Bartók, Peter and the test tube babies et Zazie, même combat !
12 juin 2007 à 10:31
Peter and the test tube babies Je viens de pratiquer pendant un mois le métier de pigeouilliste, ou pigeouilleur, je ne sais pas si le terme existe sur Wikipédia. C’est une notion que l’on maîtrise bien à So Foot, puisque la rédaction est sans doute truffée de ces chroniqueurs, reporters et fouineurs vaguement gauchisants, qui ont grillé une carrière d’ailier gauche à l’AJA pour avoir assisté en pirate à un concert des Stooges au lieu de prendre des forces pour le match de "- de 17 ans" du lendemain contre Bourg-en-Bresse. Bon me concernant, le poste de "4" au FC Lorient m’est passé sous le nez, malgré d’évidentes qualités sur l’homme, le jour de mes 16 ans, quand j’ai préféré foncer dans le bus affrété par l’association "C’est Pas Normal" en direction du festival Carnavalorock de Saint-Brieuc, édition 1993 je crois. Mais voilà, je ne regrette pas d’avoir assister à ce concert de Peter and the test tube babies dans les bras d’un punk à crête orange et de son chien. Le lendemain, je n’étais évidemment pas sur le terrain. Et tant pis pour la carrière.
Merci monsieur Dossier !
Il n’empêche, je me suis bien plu à pratiquer ce métier de pigeouilliste, pour le compte de la page "spectacles" du quotidien nantais Presse-Océan, dernière lecture respectable en ce bas monde. Mon collègue et maître à penser Philippe Dossier, journaliste libraire affalé dans son fauteuil au fond de la maison du livre ouverte cet été à Lavau sur Loire, me l’avait bien précisé : "Ecoute fiston, le métier, c’est de savoir causer de trucs que tu ne comprends pas forcément". J’ai eu pas mal d’occasion d’appliquer la maxime du père Dossier : présenter Bartók, faire le point sur les Modernes et les Anciens en littérature, interviewer Zazie, présenter Omar Borras et ses adaptations de Brecht, annoncer Pierre Clémenti, Scorpions, Mic Mac compagnie, et de multiples starlettes plus ou moins locales. Je me suis bien souvent demandé comme j’allais pondre une page, et puis voilà, miracle vers 17h, une tasse de vin au café d’en face avec ma copine Sarah, qui n’est pas la dernière, et voilà, Bartók et Zazie, même combat !
Des nouvelles du CS Lavau - Chronique d’une descente aux enfers
L’an prochain, le CS Lavau va évoluer en troisième division de district, à cause notamment d’un but marqué contre mon camp à la dernière minute du match il y a un mois, alors que je m’étais replié en position de stoppeur pour garder le match nul 0-0 que nous étions venus chercher face à nos rivaux directs dans la lutte pour le maintien. Mais l’essentiel est ailleurs. Il est dans la victoire, superbe, acquise lors du derby face au voisin Savenay lors du tournoi cantonal, sous des trombes d’eau, un match de merde gagné à la mailloche comme on dit à Lorient, j’en ai presque chialé tellement c’était beau. Un triomphe qui n’a pas de prix, et qui fait oublier à nos vaillants supporters (au bas mot 60 à chaque match cette année, contre vent et marée de 116 avec la Loire qui arrive presque sur le terrain) notre piteuse saison. D’ailleurs, le soir même au café de l’Ecluse, chacun s’est accordé sur l’idée que battre le voisin Savenay, ça te sauve une saison de daube. Et mettre tout le monde d’accord à Lavau, ce n’est pas facile !