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La bonne littérature serait souvent de droite, qu'en est-il du grand football? Peut-on imaginer une rencontre entre l'Inter(nationaliste) Milan d'Antonio Gramsci et le Paris Socialiste de Gauche de Jean Jaurès? Et si le foot rendait presque la politique de nouveau intéressante?

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Je n'aime pas le sarkozysme footeux

Je n'aime pas le sarkozysme footeux
15/01

Frédéric Martel vient de sortir un ouvrage intitulé « J'aime pas le sakozysme culturel », reprenant le principe du like de facebook. L'occasion pour lui de lister tout ce qui lui déplait dans la façon dont notre président à violenter le petit monde de la culture pour en faire objet docile et corvéable, dans le but de sa réélection. J'espère que l'auteur ne m'en voudra pas de reprendre son principe au vol et de m'en emparer pour fustiger à mon tour l'influence du sarkozysme sur le football hexagonal et la manière dont il a su en user et en abuser pour insuffler ses valeurs dans la société.

− J’aime pas l'amour hypocrite de Nicolas Sarkozy pour le foot, lui qui ne jure finalement que par le footing, sport individuel et sans aucune assise associative (monde associatif dont il se méfie viscéralement le soupçonnant d’appartenir à cette « vieille » France gaullo-communiste qu’il abhorre).

− J'aime pas la façon dont le footballeur sert désormais au président, et à la droite, de bouc émissaire fortuné quand toutes les autres catégories de « riches », surtout héréditaires, sont épargnées (la fameuse bande du fouquet’s entre autre). En gros, il cible ces gosses des quartiers et de « pauvres », sans véritables pouvoir ni influence, comme dérivatif à la colère populaire contre les inégalités croissante ; l’occasion parfaite de taper sur des « parvenus » et de stigmatiser encore davantage les « cités »

− J'aime pas cet amoureux du PSG qui en déteste les supporters les plus fervents, qui après avoir laissé les chose pourrir en tant que ministre de l’intérieur, téléguida l'épuration du stade pour un foot pas forcément plus propre mais plus soft – bref le foot sans le peuple quand il bouge trop et ose protester.

− J'aime pas ce président libéral, qui ne jure que par la méritocratie, la réussite individuelle et l’adaptation aux lois internationales du marché, (et promet un Etat irréprochable) qui par contre joue en sous-main de la puissance publique pour garantir à la L1 des droits télé conséquents, en dehors de toute logique de l’offre et de la demande.

− J'aime pas l'intervention paternaliste, moralisatrice et populiste de l’Etat sarkozyste dans les affaires du foot après Knyssa français, pour aboutir finalement à une réforme qui se contente d’accorder une plus grande place au pros dans la gestion de la FFF.

− J'aime pas ce gouvernement qui finance les grands stades avec le peu d'argent qui reste dans le budget du ministère des sports (en l’occurrence surtout du cnds), qui pousse à des partenariats privé-public (emprunts publics, bénéfice privés) qui étranglent encore un peu plus les collectivités territoriales que par ailleurs ses réformes de fond (RGPP, réformes territoriales) rendent chaque jour davantage incapable de soutenir un foot amateur malmené (dont on ne cesse en retour de vanter les vertus éducatives et citoyenne).

1 commentaire
 
  • psykoi
    24/02 à 10:48
    + -
     
    pour aller plus loin ke l'anti-sarkozisme, lire, entres autres, "la contre-révolution coloniale en france" de sadri kiari (eds la fabrik)