Never trust a marxist in football !

12/12/2012

Il semblerait que les derniers fiefs (Florange, PSA-Aulnay, etc...) de la france ouvrière et industrielle tombent les uns après les autres, sous le regard -volontairement?- impuissant du gouvernement. Il n'est pas inutile de se rappeler que le foot est aussi né et s'est surtout démocratisé dans les usines de la banlieue parisienne (et d'ailleurs) entre les deux guerres. Et que patrons et ouvriers s'en disputèrent le contrôle.

En février 1937 l'union C.G.T. (Confédération Générale du Travail) des syndicats des métaux de la région parisienne dote du prix Benoît Frachon le challenge de football du Métallo Sporting club, groupement qui chapeaute l'ensemble des clubs métallurgistes affiliés à la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (F.S.G.T.). Toujas, responsable de ce club, explicite les enjeux de cette démarche: “Le sport ne peut être disjoint de l'activité syndicale elle-même qui dispose de moyens uniques pour développer le mouvement sportif dans les entreprises.” Pourtant en 1923, plus de dix ans auparavant, la motion sportive présentée au congrès de la C.G.T.U. par un certain Félix Mathieu se contentait de préconiser “un vaste effort de propagande […] pour la création de clubs sportifs ouvriers dans les localités ou il n'en existe pas et pour le renforcement de ceux existants.

Deux positions extrêmes, l'une timide, déléguant le sport ouvrier aux bons soins des structures locales, et l'autre, offensive, voire hégémonique, qui manifeste l'ambition certaine de doter le syndicat de son propre mouvement sportif. Le chemin parcouru s'explique par un double changement politique et culturel, conditionné par les modifications du rapport de force entre le syndicalisme et le patronat.

De fait pour écrire l'histoire des “joies ouvrières”, on doit comprendre le lien intime qui les relient aux souffrances et aux luttes sociales dont elles composent davantage un prolongement plutôt qu'une contrepartie ou une compensation.

Au temps du “sport de classe révolutionnaire” contre “le sport patronal bourgeois au service de la militarisation de la jeunesse”.

Avant 1914, les rares tentatives pour lancer dans le cadre de la F.S.A.S.(Fédération Sportive Athlétique Socialiste) des “clubs syndicalistes” en liaison notamment avec les jeunesses syndicalistes, échouent à dépasser le stade des nobles intentions. Les raisons liées aux spécificités du mouvement ouvrier français, principalement de sa composante syndicale, s'avèrent ici déterminantes. Cette propension à délaisser le lieu de production ou la profession comme support d'identification et d'implantation du club sportif ouvrier perdura après la guerre. Comme le souligne l’historien J.L. Robert à l'occasion des grèves de 1919 “Le sport ouvrier ressort du citoyen plus que du travailleur, […] l'implantation est liée à l'habitat ouvrier.
En septembre 1919 naît pourtant la Fédération Sportive du Travail. Ce changement de sigle signale la mutation progressive du sport socialiste en un sport ouvrier puis travailliste, dont l'identité se stabilisa sous le Front populaire. La C.G.T. le parraine désormais officiellement aux cotés de la S.F.I.O. et de la F.N.C.. Toutefois les implications et les réalisations communes demeurent limitées. Pour les sportifs ouvriers “le club sportif local demeure l'antichambre des organisations révolutionnaires” (R. Savin, “Contre le sport bourgeois pour la F.S.T. (I.R.S.)”, Le sport ouvrier, 20/11/1924), syndicat compris. On peut en outre, en changeant de perspective, expliquer en partie cette situation par le retard de la réflexion du syndicalisme hexagonal sur la question des services.

Néanmoins, malgré cet héritage culturel peu favorable, le sport travailliste se positionne progressivement sur le sujet. En effet il se trouve confronté après la guerre aux nouvelles réalités du sport français, fortement remanié par l'apparition des fédérations unisport et le déclin du sport catholique. Les travaillistes reformulèrent en conséquence la hiérarchie des dangers portés par le sport bourgeois. Pour résumer le sport patronal se substitue en lieu et place du sport confessionnel comme adversaire politique principal, comme le plus nocif vecteur d'endoctrinement “bourgeois et militariste”, puisque ciblé sur la classe ouvrière. Dans une brochure publiée en 1930, la F.S.T. précise que: “le club patronal c'est le dernier perfectionnement à l'utilisation du sport par la bourgeoisie au détriment du prolétariat” ("Bourgeoisie et prolétariat en face du sport", Le pré Saint Gervais, F.S.T., 1930, p. 12 ). Évidemment les griefs accompagnent les mutations de la ligne politique. En 1938 L'Union des métaux accuse désormais les clubs patronaux d'entraîner la jeunesse par “des chemins détournés dans la voie du fascisme” (L'Union des métaux, 03/1937).

Dans le mouvement communiste la tendance est particulièrement accentuée, quelles que soient les structures, jusqu'au niveau international. La moindre motion sportive entonne son couplet fustigeant les clubs patronaux. On peut ainsi lire en 1933 dans Les cahiers du Bolchevisme que si le “capitalisme a donc organisé les sportifs sous deux formes: locale et corporative”, par cette dernière il essaye “de détourner le [jeune personnel] des organisations ouvrières et notamment syndicales” (Auguste -probablement Delaune- , “Pour un meilleur travail de la fédération sportive du travail”, Les cahiers du bolchevisme, n°2, 15/01/1933). Le sport patronal entrave la formation de la conscience de classe chez les plus jeunes, distillant un genre d'opium sportif.

Bien que faisant dans son ensemble ce constat, le mouvement sportif ouvrier se divise sur le remède à y apporter. Les socialistes de l'U.S.S.G.T., qui ont scissionné de la F.S.T. en 1923, fidèles au vieux modèle travailliste, considèrent que le club local, soutenue par la municipalité, doit rester la norme. En revanche les communistes affirment petit à petit le besoin de répliquer sur le terrain même de “l'ennemi de classe”. Les clubs corporatifs constituent dorénavant un objectif notable du sport rouge, afin d'asseoir sa dimension authentiquement prolétarienne.

La métallurgie possède en la matière une réelle exemplarité pour les militants ouvriers. Elle symbolise pour les cadres de la F.S.T. et de la C.G.T.U. une sorte de terre de mission sportive. En 1933, Robert Mension, responsable parisien et national de la F.S.T., lui consacre de la sorte un article dans Regards , décortiquant avec inquiétude les efforts et les succès des patrons de la métallurgie. Le climat sociale s'y avèrent détestable pour les syndicats et partis ouvriers ce qui les empêchent de s'implanter convenablement. La répression patronale frappe pareillement le sport ouvrier. “Former un club d'entreprise adhérent à la F.S.G.T. était, avant juin, une tache [sic] difficile, car ses membres, rapidement connus de la direction, risquaient le renvoi.” (La Vie Ouvrière, 3/12/1936)
Face à cette conjoncture, notamment parce que les sociétés patronales semblent profondément enracinées dans la vie de l'entreprise, les “sportifs révolutionnaires” adoptent une posture pragmatique, censée leur éviter de se couper artificiellement de “la masse” en gaspillant leur force dans le développement de clubs corporatifs confidentiels. Il s'agit en premier lieu de “grignoter” les associations ou d'en prendre la direction par entrisme. Stratégie qui ne rencontre guère d'application et encore moins de réussite. Ainsi au cours d'une réunion du Comité Central en juin 1932, Alfred Costes, qui dirige la fédération CGTU des métaux en Région Parisienne depuis 1930, témoigne des difficultés qu’il rencontre pour appliquer la stratégie préconisée par l'I.C.J., “opposer des clubs d'usines aux clubs patronaux”, à laquelle par ailleurs il est favorable parce que “le recrutement des sportifs à l'usine est meilleurs”. Selon lui le principal obstacle réside dans l'absence de collaboration des J.C. et surtout la posture de la F.S.T. “qui s'[y] est opposé.” Il demande donc de trancher au prochain congrès des jeunesses pour savoir si “cette méthode est fausse.” (Procès verbaux du Comité Central des 4,5 et 6 juin 1932).

Les chefs d'entreprises métallurgiques ont discerné précocement le rôle que pouvait jouer le sport dans le contrôle du personnel. Ils sont régulièrement félicités par l'U.I.M.M. pour ce travail en faveur des organisations sportives.Bien qu'il arrive que patrons et militants ouvriers empruntent des expressions identiques pour dénoncer “les mauvais loisirs” corrupteurs et les dangers pesant sur la santé de “la race française”, le projet du patronat se situe aux antipodes du discours travailliste. Il perçoit dans le sport une opportunité d'accroître son emprise sur les salariés en régentant leurs loisirs. Il reste persuadé d'autre part que les valeurs sportives confortent l'ordre social capitaliste. Les plus avancés de ces chevaliers d'industrie croient y trouver un “instrument pédagogique de la nouvelle organisation industrielle” et des modes de productions tayloristes.

Cependant le succès de ces initiatives achoppe partiellement sur cette finalité trop évidente. La littérature patronale reconnaît que les ouvriers s’avèrent réticents vis à vis d'œuvres administrées par la direction, alors que des services équivalents, moins connotés, commencent à se généraliser dans leurs communes de résidence. Un petit mot sur les influences étrangères. Elles sont évidentes, que ce soit l'URSS pour les travaillistes, ou bien, du coté des théoriciens de l'action patronale, les organismes spécialisés comme le Kraft Durch Freude nazie ou le Dopo Lavoro fasciste.

La ruée sportive de juin 1936: une expérience d'un sport de masse en dans la métallurgie.

Les grèves de Juin 1936 marque un tournant. Elles inaugurent une période exceptionnelle pour le sport travailliste qui va pouvoir enfin affronter à armes égales , voire avec un certain avantage, ses adversaires traditionnels. La branche corporative du comité régional de la F.S.G.T. connaît une envolée impressionnante. Le comité de Paris compte 19 014 licenciés et 221 clubs en mars 1936, dont 19 clubs corporatifs et 1063 licenciés (dont 98 au Métallo Sporting club), soit 5,5 % des effectifs. En décembre 1936 on passe à 45 clubs groupant 2718 licenciés, en février 1937 plus de 4 000. Entre mars 36 et mars 1937 le secteur corpo apporte presque la moitié des nouvelles adhésions en région parisienne. En octobre 1938 il rassemble 211 clubs, soit 10 561 licences placées (un quart des troupes du Comité régional). La métallurgie passe de 15 clubs en décembre 1937 à 108 en octobre 1938, soit 44% des corpos. Dans le domaine du football on y recense 125 équipe de football en octobre 1938 réunissant près de 60% des joueurs.

Les raisons de cette explosion sont de plusieurs ordres:

- En premier lieu intervient le caractère singulier (les occupations d'usine) et inédit (en raison de son ampleur) des grèves. Il n'est pas utile de retracer ici la participation massive des salariés de la métallurgie aux occupations d'usines. Parallèlement au mouvement revendicatif, grandit une vie sportive, d'instigation ouvrière. Les comités d'occupation établirent des structures (commission "loisirs", etc.) afin de canaliser ce foisonnement, et dont la pérennité se révèle moins fragile que leur vocation première le laissait envisager. Des dirigeants comme Robert Mension parcourent les entreprises pour encourager les travailleurs à créer des clubs d'usine. La F.S.G.T. présente constamment les grèves comme la genèse du sport corporatif (Louis Gorget l'exprime ainsi: “ notre F.S.G.T. en [l'organisation du sport des travailleurs en entreprise] revendique toutes les charges et tous les droits.” Sport, 23/09/1936), né d'un désir sportif des travailleurs comblé au sein de “l'unique organisation [sportive] de la classe ouvrière.” (La Vie Ouvrière, 26/11/36).

- Ensuite les conquêtes sociales établirent les conditions indispensables pour que les deux acteurs sociaux (C.G.T. et F.S.G.T.) puissent agir et se rencontrer. La principale avancée réside dans la réduction du temps de travail. La loi dite des 40 heures - loi complémentaire avec les congés payés-, en instituant la semaine anglaise ou des “deux dimanches” offre le support juridique qui permet au sport corporatif d'exister de façon autonome. En outre, ce réaménagement du temps hebdomadaire, triple d'une certaine façon le nombre de stades utilisables, puisqu'il s’avère désormais possible “d'échelonner sur trois jours l'activité sportive” (L'informateur sportif de la région Parisienne 13/02/1937). L'augmentation des rémunérations (de 7% à 15 %, parfois, plus avec la poursuite des grèves) facilite également la pratique sportive des ouvriers et leur entrée dans les associations. La baisse du coût réel de la pratique (cotisation, équipement sportif, etc.) représente un facteur fondamental, et étrangement minoré par la sociologie du sport, dans le processus de démocratisation des loisirs corporels.

Enfin ,et surtout, ce spontanéisme sportif est relayé par la C.G.T. , qui affiche une véritable volonté politique de promouvoir le sport corporatif. Volonté qui prend son ampleur, et qui en résulte d'ailleurs, grâce à la nouvelle force numérique de la centrale syndicale. La “ruée corporative” apparaît donc essentiellement comme son œuvre. Le club sportif acquiert une place à part entière dans l'organigramme syndical. Il incarne désormais “une des bases multiples” du syndicat (La Vie ouvrière, 18/02/1937) et constitue un de ses “rôles sociaux”. Il relève donc avant tout, du moins aux yeux des syndicalistes métallurgistes, de la compétence de la C.G.T.. Ainsi le syndicat est désigné de “Père généreux” et le club sportif comme “son enfant” (La Vie Ouvrière, 26/11/1936).

Les sections syndicales d'entreprises fournissent effectivement l'armature sur laquelle le secteur corporatif se construit. Elles lancent les clubs en leur donnant le dynamisme que les créations politiques -d'avant juin 1936- de la F.S.G.T. ne possédaient pas forcément. Elles les financent de manière régulière ou épisodique, par exemple pour subvenir aux premiers frais de fonctionnement. La commission administrative corpo F.S.G.T. sollicite de ce fait la confédération afin qu'elle affecte ses cadres les “plus qualifiés” (L'informateur sportif de la Région parisienne de la F.S.G.T., 4/08/1937) à la gestion exclusive des affaires sportives. De trop nombreuses tâches militantes empêchent, selon les travaillistes, que chaque charge soit correctement assumée.

La métallurgie est particulièrement à la pointe du combat et les unitaires qui y sont majoritaires, réservent une place de choix à ce mouvement dans leur journal, La vie ouvrière. Ainsi dans la livraison du 3 décembre 1937 le secrétaire sportif du M.S.C., Gaston Lenicolais dresse un premier bilan largement positif du mot d'ordre lancé par le syndicat des métaux de la région parisienne :“Pas une usine de la métallurgie sans organisation sportive. A coté d'un syndicat puissant doit être un club puissant.”

Cette croissance se signale effectivement, par la multiplication des clubs d'usine. La vague d'adhésions provenant des secteurs industriels - dont les modes de production et la configuration salariale diffèrent considérablement de ceux du tertiaire- induit ce phénomène. Les nouvelles sections d'entreprises du Métallo Sporting Club possèdent dorénavant une réelle autonomie, justifiée par l'afflux des "sportifs de juin". On assiste à un changement radical d'échelle dans l'organisation de la base du mouvement corporatif ouvrier. Les nouvelles associations se dénomment désormais selon leur établissement et non plus la branche comme auparavant. La vie ouvrière, sensible à cette mutation, parle désormais de sport interentreprises tandis que Le Peuple ou Sport maintiennent, pour des motifs distincts, l'ancien vocabulaire de “corporatif”. Ces attitudes opposées recoupent grossièrement les démarcations sociales que nous venons d’évoquer.
Le sport travailliste fournit essentiellement le savoir faire technique et un cadre reconnaissant la pertinence de la démarche corporative face à des clubs patronaux engoncés dans des fédérations officielles qui les confinaient dans un ghetto sportif. Par exemple les footballeurs corporatifs font appel à Boone , dirigeant parisien, pour les aider à affronter “la constitution extra-rapide de [leur] mouvement.” (Sport, 23/02/1938). Ce statut de prestataire de service irrite parfois les responsables travaillistes. Ces derniers ne sont pas exempts de réticences, parfois de résistances.

Le patronat, dont l'engagement est éparpillé en une “poussière d'œuvres”, n'arrive pas à dépasser le stade de l'initiative privée Derrière une certaine homogénéisation du discours théorique, il peine à systématiser un politique écartelée par la diversité des buts poursuivis “allant du club autonome lié aux fédérations unitaires et devenant parfois le grand club régional, au club corporatif prolongeant l'esprit maison et participant aux championnats corporatifs des années vingt ». Cependant la nouvelle concurrence “rouge” le pousse à chercher des solutions, à se documenter tout azimut, et à construire une ébauche d'organisme centralisé, le C.P.A.S..(Centre de Prévoyance et d'action Sociale) sous les auspices du C.G.P.F.. On assista même à des collaborations surprenantes entre club ouvrier et direction d'établissement, par exemple à Gnome et Rhône Gennevilliers dont l'équipe de foot syndical s'entraîne sur un terrain prêté par la direction (Sport, 09/01/1937) ce dont se réjouit la presse syndicale tout en remarquant leur caractère exceptionnel : “Cependant il est juste de dire que certains patrons subventionnent eux-mêmes la société adhérente à la F.S.G.T. ou encore lui conserve […]le terrain qui , jusque là, avait été utilisé par la société patronale”(A. Deschamps, La Vie Ouvrière, 3/12/1936).

Toutefois la victoire du syndicalisme sur le sport patronal se confirme à la fin de l'année 1938. Dans le domaine du football on compte seulement 81 clubs corporatifs en F.F.F.A. contre près de 110 affiliés à la F.S.G.T.. Il faut néanmoins relativiser ces résultats. D'une part les clubs, comme par le passé, vivent la plupart du temps hors de l'usine: domiciliés chez le président ou un café, voire la bourse du travail, réduits à jouer sur les terrains des municipalités sympathisantes ou sur les grandes aires de jeu de Vincennes ou de Bagatelle. De l'autre les clubs syndicalistes n'arrivent pas en général à s'implanter quand préexiste une société patronale. On ne retrouve, toujours dans le cas du ballon rond, qu'une dizaine de sites disposant d'associations des deux sensibilités.

Le Front Populaire constitue une période charnière ou l'on voit apparaître une pratique sportive solide et enfin numériquement significative dans le monde de l’entreprise. Un sport travailliste en pleine révolution identitaire et un syndicalisme de masse se révèlent capable non seulement de dépasser sur sa gauche le sport patronal mais aussi arrivent à proposer une forme de culture et fonctionnement sportif en phase avec les nouvelles aspirations des travailleurs de la métallurgie.

Néanmoins les conquêtes ouvrières restent fragiles car elles dépendent avant tout du contexte politique. Il suffit que le patronat renoue avec ses vieilles méthodes lors de la grève générale de novembre 1938 et réinstalle son autorité “de droit divin”, pour que le secteur corporatif F.S.G.T. s'effondre brutalement.

C'est avec l'apparition d'une législation spécifique à la libération, instaurant une instance officielle- l'ordonnance de 1945 instituant les Comités d'établissement - que le sport d'entreprise quitta partiellement le champ de la lutte de classe pour rentrer dans celui la cogestion.


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