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Rédacteur sur sofoot.com depuis au moins trente articles, les équipes de football préférées de Jean-Francois BORNE sont celles par qui les scandales arrivent. Pour lui les supporters sont essentiels au football et l’abandon d’un sport aux droits télévisés relève de l’hérésie. Rien que ça.

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Live together, Die alone

5 mai 2008 à 14:24 Live together, Die alone

Live together, Die alone - On vit ensemble, on meurt seul

Samedi 3 mai 2008. R.A.S dans le bas de tableau ou la politique des petits pas pour ne pas mourir.

On se souvient que lors de la Coupe du Monde 2006 de la FIFA, le serment des joueurs de l’équipe de France de football se résumait à la formule, façon chevaliers du ballon rond, « on vit ensemble, on meurt ensemble ».

Conceptuellement possible pour une équipe nationale lors d’une compétition internationale, la formule n’avait pas de chance de prospérer pour une équipe de championnat, particulièrement lorsqu’il s’agira de faire les comptes, et les mécomptes, à la fin de la saison régulière.

La clôture du bilan sportif d’une saison revient souvent à tresser des couronnes au champion et à ses dauphins, mais surtout à insérer les images de nos chers disparus. Les chers disparus étant les équipes qui rejoindront la Ligue 2 (dramatisons un peu l’évènement). C’est alors que la maxime : on vit ensemble, on meurt seul prendra tout son sens. Que ce soit le RC Lens, le TFC ou le PSG, soit l’un des trois clubs de Ligue 1 qui passera sous les fourches caudines de la Ligue 2 à l’issue de la saison 2007-2008, car l’on sait que le FC Metz (avec certitude) et le RC Strasbourg (sauf miracle) sont déjà pleurés par leurs familles ; chacun verra l’envol du ou des joueurs qui étaient censés assurer, sinon le succès, au moins le maintien.

Un redoutable chacun pour soin commandera alors le plan de carrière des joueurs salariés de l’effectif professionnel constituant l’équipe qui ne se maintiendra pas en Ligue 1. La flexicurité (mélange de flexibilité libérale et sécurité du travail) n’existe pas chez les footballeurs professionnels.

D’ici cette échéance fatale, il s’agira pour les joueurs de vivre ensemble, avant, pour ceux dont le sort sera lié à la Ligue 2, de mourir seuls ou trouver mieux.

Le week-end écoulé, qui aura vu les matchs nuls de Toulouse face au PSG, et de Lens face à Monaco, aura eu pour effet de maintenir les positions en l’état (soit, toujours trois équipes à trente-neuf points : PSG, différence de buts : - 9 ; Lens, différence de buts : - 8 ; Toulouse, différence de buts : - 6).

Restera l’unique question de savoir si d’ici la dernière journée, l’on n’aura pas trop parlé du soldat PSG qu’il faut sauver comme le Ryan cinématographique, au détriment de Lens ou Toulouse, enterrés sous X, à l’ombre tutélaire des petits bleus de Paris ouest.

Jusqu’à présent on ne peut tirer qu’une seule conclusion : le cher n’est jamais triste. A sa façon, le PSG (soixante-dix millions de budget) fait vendre du papier, et nous offre chaque semaine l’occasion d’écrire. La beauté du jeu devient accessoire. Certes, du point de vue de Bollaert ou du Stadium, la mobilisation pour sauver le club parisien de la chute, la prétendue nécessité de son maintien dans l’élite, ne peuvent que provoquer de l’irritation même si la notoriété parisienne est en soi une véritable malédiction.

C’est ainsi. Le nuage écrasant de la notoriété, de façon quasi analogue à celui qui couvre la région PACA, permet de deviner qu’il existe une frange favorable au maintien du PSG en Ligue 1 comme il existe une autre majorité qui préfèrerait que l’OM dispute le tour préliminaire de la champion’s league en lieu et place de Nancy.

Aucun investisseur ne semble vouloir de ces deux gouffres financiers que sont le PSG et l’OM mais finalement à l’ère spectaculaire du football investit par la marchandise, l’organisateur doit disposer de deux grandes marques à placer en tête de la gondole. L’OM et le PSG sont celles-là.

La trente-cinquième journée du championnat de Ligue 1 s’est achevée. Amusez-vous et tapez les initiales PSG, OM, TFC, RCL et ASNL dans la rubrique actualités du moteur de recherche dont la devise est Don’t be evil (ne soit pas mauvais). Comparez les résultats. Google est impitoyable. Vous aurez une idée de l’injustice de la renommée. Ce ne sont pas uniquement les performances qui condamneront le PSG, le TFC ou le RC Lens. C’est malheureux. On vous l’accorde…

Jean-François BORNE






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