Live together, Die alone
5 mai 2008 à 14:24
Live together, Die alone - On vit ensemble, on meurt seul
Samedi 3 mai 2008. R.A.S dans le bas de tableau ou la politique des petits pas pour ne pas mourir.
On se souvient que lors de la Coupe du Monde 2006 de la FIFA, le serment des joueurs de l’équipe de France de football se résumait à la formule, façon chevaliers du ballon rond, « on vit ensemble, on meurt ensemble ».
Conceptuellement possible pour une équipe nationale lors d’une compétition internationale, la formule n’avait pas de chance de prospérer pour une équipe de championnat, particulièrement lorsqu’il s’agira de faire les comptes, et les mécomptes, à la fin de la saison régulière.
La clôture du bilan sportif d’une saison revient souvent à tresser des couronnes au champion et à ses dauphins, mais surtout à insérer les images de nos chers disparus. Les chers disparus étant les équipes qui rejoindront la Ligue 2 (dramatisons un peu l’évènement). C’est alors que la maxime : on vit ensemble, on meurt seul prendra tout son sens. Que ce soit le RC Lens, le TFC ou le PSG, soit l’un des trois clubs de Ligue 1 qui passera sous les fourches caudines de la Ligue 2 à l’issue de la saison 2007-2008, car l’on sait que le FC Metz (avec certitude) et le RC Strasbourg (sauf miracle) sont déjà pleurés par leurs familles ; chacun verra l’envol du ou des joueurs qui étaient censés assurer, sinon le succès, au moins le maintien. [...]
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Tabula rasa
28 avril 2008 à 21:40
Episode précédent : le PSG décidait le 19 avril 2008 de sombrer face au stade Malherbe de Caen. Alain Cayzac choisissait de démissionner dans la foulée. Des supporters parisiens exprimaient leurs créations graphiques sur les murs du centre d’entraînement. Le PSG s’installait à la dix-huitième place du championnat (35 points, différence de buts : - 11) à trois points du premier non reléguable (Lens, 38 points, différence de buts : - 7).
Lundi 21 avril 2008. Une image terrible ouvrait la semaine photographique du club de la capitale. Des joueurs prostrés, murés dans leur silence, encadrés par des CRS. Des joueurs enfermés dans des camionnettes les transportant aux terrains d’entraînement. Un réalisateur peu inspiré aurait complété le tableau par l’évocation d’une atmosphère moite, des hélicoptères tournoyant dans le ciel avec à bord des rescapés, le tout emballé par l’inévitable bande-son des Doors : this is the end.
Lundi 21 avril 2008. Une atmosphère de fin de règne irradiait Saint Germain en Laye, à l’image de Paul Le Guen, serré au milieu d’une rangée de trois sièges d’un minibus, entre un joueur et le chauffeur. Une contamination du pathétique. Et finalement une certaine peine. Des joueurs et un entraîneur placés dans une fourgonnette, véhicule à mi-chemin entre un modèle à la Emile Louis et la voiture balai du Tour de France.
C’était donc ça le PSG de Colony Capital, l’investisseur spécialisé dans l’immobilier qui avait oublié qu’il valait mieux être à la base de quelque chose qui se construit qu’au sommet de quelque chose qui s’effondre. [...]
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Dissolution de deux associations de supporters : mesure de sécurité publique ou effet 24 heures chrono
21 avril 2008 à 00:31
Avec quinze années d’écart Mme Alliot-Marie, actuel Ministre de l’intérieur, aura marqué de son empreinte le monde du sport.
En 1993 d’abord, puisqu’elle inspirait la Loi n°93-1282 du 6 décembre 1993 relative à la sécurité des manifestations sportives, dite aussi « Loi Alliot-Marie », alors qu’elle était Ministre de la jeunesse et du sport.
En 2008, par l’annonce faite le 17 avril de la dissolution administrative de deux associations de supporters : les Boulogne Boys d’une part, et la Faction Metz d’autre part, soit deux associations qui auraient participé, pour la première à un déploiement d’une banderole injurieuse lors de la finale de la Coupe de la Ligue le 29 mars 2008, et, pour la seconde nommée, à un certain nombre de manifestations et autres incidents très graves en marge de matchs (Lyon-Metz le 23 février 2008 par exemple).
D’un point de vue historique, on rappellera qu’il s’agissait en 1993 de mettre en œuvre des incriminations spécifiques concernant les violences dans les stades. Ainsi, la Loi du 6 décembre 1993 avait été adoptée à la suite de graves incidents survenus lors d’un match de football qui s’était déroulé le 28 août 1993 au Parc des Princes à l’occasion d’une rencontre qui opposait le Paris-Saint-Germain au stade Malherbe de Caen.
Le texte voté il y a quinze ans connaissait des dispositions répressives de deux sortes.
Des peines d’amende pour les spectateurs qui pénètrent dans une enceinte sportive en état d’ivresse. [...]
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Les deux de la Ligue 2
16 avril 2008 à 08:47
J – 5 journées avant la Ligue 2
Qui a dit que la Ligue 1 ne valait rien et que le suspens n’était jamais au rendez-vous ? Qui ? A cinq journées de la fin du championnat, saison 2007-2008, l’examen du bas de classement laisse planer une incertitude à propos des deux clubs qui descendront en Ligue 2 la saison prochaine. Deux postes à pourvoir puisque le sort de Metz est scellé depuis le 12 avril 2008. Qui seront donc ceux qui s’inscriront au panthéon de la catastrophe industrielle le soir du 17 mai 2008 ? Le doute plane encore même si leur ombre se dessine.
Par analogie, on les nommera les deux de la Ligue 2, deux noms à découvrir, comme les six d’Oceanic de la série Lost vendue en vidéo à la demande par la première chaîne française de télévision privée. Pour une fois, la Ligue 1 rivalise avec une fiction télévisée américaine afin de nous permettre de faire de la prospective. Et chaque semaine les cartes sont rebattues avec quelques vérités et beaucoup de démentis (ah ! la glorieuse incertitude du bas de tableau).
On serait pourtant tenté de dire qu’on ne mettrait pas cher des capacités du RC LENS et/ou du PSG à se tirer d’un si mauvais pas, tant ces deux clubs ont accumulé les difficultés depuis le début de la saison. Certes, les cinq dernières journées offriront le pire des calendriers à Strasbourg. Mais pourtant, ce sont le PSG et le RC Lens qui semblent être tout à la fois les coupables et les victimes de leurs malheurs actuels. Une direction intermittente du spectacle. Un recrutement peu déchiffrable. Une poisse qui colle aux crampons. [...]
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