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La bonne littérature serait souvent de droite, qu’en est-il du grand football ? Peut-on imaginer une rencontre entre l’Inter(nationaliste) Milan d’Antonio Gramsci et le Paris Socialiste de Gauche de Jean Jaurès ? Et si le foot rendait presque la politique de nouveau intéressante ?

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Ce que le foot pro doit au peuple ... et à son porte-monnaie

11 janvier 2010 à 12:34 Ce que le foot pro doit au  peuple ... et à son porte-monnaie

paru également sur le site de la FSGT

Lors de ses vœux Frédéric Thiriez, président de la Ligue Nationale de Football, est revenu, par la bande, sur la bataille autour du DIC (droit collectif à l’image, niche fiscale supprimée par les parlementaires, bien que finalement compensée grâce à un deus ex machina présidentiel). Il a notamment livré un argumentaire assez symptomatique de la période actuelle. " "Qu’il y ait de l’argent dans le football c’est une évidence, mais c’est aussi grâce à cela qu’il peut verser chaque année 600 millions d’euros d’impôts et de charges sociales à la collectivité". Et de poursuivre plus loin "La prospérité du football contribue à celle de la nation : qui s’en plaindra ? En ces temps de crise économique, sociale, morale, il faut préserver le sport et non pas le stigmatiser"

Nous aimerions simplement lui signaler que la fortune colossale du football professionnel, parfois au détriment des autres sports et même de l’intérêt général, résulte d’abord du dur labeur de l’ensemble du peuple français et grâce aux deniers des divers niveaux de l’État ou des collectivités territoriales. Passons sur les subventions occultes, tacites (l’utilisation des stades) ou incongrus, voire illégales, qu’accordent ces dernières aux clubs professionnels (et qui leur offrent souvent d’équilibrer leur budget), et brocardées récemment par un rapport de la cours des comptes (Philippe Séguin R.I.P.).

Si le foot pro français existe, c’est aussi et d’abord grâce aux dépenses, pas toujours judicieuses, des ménages (abonnement aux chaines cryptées, achats d’articles de sport, places dans les stades, espaces publicitaires et désormais paris en ligne, etc...). Ensuite en bénéficiant, comme chacun d’entre nous, de l’ensemble des infrastructures et des moyens mis à sa disposition par les pouvoirs publics (de la mobilisation des CRS aux réseaux routiers, sans oublier les rames supplémentaires de la RATP les soirs de matchs). Un surcout difficile à calculer, mais loin d’être minimes. Les fameux 600 millions ne constitue peut-être au final qu’une maigre consolation pour « la nation. »

Comme toujours, le foot est apolitique, sauf en matière de fiscalité.






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