La Souris Déglinguée et le (pas de ) foot !
22 janvier 2010 à 15:24
Aujourd’hui et Demain !
J’aurais pu vous parler longuement, comme tout le monde, du boucan politico-médiatique de Lilian Thuram. Et nous allons sûrement y revenir dans les jours prochains ( car une opinion aussi énigmatique que « quand on parle trop de football dans un pays, c’est mauvais pour la démocratie » (les Inrocks) mérite de s’y arrêter).
Mais un autre événement retient notre attention en ce mois de janvier 2010. La Souris Déglinguée fête ses 31 ans au Bataclan. Inutile de sourire, il ne s’agit pas franchement d’une diversion. Car si le meilleur groupe de rock urbain que l’hexagone n’est jamais portée dans ses entrailles périphériques n’est de fait pas grand chose, sinon rien, à voire ni à raconter sur le football, cela s’avère, à mon sens la meilleure démonstration, que la France constitua certes un pays de footeux (au sens de la pratique), mais certainement pas une nation de football (comme constitutif de sa culture nationale dans toutes ses facettes, y compris underground ; si nous aurons l’occasion de remettre le couvert sur le sujet ).
LSD occupe chez nous la place superposéee Cockney Reject, des Meteors, de Madness et pour le versant ricain des Ramones. Beaucoup pour un seul groupe. Et malgré un tel cumul des mandats musicaux, le petit monde du ballon rond et des tribunes y est quasiment absent. Pourtant la montée en puissance de la formation emmenée par Thai Luc (lui même peu porté sur la « balle au pied ») correspond à Paris avec la radicalisation du KOP of Boulogne, sous l’impulsion de quelques skinheads qui n’étaient pas, pour certains d’entre eux, les derniers inconditionnels la Raya (l’équivalent de la sham army de Sham 69, très active un certain soir à l’Opéra Night).
La note de livret du concert de Lyon en 1984 signale d’ailleurs l’absence de certaines « têtes de peau » retenus par un légendaire (au sens ou il reste difficile de séparer le vrai du faux, tout comme avec un fameux concert de RAS) France-Angleterre, qui fit apparaître notre capitale sur la Mappemonde du hooliganisme. Pourtant point d’autres écharpes que traditionnelles ou d’autres symboles que tibétains sur scènes. Si aucun groupe ne se révéla aussi emblématique d’une époque, celles des tribus du bitumes, des bandes (politiques – voire pour le versant gauchistes les autonomes- ou non) et autres mœurs délétères des années 80, le foot resta un continent inexploré dans la poésie lysergique.
Preuve qu’il n’est guère besoin de notre coté du channel d’aimer le foot pour provoquer le barouf. Grosse différence entre la France et l’Angleterre. Et qui s’en soucie.. à part nous. Entre gens de mauvaises compagnies, on se comprend :) .
Pour les autres, à samedi soir an 23...
PS : de sources bien informées, il exista une équipe bien nommée "INTERNATIONAL MÉTÈQUE" portant au dos de ses maillots les couleurs de La Souris Déglinguée, les joueurs qui s’entraînaient près de la porte de Clignancourt étaient des proches du groupe.