Juan Pablo Sorin

09/06/2012

Pologne 1 – Grèce 1

La Pologne a été une bombe de fraicheur, d’enthousiasme et de dynamisme pour tous les fanatiques de football offensif notamment lors de la première mi-temps de ses débuts à domicile dans cet euro 2014. Pour ses premiers pas dans la compétition, l’un des deux pays hôte a pu compter sur un public qui n’a pas arrêté de crier et d’encourager les siens. La Pologne a été supérieure à la Grèce dans tous les secteurs grâce à son pressing et sa faculté vertigineuse à se projeter vers l’attaque lors des 45 premières minutes. Il semblait même que le match allait finir par une « goleada » après le but de la grande figure polonaise, Lewandowski et l’expulsion de Sokratis (double carton jaune). La Pologne a été pleine de rotations, de toque, de coordination et de coups de poignards assenées dans la surfasse grecque. Sur son coté droit, d’abord, grâce à la claireté et à la qualité de Priszczek, mais aussi grâce aux apparitions de Blaszczykowski, -auteur d’un centre parfait sur le premier but du match- et des percussions de Rybus et d’Obraniak. Et puis bien sur il y a eu Lewandowski, un buteur fantastique, auteur d’un joli coup de tête d’école parfaitement piqué et de quelques autres pincées digne des cracks. Pour résumer il a fait ce qu’il fait déjà depuis des années au Borussia Dortmund (où il a polonisé l’Allemagne avec d’autres de ses compatriotes).

Malheureusement la Pologne n’a pas réussit à tuer le match comme l’aurait fait les éternels Boniek ou Lato. Elle a pêché par jeunesse et a finit par prendre trop rapidement confiance...Face à la vieille, expérimentée et roublarde Grèce de Gekas, Samaras et Karagounis... La Grèce a craché sa crise dans le vestiaire et s’est accroché à ses dieux et au remplacement de Ninis par Salpigidis. Un changement d’homme particulièrement bien vu de la part du portugais (Oui, un portugais qui a surement beaucoup souffert en 2004) Fernando Santos. A lui seul Salpigidis a redonné confiance aux exploits à ses coéquipiers, en égalisant sur son premier ballon du match après que Szczesny ait tamponné sur un coéquipier par peur d’avoir eu à se frotter à Gekas. A partir de là, la Grèce est revenue fort dans le match et s’est grandit sur le terrain. Elle a meme mieux jouée en cherchant le but adverse avec 10 joueurs qu’en défendant à 11 devant sa surface.

La Pologne, elle, a mal digéré l’égalisation et l’énergie adolescente dont elle avait preuve en première mi-temps. Pour ne rien arranger, le gardien Szczesny fut lui aussi expulsé après avoir stoppé illégalement la course du révulsif Salpigidis au niveau du point de pênalti. Pour la première fois du match, le silence envahit le camp polonais. La peur du pire...De leurs cotés, les grecs vibraient. Un Titan fit alors son apparition alors que personne ne l’attendait vraiment pour cette fête. Le gardien Polonais Tyton fit ses débuts internationaux. Sans avoir eu le temps de s’échauffer, ce dernier du rentrer sur le pré pour arrêter un pênalti. Onze pas d’angoisse, d’image, de prières et d’illusions lui furent nécessaires pour qu’il se plante juste face au capitaine Karagounis.

La suite vous la connaissez, vous l’avez vu...Le grec qui ouvre son pied droit pendant que le jeune gardien enfile son déguisement de superhéros pour voler comme une aigle sur sa proie; le ballon....Le rugissement polonais qui traverse des frontières...Et un match nul qui restera dans l’histoire comme le lever de rideau d’un EURO 2014 plein d’émotions et d’aventures différentes à chaque match. La Grèce a clairement mieux jouée en deuxième mi-temps tandis que la Pologne n’a pas su profiter des quelques chances qu’elle a eu de marquer. Au final, c’est un match nul de périodes. Un nul de propositions footballistiques diverses. Ce Pologne – Grèce aura finalement été un match de football allègre, spéculé, impensé avec un ballon roulant dans toutes ses expressions… Bienvenidos a la Euro, bienvenidos a la fiesta del fútbol!

A très vite
Energía Positiva
Abzo
JP


Petites questions: Qui voyez vous Champion de cet euro? Quelle va être le joueur de la compétition? Les grandes déceptions?

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  • Message posté par tommyboy le 09/06/2012 à 14:12
      

    Une vraie analyse, qui s'enthousiasme du football, et le place dans ses mots. On oublie ça de nos jours.
    Merci ! Energía Positiva !


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