Les footeux ont le cul sale
7 août 2007 à 15:50
Tintin à Lavau
Cet été à Lavau-sur-Loire, on ne glande pas, on s’instruit, monsieur. Et cela grâce aux rencontres littéraires de la maison du port. J’en cause dans la chronique précédente, il y a longtemps, cet hiver, fin juin.
Des écrivains, lecteurs passionnés, chercheurs et autres cultureux viennent raconter ce qu’ils en savent (C’est qui qui fait l’art, hein, l’artiste ou le marchand ?) de la modernité du récit et du roman, de la psychiatrie, de la traduction au théâtre etc. Il faut bien suivre, parce que comme dit mon voisin du dessus qui boit de la bière sans alcool appelée ici la « spéciale Ricky » parce qu’il est le seul à l’apprécier, « ils brassent pas mal d’air les collègues, là, hein, non, eh ? ». Il cause, mais jamais pour ne rien dire, le voisin.
Ce dernier samedi on y a parlé de Tintin, thème jugé abordable pour le tout-venant du public. L’alibi est convenable pour souligner le caractère populaire de la manifestation et ainsi justifier pleinement les fonds publics consacrés à l’événement.
Cependant, pour faire mentir mon voisin sévèrement gauchisant (il bosse à EDF, faut dire), le débat de ce samedi dernier s’est élevé bien au-delà du plancher des vaches grâce à Charles Dierick. Cet homme fantaisiste sorti tout droit des Fondation et Studios Hergé de Bruxelles, personnage à la dégaine christique, décortique brillamment les planches du créateur de Tintin et Quick et Flupke, avec un humour décalé et impertinent. Voilà qui m’a donné l’envie de participer aux prochaines rencontres des amis d’Hergé, qui ont lieu chaque mois de mai à Bruxelles. Il paraît qu’on y vient de partout, il y a même une antenne au Congo. C’est dingue.
D’ailleurs, le monde de Tintin se parcourt bien
Et c’est amusant.
Cul terreux ou cul salé ?
Foot et Culture font-ils bon ménage ? Ne sais pas. Pas certain. Vous raconte.
Il se trouve que les soirées littératuro-pince-fesses sont ponctuées de pauses musicales. C’est généralement un pianiste qui s’y colle, un samedi ce fut un certain Alain Kremski.
La maison du port n’étant pas équipée de petit-coin, les invités et curieux font leurs besoins aux vestiaires du stade de football, situés à deux pas, ou dans les champs voisins pour les aventuriers.
Ce soir-là, notre pianiste s’est pris d’une envie. Il pose la question rituelle, on lui indique l’endroit. Problème de régie insoluble : le lieu, pourtant nettoyé régulièrement, ne correspond pas au standing de monsieur K. Je ne sais pas comment ni où l’histoire s’est terminée, mais l’essentiel est ailleurs : le Karma des toilettes du stade a été épargné, ce qui pourrait compter à l’heure où le CS Lavau envisage une remontée rapide en promotion de deuxième division de district. Bref, le caca nerveux a été évité. Ouf.
L’Enfer
Suis parti en vacances à Lorient, ai traversé la rade jusqu’à Port-Louis, mangé des sardines grillées-frites à huit euros sur le quai, fait un flipper au bistro, regardé le bateau de Groix, vu un cormoran voler vers Gâvres. A bord, y avait-il des touristes encore fatigués de leur nuit alcoolisée au comptoir de la discothèque L’Enfer, la si bien nommée ? Il y a longtemps, elle ouvrait deux fois l’an, pour le 14-Juillet et le Nouvel-An. Maintenant je ne sais pas.
Une pensée pour ce match perdu il y a bien 15 ans, un samedi de novembre au stade de Groix. Nous arrivons sur le quai, partout des affiches annoncent le derby contre Lorient, entrée au stade où les supporters locaux nous attendent, on fait un match épouvantable, je joue « 4 » comme d’hab’, suis bouffé par un grand Noir appelé Noël, qui passe le match sur mes épaules et forcément c’est moins facile pour sauter, car la loi de la gravité fait partie des rares éléments qui fonctionnent à Groix comme partout ailleurs. Tout était contre nous, même le vent qui a évidemment tourné à la mi-temps. Je me réveille.
Retour au port de pêche, une bière au Galion – une Maes pression à celui qui me dit quel film y a été tourné- rencontre avec une dame en camping-car et son chien, venue d’Orléans regarder les cargos parce que c’est beau. Elle avait l’air contente.
Pris des photos de vacances que je vous montre, je sais c’est un peu chiant les diaporamas, on préfère disparaître incognito, ne pas dire ni où ni quand, cela permet de se dire qu’on part pour longtemps, ou toujours, pas d’adresse ni d’indice. Bientôt. Peut-être.
Le dicton du jour, offert par « voisin » :
« Vous êtes des voyageurs, moi je suis une plante en pot »
» Les footeux ont le cul sale · 26 août 2007 22:44 | |
La Zine |
» Les footeux ont le cul sale · 11 août 2007 23:22 | |
Ulrich Gerets |
» Les footeux ont le cul sale · 7 août 2007 23:57 | |
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» Les footeux ont le cul sale · 7 août 2007 20:14 | |
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» Les footeux ont le cul sale · 7 août 2007 17:35 | |
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