le danger d'un lien organique entre les sphères sportive et politique. La FSGT du Front populaire, que connaissent bien les nombreux militants antifascistes italiens en exil en France, représente ainsi un contre-exemple, celui d'une organisation unitaire (depuis 1934 dans l'Hexagone) aux liens avec les partis politiques de référence plus lâches que dans l'aire germanique. Tout ceci aboutit à la fondation de l'UISP, qui se veut une organisation de masse, unitaire et ouverte. De masse, parce qu'elle est destinée, comme en Allemagne et en Autriche, à élargir l'influence culturelle et sociale de la gauche dans le pays ; unitaire, parce que collaborent en son sein, comme en France, socialistes et communistes, mais aussi toute la galaxie associative (syndicats et coopératives notamment) qui leur est liée ; ouverte, parce qu'on y adhère non en tant que militant d'un des deux partis mais à titre individuel.

Le deuxième trait caractéristique du développement de l'UISP tient aux modalités spécifiquement italiennes de l'entrée dans la Guerre froide. Depuis l'exclusion de la gauche du gouvernement en 1947, le camp atlantiste est représenté dans la botte par l'église catholique qui poursuit par ailleurs son projet de restauration d'une société chrétienne. Sur le terrain sportif, cet effort se traduit dès 1944 par l'émergence du Centre sportif italien (Centro sportivo italiano – CSI), qui coordonne les activités des patronages. Solidement structuré et hiérarchisé, bien implanté sur tout le territoire grâce au maillage paroissial, mobilisant les ressources financières et politiques du Vatican par le biais de l'Action catholique et de l'état par l'intermédiaire de la Démocratie chrétienne au pouvoir, le CSI ne laisse que des miettes à l'UISP jusqu'au milieu des années 1960. La concurrence entre les deux associations, comparable à celle opposant en France la FSGT à la FGSPF, tourne en Italie à un affrontement exacerbé entre les deux principaux mouvements politiques de l'après-guerre et dont les catholiques, dans ce domaine comme dans bien d'autres, sortent largement vainqueurs. Le CSI finit de fait par exercer un véritable monopole sur la pratique récréative et amateur et réussit à circonscrire la diffusion de l'UISP aux régions du centre du pays où le Parti communiste obtient de bons résultats électoraux, c'est-à-dire la Toscane, l'Ombrie, les Marches et l'émilie-Romagne. C'est ce dont témoigne la fiction littéraire des Don Camillo : la confrontation mise en scène par Giovanni Guareschi entre le Dynamo de Peppone et la Gaillarde de Don Camillo, secrétaire de la section locale du CSI, a précisément pour cadre une localité imaginaire de la région de Parme, en pleine émilie rouge. La série des Don Camillo illustre également l'échec de la volonté d'ouverture qui avait présidé à la création de l'UISP. Alors que l'association avait été conçue comme un moyen de renforcer l'influence de la gauche en dehors du cercle des militants, n'adhèrent au bout du compte que ceux qui, justement, sont déjà des militants.

Que signifie l'usage de « Populaire » dans son sigle ?

En effet, élément caractéristique, l'absence de l'adjectif « ouvrier » dans la dénomination de l'association, auquel on préfère celui de « populaire ». Ce choix renvoie d'une part à la réalité sociale de l'Italie de l'après-guerre qui est encore un pays majoritairement rural et où l'industrialisation ne sera décisive qu'au début des années 1960. Ainsi, les responsables communistes et socialistes s'adressent tout autant à des ouvriers, ceux du triangle industriel (Turin-Gênes-Milan), encadrés par la CGIL, la confédération syndicale qui constitue le pendant transalpin de la CGT, qu'à des paysans. Dans les régions rouges du Centre, ce sont d'ailleurs les Ligues de journaliers et de métayers ainsi que les coopératives agricoles qui constituent le fer de lance du développement de l'UISP. Plus généralement, l'onomastique indique là encore la volonté englobante du dessein originel. Pour les fondateurs de l'UISP, il s'agit de refuser le « sectarisme de classe » et de proposer une association interclassiste, accueillante à toutes les couches de la société. En ce sens, l'UISP s'inscrit pleinement dans la stratégie du Partito nuovo définie par Togliatti, celle d'une conquête de l'hégémonie culturelle dans la société italienne.

Quels sont les principales disciplines pratiquées ou encouragée dans les rangs de l'Union ?

Les principaux sports sur lequel l'UISP jette son dévolu, pour des raisons et selon des temporalités différentes, sont le cyclisme, le football et le basket-ball. Dans l'immédiat après-guerre, la petite reine est privilégiée, parce que le cyclisme est le grand sport populaire, le plus suivi et le plus pratiqué, mais surtout parce que qu'il est difficile, en réalité, de développer la pratique du football, du fait du faible nombre de terrains disponibles et accessibles. Les catholiques, qui eux mettent l'accent sur le calcio, veillent à s'assurer le contrôle des aires de jeu. À l a fin des années 1940, grâce aux ressources politiques dont ils bénéficient, ils se réservent d'une part l'accès à la plupart des terrains existants, obtiennent d'autre part des financements pour en bâtir de nouveaux et parviennent enfin, par des mesures juridiques, à empêcher la gauche de se doter d'infrastructures propres. Dès lors, l'UISP investit d'autant plus le cyclisme que c'est le seul sport praticable sans équipements spécifiques, par exemple sur route.

Le Football semble relativement absent?

Si le football est à l'origine délaissé par défaut, il suscite par la suite des attitudes ambivalentes. Face à l'essor du football catholique et au succès croissant de ce sport dans les années 1950 lorsqu'il supplante progressivement le cyclisme, l'UISP ne peut en effet rester inactive, sous peine d'être totalement marginalisée. Différentes stratégies sont alors élaborées. Dans les régions rouges, les responsables locaux privilégient le basket-ball et, dans une moindre mesure, le volley-ball, qui sont considérés comme des alternatives à la « dictature » du calcio. Ces deux sports présentent en outre l'avantage de coûter moins cher et de donner lieu à une pratique amateur, même au plus haut niveau. Ce que ces dirigeants reprochent au football est la « perversion » qu'il distille dans la jeunesse ; les meilleurs sont attirés par les sirènes du professionnalisme tandis que la masse des pratiquants « singe » les us et coutumes des joueurs professionnels (manque de fair-play, vedettariat, importance du résultat, jeu défensif).

Mais la valorisation de l'amateurisme est également revendiquée par ceux qui réclament le renforcement de la section footballistique de l'association. Dans les années 1950 et au début des années 1960, ils disposent de références positives à l'est du rideau de fer, que ce soit les équipes de Hongrie ou d'Union soviétique, amplement relayées dans la presse de l'UISP ou dans les organes nationaux des partis communiste et socialiste, l'Unità et Avanti ! La polémique fait rage. Aux critiques des opposants au football qui dénoncent un amateurisme d'état, Enrico Berlinguer, un des fondateurs de l'UISP et futur secrétaire général du PCI de 1972 à 1984, tout en leur donnant en partie raison, réplique que, de toutes façons, « nous ne pouvons ni ne devons lutter contre le professionnalisme ». Cette position ambiguë illustre l'embarras des dirigeants de la gauche italienne, attentifs à la culture de masse et ne pouvant rester indifférents à l'importance prise petit à petit par le football dans l'imaginaire collectif. À ce propos, une anecdote est particulièrement significative. Lorsqu'en 1952, le secrétaire général de l'UISP demanda à Giuseppe Di Vittorio, le secrétaire général de la CGIL, de l'argent pour financer des équipes ouvrières à Milan, ce dernier répondit en évoquant son souhait de monter une équipe professionnelle du syndicat, « capable de bien figurer en série A » et de prouver que « la classe ouvrière pouvait bien jouer au football ».

L'Uisp réussit-elle à surmonter ces obstacles et s'inventer son « foot »?

Face à l'échec du projet initial et à la stagnation du nombre d'adhérents, les partis communiste et socialiste cessent de financer l'UISP en 1960. C'est à partir de ce moment-là que l'association prend son essor. Elle reprend à son compte une innovation catholique développée sous l'égide de Gian Battista Montini lorsqu'il était archevêque de Milan au tournant des années 1960, avant de devenir pape sous le nom de Paul VI : le football à cinq (calcetto) ou à huit (calciotto). Joué sur un petit terrain, sans arbitre, sans entraînement, il correspond à la vogue du football récréatif de loisir qui est plébiscité par la génération née dans l'après-guerre, désireuse de s'affranchir des structures d'encadrement traditionnelles, qu'elles soient religieuse ou politique. Ce nouveau calcio, enfin « populaire », assure la croissance impressionnante de l'UISP dans les années 1970, à la fois dans ses anciennes régions d'élection d'Italie centrale mais aussi dans le nord et le sud de la péninsule. L'association se définit aujourd'hui comme un instrument de politisation et d'éveil à l'esprit critique par une pratique sportive alternative ; paradoxalement, c'est lorsqu'elle s'est autonomisée des structures partisanes qu'elle a enfin rempli le rôle qui lui avait été assigné à l'origine.

Fabien Archambault « Le contrôle du ballon : Les catholiques, les communistes et le football en Italie, de 1943 au tournant des années 1980 » (école française de Rome) ]]>
<![CDATA[Le foot doit aussi tourner son regards vers l'est... comme Depardieu]]> text/html fr SO FOOT Gérard Depardieu vient de le confirmer : il trépigne de joie revancharde devant le joli passeport russe que Vladimir Poutine vient de lui accorder par décret extraordinaire. On comprend facilement, dans le contexte actuel, l'attrait irrésistible que peut exercer sur la doublure la plus convaincante d'Obélix un tel pays et, à l'en croire, sa grande culture. Il serait donc dommage que seuls des artistes d'exception de sa stature en profite. Voici donc une petite sélection des footeux qui mériteraient largement de rejoindre une nouvelle Mère-Patrie en compagnie de l'ancien des Valseuses et de Matmut. À vous de jouer M. Poutine, les soldes approchent aussi pour les nationalités… Paolo Di Canio : Il s'est tatoué DUX sur un bras, il doit bien rester un peu de place pour TSAR sur l'autre. Si cet amoureux du fascisme modéré ou de la démocratie autoritaire ne trouve pas sa…]]> Paolo Di Canio : Il s'est tatoué DUX sur un bras, il doit bien rester un peu de place pour TSAR sur l'autre. Si cet amoureux du fascisme modéré ou de la démocratie autoritaire ne trouve pas sa place dans la Russie à la sauce Poutine, c'est à désespérer de la Grande Europe de Brest à Vladivostok. Et il saura toujours saluer les supporters comme il se doit dans des stades monumentaux qui lui rappelleront certainement ceux de sa ville natale (Moscou ne se rêva-t-elle pas en troisième Rome après Byzance ?), avant de se rendre sur les tombes des soldats de La Legione Tagliamento.

Zlatan Ibrahimović : Pour des raisons très géopolitiques – les relations privilégiées avec la Corée du Nord - les troupes d'élite soviétiques puis russes, les fameux Spetsnaz, se sont toujours entraînés à la strangulation au rythme des séances de taekwondo. Nul autre qu'Ibra, à la fois bon voisin scandinave et frère balkanique, ne se révèle donc plus digne de recevoir l'honneur d'un passeport marqué du sceau du Kremlin.

Florent Sinama-Pongolle : L'attaquant de Rostov semble multiplier les efforts afin de s'intégrer à la société russe. À commencer par épouser la belle Anastasia. Le parfait exemple à exhiber à la face du monde pour illustrer l'esprit d'ouverture, si souvent raillée, de la Russie, grande puissance économique en devenir parmi les fameuses BRIC. Et après tout, ne fut-il pas accueilli à bras ouvert, après avoir été refusé par Bucarest, car trop noir bien que « chrétien ». Un coup à finir orthodoxe.

Didier Digard : En ce qui le concerne, il s'agirait presque d'un retour aux sources, tant il ressemble à un cosaque égaré dans l'Hexagone. Né dans l'Eure, la République du don à la française, formé au Havre, la ville étendard du stalinisme thorézien, il évolue désormais à Nice, à une jetée d'hélicoptère de la jeunesse dorée russe qui se déverse sur la Côte d'Azur. On ne peut repousser éternellement l'appel du Drang nach Osten.

Diego Maradona : Alors que son mentor Chavez serait au plus mal dans un hôpital de la Havane, nul doute que Diego Maradona, Argentin en éternelle quête de son Caudillo (quelle que soit la couleur politique de son populisme), tournera la tête vers l'est et rejoindra la terre qui accueillit si souvent le Che et enfanta tant de sauveurs providentiels (de Pierre le Grand à Lénine). Et il paraît qu'on trouve tout ce qu'il aime à Moscou!

Christophe Jallet : Le Parisien n'avait pas supporté la taxe à 75%. Lui qui pouvait enfin rêver du meilleur dans un club de millionnaires. Si le risque semble pour le moment écarté, deux précautions valent toujours mieux qu'un attachement désuet à une République si ingrate. Cela coûte combien un pied-à-terre sur la perspective Nevski à Saint-Pétersbourg ?

Nicolas Anelka : Après avoir fui la dictature du fisc français et ses injustes impôts, tenté de faire son trou dans l'empire du capitalisme rouge à parti unique, il ne reste plus pour lui qu'à se poser en parfait équilibre entre l'ultra-libéralisme anglo-saxon et l'ordre asiatique, avec un peu de chaos brutal à la mode slave. Un environnement idéal pour lui. Ensuite, le plus dur s'avéra sûrement de lui trouver un club à la hauteur de son talent et de ses prétentions.

Cristiano Ronaldo : Les Russes sont de grands romantiques. Vladimir Poutine pourrait-il refuser un tel geste fraternel à l'intention de CR7 et l'aider ainsi à reconquérir le cœur et la confiance de la sublime Irina, si attachée à son Oural natal. Du moment qu'il lui jure fidélité devant l'autel de la cathédrale Saint-Basile. Et c'est effectivement là que les choses se compliquent. Comment dit-on « presse people » dans la langue de Tolstoï ?

Éric Gerets : Un évadé fiscal du Maroc ? Impossible de laisser l'homme qui a tant fait pour l'OM se morfondre au Qatar. Au moins aurons-nous l'immense plaisir de découvrir des commentaires sur les performances du CSK ou du Zénith dans du russe à l'accent belge. Et ensuite un échange d'appart pour les vacances et les fêtes avec Depardieu ?

Aiden McGeady : Après avoir opté, en bon enfant du Celtic, en faveur de la nationalité irlandaise plutôt qu'écossaise, nul doute que depuis qu'il a gouté aux charmes de la vie moscovite en rejoignant l'effectif de l'historique et patrimonial Spartak (quasiment un club frère pour le CFC), il ne résistera pas longtemps à l'attrait de l'identité slave. L'important dans ces histoires de papier reste de se glisser dans la peau du personnage.

En attente: Youssef El-Arabi, Pascal Feindouno, Antoine Kombouaré, Emmanuel Emenike, Lacina Traoré, José Manuel Jurado, Bruno Alves, Samule Eto'o, Luís Figo, Alex Witsel...

Recalé : Kevin Prince Boateng, trop susceptible selon les supporters du Zénith St-Pétersbourg.

Nicolas Kssis-Martov et la rédaction de So Foot ]]>
<![CDATA[Du foot (un peu) et des playlists (vinyles only)]]> text/html fr SO FOOT quand je jouais au "pousse disques" .... Pour commencer la petite playlist en intro du numéro de So Foot de novembre 2004 avec son gros dossier sur le ]]> Pour commencer la petite playlist en intro du numéro de So Foot de novembre 2004 avec son gros dossier sur le Foot en Jamaïque , concoctée à quatre mains avec mon collègue Smokey qui anime désormais la très recommandable émission « Mumbo Jumbo » sur Radio Campus Paris.

Donc 10 disques à écouter absolument pendant que vous lisez ce dossier.. le reste vous regarde !

• Various "Tougher than Tough. The story of jamaican music" ( Island/Mango).. Parfaite initiation chronologique, du ska au bogle.

• The Skatalites "Foundation Ska. 32 authentic ska hits" (Heartbeat). Le genèse.. amen !

• Toots & The Maytals "Sweet and Dandy" (Jet set)… Otis Redding à Kingtson.

• Burning Spear " Burning Spear at Studio One" (Soul/Jazz records).. L'une des meilleures formations roots sur le meilleur label jamaïcain, Studio One (Coxson RIP)…

• Augustus Pablo "King Tubby Meets The rockers uptown" (Sanachie)… Dub ou tout pour le son...

• Various "Don't call us Immigrant" (Pressure Sound).. le reggae anglais quand il est bon!! si si!!!

• Various « Rebel music » (trojan) ...Une des meilleures compilation de reggae, mais il n'y a qu'à So Foot qu'on le sait

• Gregory Isaacs "Cool Ruler" (island)… Du reggae pour les lovers !

• Bob Marley & The Wailers "Talkin' Blues " (Island).. Quitte à choisir !

• Sizzla "Da real thing" (VP).. Un Toaster incontournable à yard..



Playlist « People Music Sound System » au Saint-Sauveur

• The Maytals « Bam Bam (Calypso version) » (Trojan)

• Tommy Hools « United » (Kung Fu rcd)

• Ken Boothe « When I fall in love » (Studio one)

• James Brown « The Boss » (Polydor)

• Nas « Get Down » (Def jam)

• Otis Gayle « I'll be around » (Studio one)

• Nancy Wilson « Going' out of my mind » (Pickwick)

• African Music machine « Black water gold » (Charly R&B)

• Claudette « Skinhead a bash them » (Grape)

• Albert King « Angel of Mercy » (Stax)

• Alton Ellis « I've lost that love » (Treasure Isle)

• Spanky Wilson « Sunshine of your love » (BGP)

• Black Moon « Who got the drops » (Nervous rcd)

• Jackie Mittoo « Evening time » (Coxsone)

• James Brown « Shades of James Brown » (Polydor)

• Jackie Opel « You send Me » (Trojan)

• Mel and Tim « Backfield in motion » (Sava)

• Carlton & The Shoes « Love Me Forever » (Coxsone)

• Ray Baretto « Together » (Fania)

• Wilson Pickett « Engine n°9 » (Atlantic)

• Bob Marley « One Love » (Studio One)

• Anthony B « Police » (John John)

• Etta James « Tell Mama » (Chess)

• Ultramagnetic Mc's « Traveling at the speed of thought » (Next plateau)

• Sister Nancy « One Two » (Techniques )

• Barbara Acklin « The Spining Wheel » (Brunswick)

• Run DMC « Rock Box » (Def Jam)

• Sound Dimension « Rock Forth rock » (Coxsone)

• Rocé « Appris par cœur » (No Format)

• The Impressions « You've been cheating » (ABC)



Playlist « What's the Funk » un certain 13 juillet sur les bords de la Seine !

• The Techniques « Travelling Man » (Treasure Isle)

• Esther Phillips « Tonight I'll be staying here with you » (Roulette)

• Dee Dee Sharp « Rock me in the cradle of love » (Abkco)

• Delroy Wilson « Living in footsteps » (Lee)

• James & Bobby Purify « Do unito me » (Bell)

• The Impressions « You've been cheatin » (ABC)

• Dennis Wlaker « Drifter » (Moodisc)

• Eddie Kendricks « He's a friend » (Motown)

• Willie G « Meet me halfway » (Ric tic)

• Dr Victor Olaiya « Omelebele » (Honest jon's)

• Edwin Starr « Backyard lovin'man » (Gordy)

• Johnnie Osbourne « See & Blind » (Techniques)

• Silvio Cesar and Mireilles « Samba do Carioca » (Ether)

• The Skatalites & king Tubby « Herb man dub » (Motion)

• Willie Mitchell & the 4 kings feta Don Bryant « Tha driving beat » (Hi rcd)

• Derrick Harriot « Smile Orange reggae » (Crystal)

• Lyn Roman « Confession / I'm a believer » (DOT)

• BB Seaton « It's a sign » (Studio 1)

• Ginger Thompson « Boy watcher » (Kent)

• Lenox Miller « Better must come » (Auralux)



Playlist « Bedroom Mazurka » au 9 Billards

• Lili Boniche « Ya yemma » (LB)

• Pat Kelly « I'm in the Mood » (Techniques)

• Jimmy Frasier « Of hopes & dreams & tombstone » (Continental)

• Beres Hammond « Hold On » (Xterminator)

• Arthur Conley « Funky Street » (Atco)

• Llyod Charmers & the Hippy Boys « Africa zulu » (Trybute)

• Ghostface "Holla" ( DefJam)

• Lone Ranger « Now the gate fly » (Studio One)

• Phil Flowers & the Flower shop « Like a rolling stone » (GIT)

• Winston Francis « Mr Fix it » (Coxson)

• Louis Jordan « Bullit » (BGP)

• Junior Byles « Fever » (Black Ark)

• Maxine Nightingale « You've got the love » (UA)

• Horace Faith « Spinning Wheel » (Trojan)

• Johnny Osbourne « He who keepeth his mouth » (Techniques)



Playlist « Dancing Mood » à l'Andy Whaloo

• Tyron Davis « Is it something you've got » (Dakar)

• Silvetti « Sping rain » (Salsoul)

• Black Ivory « Surrender » (Today)

• Claudia Barry « Give it up » (Wea)

• Count Matchuki & The Destroyers « Movments (The Joe Gibbs way ) » (Trojan / Amalgamated)

• The Chilites « Love Uprising » (Brunswick)

• Ten City « That's the way love is » ( Atlantic)

• Van McCoy & The soul City Symphony « The Hustle » (Philips)

• Pointer Sisters « Yes we can can » (Blue Thumb)

• Barington Levy « Here I come » (Time 1)

• R Kelly & Public Announcement « She ‘s got that vibe » (MC)

• Leon Haywood « Don't push it don't force it » (RCA)

• General Degree « Sweet Coolie » (Penthouse)

• Lonnie O « Dream on » (Stone Thrown)

•John Cutler feat E-Man « It's yours » (Chez)

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<![CDATA[Foot et tatouage : la banalisation du mal!]]> text/html fr SO FOOT Flemme du début d'année, un petit papier sans prétention mais pas sans pertinence, paru dans So Foot en 2006... Le Tatouage RIP ! L'image d'un Materrazi torse nu, bardé de tatouages, triomphant après le but égalisateur des Italiens en finale de la coupe du monde incarne en soi une sorte de retournement de conjoncture. Finie…]]> L'image d'un Materrazi torse nu, bardé de tatouages, triomphant après le but égalisateur des Italiens en finale de la coupe du monde incarne en soi une sorte de retournement de conjoncture. Finie l'époque où les rares footeux avec gribouillage corporel cachaient pudiquement leurs stigmates populaires, un peu comme ces représentants de commerce ex-taulards qui ne travaillaient qu'en manches longues, y compris en été, pour ne pas effrayer la clientèle respectable. Désormais, en pleine révolution gay-friendly, ôter son maillot n'est plus suffisant désormais, il faut montrer quelque chose en dessous. Un véritable “outing général”, comme le souligne Jérome Pierrat, rédac chef de Tatouage magazine: “Après les people et les chanteurs, les sportifs s'y sont mis, d'autant plus que leur rapport au corps les y prédisposait. D'ailleurs, la tendance aux desseins tribaux, purement esthétiques, sans message, permet de jouer sur le délire guerrier à peu de frais”.

Finie aussi l'époque où un tatouage s'assumait dans la rue ou devant maman. “Au mieux un truc de beauf, au pire de mauvais garçons, poursuit Jérome Pierrat, maintenant cela fait joli sur une campagne du pub et offre de se distinguer de ses collègues sur le terrain”. Une logique propulsée dans l'absurde quand Djribril Cissé déclara dans le JDD qu'il allait probablement arrêter et qu'il ne comptait “certainement pas les garder tous”. On lui souhaite bon courage pour le détatouage au laser. Mais le summum fut atteint sans difficulté par Beckham, qui après s'être inscrit le prénom de sa douce (l'officielle) sur la peau en lettres indiennes, découvrit que la traduction n'était pas bonne. Comme le conclut Jérome Pierrat, un rien blasé, “ce sont les risques quand on confond effet de mode et une empreinte à vie sur sa peau”. La solution pour nos amis en quête de sensations picturales sans risque à long terme : le tatouage au henné ! À conseiller aux petits bras réalistes ou bien, autant associer l'utile à l'agréable, aux publicitaires toujours en recherche de nouveaux supports : ici un coup de savon et l'on change de sponsors.

Les nouveaux supporters du PSG peuvent pour leur part se replier sur des sites comme henna-tatoo afin de décalquer le logo de leur club au bas des reins de leur copine. À chacun son phantasme.



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<![CDATA[Hors-Sujet n°7 : Luis Rego : La Justice par le rire..]]> text/html fr SO FOOT Une petite interview parue voici 6 ans dans feu "Rouge" , mais dont je trouve qu'elle n'a finalement rien perdu de son intérêt (le FN, la religion, le féminisme, etc...) avant de se lancer en 2013... De 1980 à 1982, France inter, qui aujourd'hui préfère liquider les émissions trop insolentes, accueillit le « Tribunal des Flagrants délires », une étrange bande d'énergumènes qui passaient à la…]]> De 1980 à 1982, France inter, qui aujourd'hui préfère liquider les émissions trop insolentes, accueillit le « Tribunal des Flagrants délires », une étrange bande d'énergumènes qui passaient à la moulinette de la dérision les protagonistes de l'actualité, qu'ils soient politiques, artistes ou autres. Initié par Claude Willers, ce petit moment de liberté qui ne se prenait pas au sérieux, alors que la France passe de Giscard à Mitterrand, va devenir mythique dans le souvenir de nos concitoyens avides d'impertinence et de bonne chaire radiophonique. L'accusation est alors assurée par Pierre Desproges et la défense prodiguée par Luis Rego, qui rivalisent de bons mots, s'amusant à traiter par la satyre des questions très sérieuses. La parution sur CD des plaidoiries de Luis Rego est l'occasion de rencontrer ce génial saltimbanque, trop rarement employé à bon escient au cinéma (reste quand même un chef d'œuvre comme « Maine Ocean » de Jacques Rozier). Souvenir d'une époque où il était possible de rire de tout, à défaut que tout fasse rire.

Luis Rego « Le tribunal des flagrants délires » coffret 2cd



Comment êtes-vous arrivé dans cette aventure ? Comment cela fonctionnait-il en interne entre les différents intervenants ?

Claude Willers me connaissait déjà, parce qu'il m'avait vu dans l'un de mes spectacles, quand je faisais du café-théâtre. Il m'avait reçu dans son émission « Marche ou crève ». Il m'aimait bien, je ne sais pas trop pourquoi, mais c'est comme ça. Quand il s'est lancé dans le « Tribunal », il m'a proposé de participer. C'était assez libre dans la forme. On ne se mettait pas vraiment d'accord avec Desproges. Chacun écrivait son texte de son côté. Après France Inter décidait des invités, avec sa petite liste dont nous avions parfois du mal à comprendre la logique. Et puis l'autre qualité de l'émission tenait dans la présence d'un public, don avec une vraie dimension spectacle. J'avais la volonté de faire réagir, bref se bidonner, d'abord les gens devant moi.

Une de vos plaidoiries la plus célèbre reste « La journée d'un fasciste », alors que vous receviez Lepen en 1982, comment as-tu travaillé un tel sujet ?

D'abord, Lepen et le FN ne représentaient à ce moment rien, tant du point de vue politique qu'électoral. Comme je me sens quand même vaguement de gauche, même si la gauche qui existe actuellement ne me satisfait franchement pas, je n'ai guère eu de difficulté à trouver un angle d'attaque. Je suis d'origine portugaise et j'ai fait de la prison sous Salazar, donc je sais un peu à quoi peut ressembler le fascisme en pratique. Je suis arrivé en 1962 en France en et je fréquentais, entre autres, des réfugiés communistes portugais à Paris. La mauvaise idée m'a pris quelques années plus tard d'aller jouer dans un cinéma à Lisbonne, avec le groupe qui deviendra plus tard les Charlots. À la frontière, la police politique, qui devait avoir des informateurs en France, m'a arrêté. Je suis resté deux mois dans les geôles du régime. Ils ont fini par me libérer soi-disant car ils n'avaient rien trouvé de particulier sur moi – la honte pour un révolutionnaire !- et puis je pense que des gens ont du intervenir. Cela m'a bien ouvert les yeux sur la politique. Une telle mésaventure a nourri ma petite conscience. Donc, 15 ans plus tard, face à Lepen, s'offrir un petit carton n‘était pas trop compliqué. Le premier concerné s'est bien marré. Ça fait peur quelque part, mais c'est comme cela. À l'époque, il n'était pas en quête de respectabilité comme aujourd'hui. Et je pense qu'il ne se voit pas de la manière dont je décrivais un facho dans le sketch.

Une autre de tes plaidoiries semble aujourd'hui garder une résonance particulière, il s'agit évidemment de « L'impresario du christ », qui globalement présente Jesus comme un comédien qui finit par croire à son rôle, comment a-t-elle été reçue ?

Durant toute la durée du « Tribunal », je n'ai jamais eu de retour négatif ou de pression ni de plaintes des invités, sauf dans les cas ou je traitais de la religion. Il existe dans ce pays un problème que personne n'ose avouer comme tel : la religion. Toute mon enfance du music-hall, j'ai toujours entendu dire que la religion n'intéressait personne. Dans les productions, dans toutes les rédactions, partout on m'expliquait que les gens s'en foutaient. Dans la réalité, par exemple à la radio, dès que tu évoques la religion en des termes irrespectueux, les réactions, parfois très virulentes, affluent. Tu peux insulter le président de la république, balancer des vannes vulgaires, tout ce qui te passe par la tête... Tout est permis, sauf la religion. La ligne du religieux est infranchissable médiatiquement parlant. Je maintiens. Il faut faire appel à des autorités littéraires ou intellectuelles compétentes pour deviser de ces questions, les autres (comiques, chanteurs, etc.) sont mis à l'amende immédiatement. Et d'un autre coté, les bonnes âmes te racontent que le public s'en moque. Quelle hypocrisie !

Le sketch « Je suis un féministe » reste aussi un grand moment !

Le féminisme était né dans les années 70 et au début des années 80 il restait d'actualité. Gisèle Halimi était l'invité. Ma plaidoirie pouvait être pris de traviole, mais mon propos était surtout de dénoncer le machisme qui restait très fort, et finalement toujours de nos jours. Mais les féministes n'aimaient pas trop qu'on se moque du féminisme. Finalement le politiquement correcte ne date pas d'aujourd'hui. Ma volonté était toujours d'être politiquement incorrect et drôle. D'ailleurs je ne vois pas comment faire l'inverse, même si apparemment certains s'y essaient, notamment sur les plateaux de télé en prenant soin de cartonner l'invité en restant « dans les clous ».

Est-ce que vous pensez possible de refaire ce genre d'émission aujourd'hui ?

Dans les années 1980, on a ouvert une vanne un peu libertaire sur les ondes. Les gouvernements précédents avaient verrouillé l'ambiance à la radio ou la télé. Le ministre de tutelle possédait un téléphone direct pour rappeler à l'ordre le directeur de chaînes ou d'antenne. À ce moment, on a coupé le fil du téléphone. Aujourd'hui avec l'autocensure, j'ai l'impression que l'on procède finalement de nouveau « à l'ancienne » . La méthode a changé, c'est tout. Et puis aujourd'hui tous acceptent le bocardage politique, cela fait partie des programmes, c'est dans le cahier des charges. Je pense que le chansonnier là-dedans n'a plus rien à faire, en tout cas comme moyen d'expression et de révélation. Moi je ne voyais pas d'ailleurs comme un chansonnier, puisque son plat de résistance demeure la politique. Je traitais en fait assez peu de ce thème. Je m'étais astreint de ne parler de politique qu'une fois par semaine, pour éviter la saturation et la facilité. Lepen c'était inévitable évidemment d'aller au carton.

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<![CDATA[l'année politique (et autres) en quelques post...]]> text/html fr SO FOOT En 2012 , vous avez pu lire sur "Never trust a marxist in football", et presque nulle part ailleurs, une vision politique du ballon rond qui s'offre le luxe d'émettre un ou deux jugements péremptoires… et nous comptons bientôt poursuivre en 2013… Petite sélection pour les retardataires… Recherche journaliste foot de droite qui s'assume 2011 fut…]]> Recherche journaliste foot de droite qui s'assume

2011 fut une année très politique pour le football français : polémique sur les « quotas », doutes sur les grands stades de l'Euro 2016 (avec le retrait de Nancy ou les soupçons autour de celui de Lille), élections à la FFF, crise du foot amateur, débat sur la qatarisation du PSG ou sur les supporters, sans oublier l'évincement du rédac' chef de France Foot sous le prétexte d'une interview trop complaisante de François Hollande. Justement, comment la grande famille des journalistes sportifs se comporte-t-elle face à cette politisation accélérée du ballon ? Longtemps tabou, l'engagement des journalistes sportifs, à droite ou à gauche, contraints ou volontaires, serait-il en passe de se banaliser ? Parole à la défense et aux premiers concernés…

Le boulet des stades de l'Euro 2016

Après le naufrage sud-africain des Bleus, le bus de Knysna, la déprime du foot amateur et les remous autour du maintien de Laurent Blanc à la tête de la sélection nationale, voici que les futurs -ou avortés- stades de l'Euro ne cessent d'alimenter l'actualité, de Lens à Lille, en passant par Lyon et Bordeaux, de batailles politiques en affaires judiciaires. Et si les infrastructures de 2016 devenaient le nouveau cauchemar du foot français?

5 raisons de ne pas croire au fair-play financier

Fini de rire. Michel Platini le répète sur tous les tons, avec des accents keynésiens et des sanglots coubertiniciens, le temps du grand n'importe quoi est fini-fini dans le football pro européen. Sinon gare au krach tant annoncé, voire à la fin de la poule aux œufs d'or. Bref, à l'apocalypse dans les stades chèrement rénovés de l'Euro 2016.

La politique à Auteuil : no fun !

Version longue de l'encadré paru dans le Hors-série « Supporters », encore dispo sur le site (http://www.sofoot.com/anciens-numeros.html) , et sans la coquille la plus fameuse de ma carrière.

3 questions à Tristan Garcia

Depuis Montherlant et Blondin (pour rester en France) , écrire sur le sport s'avère un exercice périlleux. D'autant plus que, contrairement à la légende, les hommes ou femmes de lettre amateurs de la chose ne manquent pas, et qui désirent toujours à un moment ou un autre s'attaquer, plume à la main, au culte athlétique. Le recueil de nouvelles que publie Tristan Garcia, jeune auteur que l'on avait découvert avec « La meilleure part des hommes », libre fresque sur les années 90, s'empare donc aussi du sujet. Mais par les marges et le dessous des cartes. L'occasion de lui poser nos traditionnels 3 questions.

Tant qu'il y aura des fumis...

Les incidents qui se sont déroulés à Auxerre ont brusquement rappelé à un foot français tout occupé à regarder le nombril de Louis Nicollin, que les supporters pouvaient eux aussi garantir le spectacle et sauver l'intérêt d'une L1 tirée sportivement vers le bas. Et, au passage, servir de boucs émissaires médiatiques et sécuritaires.

Tu sais que tu supportes le Red Star quand ….

Parce que tu crois que c'est un club de gauche, que tu es convaincu - après avoir lu Alfred Wahl et John King - que le foot, c'est d'abord de l'histoire sociale, que tu connais quel bus prendre à porte de Clignancourt pour se rendre au stade Bauer. Et que, surtout, tu es soulagé d'avoir assuré le maintien en National en battant Le Poiré Sur Vie. Voilà, tu sais que tu aimes vraiment le Red Star quand...

De Zlatan, des supporters parisiens et d'Isaac Asimov

Le PSG qatari a hérité d'un nouveau public, suite au grand nettoyage du plan Leproux. Si l'actuelle direction du club a pu parfois regretter l'absence de ferveur et de chaleur que seuls les ultras peuvent apporter gracieusement dans la plus value sportive à domicile d'une grande équipe européenne, ils savent aussi très bien que les nouveaux spectateurs et fans en veulent pour leur argent autant que pour leur passion. Et c'est là qu'arrive Ibra dans cette nouvelle relation client initiée au sein du foot français. QSI, ou la qualité du service garantie.

Portrait du footballeur en bande de jeunes, par John King

L'écrivain John King (est-il besoin de présenter l'auteur de « Football Factory » et « Human punk », et désormais de « Skinheads » au Diable Vauvert) a accepté de se livrer à l'exercice du portrait chinois appliqué aux footballeur, mais cette fois-ci en les conformant aux sub-cultures urbaines anglaise. De la northern soul à Sham 69, petite visite guidée de la perfide Albion par ces deux points forts : la musique et le ballon rond.

L'ordre et la morale !

La FFF a donc annoncé la suppression des primes de quatre joueurs du dernier Euro (Samir Nasri, Hatem Ben Arfa, Yann M'Vila et Jérémy Ménez) et la réduction de celles des autres Bleus ainsi que la mise en route d'une « commission de réflexion » sur l'avenir de ces rétributions généreusement accordées aux capés. Peu avant, Didier Deschamps livrait à l'AFP ses priorités en termes de gestion du groupe. Et cela sentait bon le hussard noir du foot tricolore. Après le Président, le ministre de l'Intérieur ?

Le Handball, l'autre foot ?

Les Jeux Olympiques se sont terminés sur un nouveau triomphe du handball tricolore. Et, forcément, beaucoup ont dessiné, comme d'habitude ces dernières années, un cruel parallèle avec le cuisant "échec" de l'Euro 2012. Mais au-delà de l'opposition facilement établie entre un sport pétri de ses nobles « valeurs » et d'un foot bouffé par son pognon et ses caprices de stars, ne serait-il pas temps pour les Bleus d'aller réviser leurs classiques auprès de leurs confrères aux mains ailés ? Allez, Didier Deschamps, profite c'est gratuit !

Naissance du Hip-Hop parisien et football

Le moins que l'on puisse dire que, c'est que les liens entre la culture foot et hip-hop n'étaient pas évidents, au départ, en France. Un très beau livre sorti récemment, Mouvement (éditions 1980), raconte, tout en photos d'époque, la genèse du rap, du graff et du break dance dans l'Hexagone. L'occasion de demander à l'un des acteurs cruciaux de cette époque, le graffeur Jay One, grand passionné du ballon rond et des bombes aérosols, de nous raconter ces années-là !

Vers une Ligue 1 sans Ultras ?

La saison vient à peine de démarrer que déjà les mesures répressives s'abattent sur les supporters. De fait, si l'arrivée du « nouveau » PSG zlatanisé semble modifier la donne dans le championnat, plus amplement le foot français est en train de muer en profondeur, et l'un des premiers théâtres de cette transformation touche la faible et récente culture tribunes qui semblait enfin s'y être cristallisé. Entre les nouveaux stades consacrés à attirer les VIP et les créneaux horaires de L2 censés séduire le téléspectateur, le travail de sape s'effectue à tous les échelons, avec une répression d'autant plus facile à mener que parfois les « stadeux » tendent le bâton pour se faire battre. N'empêche, doucement mais sûrement, les ultras remplacent de plus en plus les hooligans dans le rôle de ces « pseudo-supporters » dont il faut se débarrasser.

Quand le Stade de Reims rencontre Paris

Le PSG a donc péniblement vaincu le Stade Reims, promu patrimonial et alors étonnant cinquième du classement. Mais au-delà de l'enjeu sportif, tout le monde y discerne le grand choc des symboles : l'histoire prestigieuse, nationale et quasi-gaullienne du club légendaire de Kopa contre le lustre moderne, capitaliste et mondialisé de l'équipe de Zlatan. Pourtant, ce n'est certainement pas la première fois que les Rémois se déplacent en région parisienne, pour le pire et le meilleur. Avec, en toile de fond, un fréquent chassé-croisé dans l'élite, ainsi que l'éternelle question du fameux second club parisien.

West Indies, Calypso et les deux Manchesters dans l'Angleterre des années 50

Paru dans So Foot, novembre 2005, pour illustrer le morceau « The Manchester Football Double » par Lord Kitchener dans la compilation « This is So Foot »

Le foot pro à 75% contre le gouvernement socialiste

Alors que le handball vit son VA-OM avec une animatrice de NRJ12 en Ève tentatrice, la nouvelle passerait presque inaperçue : le football français passe dans l'opposition. Pas vraiment une surprise. A la majorité d'une voix, Frédéric Thiriez (président de la Ligue de football professionnel), Jean-Pierre Louvel (président de l'UCPF, syndicat des clubs professionnels) et Philippe Piat (président de l'UNFP, syndicat des joueurs professionnels), bref les principaux protagonistes du foot pro français, ont émis un avis « politique » définitif sur « une mesure fiscale irréfléchie », cette taxe de 75% au-delà d'un million de revenus annuels chère au candidat Hollande.

FN : ce parti qui n'aimait pas le foot

Le Front National a publié un petit communiqué de presse sur le PSG de la plume de son « conseiller au sport auprès de Marine Le Pen », Éric Domard. Un coup de comm' sur ce QSG qui fait tant parler. Un coup plutôt réussi pour si peu de phrases et autant d'approximations. Mais au-delà de ce qui était attendu, cette guillerette embardée vers la question du ballon rond nous apprend beaucoup sur la difficulté du parti à s‘emparer du phénomène sportif.

Tu sais que tu joues au Foot à 7 quand…

Les soirs de semaine, il t'arrive de ne pas avoir le temps de finir un dossier urgent pour t'entasser à six dans une AX et partir à la recherche d'un terrain pelé de la grande couronne. Tu sais que tu joues en Foot à 7 quand…

Le foot sauvé par la Presse People?

Aujourd'hui, le foot est devenu un sujet people comme les autres. Mais un sujet plutôt vendeur. Tout en s'en défendant, les stars du ballon rond savent que Voici contribue autant à leur médiatisation que L'Équipe. ]]>