Never trust a marxist in football !

29/08
… tu demandes de toi-même à être remplacé … tu répètes que le plus important c'est que le ballon se déplace pas le joueur … tu es très heureux qu'un plus jeune évolue sur ton aile … tu ne connais plus les dernières chaussures à acheter … tu laisses ton maillot sortis du short, pour cacher ton bide, plus pour le style … il t'arrive de te servir de tes gosses comme excuse pour rater un match … l'idée d'un tournoi en province ne t'excite plus du tout à l'idée de la négociation avec ton épouse … tu n'as plus honte d'avouer que tu joues en sénior … tu rentres chez toi le soir, t'es fatigué … tu n'achètes plus de nouvelle chaussette tous les ans, c'est du gaspillage … quand tu enfiles to ...
Skate libertaire vs foot populaire : tribute to Jay Adams
27/08
Un joueur : Garrincha Le plus évident serait de lui enfiler le maillot d'un George Best : pour le style, le destin, les femmes et le goût de la déglingue. Mais il manquerait quelque chose. Un petit rien de pur délire, peut-être aussi une lumière qui entourait le bonhomme dès qu'il cessait de marcher avec ses démons pour glisser sur l'asphalte ou dans les piscines vides. Aussi surprenant que cela puisse paraître, et en en assumant les paradoxes, c'est du côté de Garrincha qu'il faut creuser la piste la plus fertile. À son instar, Jay privilégia toujours l'esbroufe, au sens noble du terme, à la quête de l'efficacité, et tout comme le Brésilien emprunta ses dribbles au pas de danse de la samba ...
Gouvernement Valls, ou le syndrome #EDF2010 !
25/08
Le gouvernement de Manuel Valls vient donc d'exploser en vol. Pour le plus grand bonheur des médias qui avaient, toutes chaines d'infos confondues, de nouvelles émissions à roder. Si cette séquence politique, pour laquelle Libération et Le Figaro ont trouvé le même titre de Une, semble inédite sous la cinquième, elle rappelle étrangement, par de nombreux éléments et aspects, ce que les bleus avaient vécu et nous avaient fait vivre en 2010. Comme si le foot, une fois de plus, avait finalement souligné un certain mal français, notamment celui de la gauche : la routine comme sortie de crise. Encore faudrait-il pour s'en guérir, avoir certes une « ligne », ce que d'aucun ose encore ap ...
3 questions à Christian Gourcuff sur le Mondial 2014
17/08
Paru dans Sport et Plein Air, revue de la FSGT, aout 2014 Cette coupe du monde fut-elle vraiment une bonne édition au niveau de la qualité du jeu, comme il est désormais courant de le lire dans la presse ? Ce fut effectivement une coupe du monde plaisante, avec des matchs très vivants, notamment lors du premier tour. Je pense qu'il faut néanmoins se garder de conclusions hâtives. La bonne impression dominante peut s'expliquer d'abord parce que la hiérarchie n'était pas vraiment établie et que de ce fait les rencontres se révélèrent souvent âprement disputés . Cela dit, pour nuancer, nous avons surtout assisté à des rencontres ponctuées de contre attaques, ce qui n'est pas non plus fo ...
1914 : quand les premiers prisonniers de guerre anglais étaient des footballeurs
12/08
1914. Le foot commence modestement à s'internationaliser. Toutefois au sein de cette nouvelle religion, l'Angleterre en reste l'épicentre, le seul pays qui peut se targuer alors de posséder un foot digne de ce nom, avec une pratique de masse, y compris dans les milieux populaires, et un professionnalisme déjà bien installé depuis son premier championnat en 1888. En Allemagne, en revanche, si ce sport connaît un essor indéniable, il se heurte aux puissantes sociétés de gymnastique, les Turnen, qui comptent près d'un million de membres et qui regardent ces pratiques anglophiles avec une suspicion toute nationaliste. Toutefois, malgré cela, et en s'appuyant sur quelques pionniers issus de la bo ...
Le foot selon Jaurès
31/07
1) Un foot français sans complexe d'infériorité Quand Jean Jaurès rejoint un socialisme hexagonal divisé en de nombreuses chapelles (allemanistes, guesdistes, etc..) et un mouvement ouvrier ou le syndicalisme se cherche, le point de gravité mondial de son « nouveau camp », sur tous les plans, notamment intellectuel, se situe en Allemagne (avec des figures phares telle qu' Edouard Bernstein). Mais loin de se laisser impressionner par un univers qu'il connaît parfaitement - pensons à sa thèse en latin sur « Les origines du socialisme allemand »-, il décida de bâtir, notamment au travers d'une lecture très particulière et distanciée du marxisme (un peu à l'instar, à l'autr ...
Top 11 : La DNCG m'a tuer !
25/07
1- RC Lens À tout seigneur, tout honneur, le RC Lens ne peut donc accéder à la L1, en raison d'un « petit trou » de 10 millions d'euros dans son budget. L'onde de choc médiatique, malgré le Mondial, dépasse le cadre de cette banale décision ordinaire. En privant le peuple Sang et Or de sa « remontée », de sa « rédemption », et la télé d'un produit d'appel, elle a peut-être oublié que son rôle n'est quand même pas d'empêcher la machine de tourner. Dur en effet d'arriver à toujours concilier la valeur « culturelle » du produit et la pure rationalité des chiffres et des bilans. Demandez aux gars de SOS Ligue 2 ce qu'ils en pensent. 2- RC Strasbourg Le ...
La dernière coupe du Monde?
22/07
La Coupe du monde au Brésil vient donc de s'achever sur la victoire de l'Allemagne. Une édition plaisante, sans grandes surprises finalement, où les gardiens de but régnèrent sur le jeu et où la puissance européenne du moment rafla en toute logique un trophée qui l'attendait sagement au Maracanã. Un blockbuster bien maîtrisé, considéré tout naturellement comme une belle réussite tant du point de vue du terrain que de l'organisation. La fête de la FIFA n'a donc quasiment pas été gâchée. Les quelques manifestations anti « big Brother FIFA» ont presque donné l'impression d'être incluse dans le coté pittoresque de cette #CDM2014 hébergée par le pays du foot et de la gauche tropicaliste. Mai ...
Bilan du Mondial : Suárez, le bon, la brute, la Fifa
18/07
Suárez ne mordra donc plus. Du moins pas tout de suite. Le reste du Mondial dut se passer de ses coups de génie et de folie. Si les Colombiens ne devaient pas être les plus effrayés par le personnage, d'autres équipes durent tout de même souffler et pouvoir se concentrer sur d'autres aspects tactiques que la manière de dompter cet imprévisible diablotin, simulateur et divin. Naturellement, la morale sportive et la rigueur disciplinaire imposaient que la terrible vedette de Liverpool soit sanctionnée à la mesure de son « syndrome Dracula». Pourtant, ce type de footballeur, dont il est peut-être l'un des seuls et derniers représentants dans cette Coupe du monde si bien taillée pour l'audi ...