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Arigato Lavau, le making of

22 juin 2007 à 15:37 Arigato Lavau, le making of

Bon je vois que les appels du pied pour soutenir un film infaisable mais bel et bien en tournage interpellent les curieux. C’est parfait les gars les filles, il faut caresser l’improbable dans le sens du poil, c’est la meilleure recette contre l’ennui.

Des précisions donc : c’est un film qui se veut documentaire tourné dans la bourgade où je vis, Lavau sur Loire, quelque part entre Nantes et Saint-Nazaire. Avec madame, nous y sommes arrivés par hasard, à vélo, un jour d’été 2006, il y avait un deux-pièces à louer par cher, on s’y est posé parce qu’il faut bien habiter quelque part. On ne sait pas combien de temps.

Les raisons de ce projet ne sont nullement artistiques, il s’agit simplement de s’occuper pendant que nous sommes ici, et de raconter la vie telle que nous la vivons au quotidien : impressions, rencontres. Il se trouve qu’un artiste japonais et son équipe sont venus construire une œuvre d’art contemporain qui se veut aussi être un observatoire, pour des raisons détaillées plus bas sur ce blog. L’objet est posé dans les marais du bord de Loire au milieu des vaches, piafs, bateaux, avec au loin une raffinerie de pétrole et une centrale électrique. Le tout est lunaire ou océanique, selon l’heure et la météo. Les habitants du coin, curieux, s’y baladent.

C’est dans ce cadre surréaliste et muni de cet alibi que nous sommes allés faire le point avec nos voisins sur leur vie, caméra et micro sous le coude. Certains nous ont raconté leurs petites ou grandes histoires, d’autre pas, simplement parce que tout ne se dit pas : il y a ce pêcheur qui dit que la solitude, il a déjà donné quand il était guide en Alaska, il y a ce voisin qui hésite entre passer sa retraite dans le village où il est né ou bien aller s’éclater à Ibiza un bout de temps, il y a cette mamie qui dit qu’elle n’est pas du coin, elle n’est arrivé ici depuis peu, en 1946… Je finis par leur demander pourquoi ils sont ici, dans ce cul de sac, comme certains disent en souriant. Ils nous retournent la question, nous ne savons que répondre. D’autres demandent pourquoi ce film, à quoi cela sert, "il n’y a rien à dire" me dit le fils d’une voisine. Nous ne savons pas, mais je suis sûr qu’il y a toujours des histoires à dire. Histoires d’amour, histoires drôles, banales, histoires déchirantes, terribles, dont je cause un peu dans ce blog et cela fait un peu jaser, forcément. Mais c’est la vie, alors, puisqu’elle est ainsi faite... Forcément, ce projet devient incertain, bancal, compliqué humainement. Cela pourrait devenir un problème, mais non c’est mieux : c’est le sujet même du film, dans lequel l’équipe de tournage se retrouve impliquée. De fait, histoire d’y mettre encore du piquant, tout ce qui fait partie du tournage (recherche d’argent et de moyens techniques, démarches auprès de financeurs) est dans le film.

Voilà, pour répondre aux questions posées par les lecteurs de ce blog sur les moyens nécessaires à sa réalisation, voici une liste d’éléments, livrée en vrac :

des diffuseurs et une production avec plein de du pognon pour payer les gars qui bossent "gratos" et très bien sur le projet ; la location de la caméra, nous tournons avec une JVC HD100 – très bon outil d’ailleurs-, un gros mac avec Final Cut Pro HD version 5.1.4… Pour finir, disons que tout cela est très incertain, mais provoque un enthousiasme qui me fait dire que, quand même, il y a un truc à faire. Alors faisons-le.






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» Arigato Lavau, le making of · 13 août 2007 10:47

Pich, est le pich, zicos, qui a passe qlq annees dans une celebre ecole d’angers (dont je tairais le nom ici) ??? Moi ce projet me transporte, je ne peux malheureusement qu’apporter pour l’instant un enthousiasme qui bien que fervent est intangible, mais si ej repasse par la France alors je serais heureux de vous donner un coup de main !

Y’a p’tetre des fincancements a chercher du cote de chez canal, ou des contatcs chez Fred Poulet.

 David Croquette   

» Arigato Lavau, le making of · 9 août 2007 12:20

bien sûr que tu as raison de faire ce film ! ça me rend curieux moi aussi. le jour où tu le montres à pich (si c’est bien le pich que je crois) je veux bien être là ça fait longtemps que je l’ai pas vu.

juste un bémol sur la caméra par contre : bel outil certes, mais un poil incertain et fragile

 makiz poup   

» Arigato Lavau, le making of · 8 août 2007 23:22

Moi, je suis très impatient de voir le résultat Mr C, suite à nos discutions aux ateliers d’Angers !! Bon courage pour le montage...

 Pich