<![CDATA[Juan Pablo Sorin - SO FOOT.com]]> fr www.sofoot.com <![CDATA[Juan Pablo Sorin - SO FOOT.com]]> <![CDATA[Redondo: Señorial y aristocrático]]> text/html fr SO FOOT Les dije que había un jugador increíble, una espécie de super héroe elegante en la mitad de la cancha. Pero como me la pasaba hablando de fútbol, mis compañeros en la escuela, me cargaron…]]> Les dije que había un jugador increíble, una espécie de super héroe elegante en la mitad de la cancha.

Pero como me la pasaba hablando de fútbol, mis compañeros en la escuela, me cargaron incrédulos.
Entonces solté una frase que recordaría años después:

-Algún día voy a tirar una pared con Redondo
Y lanzaron una carcajada terrible,
-Si si vos una pared con Redondo jajajajajwbr> entonces se armó una pelea con montonera incluída, como de costumbre cuando se terminaba el recreo entre alfajores Jorgito. Estábamos en tercer grado,corría el año '85.

Estratega, inteligente y encima zurdo! En ese momento no había número 5 zurdos en la Argentina. Pero sí jugadores estéticos abanderados del buen fútbol, e imprescindibles como Marangoni (Independiente) y el Checho Batista (Argentinos Jrs) Sin embargo, cuando Fernando Redondo apareció, el fútbol se arrodillo a sus pies, como si nunca antes un volante hubiera mostrado tanta jerarquia y ductilidad.

Yo tenía 9 años cuando aquella selección sub 16 de Redondo, Cáceres, Hugo Maradona, Frutos y Salaberry entre otros ganó el Sudamericano en Buenos Aires. Fue bajo una lluvia de aliento incondicional y un aluvión de fútbol ofensivo y precioso. Eran pibes, y por eso me identifiqué con ellos, pensaba en lo maravilloso que sería jugar con la camiseta de la Selección Argentina.

Redondo ya sobresalía, ya manejaba los ritmos ,ya “metía sus ganchos” para cambiar el sentido del juego para vestir de frac a cualquier equipo sin perder agresividad. Después la mayoría ya conoce la historia, su debut precoz en primera con la gloriosa camiseta del Bicho (Argentinos Jrs) su polémica ida hacia España y su escala de esplendor futbolístico en Tenerife para después brillar como nunca y tornarse ídolo y estandarte en el Real Madrid. Donde inventó el día del Taco en Old Trafford y ganó por ejemplo, 2 Champions y una Intercontinental. También lució su magnetismo, su lideranza y su vuelo con la celeste y blanca donde aunque parezca mentira solo jugó un mundial (1994) y fue parte de vários episódios de novela y de la conquista de la Copa América. Su final? Señorial y aristocrático, no podia ser de otra manera, en el Milán trás un sufrimiento particular por las lesiones. De paso se llevó una Copa de Italia bajo el brazo y el reconocimiento por su ética de caballero.

Pero cuando linkeamos al año '99 y luego de que Fernando quedara afuera del Mundial '98 , Argentina disputó 2 amistosos contra Brasil. Y además de enfrentar a enormes jugadores (Cafu Ronaldo Ronaldinho R.Carlos) el clássico tenía un ingrediente particular:
El Rivaldo vs Redondo ídolos del Barça y Real. El enganche vs el cinco.
Fue un derby para cada lado, Le ganamos con contundência a Brasil en el Monumental y nos devolvieron el toque en Porto Alegre.

Seguramente algunos amigos míos de la infância debían estar en las tribunas del Estadio de River.
Seguramente más de alguno se rio cuando después de una doble pared Redondo-Sorin llegó el 2 gol de Argentina y el delírio de los hinchas.
Habían pasado 14 años, y corrimos como chicos a festejar el gol, como si el recreo estuviera comenzando.

Energía Positiva
Abrazo
JP

Volveré al Parc de Princess para el derby
PSG vs OM el 31.10.2012 después de 8 años será un momento muy especial!
Mandenmé sus comentários por aquí o en twitter: @jpsorin6
Allez...

Juan-Pablo Sorin]]>
<![CDATA[France/River Plate, destins croisés]]> text/html fr SO FOOT Pendant que le Roi David entrait dans l'histoire du football argentin comme l'homme qui redonnait à River “sa Maison”, à savoir l'Elite, la France s'écroulait sans leader, sans pouvoir offensif et de manière soumise et obéissante face à l'Espagne. Une équipe qui, pourtant, n'avait jamais battu les Bleus en compétitions internationales. La nervosité du Monumental était similaire à la tension palpable en Ukraine. D'un coté, il y avait en jeu un possible retour du géant, River, après la pire année de sa vie; celle de la tragédie…]]> La nervosité du Monumental était similaire à la tension palpable en Ukraine. D'un coté, il y avait en jeu un possible retour du géant, River, après la pire année de sa vie; celle de la tragédie footballistique d'être tombée en deuxième division. Un drame, une angoisse et une tristesse qui pouvaient enfin être digérées avec le retour des dimanches de premières divisions.

De l'autre coté de la planète, il y avait l'incertitude de savoir si la France pouvait redevenir grande, après des années de déceptions et de scandales publiques. Savoir si elle pouvait de nouveau se sentir puissante pour battre la favorite de tout, la Furia de Xavi, Iniesta et compagnie. Entre l'époque nostalgique des Platini, Tigana, de la garra de Fernandez ou des montées d'Amoros et les doutes actuels, la France allait-elle pouvoir jouer comme en 2000? Confiante, protagoniste, écrasante? Sûre de son football zidanesque, comme du temps des Henry, Lizarazu et Vieira pour n'en citer que quelques-uns? Ou au contraire, la France allait-elle succomber au toque assommant des espagnols et succomber à la fois à leur verticalité et à leur classe?

La première mi-temps de River fut horrible. Trezeguet manqua une occasion de but qui fleurait bon la malédiction de la B. Nerveux et imprécis, les joueurs de River inquiétèrent leurs supporters. Cavenaghi blessé, laissa sa place à la fraicheur, la puissance et à l'insouciante jeunesse rêveuse de Funes Mori. Lucas Ocampos apporta la même chose que son jeune acolyte, déséquilibrant un coté gauche qui était resté éteint jusqu'alors. La première mi-temps de la France fut timide et jouée sans personnalité. Surprotectrice et peureuse, elle donna l'impression de trop respecter l'Espagne; de rendre les armes sans combattre.

A l'encontre d'un adieu commode au football, David corrigea sa technique en mouvement et avec une précision destructrice, laissant un golazo dans la rétine des supporters Millonarios. Une volée du gauche, qu'il aurait fêtée en faisant le tour du monde s'il avait pu avec un coeur battant de rouge passion. Ainsi commença à se démêler une novela dans laquelle se jouait simultanément un accès direct et le barrage dans quatre stades*.

Pendant ce temps-là en Europe, la France tentait de réagir avec Nasri et Menez. Elle avait besoin de Ribery, besoin de revenir aux origines de sa belle légende d'équipe offensive qu'elle avait récupérée en partie lors de la phase de poule du tournoi. Mais Blanc tenta de protéger les cotés, et ce fut exactement par là qu'une Espagne sans 9, blessa la France mortellement. Juste dans le dos de Debuchy. Juste sur le coté de Reveillère, auteur de la faute provoquant le pénalty. « Je ne regrette rien » ? Mmmmmm...Un Xabi Alonso énorme et un Alba volant furent les hommes clés pour des hispaniques sans gaz mais solides et convaincus de leur style.

River marqua un but qui aurait du être annulé pour hors-jeu et comme si ce n'était pas suffisant, on lui accorda également un pénalty inexistant. Des privilèges réservés uniquement aux grands. Chori Dominguez (il avait déjà raté un pénalty la semaine antérieure, prolongeant ainsi l'attente) et Cavenaghi n'étaient pas là. Trezeguet prît ses responsabilités. Comme Pavone dans cette inconsolable après-midi de la relégation, il rata son tir au but. David frappa mal: dans les mains du gardien Monasterio. C'était inconcevable. Il faut avoir le cœur bien accroché pour être fan de River.

Néanmoins, alors qu'il restait 5 minutes, Funes Mori(le chouchou de Passarella) s'inventa une nouvelle fois une action picaresque pour servir de nouveau le goleador revenu spécialement en Argentine pour la Résurrection Riverplatense. Le Roi David, Trezegol…but crié… but embrassé… but digne d'un film…but qui parcouru l'Argentine toute entière et un Monumental en délire. Une marée humaine soulagea à ce moment-là ses peines après une année interminable. Les larmes des supporters se mélangèrent à celles d'Almeyda, de Ponzio, de Cavenaghi. Les larmes qui un an plutôt étaient celles de la désolation se transformèrent en larmes de soulagement, d'émotion, d'honneur blessé respirant de nouveau. Des larmes synonymes de retour en première division.

Un Français, champion du Monde et d'Europe, pleurait et riait d'émotions à Buenos Aires. Le même jour où sa sélection était éliminée, son cœur explosait de joie et ses cris “d'enfant” riverplatense vibrait. Le seul Français heureux était loin de l'Ukraine mais très proche de la gloire. Comme ce fut le cas pendant presque toute sa carrière.

Félicitations à toute l'équipe de River pour leur retour en première division et notamment à Matias Almeyda pour son premier championnat comme entraineur. J'espère que la France sera plus forte en 2014. Elle a du potentiel à revendre!

Et pour vous: Qui va gagner l'Euro?
Quel est le meilleur joueur de la compétition selon vous?
J'attends vos commentaires ici- même ou sur mon twitter: @jpsorin6

En attendant de vous lire,

Energia positiva
Abs

Ici les buts et la célébration à Nuñez:


*En deuxième division argentine, deux équipes sont promues directement dans l'élite. Les troisième et quatrième du classement jouent un match de barrage contre deux équipes de première division. Lors de la dernière journée le classement était le suivant: River 70 pts. Instituto 70pts. Rosario Central 69 pts. Quilmes 69...Il ne fallait pas être cardiaque!



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<![CDATA[L'Eclipse Messi ]]> text/html fr SO FOOT C'est arrivé Samedi Soir. Jamais on n'avait vu chose pareille D'une telle dimension Etirant les limites interplanétaires Dégageant les nuages qui voulaient le couvrir Les…]]> C'est arrivé Samedi Soir.
Jamais on n'avait vu chose pareille
D'une telle dimension
Etirant les limites interplanétaires
Dégageant les nuages qui voulaient le couvrir
Les prédictions fragiles, des dévastateurs d'espoir
Et de ceux qui vont à l'encontre de la beauté naturelle, ingénues, infinie.
C'est arrivé en plein Allemagne-Portugal quand l'Euro devenait Mondial, dans un magnifique spectacle.

Les organisations des équipes étaient figées,
La tactique également,
Et les supporters applaudirent bouche bées.
Ceux qui avaient les transistors collés aux oreilles ont commencé à l'annoncer tels des prophètes provoquant l'incrédulité de ceux à qui ils s'adressaient.
Ceux qui s'étaient peints le visage ressemblaient à des tableaux de Monet.
L'espace d'un instant les drapeaux se sont arrêtés d'onduler...
En une seconde les gens ont laissé place au silence quand l'écran géant du stade à annoncé l'inespéré.

L'Eclipse Messi avait survolé l'Amérique Du Nord et le monde fut plus brillant l'espace d'un instant.
Des rafales de lumières envahirent les maisons et les sourires des enfants durèrent jusqu'au crépuscule.
Son reflet imparable se projeta avec une telle force qu'il se posa sur la lune et les avalanches de cris et les murmures d'admiration se transformèrent en un chœur assourdissant.

Il est impossible de comparer ces phénomènes qui surgissent une fois par siècle.
Il est impossible de les déchiffrer.
Même les prix Nobel l'étudient dans leurs thèses complexes.

La planète Uranus aurait-elle changée sa trajectoire?
Venus aurait-elle croisée la Lune?
Non messieurs. C'est juste Lionel Messi. Une comète qui a explosé le Brésil dans un match fantastique.
Le reste? Le reste n'est que fiction.

Et vous quel joueurs vous ont impressionné jusqu'à maintenant?
De qui attendiez-vous plus?
Envoyez vos messages et commentaires par ici ou sur mon compte Twitter: @jpsorin6
Abrazo
energía positiva

JP


Je vous conseille de regarder la vidéo si vous n'avez pas vu les buts.
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<![CDATA[Symphonie russe ]]> text/html fr SO FOOT Ça a été une harmonie destructrice. On aurait dit une armée d'instruments alliés à la recherche du brillantissime. Avec des sons accordés et improvisés et quelques solos…]]> Ça a été une harmonie destructrice.
On aurait dit une armée d'instruments alliés à la recherche du brillantissime.
Avec des sons accordés et improvisés et quelques solos captivants
Avec un maitre silencieux et généreux: Arshavin assistant tout le monde.
Et un talent capable d'émouvoir les nouvelles générations: Dzagoev.


Ils avancent tous en bataillon
Ils touchent tous et bougent tous
Ils aident tous et courent tous
Ce sont les complices, les vents musicaux provenant du choeur central qui s'emparent de toutes les oreilles.


Silences fracassants avec l'homme de la surprise: Shirokov
Il a souffert avec la nuit détonnée de Kerzhakov, ovationné jusqu'à aujourd'hui, et alors les Tsars ont envoyé Pavlyuchenko pour corriger les voix du chœur et leur permettre de grimper sur la scène pour s'embrasser mutuellement.


Satisfaction du scénographe hollandais Advocaat qui est revenu aux symphonies offensives imaginées par Guus Hiddink pour offrir la meilleure version de cette Russie demifinaliste en 2008.


Mettez vous debout Messieurs, arrangez vous le costume et profitez.
La Russie a réalisé une première subtile, sublime et létale.
Applaudissements après le 1er acte.


République Tchèque: Un terne Rosicky, Pilar agréable surprise et pas grand chose d'autre à signaler...Ah si! Pauvre Cech!


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abzo

JP]]>
<![CDATA[Sinfonía Rusa ]]> text/html fr SO FOOT Fue una armonía avasalladora Parecía un ejército de instrumentos aliados en búsqueda del brillantismo, Con sonidos afinados e improvisados y solos de cautivar Con un maestro callado y…]]> Fue una armonía avasalladora
Parecía un ejército de instrumentos aliados en búsqueda del brillantismo,
Con sonidos afinados e improvisados y solos de cautivar
Con un maestro callado y generoso: Arshavin asistiendo a todos
Y con un talento joven para estremecer a las nuevas generaciones: Dzagoev

Todos avanzan en camaradería.
Todos tocan, y rotan
Todos corren y ayudan
Esos son los laderos, vientos musicales desde el cuerpo central para abarcar todos los oídos

Silencios estruendosos con el hombre de la sorpresa: Shirokov
Su fortaleza en cada finalización
Sufrió con la noche desafinada de Kerzhakov que venía siendo ovacionado hasta hoy, y entonces los Zares mandaron a Pavlyuchenko para corregir las voces del coro y salir abrazados con las flores sobre el escenario

Satisfacción del escenógrafo holandés Advocaat que volvió al atril ofensivo de Guus Hiddink para rescatar lo mejor de aquella Rusia semifinalista del 2008

Pongase de pie señores, acomódense el frac y disfruten,
Rusia estrenó sútil, sublime y letal
Aplausos después del 1er Acto

Rep Checa: muy apagado Rosicky, agradable sorpresa Pilar y no mucho más...Ah sí: pobre Peter Cech!

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abzo

JP]]>
<![CDATA[L'Euro a commencé : vive le football !]]> text/html fr SO FOOT Pologne 1 – Grèce 1 La Pologne a été une bombe de fraicheur, d'enthousiasme et de dynamisme pour tous les fanatiques de football offensif notamment lors de la première mi-temps de ses débuts à domicile dans cet euro…]]> La Pologne a été une bombe de fraicheur, d'enthousiasme et de dynamisme pour tous les fanatiques de football offensif notamment lors de la première mi-temps de ses débuts à domicile dans cet euro 2014. Pour ses premiers pas dans la compétition, l'un des deux pays hôte a pu compter sur un public qui n'a pas arrêté de crier et d'encourager les siens. La Pologne a été supérieure à la Grèce dans tous les secteurs grâce à son pressing et sa faculté vertigineuse à se projeter vers l'attaque lors des 45 premières minutes. Il semblait même que le match allait finir par une « goleada » après le but de la grande figure polonaise, Lewandowski et l'expulsion de Sokratis (double carton jaune). La Pologne a été pleine de rotations, de toque, de coordination et de coups de poignards assenées dans la surfasse grecque. Sur son coté droit, d'abord, grâce à la claireté et à la qualité de Priszczek, mais aussi grâce aux apparitions de Blaszczykowski, -auteur d'un centre parfait sur le premier but du match- et des percussions de Rybus et d'Obraniak. Et puis bien sur il y a eu Lewandowski, un buteur fantastique, auteur d'un joli coup de tête d'école parfaitement piqué et de quelques autres pincées digne des cracks. Pour résumer il a fait ce qu'il fait déjà depuis des années au Borussia Dortmund (où il a polonisé l'Allemagne avec d'autres de ses compatriotes).

Malheureusement la Pologne n'a pas réussit à tuer le match comme l'aurait fait les éternels Boniek ou Lato. Elle a pêché par jeunesse et a finit par prendre trop rapidement confiance...Face à la vieille, expérimentée et roublarde Grèce de Gekas, Samaras et Karagounis... La Grèce a craché sa crise dans le vestiaire et s'est accroché à ses dieux et au remplacement de Ninis par Salpigidis. Un changement d'homme particulièrement bien vu de la part du portugais (Oui, un portugais qui a surement beaucoup souffert en 2004) Fernando Santos. A lui seul Salpigidis a redonné confiance aux exploits à ses coéquipiers, en égalisant sur son premier ballon du match après que Szczesny ait tamponné sur un coéquipier par peur d'avoir eu à se frotter à Gekas. A partir de là, la Grèce est revenue fort dans le match et s'est grandit sur le terrain. Elle a meme mieux jouée en cherchant le but adverse avec 10 joueurs qu'en défendant à 11 devant sa surface.

La Pologne, elle, a mal digéré l'égalisation et l'énergie adolescente dont elle avait preuve en première mi-temps. Pour ne rien arranger, le gardien Szczesny fut lui aussi expulsé après avoir stoppé illégalement la course du révulsif Salpigidis au niveau du point de pênalti. Pour la première fois du match, le silence envahit le camp polonais. La peur du pire...De leurs cotés, les grecs vibraient. Un Titan fit alors son apparition alors que personne ne l'attendait vraiment pour cette fête. Le gardien Polonais Tyton fit ses débuts internationaux. Sans avoir eu le temps de s'échauffer, ce dernier du rentrer sur le pré pour arrêter un pênalti. Onze pas d'angoisse, d'image, de prières et d'illusions lui furent nécessaires pour qu'il se plante juste face au capitaine Karagounis.

La suite vous la connaissez, vous l'avez vu...Le grec qui ouvre son pied droit pendant que le jeune gardien enfile son déguisement de superhéros pour voler comme une aigle sur sa proie; le ballon....Le rugissement polonais qui traverse des frontières...Et un match nul qui restera dans l'histoire comme le lever de rideau d'un EURO 2014 plein d'émotions et d'aventures différentes à chaque match. La Grèce a clairement mieux jouée en deuxième mi-temps tandis que la Pologne n'a pas su profiter des quelques chances qu'elle a eu de marquer. Au final, c'est un match nul de périodes. Un nul de propositions footballistiques diverses. Ce Pologne – Grèce aura finalement été un match de football allègre, spéculé, impensé avec un ballon roulant dans toutes ses expressions… Bienvenidos a la Euro, bienvenidos a la fiesta del fútbol!

A très vite
Energía Positiva
Abzo
JP


Petites questions: Qui voyez vous Champion de cet euro? Quelle va être le joueur de la compétition? Les grandes déceptions?

J'attends vos commentaires sur SOFOOT ainsi que sur mon twitter: @jpsorin6. Ecrivez #sofootsorin, puis postez vos commentaires. J'y serai particulièrement attentif. ]]>
<![CDATA[COMENZÓ LA EUROCOPA, QUE VIVA EL FÚTBOL! ]]> text/html fr SO FOOT Polonia 1 – Grecia 1 Polonia, fue una bomba de frescura, de entusiasmo y de dinâmica para todos los fanáticos del fútbol ofensivo en el 1er tiempo de su debut en casa en esta Eurocopa 2014. Frente a un público que…]]> Polonia, fue una bomba de frescura, de entusiasmo y de dinâmica para todos los fanáticos del fútbol ofensivo en el 1er tiempo de su debut en casa en esta Eurocopa 2014. Frente a un público que gritó y alentó sin parar al lado de su equipo. Polonia superó a Grecia en todos los sectores gracias a su presión y vértigo para atacar en los primeiros 45.' Hasta parecia que se venía la goleada después del gol de su gran figura Lewandowski y de la expulsión de Sokratis(19) por doble amarilla.

Polonia fue rotación, toque, coordinación y puñaladas. por la derecha con la claridad y calidad de Priszczek. Las apariciones de Blaszczykowski como en el centro perfecto del gol, y las llegadas de Rybus y Obraniak. Y claro de su fantástico goleador Lewandowski. Lindo cabezazo de “manual”de pique al piso y algunas pinceladas de crack. Como durante estos años de títulos e idolatria en el Borussia Dortumund (donde “ Polonizaron “ Alemania junto a sus colegas) Pero Polonia no definió como lo harían los eternos Boniek o Lato, pecó de juventud y se confío...Justo contra la vieja, experiementada y “malandra”Grecia. De Gekas, de Samaras, de Karagounis...

Grecia escupió su crisis en el vestuário y se aferró a los dioses y al acertado cambio de Salpigidis x Ninis del português (sí português que sufrió en 2004 seguro) Fernando Santos. Salpigidis devolvió confianza y credibilidad en hazañas a sus compañeros. Y en la primera que tocó empató el partido después de que Szczesny chocara con su defensa por miedo a Gekas. Se hizo fuerte Grecia y creció en el campo. Hasta que jugó mucho mejor saliendo a buscar con 10 que esperando y solo defendendo con 11. Polonia sintió el empate y la energia adolescente del primer tiempo. Encima quedó con 10 x expulsión de su arquero Szczesny trás una avivada del revulsivo Salpigidis que terminó en el punto de penal. Entonces el silencio por primera vez de los polacos, el temor a lo peor. El desconcierto. Mientras los griegos vibraban.

Fue cuando nadie lo esperaba en esta fiesta, que surgió de la nada un Titán, un Tytón en su debut internacional. Frío. Sin calentar tuvo que entrar para: enfrentarse a un Penal. Once passos de nervios, de imágenes, de rezos e ilusiones. Y justo frente al capitan Karagounis. El resto ya lo saben, ya lo vieron...el griego que abre el pie derecho el joven arquero que coloca su traje de super heroe y vuela como un águila hambrienta. El rugido polonês que traspasa las fronteras. Y un empate que quedará en la historia del fútbol por la apertura de esta Euro 2014 llena de emoción y aventuras diferentes dentro de un partido. Grecia fue más en el 2do tiempo. Polonia tuvo alguna chance más. Fue empate de tiempos. Fue empate de propuestas diversas. Fue fútbol alegre, especulado, impensado, la pelota rodando en toda su expresión.

Bienvenidos a la Euro, bienvenidos a la fiesta del fútbol

Nos vemos x acá
Energía Positiva
Abzo
JP


Encuesta para los lectores:
Y para ustedes quién será el campeón?
Quien será la figura?
Quien la decepción?


Manden sus respuesta x acá O en mi twitter: @jpsorin6 escriban #sofootsorin y sus respuestas. ]]>
<![CDATA[Panorama River: Souffrir pour vivre ]]> text/html fr SO FOOT Il reste quatre matchs pour que River respire de nouveau avec normalité. Sans étouffements ni douleurs dans la poitrine. Sans avoir la sensation d'avoir les nerfs tremblants ni picotements de repentirs au niveau des tempes. Il reste quatre matchs à River pour revenir à un endroit qu'il n'aurait jamais du abandonner: L'Elite. Le repère du Gran Campeón et formateur de joueurs. C'était incroyable d'appartenir à ce club distingué; de se sentir protégés, comme si nous étions un capital unique et valorisé d'un collège select. C'était un endroit spécial. La concentration au…]]> C'était incroyable d'appartenir à ce club distingué; de se sentir protégés, comme si nous étions un capital unique et valorisé d'un collège select. C'était un endroit spécial. La concentration au stade Monumental...C'était vraiment une ambiance propice pour vivre entre les années 96 et 99. A cette époque-là nous étions beaucoup à jouer pour la Seleccion et nous vivions dans une bulle pleine de titres et de bonheur aussi bien à l'intérieur qu'en dehors du terrain.

Mais le délire de quelques dirigeants, l'orgueil de certains autres et l'incompétence dans tous les secteurs du club ont fait que River descende de catégorie pour la première fois de son histoire. Une histoire contradictoire pour le plus grand champion de tournois locaux (33), 2 fois champions d'Amérique et une fois Champion du monde.
La relégation fut un drame institutionnel (acté après avoir perdu la ‘Promocion' contre Belgrano de Córdoba) vécu et souffert comme tel dans les tribunes du fantastique et exigeant Monumental, sur Internet, avec les coups de pute adressés par les supporters adverses, et dans chaque coin de rue du pays où la passion Millonaria s'étend sans limites. Ce fut un moment d'impuissance, d'angoisse et de désolation.

Désormais, après un tournoi dur et incommode, Il reste 4 batailles pour terminer enfin ce Nacional B. Un championnat dans lequel River a su s'adapter en passant par beaucoup de difficultés et de défaites impensables.

En France, des équipes comme Atlanta, Boca Unidos, Aldosivi, Atlético Tucumán ne sont pas très connues mais elles ont eu leur jour de gloire en gagnant leurs matchs contre l'équipe de Nuñez. Celle-la même qui accueillit, jadis, dans ses rangs Di Stefano et Sivori. L'équipe de La Maquina de Moreno, Pedernera, Loustau, et Alonso, la génération 90 et celle d'il n'y a pas si longtemps avec Francescoli, Ortega, Gallardo, Salas, Aimar, Saviola pour seulement énumérer quelques cracks avec qui j'ai eu le plaisir de jouer. Je n'oublie pas non plus d'autres joueurs mythiques comme Pipo Rossi, Passarella, Fillol ou Mario Alberto Kempes.

Cette même légende du club, est mise en péril chaque samedi face à des équipes besogneuses et spéculatrices qui ne savent pas ce qui signifie l'Ascenso (la montée). Leurs fans connaissent la passion de n'avoir jamais été en première division. Le supporter de River, de son coté, a répondu de manière brillante, accompagnant et supportant son équipe de cœur dans tous les points cardinaux de l'Argentine. Comme jamais. Même en jouant mal, même en jouant sans meneur de jeu, même en jouant sans être leader du championnat (Rosario est actuellement leader du championnat après qu'Instituto de Cordboba est longtemps fait la course en tête) : le supporter a été et reste toujours présent. Avec un cri émanant du plus profond de son âme: “ole ole ole ole jugando bien o jugando mal yo te quiero, es un sentimento que no puedo parar” ("olé, olé, olé, olé, même en jouant bien, même en jouant mal je t'aime, c'est un sentiment que je ne peux pas empêcher"). Voilà ce que chante désormais la Hinchada. Une chose incompatible avec son histoire mais pas avec son présent. Ces supporters se montrent toujours aussi inconditionnels et supportent toutes les railleries possibles: posters publiques, rires ironiques à la télévision et blagues lourdingues à l'attention d'une institution qui fut toujours la Grande Equipe qui gagnait en donnant du spectacle.

Aujourd'hui Il reste 4 matchs et les joueurs dirigés par l'ovationné Matias Almeyda - lors de sa dernière saison en tant que joueur dépositaire de La garra et du sacrifice, aujourd'hui entraineur de River - jouent leur peau et leur orgueil pour tenter de rendre la joie et les dimanche de football à leurs gens.

Vous avez le franco-argentin champion du monde, Trezeguet, luttant pour chaque ballon et se déplaçant comme une bête sauvage morte de faim à la recherche de sa proie la plus sacrée: le but. C'est un exemple de ce que signifie River. Que cet homme qui après avoir tout gagné et défendu le maillot de la Juventus et figurant parmi meilleurs bleus de l'histoire revienne en Argentine pour représenter le club de son enfance et réaliser son rêve de gamin dans un River en état de choc et dévalué est une injection de moral incroyable pour tous. Pareil pour le capitaine Cavenaghi qui après avoir laissé une trace à Bordeaux et avoir parcouru d'autres championnats à travers le monde est retourné au bercail pour secourir le sentiment d'être de River et être fidèle à ses battements de cœur.

Vous avez aussi Dominguez ( ex Valencia, Zenith), Ponzio (ex Zaragoza) puis les bijoux de la maison: Cirigliano et les frères Funes Mori. Sans oublier la promesse aux allures de Cristiano Ronaldo: Lucas Ocampos. River peut aussi compter sur un venezuelien, Maestrico Gonzáles, et un uruguayen versatile comme Sanchez. Ainsi est ce River qui passe d'un 4-4-2 a un 4-3-3 (qui n'a pas fonctionné) mais qui sait aussi s'adapter à un 3-5-2 quand il doit se jeter à l'attaque pour démêler les 11 adversaires qui généralement se massent derrière.

Il reste 4 matchs. Et la possibilité d'une finale de coupe d'Argentine avec Boca Juniors, leader de la première division et bien parti en Copa Libertadores pour le plus grand malheur des Riverplatenses. Le deuil pour la descente, la tragédie de la B pour les hinchas et la douleur d'être fragiles : ça, personne ne l'oubliera jamais. Pourvu que les erreurs commises servent à River pour le rendre plus fort et qu'il renaisse de ses cendres grâce à la montée pour redevenir le club qu'il a toujours été. Un club avec de la hiérarchie pratiquant un football exquis et habitué aux tours d'honneurs. Comme la Juventus en Italie ou les Corinthians au Brésil...

Comme ce River de 96 ou j'ai eu le plaisirs d'évoluer. La dernière époque dorée du club sans doute, puisque nous avions remporté La Libertadores, La Supercoupe(97) et Le Tricampeonato (96/97).

Il reste 4 matchs. 4 semaines incommodes, à vivre avec l'estomac noué et qui réservent des affrontements avec un autre géant endormi: Rosrio Central (Match de la prochaine journée). Sans oublier celui contre Instituto (du talentueux buteur Dybala) qui semble moins fringuant depuis quelques semaines.

La planète football n'effacera jamais de sa mémoire l'inédite statistique: 2011, restera ainsi pour toujours l'année où River est descendu en deuxième division. Néanmoins, 60000 personnes explosent toujours leurs gorges dans un Monumental vêtu de blanc et rouge. River commence à fêter son retour depuis le silence. Avec beaucoup de méfiance.

« Le plus grand reste River Plate » gueule les haut parleurs du stade et les supporters le sentent comme ça. Avec la bande rouge croisant le torse, et la tempérance que te donnent les coups bas reçus et le feu sacré de ne jamais abdiquer ; de résister même dans les pires moments. Savoir désormais que le plus important est de gagner et de retourner en première division. Pour respirer profondément une nouvelle fois. Pour se remettre à vivre.

Merci à River et à ses gens pour leur affection eternelle!
Tous les samedis je comente les matchs de River pour ESPN Brasil ce qui me permet d'etre au courant de l'actualité de ce club magnifique.
Energie Positive
Abrazo grande


Et n'oubliez pas de m'envoyer vos messages et questions!
J'attends vos commentaires!
Twitter : @jpsorin6
www.facebook.com/jpsorin6

Ne ratez pas ce golazo de Trezeguet contre Ferro! Fantastique!




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<![CDATA[Panorama River: sufrir para vivir ]]> text/html fr SO FOOT Faltan cuatro partidos. Para River volver a respirar con normalidad. Sin ahogos ni dolor en el pecho. Sin nervios atragantados ni puntadas en la sien de arrepentimiento. Faltan cuatro partidos para River volver a un lugar que no tendría que haber abandonado jamás: El de la Elite. El del Gran Campeón y formador de jugadores. Que increíble era pertenecer a ese club distinguido, sentirse protegido, como si fuéramos capital único y valorizado de un colégio privado. Era un lugar especial, la concentración en el…]]>

Que increíble era pertenecer a ese club distinguido, sentirse protegido, como si fuéramos capital único y valorizado de un colégio privado. Era un lugar especial, la concentración en el mismo Estadio Monumental, era un ambiente propicio para quedarse a vivir allá entre el '96 y '99. Muchos éramos de selección y vivíamos una burbuja llena de títulos y felicidad dentro y fuera de la cancha.

Pero el delírio de algunos dirigentes, la soberbia de otros y la incompetência en todos los sectores hicieron que River descendiera de categoria por primera vez en su historia. Esa historia contradictoria que lo convierte en el Mayor Campeón de Campeonatos Locales (33), 2 veces Campeón de América y 1 vez Campeón del Mundo. Un drama institucional, el descenso (perdió la Promoción con Belgrano de Cordoba), sufrida en las tribunas del fantástico y exigente Monumental, en internet con las puteadas de un hincha que eran las puteadas de todos, y en cada rincón y en las calles del país donde esa pasión Millonaria se extiende sin limites. Fue impotencia, angustia y desolación.

Hoy después de un torneo duro, e incómodo, faltan 4 batallas para terminar este Nacional B. Que River supo adaptarse pasando por muchas dificultades y derrotas impensadas. Equipos como Atlanta, Boca Unidos, Aldosivi, Atlético Tucumán no son conocidos en Francia pero tuvieron sí, su día de gloria al vencer al equipo de Nuñez que supo tener a DiStefano y Sivori. La Maquina con Moreno Pedernera Loustau, así como a Alonso, y de los 90 para acá a Francescoli, Ortega, Gallardo, Salas, Aimar, Saviola por nombrar solo algunos de sus cracks en las filas, y con quien tuve el placer de jugar y disfrutar a su lado. Sin olvidarme de Pipo Rossi, Passarella, Fillol o Mario Alberto Kempes entre otros míticos jugadores.

Esa misma leyenda de Club, se pone en riesgo cada sábado frente a equipos luchadores, especuladores que saben lo que significa jugar el Ascenso. Y sus hinchas conocen la pasión de Nunca Ser de 1era. El hincha de River ha respondido de manera brillante, acompanhando y alentando a su equipo de corazón en todos los puntos cardinales de la Argentina, como nunca. Incluso jugando muy mal, incluso jugando sin un enganche, incluso sin ser Puntero del Campeonato por muchas fechas (actualmente lo es Instituto) el hincha estuvo y está presente. Con su grito del alma. “ ole ole ole ole jugando bien o jugando mal yo te quiero, es un sentimento que no puedo parar” canta ahora la Hinchada, incompatible por su historia pero no por su presente, brindando su incondicionalidad y aguantando todas las cargadas posibles: posters públicos, risas irónicas en la TV y chistes pesados de todo el ambiente futbolístico para quien siempre fue el Gran Equipo que ganaba dando espectáculo.

Ahora faltan 4 partidos y los dirigidos por el ovacionadísimo en su última temporada como jugador-garra-entrega Matías Almeyda hoy flamante DT, se juegan la piel y el orgullo para devolverle la alegría y los domingos de fútbol a su gente. Ahí va el franco-argentino campeón del mundo, Trezeguet a pelear cada pelota, a moverse como una fiera experiente en búsqueda de su presa más sagrada: el gol. Es uno de los ejemplos de lo que significa River, que este hombre después de ganarlo todo y defender a la Juventus y a los mejores blues vuelva a la Argentina para representar a su equipo de la infância, su sueño más preciado, su River golpeado y devalúado. Y darle una inyección anímica increíble. Al igual que el capitán Cavenaghi después de dejar su huella en Bordeaux y recorrer otras ligas del mundo, volvío a su casa para socorrer el sentimento y ser fiel a sus latidos. Ahí van Dominguez (ex Valencia, Zenith), Ponzio (ex Zaragoza) pero también la joya de la casa: Cirigliano y los Hermanos Funes Mori y la promesa con porte de Cristiano Ronaldo: Lucas Ocampos. Ahí va River con un venezolano, Maestrico Gonzales y un uruguayo versátil como Sanchez. Ahí va River que passa de un 4-4-2 a 4-3-3 (que no anduvo) pero se adapta a un 3-5-2 cuando necessita ir con todo para atacar y desenredar a los 11 que generalmente se le meten atrás, del equipo contrario.

Faltan 4 partidos. Y aún una posible final de la Copa Argentina con Boca Jrs, líder de la 1era División y bien encaminhado en la Copa Libertadores, para mal de males Riverplatenses. El luto por el descenso, la “tragédia” de la B para el hincha, y el dolor de ser frágiles nadie lo olvidará. Ojalá sirvan los errores cometidos para River fortalecerse desde la humildad y volver de las cenizas del ascenso para ser el de siempre. Con jerarquia, futbol exquisito y vueltas olímpicas. Como la Juventus en Italia, como el Corinthians en Brasil...

Como aquel River del '96 que me tocó vivir, última época dorada tal vez, donde conseguimos Libertadores, Supercopa y Tricampeonato.

Faltan 4 partidos. Faltan 4 semanas incómodas, con un nudo en el estómago luchando contra otro grande dormido, Rosario Central que lo acecha ( se enfrentan en la jornada 35) y contra Instituto (del talentoso goleador Dybala) que cayó de producción en las últimas fechas. El planeta fútbol nunca borrará de su memoria la inédita estadística: 2011 el año que River se fue a la B. Sin embargo, 60 mil personas explotan sus gargantas, el Monumental se viste de blanco y rojo. River comienza a festejar su retorno desde el silencio. Desde la desconfianza. El más grande sigue siendo River Plate, dice la música por los parlantes, y sus hinchas lo sienten así. Con la banda cruzando el pecho, con la templanza que te dan los golpes bajos y el fuego sagrado de no claudicar, de resistir aún en los peores momentos. De saber que ahora lo más importante es ganar y volver a Primera. Para respirar aliviados otra vez. Para volver a vivir.

Gracias a River y a su gente por el cariño eterno!
Todos los sábados comento los partidos de River para todo Brasil por ESPN Brasil.


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Abrazo grande

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No se pierdan este golazo de David Trezeguet vs Ferro!
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<![CDATA[Un clásico inolvidable]]> text/html fr SO FOOT Allez PSG pour la victoire! A pedido de amigos les cuento la sensación de ser protagonista en un clásico. Este es mi DERBY inolvidable...espero les guste. Fui a hacer la fila para comprar la baguette calentita en el centro de Sain-Germain En Laye. Caminé unas cuadras con todo el cuerpo dolorido y por fin entré en casa donde me esperaba mi…]]> Fui a hacer la fila para comprar la baguette calentita en el centro de Sain-Germain En Laye. Caminé unas cuadras con todo el cuerpo dolorido y por fin entré en casa donde me esperaba mi compañera. Sus cuadros naif decoraban la maison antigua, que había pertenecido a los criados de una família aristocrática y por ende de mucho dinero. El aroma a mate cocido en la cocina y las ojeras del éxito queriéndose esconder. Entonces pasó lo que nunca.

Comenzamos a sentir cânticos fuera de nuestra casa. Que se aproximaban cada vez más. Eran las 8 de la matina!!! Pensé que estaba soñando o quizás mi cabeza seguia oyendo barullos de la noche anterior. Sin embargo, se aproximaban. Mi mujer me miró con media sonrisa, como si supiese... So...rin...So...rin...empezaron a retumbar las vocês adolescentes en las paredes viejas y comencé a transpirar de los nervios y de la alegria simultânea. Hubo un par de gritos más y luego cuando fui a abrir las persianas, solo vi las sombras de unos pibes girando en la esquina. Perdiéndose en la quietud habitual del Pueblo. Todo había comenzado hacía 24 horas.

Enero de 2004

Sabés esa mañana que sentís que la luz está con vos? Sabés cuándo te levantás con la sensación que será un día histórico? Los primeros derbys fueron marcados a fuego en mi carrera. Y sabía que un partido, un gol, una historia podían cambiar para siempre el curso de tu vida. Dejar tu huella. Dejar tu legado. Dejar una estampa de complicidad con el hincha que no tiene precio ni dimensión.

El Velodrome estaba lleno a reventar. No cabía un alfiler en las tribunas. Y la lluvia caía sin parar. La Coup de France nos deparó un destino de final anticipada. Y fue una lucha de poderes hasta llegar a la prorrogación. Las piernas respondían a fuerza de corazón, y el hambre de victorias. Sabíamos que estábamos frente a un momento bisagra para una temporada que había empezado mal y que podia encarrilarse de la mejor manera. Los débiles desisten y los guerreros creen hasta el final, manteniendo la convicción y la garra que los caracteriza. No éramos un equipo sútil, ni tecnicamente super dotado. Pero habíamos conseguido superar las dificultades de vestuário y sus divisiones. Habíamos superado las barreras de depender de un solo jugador para cerrar un grupo de personalidades fuertes. Nos habíamos unido, con un solo objetivo: ser campeones de algo y quedar en la historia do PSG como vencedores.

Parecía un empate clavado y definición por penales. Parecía que ya nadie podría quebrar la solidez de Barthes. Sin embargo inventamos una triagulación por la izquierda. Reinaldo dribló médio a los tropezones y tiro un centro perfecto. El otro atacante, Ljuboja, estaba ahí, pero mi diagonal se anticipó. Todavía recuerdo como cabecee esa bola de pique al piso, como resbaló en el cesped húmedo y rapidísimo fue hasta el fondo de la red. Imposible hasta para un campeón del mundo...

Hasta hoy me recuerdo de sacarme locamente la camiseta y gritar con el alma ese gol que eliminaba a los marselleses. Hasta hoy tengo grabado las caras de los suporters de Paris que estaban apretados en aquella esquina y gritaban y saltaban. Entonces llegaron mis compañeros y parecia que estábamos todos envueltos, hinchas y jugadores mezclados en un solo abrazo. En un solo grito.



Saludos para la banda de aquella época: Fiorese, Dehu, Pauleta, Reinaldo, Alonso, Paulo Cesar, Ljuboja, Heinze, M'bami y todos todos los compañeros y uno especial para Florian el utilero, Pascal, el doctor Hakim y toda el staff que me trataron de 1era!

Fuerza para Psg y ojalá que este año sea el marcado para ser campeones de la Ligue de la mano de Leonardo, Pastore, Lugano, Nené y todo el equipo.


Después de una larga ausência volví. Espero sus comentários y sus twitters en: @jpsorin6
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Abrazo

JP





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<![CDATA[Un clasico inoubliable, par Juan Pablo Sorin]]> text/html fr SO FOOT Allez PSG, pour la victoire! A la demande de mes amis, je vous raconte les sensations d'être protagoniste d'un clasico. Voici mon DERBY inoubliable...J'espère que vous l'apprécierez. J'avais fait la queue pour acheter une baguette chaude dans une boulangerie du centre de Saint-Germain-en-Laye. Mon corps endolori a ensuite traversé plusieurs rues pour rentrer au domicile où…]]> J'avais fait la queue pour acheter une baguette chaude dans une boulangerie du centre de Saint-Germain-en-Laye. Mon corps endolori a ensuite traversé plusieurs rues pour rentrer au domicile où m'attendait ma compagne. Ses tableaux naïfs décoraient la vieille maison qui avait appartenu aux enfants d'une famille aristocratique. Forcément une famille avec beaucoup d'argent.

L'arôme du maté émanait de la cuisine tandis que j'essayais de cacher les cernes du succès. A ce moment-là, quelque chose s'est passé. Quelque chose qui n'arrive jamais. On a commencé à entendre des cantiques venant de l'extérieur de la maison. Le bruit s'approchait de plus en plus. Il était 8 heures du matin! J'ai pensé que j'étais en train de rêver et que ma tête continuait à ressasser le tumulte de la nuit antérieure. Mais non. Les chants devenaient à chaque fois de plus en plus clair. Ma femme me regarda avec un demi-sourire, comme si elle savait...

« So...rin...So...rin... ». Les voix adolescentes transperçaient les vieux murs de la bâtisse. Mes nerfs commençaient à lâcher à cause de la fatigue, mais j'éprouvais un véritable sentiment de joie et de fierté envers cet hommage matinal. Il y avait quelques autres cris mais quand j'ai enfin ouvert les volets, les ombres des gamins étaient déjà entrain de s'évaporer dans la quiétude habituelle du village. Tout avait commencé il y a 24 heures.

24 Janvier 2004, Stade Vélodrome, OM-PSG (1-2)

Avez-vous déjà ressenti cette sensation où vous avez l'impression que la lumière est en vous? Où vous sentez dés le réveil que ce sera un jour historique? Les premiers derbys ont marqué au feu ma carrière de footballeur. Je savais qu'un match, un but ou une histoire pouvaient changer pour toujours le déroulement d'une vie. Laisser une empreinte. Un héritage. Laisser une marque de complicité avec le supporter. Voilà une chose qui n'a ni prix, ni dimension.

Le Vélodrome était plein comme un œuf. Une aiguille n'aurait pas tenu dans ces tribunes bondées. Et puis, la pluie n'arrêtait pas de tomber. C'était la finale anticipée de la Coupe de France. Le match fut une lutte de pouvoir jusqu'au bout. Les jambes répondaient grâce à la force du cœur et à la faim de victoires. Nous savions que nous étions à un moment charnière d'une saison qui avait mal commencé et qui pouvait se finir de meilleure manière.

Les faibles capitulent tandis que les guerriers gardent la foi jusqu'à la fin grâce à la conviction et la garra qui les caractérisent. Nous n'étions pas une équipe subtile, ni techniquement super dotée, mais nous avions réussi à surmonter les difficultés du vestiaire et ses divisions. Nous avions aussi surmonté les obstacles de dépendre uniquement d'un seul joueur pour devenir un groupe de personnalités très fortes. Nous nous étions unis, dans un seul objectif : devenir champion de quelque chose et rester dans l'histoire du PSG comme des vainqueurs.

On aurait dit que le match allait s'achever sur un match nul et une séance de penalties pour départager les deux équipes. On aurait dit que personne ne pouvait briser la solidité de Barthez. Néanmoins, nous avons réussi à inventer une petite triangulation sur le coté gauche. Reinaldo dribbla les coups adverses et fit un centre parfait. L'autre attaquant, Ljuboja, était là, mais j'avais décidé d'anticiper avec une diagonale… Je me rappelle encore la manière dont j'ai piqué ce ballon de la tête. La balle fusa sur la pelouse humide pour finir sa course rapide au fond des filets. Imparable même pour un champion du monde comme Barthez…

Aujourd'hui encore, je me souviens d'avoir retiré follement mon maillot et crier de toute mon âme le but qui éliminait les marseillais. Aujourd'hui encore, je garde précieusement gravé dans ma mémoire les visages de ces supporters parisiens, parqués dans un coin du stade et qui criaient et sautaient de joie. Mes compagnons vinrent me rejoindre et on aurait dit que tout se mélangeait : supporters et joueurs dans une même célébration. Dans un même cri de joie.

Cette victoire fut fondamentale pour la conquete de la Coupe de France:


J'envoie un grand salut à la bande de cette époque-là : Fiorese, Dehu, Pauleta, Reinaldo, Alonso, Paulo Cesar, Ljuboja, Heinze, M'bami et tous les autres avec une pensée spéciale pour Florian, l'intendant, Pascal, le docteur Hakim et à tout le staff qui m'a toujours traité merveilleusement bien.

Fuerza pour le PSG. J'espère que cette année sera celle où ils finiront champions de Ligue 1 grâce à Leonardo, Pastore, Lugano, Nenê et toute l'équipe.

Après une longue absence je suis revenu.
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Abrazo,

JP





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<![CDATA[Matchs amicaux et anecdotes occultes ]]> text/html fr SO FOOT Des heures folles de voyage. Des heures d'attente dans les aéroports… Fatigue dans les muscles, douanes, passeports tamponnés... Chac! Tout ça pour occuper une place dans une liste de sélectionnés et pouvoir passer quelques heures aux cotés de grands joueurs. Des heures de concentration avec des compagnons occupées à boire du mate, à se raconter des histoires et à rigoler...Des retrouvailles entre amis. Tout ça pour une heure et demie, un mercredi soir, à jouer un amical. Et même, parfois, pour ne pas jouer une seule minute du match...Est-ce que ce rendez vous FIFA en vaut la peine vraiment? Est-ce que tous ces efforts consentis pour jouer avec sa sélection en valent vraiment La peine? La réponse est évidente...Oui. Les supporters de football ne sont pas friands d'amicaux: matchs sans enjeu, jambes qui ne prennent pas de risques et série de tests...En revanche, pour les exilés qui ont la chance de vivre à…]]> Les supporters de football ne sont pas friands d'amicaux: matchs sans enjeu, jambes qui ne prennent pas de risques et série de tests...En revanche, pour les exilés qui ont la chance de vivre à l'étranger et d'avoir, pour une fois, leur sélection près d'eux, les sensation sont indescriptibles. Un peu comme si la patrie allait vers eux. Ils ont l'impression d'être de nouveaux locaux. Ils redeviennent protagonistes dans les tribunes et voient leurs favoris affronter, à travers le prisme du football, le pays qui les accueille. Pour eux, c'est l'opportunité unique d'être le roi du bureau, de l'atelier, de la faculté ou de leur propres rues l'espace d'une journée. Un folklore nostalgique qui leur permet aussi de discuter l'hégémonie et de la défendre bec et ongles. De crier avec le cœur dans sa langue maternelle. D'enfiler un drapeau et un bonnet pour redevenir de nouveau enfant.

Pour le joueur en revanche, les amicaux sont souvent l'opportunité de se montrer. De briller. De gagner sa place dans un groupe ou confirmer son statut de titulaire. Et par-dessus tout d'honorer le maillot de son pays. C'est une chance et un risque merveilleux ou se mêlent la satisfaction de pouvoir affronter des collègues grandioses et de connaitre des stades fantastiques...Mais aussi de se déplacer dans des endroits inimaginables, pour jouer sur des terrains désastreux tout ça pour respecter les accords passés entre fédérations. Tout se mêle et se mélangent quand on parle de la sélection, mais la fierté ne se négocie avec personne. Il n'y a pas de petit match quand il est international. Que ce soit contre la Lybie ou l'Allemagne, l'objectif reste toujours le même: gagner et faire un grand match avec le maillot de ses amours.

Le monde s'arrête alors l'espace d'un jour pour suivre des sélections qui s'affrontent mutuellement pour se roder. Où chacun de ces entrainements est intéressant pour les coachs. Ou les clubs souffrent et prient pour que leurs cracks reviennent entier de leurs périples pour assurer les objectifs fixés. C'est le fameux jour de La FIFA. Des matchs, qui à première vue paraissent sans intérêt, mais dans lesquels tu donnes ta vie sur le carré vert pour ne plus sortir d'un groupe qui disputera la prochaine coupe. On peut avoir les itinéraires les plus variés, des menus et des rushs désespérés dans les aéroports...Reste que tout ça en vaut la peine.

Et voilà une petite anecdote : en 2001, je devais jouer avec Cruzeiro un match à Divinopolis comptant pour le Campeonato Mineiro. Le lendemain je devais affronter l'Italie avec l'Argentine...A Rome. Passer de Divinópolis à la capitale italienne en moins d'un jour n'était pas chose aisée. Les interconnections étaient réduites. J'ai du quitter le stade en taxi avant le coup de sifflet final. Sur la piste de l'aéroport m'attendait un petit avion qui devait m'amener à Rio De Janeiro. Arrivé là-bas j'ai également du courir pour attraper le vol intercontinental. Par chance je suis arrivé à l'heure à la porte d'embarquement. Suant. Le match contre l'Italie fut très bon. Nous gagnâmes 2-1. La pelouse de l'Olimpico était une véritable moquette. Rien à voir avec celle toute cramoisie du Divinópolis...Peu importe, un joueur de sélection joue bien partout disent ceux qui savent...

Au retour, alors que je me rappelais mon coup de tête sur le poteau de Buffon, j'ai raté ma connexion pour São Paulo à Paris. Pochettino, très aimable, est venu me récupérer à l'aéroport pour me faire passer le temps dans la ville ou il résidait alors. J'ai découvert Paris, pour la première fois, à travers le pare brise de la voiture de Mauricio. Cela m'a émerveillé. Cet après-midi là il neigeait et inconsciemment je m'imaginais jouer et vivre dans ce lieu si magique au cotés de ma femme. Quand je me suis réveillé j'étais de nouveau dans la chaleur brésilienne. Avec un match en plus sur les épaules et soucieux de pouvoir récupérer un peu pour celui du weekend… J'attendais ma prochaine convocation avec ma selection comme si c'était La fin du monde, comme s'il n'existait rien d'autre de plus important dans l'univers.

Et vous, quel a été le match le plus inoubliable avec votre séléction? J'attends vos commentaires!

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Le texte en version originale, pour ceux qui ont fait espagnol LV2



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<![CDATA[Amistosos Internacionale, anécdotas ocultas... ]]> text/html fr SO FOOT Horas locas de viaje. Horas de espera en aeropuertos. Cansancio en los músculos. Trámites. Aduana. Pasaportes sellados. Chac! Todo por ocupar un lugar en la lista seleccionable. Y así, transcurrir…]]> Horas locas de viaje. Horas de espera en aeropuertos. Cansancio en los músculos. Trámites. Aduana. Pasaportes sellados. Chac! Todo por ocupar un lugar en la lista seleccionable. Y así, transcurrir horas al lado de grandes jugadores. Horas con los compañeros. Horas de concentración entre Mates, historias y risas. Los encuentros con viejos amigos. Todo el esfuerzo para estar 1 una hora y media un miércoles a la noche jugando un amistoso. Y muchas veces para ni siquiera jugar un minuto...Vale la pena la fecha FIFA? Vale todo ese esfuerzo para estar con tu Selección? La respuesta es evidente...Si.

Algunos Pensamientos del hincha desde afuera: partidos fríos, piernas sin riesgo, banco de pruebas... En cambio Para el hincha “exiliado”que tiene la suerte de vivir en el extranjero y de repente tener a su selección cerca: la sensaciones son indescriptibles. Es como que la pátria va hacia ellos. Son locales de nuevo. Son protagonistas en las tribunas y enfrentan generalmente al país que los acoge vestido de fútbol. O sea, la chance única de ser el rey de la oficina, taller, facultad o de su propia calle por un día. Folclore nostálgico de discutir la hegemonia y defenderla con uñas y dientes. De gritar con el corazón y en su lengua madre. De ponerse la bandera y el gorro y ser chico otra vez.

Para el jugador en cambio, es una nueva oportunidad de demostrar. De lucirse. De ganarse un lugar o confirmar su titularidad. Y por sobre todas las cosas, de honrar la camisa de su país. Es una chance y un riesgo precioso. Donde se juntan la satisfacción de enfrentar a grandísimos colegas y conocer estádios fantásticos. Como así también la de tener que ir a lugares inimaginables con canchas desastrosas por acuerdos y negócios de las federaciones. Todo se mezcla y se reparte cuando se habla de Selección. Pero el orgullo no se negocia contra nadie. No hay partido menor cuando es internacional. Puede ser contra Libia o contra Alemania que querés ganar siempre y hacer un gran juego con la camiseta de tus amores.

Entonces el Mundo se para por un día para volcarse a las selecciones que juntan millas de rodaje juntas. Donde cada entrenamiento es valiosíssimo para los coachs. Donde los clubes sufren y rezan para que todos sus cracks capitales vuelvan sanitos para seguir sus disputas. Es la famosa fecha FIFA de partidos que de afuera pueden parecer tiernos. Pero allá dentro, en el verde césped, te jugás la vida para no salir más de ese grupo de selección que disputará la próxima Copa. Podés tener los itinerários más variados. Menús y corridas desesperadas en los aeropuertos. Todo vale la pena. Y será una anécdota graciosa o emocional.

Un día jugábamos el Campeonato Mineiro (campeonatos estaduales de 1er tercio del año) con Cruzeiro en una ciudad llamada Divinópolis allá por el 2001. Y al otro día tenía que presentarme con la Argentina para enfrentar a Italia en...Roma nada menos. Pasar de Divinópolis a Roma no era tarea fácil. No había muchas possibilidades de conexión. Entonces tuve que salir antes de que finalizasse el partido, con un taxi. En la pista del aeropuerto me esperaba una mini avioneta y de ahí rajar para Río de Janeiro. Donde otra vez corriendo había que hacer migraciones y llegar con viento a favor al vuelo intercontinental. Por suerte llegué, aunque todo transpirado. El partido vs Italia fue muy bueno y ganamos 2 a 1. El pasto del Olímpico era una alfombra. Mientras que el de Divinópolis apenas tenía verde. Jugador de selección juega bien en todos lados dicen los que saben...

A la vuelta mientras recordaba el cabezazo en el palo de Buffon me tocó perder la conexión para Sao Paulo en París. Y Pochettino muy gentil me llevó a passar unas horas en su Paris donde residía. Fue mi primera vez, conocí esa ciudad única desde el vidrio del auto de Mauricio. Y me impactó. Esa tarde nevó y yo inconscientemente me imaginé junto a mi compañera algún día jugar y vivir en ese lugar mágico. Cuando desperté estaba otra vez en el calor brasileiro. Con un partido más sobre mis espaldas y recuperando las gambas para el próximo match del fin de semana. Esperando la próxima convocación con mi selección como si fuera el fin del mundo, como si no existiera otra cosa más importante en el universo.

Y ustedes: cuál fu el match más inolvidable de su selección? Espero sus comentários

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Abzo
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<![CDATA[Copa Libertadores : le but, la pierre et le silence]]> text/html fr SO FOOT L'édition 2012 de la Copa Libertadores d'Amérique, la compétition sud-américaine la plus importante, a commencé. Elle n'a ni le glamour, ni les infrastructures, ni l'hymne caractéristique de la Champion's League, mais cela n'en reste pas moins un tournoi très difficile et plein d'émotions. Un tournoi pour braves et pour équipes spectaculaires. Un tournoi où chaque détail compte lors des déplacements: dans le bruit, dans les feux d'artifices allumés par les supporters rivaux la veille…]]> Un tournoi pour braves et pour équipes spectaculaires. Un tournoi où chaque détail compte lors des déplacements: dans le bruit, dans les feux d'artifices allumés par les supporters rivaux la veille d'un match pour empêcher les joueurs de dormir; mais aussi dans la pression que l'on ressent jusque dans les vestiaires. Anciennement, tout était plus violent (il n'y avait pas de caméras, tous les coups étaient permis!) et remporter un match à l'extérieur était pratiquement mission impossible.

La Copa Libertadores est un tournoi qui remplit d'orgueil les supporters et a forgé sa légende grâce à des histoires épiques et des grands joueurs.

Appelée la Coupe des Champions à ses débuts, elle a été rebaptisée Copa Libertadores après l'intégration des vice-champions en 1965. Pourquoi Libertadores? En hommage aux héros de l'histoire sud-américaine: O'Higgins, San Martín, Pedro I, Bolivar et Artigas entre autres. La compétition footballistique n'a pourtant rien à voir avec la notion d'égalité politique et de confraternité prêchée par ses grands hommes.
Il y a une rivalité énorme sur le terrain et aussi et surtout, en dehors. C'est un Argentin qui vit au Brésil qui vous le dit...

Bienvenue dans le tournoi le plus passionnant d'Amerique! Un tournoi aux stades fantastiques et aux pelouses parfois dégarnies. Un tournoi de grandes puissances, avec des invités surprises chaque année.
Bienvenue dans ce voyage sud-américain, où connaitre la réalité des gens, des peuples de chaque pays est peut-être la meilleure des récompenses possibles. Les paysages. Les traditions. Venez découvrir l'hémisphère sud et faites le plein d'énergies. Venez ressentir l'adrénaline du football d'un continent qui respire la passion et qui rêve chaque jour d'être plus grand.

Je vous laisse avec une petite chronique sur la saison où je suis devenu Champion d'Amérique. J'espère que vous l'apprécierez.

Libertadores '96 : Le but, la pierre et le silence

C'est seulement lorsque la pierre est tombé à coté de nous, lors de notre célébration folle, que nous nous sommes rendus compte où nous étions. Le stade avait été envahi par un nuage de silences inquiétants, éclectiques et porteurs d'espoirs qui commençaient à se briser.

C'était en 1996, au Chili, dans le stade national de Santiago pour la demi-finale de Copa Libertadores:
Universidad de Chile vs River Plate.
Les Chiliens n'avaient pas perdu un seul point à domicile. Ils alignaient Marcelo Salas, Leo Rodriguez et la moitié de la sélection chilienne dans l'équipe.

On gagne 1 à 0 grâce à une frappe du Principe Francescoli, mais Valencia remet ensuite les compteurs à zéro. Puis la U prend l'avantage grâce à Salas (qui gagnera tout avec River Plate par la suite, avant de rejoindre la Lazio et la Juventus, ndlr). Notre gardien, Burgos finit homme du match. On aurait dit que tout était perdu. Jusqu'à ce moment que je n'oublierai jamais:
Almeyda (actuel entraineur de River) me lance comme si j'étais un numéro 9, je décale pour Hernan Crespo, mais le buteur ne peut attraper la balle correctement. Il manque de rater le but, étouffé qu'il est entre le gardien et le défenseur qui le marque. Pratiquement sans le vouloir, il me rend le cuir, dans une espèce de une-deux improbable...

J'avais tellement rêvé ce moment. J'avais tellement désiré mettre un but important en Libertadores...
Mon âme d'attaquant est à ce moment là en train de rire, assoiffée de bonheur qu'elle est pendant que mon corps vole jusqu'à la balle. Il y a toujours une récompense quand on y croit vraiment. Un ciseau piqué vers le sol fait bouger les filets, provoque la sortie incontrôlée vers le ciel des élus, les embrassades et les cris fatigués de mes coéquipiers qui aujourd'hui encore résonnent dans mes oreilles:


- Superbe Papá! But monstrueux! Vamos carajo!

Entre sueurs et voix agitées, nos coeurs battent ensemble sur le même rythme.

C'est à ce moment là que la pierre tombe.

Sortons d'ici” lance alors notre capitaine.
En regardant au dessus de nous on s'aperçoit que nous étions juste sous le kop adverse. J'y étais allé aveuglement pour fêter le but et mes coéquipiers m'avaient suivi inconsciemment. Il restait 10 minutes. Nous avons su résister jusqu'à la fin du match. Ce fut presque une victoire.

En sortant du stade, les vitres de notre bus furent explosés, ce qui ne réussit pas à nous ôter le sourire et la satisfaction du devoir accompli.

Nous avons finalement assuré notre place en finale lors du match retour grâce à un but d'Almeyda. Cette saison là nous avons été sacrés champions d'Amérique. Mais c'est un autre chapitre de l'histoire.
Ce fut mon but le plus important avec le maillot de River Plate car il donna à nouveau de l'espoir dans une ambiance hostile. Et surtout parce qu'il permit de nous démontrer à nous même que nous étions capables... Que nous pouvions le faire. Nous sommes retournés au pays avec confiance. Sûrs de nos forces. Et avec une finale quasiment en poche.

Bonnes vibrations

Abrazos,

JP

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Facebook (Juan Pablo Sorín)


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Bonus :

http://www.youtube.com/watch?v=82IJAdPYWQg]]>
<![CDATA[Des pompiers pour voir El Diez ]]> text/html fr SO FOOT “Appelez les pompiers, appelez les pompiers bande de fous!” criait désespérément un fou accroché aux barreaux du guichet du stade. Il n'y avait pas d'incendie. Non. Il n'y avait pas non plus…]]> Appelez les pompiers, appelez les pompiers bande de fous!” criait désespérément un fou accroché aux barreaux du guichet du stade. Il n'y avait pas d'incendie. Non. Il n'y avait pas non plus d'incidents sanguinaires. Juste un cri du coeur. Sold out, pouvait-on lire sur un panneau improvisé du stade Almafitani qui ce jour là devait accueillir le choc entre Argentinos Juniors-Boca Juniors. Après une semaine de travail, de fatigue et de routine, le fou accroché à la grille avait l'impression d'être privé de son unique instant de bonheur hebdomadaire. Un peu comme si on lui avait volé non seulement un moment de jouissance, l'impossibilité de souffrir pour son équipe et le seul moyen de passer ses nerfs sur quelque chose. Il faut le comprendre, ce Dimanche là était spécial. Comme tout le monde, il ne voulait pas perdre l'occasion de voir de près les frisotis de ce numéro 10 qui jouait pour les « bichos colorados » (surnom d'Argentinos), et dont tout le monde parlait. Un certain Diego Armando Maradona, qui avait brillé lors du mondial des jeunes du Japon 79 et que le gardien de Boca, Loco Gatti avait qualifié de « petit gros » avant le match.

Grave erreur. Il finirait, plus tard, par s'en mordre les doigts. Ce fut la première fois de ma vie que j'assistais à un match. Outre le fou furieux qui se balançait sur les grilles en réclamant un billet, je me rappelle encore de la peur qui était la mienne dans ce bordel incommensurable regnant aux portes du stade. Il y eu des mouvements de foule, des talons militaires et des chevaux inquiets qui nous écrabouillèrent dans tous les sens. Il y eu aussi des bagarres et des petits malins qui en profitaient pour ne pas respecter la file d'attente. Moi, j'étais avec mon vieux qui grommelait sa colère en me tenant fortement contre lui pour me protéger de toute cette zizanie. Malgré les plaintes, les militaires fendirent la foule de manière musclée pour atteindre le fou furieux accroché à ses espoirs de voir le match. Ils l'emmenèrent entre quatre murs. A ce moment là, des grilles qui jusque là étaient restées fermées furent enfin ouvertes à la masse impatiente. Après la peur initiale qui fut la mienne je retrouvais progressivement le rythme de ma liberté en foulant les couloirs du stade. Une liberté de nain à dribbler des jambes d'adulte, des mollards, des cigarettes à moitié consumée mais aussi la rage des « ratis » (ndlr : policiers). Les pas pressés sur les papelitos étaient accompagnés de l'odeur si caractéristique des « patys » (stand de sandwich fait maison. Un gout impossible à décrire. C'est pour le coup une véritable expérience) et se mélangeaient à l'arome acide de l'urine qui suintait depuis les murs des toilettes.

Après avoir trouvé des places près d'un paravalanche, nous commencions, mon père et moi, à décarcasser des arachides en gardant un œil sur la prestation de la Tercera (ndlr: Equipe de jeunes qui joue habituellement en lever de rideau). Les gens chantèrent à s'en rendre aphone, des drapeaux ondulèrent doucement et il y eu surtout beaucoup d'impatience de la part des supporters visiteurs. Cet après-midi ensoleillée et glorieuse là, Diego mis quatre buts. Un pénalti, un autre après avoir perforé la surface comme un avant-centre et deux coups francs. Le premier en pleine lucarne depuis la limite de la surface de réparation et l'autre, historique, quasiment depuis le poteau de corner. Là ou les joueurs deviennent petit et disparaissent, Diego fit irruption en fracassant les limites de l'impossible. L'arbitre du match, raconta plus tard, que El Diez lui dit : « Pousse toi, pousse toi. Je vais le mettre d'ici». C'est ce qu'il fit. Cet après-midi là il fit tout ce qu'il voulu. Comme toujours.

Ce dimanche-là, il appartenait encore à un club de quartier. Son torse se gonfla de rouge et son cri d'après but fut énorme, rebelle, éternel. Je n'ai pas vraiment compris ce qui s'est passé ce jour là. La violence qu'il y avait en dehors du terrain tranchait étrangement avec la beauté éblouissante qui émanait des pieds de ce monstre au visage d'enfant. Celui là-même qui à partir de ce jour là me fit vibrer comme personne. Celui qui transforma aussi en indispensable le rituel d'aller au stade malgré les difficultés, juste pour le plaisir de pouvoir profiter de son talent, de sa magie et de sa malice. Le même, également capable de faire rêver un peuple entier et de lui contagier, avec son courage, l'amour inconditionnel pour le maillot argentin. « Il faut acheter ce Pelusa » râlait un Xeneize énervé par la défaite de son équipe. Rieurs et heureux, mon père et moi marchions avec une canette de soda à la main. Et des images du 5-3 plein la tete. Diego avait réussit un joli coup. Cette saison là, il finit meilleur buteur du tournoi et permis à Argentinos de lutter avec les « grands » pour le titre. Boca et River Plate durent se battre pour obtenir les services de sa patte gauche prodigieuse. Le monde entier, commençait à peine à admirer et à rendre hommage à celui qui deviendrait, plus tard, le meilleur joueur de l'histoire du football.

Hasta la proxima.

Positivez.

JP

Twitter: @jpsorin6
Facebook (Juan Pablo Sorín)
N'hésitez pas à m'envoyer tous vos commentaires directement sur mon mail: juan-pablo.sorin@sofoot.com
Texte également publié dans : Revista Mediapunta.

Bonus - En attendant la semaine prochaine, je vous laisse un petit cadeau que je vous conseille vivement de regarder...



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<![CDATA[Xavi, par Juampi Sorin]]> text/html fr SO FOOT Après une nouvelle victoire du Barça sur le Real Madrid je voulais partager avec vous quelques lignes sur ce monstre qui a été mon compagnon de vestiaire: Xavi. Les personnes s'arrêtent pour regarder un accident. Les hommes ont l'habitude de se retourner au passage d'une femme pour mater son "adios". Et les femmes freinent leur cadence pour contempler une…]]> Les personnes s'arrêtent pour regarder un accident. Les hommes ont l'habitude de se retourner au passage d'une femme pour mater son "adios". Et les femmes freinent leur cadence pour contempler une chaussure dans la vitrine d'un magasin!

Xavi voit tout avant que ça n'arrive. Xavi n'arrête pas de regarder. Sans ralentir le rythme. Au contraire. Il a un radar dans la tête. Un compas dans l'oeil. Un GPS dans le cerveau qui fait tourner le monde catalan et espagnol à la vitesse de la lumière.

Arrêtez vous un instant pour regarder Xavi et vous découvrirez que l'intelligence dans le football c'est avant tout le contrôle, la finesse ; la beauté d'être parfait.

Pivot, meneur, attaquant... Xavi se rit des dénominations. Il s'est lui-même dépassé. Il a également dépassé son maestro Guardiola, qui en plus de l'admirer, en a fait un joueur encore plus complet sous ses ordres. Le numéro 6 du Barça a même dépassé ses propres préconcepts en défendant le maillot de la sélection espagnole.

Il n'a sûrement jamais pensé que la furia Roja lui donnerait tant d'importance, de satisfaction et la possibilité de réaliser les rêves d'une vie; une chose impensable il y a encore 10 ans. Comme celui de devenir Champion du monde par exemple, et d'Europe, avec une équipe qui a la joie pour drapeau, le toque vertical comme consigne et, par conséquent, la reconnaissance unanime de gagner en jouant bien. Un foot comme l'apprécie tout supporter qui se respecte: sans concession.

Xavi est aussi simple que son football. Vif, ‘malandro' (coquin, en portugais), ‘furbo' (malin, en italien). Choisissez la langue que vous voulez... Reste, qu'il a toujours une seconde d'avance sur l'endroit où il doit être. Il anticipe le futur... Du coin de l'oeil et de manière fulgurante.
Ces dernières années, il a ajouté l'art de marquer à sa carrière météorique, foulant de plus en plus la surface adverse.
C'est un homme avec une technique cristalline. Capable de convertir des coups-francs en caresses, d'adresser des passes millimétriques, de faire des sombreros, de distiller des passes décisives… Aucune carence.

Il a construit sa propre école à l'intérieur de la Masia, ou les élèves apprennent à penser et non pas à obéir. Leur secret semble appartenir à une confraternité secrète qu'il ne révèle jamais. Eux seuls connaissent les détails pour orchestrer et profiter de la fête que signifie rentrer sur le terrain avec le maillot blaugrana tous les weekends. Résultat: une avalanche de titres remportés. Un pacte avec le ballon, le serment d'être toujours protagonistes, grandes stars et gamins de la formation unis et se respectant mutuellement... ça paraît facile. Mais ça ne l'est pas.

C'est une chance qu'existe les Xavi. C'est une chance qu'existe un entraineur romantique, conquérant, sensible et pratique comme Guardiola.

Arrêtez vous un instant et admirez la meilleure équipe actuelle du monde et, sans aucun doute, l'une des meilleures de l'histoire du football.
Arrêtez vous et regardez le chef d'orchestre Xavi, sortir un nouveau tour de sa manche, capable de faire murmurer les socios du Camp Nou, puis de les mettre debout.
Arrêtez vous et regardez le football dans toute sa dimension, dans les pieds d'un type qui s'amuse avec le ballon. Xavi: le meilleur milieu de terrain de la planète.

Barcelone 2003, une après midi de janvier.

C'est après mon premier entrainement avec le Barça qu'on m'a demandé: “Qui est le meilleur de ces cracks? Kluivert, Mendieta, Overmars?'”
J'ai répondu: “Ici, il y a un joueur qui s'appelle Xavi. Vous n'avez pas idée du footballeur que c'est! Il fait tout bien, avec lui tout est facile”.
Seulement voilà. On était en 2003 et on luttait presque pour le maintien quand je suis arrivé au club. Heureusement, nous avions pu redresser la barre et rentrer dans les places européennes. Trop peu cependant pour le Barça. Trop peu pour Xavi également. Ce fut néanmoins un plaisir de partager des entrainements et des matchs avec un grand comme lui.
A l'époque, j'ai aussi partagé de bons moments avec un jeune qui débutait dans le groupe professionnel. J'adorais sa manière d'être et son talent: c'était un certain Iniesta.. Super tranquille, humble. Il n'a pas changé... Mis à part qu'aujourd'hui il est déjà champion de tout et du monde grâce à son but contre les Pays-Bas en prolongations. Presque rien…

Mais ça c'est une autre histoire. On aura le temps de parler de lui et d'autres phénomènes.

Hasta la próxima
Positivez
Abrazo
JP

P.S: J'aimerais bien savoir de quels joueurs vous êtes fans? Quel type de joueurs aimeriez-vous voir évoluer en Ligue 1?


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<![CDATA[Brasil, lágrimas, sufrimiento y alegría… ]]> text/html fr SO FOOT Brasilerao, mélange de culture. De rythmes. D'effervescence. Brasilerao, championnat indécis, à couper le souffle jusqu'au bout, Indéchiffrable avec des chiffres. Surprenant et…]]> Brasilerao, mélange de culture. De rythmes. D'effervescence.
Brasilerao, championnat indécis, à couper le souffle jusqu'au bout,
Indéchiffrable avec des chiffres.
Surprenant et passionnel.
Chaud. Surcoté. Mais rempli de cracks; des machines à faire rêver,
Et de grandes équipes qui perdent le sommeil pour ne pas descendre.
Deux capitales bien distinctes, qui ne sont pas des capitales: Rio et São Paulo.
Deux pôles important qui permettent au Brésil de changer et de devenir tout puissant.
D'autres états jaloux, énormes, qui luttent contre l'anonymat en gagnant des titres dans l'indifférence médiatique.
Champions d'Amérique, champions du monde...Présents tous les dimanches sur les terrains.
Nouvelle vieille puissance.
Compétition d'images, marketing hallucinant. Ame, feu, maillot collé à la peau...Impossible de ne pas suer, impossible de ne pas être un Torcedor fanatique.
Impossible de ne pas devenir accroc.


Avant la dernière journée de dimanche.

Tout semblait réglé. Corinthians Champion et Vasco vice.
Fluminense et Inter en Libertadores...Quoi? Rien. A La dernière seconde, deuxième but de Bernardo; le but de l'espoir pour tous les Vascaínos.
Liedson, buteur dês Corinthians et ses compagnons ont vu ça depuis leur télévision. « T'es un illuminé? », a demandé un journaliste de terrain à Bernardo. Lui n'a pas su répondre. Il a pleuré, s'est rappelé de sa grand-mère pendant que ses torcedores se cassaient la voix en tribune... Les larmes l'ont empêché de pleurer, mais pas de s'agenouiller devant ses fidèles. Pour mieux communier.

De l'autre côte du continent...pardon, du pays; Ceara a volé le maintien à mon Cruzeiro chéri qui avait besoin de gagner pour rester dans l'élite. Toutes les équipes qui ont jonglé au classement entre le ventre mou et le maintien seront fixées aujourd'hui. Cruzeiro joue son prestige face à son éternel rival: l'Atletico Mineiro... La ville toute entière est une marmite remplie de blagues, de provocations, d'euphorie et d'orgueil. Beaucoup d'orgueil.

De son côte Flamengo, qui semblait écarté de la course pour la Libertadores a gagné un match très important contre l'Inter (L'équipe brésilienne la plus titrée de ces dernières années, ndlr). Qui d'autre que Ronaldinho aurait pu mettre le but qui entretient encore l'espoir flamenguista? Lors d'une semaine où la polémique a été l'ombre de Ronaldinho, ce dernier a su répondre avec ses pieds... Laissez le jouer en paix!!

Ouf! L'adrénaline est partout. São Paulo a gâché toutes les ambitions qu'il lui restait contre Figueirense (avec l'ancien lateral de La Seleção, Jorginho comme entraineur, ndlr) et Coritiba, les deux grandes révélations de la compétition. Et Palmeiras...Le Palmeiras de mon ami Felipao Scolari a encore une chance de “sauver” son année puisqu'il reste encore deux clasicos à disputer. Des matchs déconseillés aux cardiaques et décisif pour le titre: Corinthians vs Palmeiras et Vasco (sans Juninho Pernambucano, ndlr) vs Flamengo. Un final pour “Sambear”. Un final pour souffrir. Un final spectaculaire. Qui doute encore que le Dimanche est le jour du football?

A la semaine prochaine.
D'ici là, pensez de manière positive,


Abrazo.

JP

Talent Maps
(Comment cherchez sur le web sans perdre son temps)
Gardez un œil sur Paulinho des Corinthians, Dede, central de Vasco, Fred (Ex-Lyon) aujourd'hui au Fluminense et bien sûr...Neymar qui est de La même génération que les très bons Lucas, Cassemiro ( São Paulo) et Oscar ( Inter).

Argentina's band:
Malgré la grande rivalité entre nos deux pays, les Argentins sont toujours là. Ceux qui brillent aujourd'hui sont Montillo (Cruzeiro), Guiñazú et D' Alessandro (Inter) et le petit nouveau, Lanzini (Fluminense).

*(Brésil, larmes, souffrances et joies, Bien sûr)]]>
<![CDATA[Le Bonheur, par JP Sorin]]> text/html fr SO FOOT A l'occasion du classique OM/PSG, Juan Pablo Sorin inaugure son blog sur le dotcom de SoFoot. Au menu aujourd'hui, son départ forcé du PSG. En cause: ses relations avec Vahid. Après plusieurs années d'absence c'est avec un grand plaisir que je retrouve amis, supporters et amoureux du football français. Depuis la chaleur du Brésil, avec le céleste et blanc de l'Argentine…]]> Après plusieurs années d'absence c'est avec un grand plaisir que je retrouve amis, supporters et amoureux du football français. Depuis la chaleur du Brésil, avec le céleste et blanc de l'Argentine agrafé au cœur et après avoir passé 15 années à parcourir le monde pour vivre et respirer le football de 6 championnats différents, je profite de l'occasion pour vous remercier de l'affection que vous m'avez toujours manifestée durant mon passage en France. Ensemble, nous allons désormais partager émotions, anecdotes, confessions... Bref, des moments de bonheur intense mais aussi de profondes tristesses. Je vous raconterai ce qu'il se passe, ici, en Amérique du Sud en espérant avec impatience vos commentaires.

Durant la saison 2003/2004 j'ai été prêté au PSG. Ce fut pour moi 10 mois de vie parisienne, de bohème, d'amitiés sincères et de bon temps. Ce furent aussi 30 matchs disputés avec le maillot parisien sans connaître une seule fois le goût amer de la défaite. Et puis, ce fut un titre : une coupe de France. Un trophée remporté après avoir éliminé l'Olympique de Marseille lors du Clasico… Grâce à un but marqué par mes soins, de la tête, lors du temps réglementaire au Stade Vélodrome. Un moment inoubliable ! Cette saison nous avions fini vice-champion de France, juste derrière l'heptacampeon Lyon.

A Paris on m'a donné le surnom de « Bonheur » parce que j'étais une sorte de talisman pour l'équipe. J'ai été invaincu. Le fait de ne pas connaître la défaite avec un maillot de football sur le dos c'est une sensation unique que je n'ai pu expérimenter qu'une seule fois dans ma vie. A l'époque les supporters du PSG avaient même inventé une jolie chanson pour me rendre hommage et à ma grande surprise j'ai aussi été élu comme l'un des 40 joueurs les plus importants de l'histoire du club... Alors que je n'y ai passé que 10 mois! Néanmoins, -et malgré le fait que le prix de mon transfert n'était pas excessif-, j'ai dû quitter le PSG. Contre ma volonté. Mais aussi contre la volonté des supporters du club qui m'avaient montré leur soutien en manifestant leur colère. J'ai fait mes valises, en laissant derrière moi une ville merveilleuse et l'une de mes maisons préférées: le Parc Des Princes. Sept ans après, je vous raconte aujourd'hui pourquoi…

Personalidad, liderazgo...au revoir!

Monaco est une ville aristocratique et son stade est plutôt glacial. C'est là que j'ai eu une discussion importante avec mon entraîneur (Vahid Halilhodžić, ndlr) de l'époque. Une conversation, qui, entre autres choses, m'a coûté “l'exil” forcé. Comme on dit en Argentine...”tasa, tasa, cada uno en su casa”. Je suis parti de Paris à contre coeur. C'est le prix que j'ai payé pour ma liberté de penser, pour ne pas trahir mes valeurs et pour avoir refusé d'abandonner la sélection argentine. On jouait contre Monaco et comme d'habitude avant chaque match, le coach a pris la parole pour donner ses dernières instructions: - Ici, personne ne peut se permettre de rentrer sur le terrain pour gagner. Même le Real Madrid....

C'est là que je l'ai interrompu:

- Pardon Coach, mais le Real dispute toujours ses matchs pour les gagner. Peu importe le stade. (Je suis bien placé pour le savoir, grâce à mon passé Blaugrana) Nous sommes le PSG et nous pouvons gagner le match mais...certainement pas en jouant la défense!

La tension a flotté dans l'air pendant encore quelques minutes. Puis nous sommes finalement rentrés sur la pelouse… Pour y suivre les directives du coach: jouer en spéculant. Au final, match nul. 1-1. Nous avons fini deuxièmes du championnat après avoir gagné contre Lyon lors de la dernière journée. La qualification directe pour la Ligue des Champions était ainsi assurée. Le coach fêtait et triomphant il bougeait ses bras partout comme un moulin alors que de mon coté j'essayais de retenir les larmes de mes yeux injectés de sang…

Dans le vestiaire:

- Qu'est-ce qui se passe? Tu n'es pas content?

- Vous savez très bien ce qui se passe, je lui ai répondu. Vous vous rappelez du match de Monaco? Si on avait gagné ce jour là nous serions aujourd'hui en train de fêter un titre de champion...Vous comprenez ce que c'est? Champions...

Finalement, je suis parti de Paris, où je reviens souvent pour sa magie, et où j'ai laissé de grandes relations affectives. A l'époque, je n'avais même pas pu négocier la moindre ligne d'un contrat. La dernière fois que j'ai parlé au coach, je me rappelle qu'il m'avait “suggéré” de jouer la moitié des matchs de la sélection argentine si je voulais rester. Logiquement, j'ai refusé… Résultat: je suis retourné deux mois au Cruzeiro en 2004, avant d'être transféré à Villarreal. Là-bas, moi et mes compagnons avons réalisé une saison fantastique en nous qualifiant notamment pour une demi-finale de Ligue des Champions…

On se retrouve la prochaine fois pour parler du Clasico.

A très vite. D'ici là je vous souhaite d'avoir plein d'énergie positive.

Abrazo,

JP]]>