Le dilemme de la bonne place
13 juin 2008 à 00:07
Samedi 15h, tramway 55 vers le Stade Roi-Baudoin, rugby, Barbarians VS Diables noirs
Barbarians 7 - Diables noirs 0 Barbarians 14 - Diables noirs 0 Barbarians 21 - Diables noirs 0
Jup’ pression Invasion du terrain supporters fesses à l’air plaqués par stadiers, public hilare applaudit supporter nu fier
Barbarians 84 - Diables noirs 10
Plan incrust’ à l’espace VIP reportage blablabla glou glou/ Jup’ pression
Tramway 55, visages de partout / qui sont-ils ? / (...)
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Alors, pourquoi pas Lavau…
13 septembre 2007 à 17:49
Comme tous les tournants de l’existence et autres actes manqués, la scène s’est déroulée sans prévenir. Au comptoir de l’Ecluse, fin août à l’heure de pointe, vers 18h30. Un vaillant supporter du CS Lavau, jeune retraité du bâtiment, m’alpague : « Bon alors tu nous quittes… C’est con, on a besoin de gars vaillants pour remonter. Tiens, il n’y aurait que moi, je t’aurais mis capitaine de l’équipe. Et puis je t’aurais trouvé (...)
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Les footeux ont le cul sale
7 août 2007 à 15:50
Tintin à Lavau
Cet été à Lavau-sur-Loire, on ne glande pas, on s’instruit, monsieur. Et cela grâce aux rencontres littéraires de la maison du port. J’en cause dans la chronique précédente, il y a longtemps, cet hiver, fin juin.
Des écrivains, lecteurs passionnés, chercheurs et autres cultureux viennent raconter ce qu’ils en savent (C’est qui qui fait l’art, hein, l’artiste ou le marchand ?) de la modernité du récit et du roman, de la psychiatrie, de la (...)
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Jour de fête
24 juin 2007 à 22:34
Aujourd’hui c’est jour de fête à Lavau, c’est la kermesse des gamins, ils se déguisent et les grands aussi, parce que parfois les grands sont des gamins, voilà qui fait du bien. L’amicale des parents d’élèves a installé la structure gonflable, où les gosses se fendent la poire en sautant, parfois un peu trop, du coup certains sortent en chialant, le maquillage du déguisement coule sur les joues rougies par l’effort, mais voilà c’est la vie mon p’tit gars, pas grave. La musique est à fond, (...)
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Arigato Lavau, le making of
22 juin 2007 à 15:37
Bon je vois que les appels du pied pour soutenir un film infaisable mais bel et bien en tournage interpellent les curieux. C’est parfait les gars les filles, il faut caresser l’improbable dans le sens du poil, c’est la meilleure recette contre l’ennui.
Des précisions donc : c’est un film qui se veut documentaire tourné dans la bourgade où je vis, Lavau sur Loire, quelque part entre Nantes et Saint-Nazaire. Avec madame, nous y sommes arrivés par hasard, à vélo, un jour d’été 2006, il y (...)
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Bartleby
21 juin 2007 à 09:54
"I’m a man who has been filled with a profound conviction that the easiest way of life is the best". Lu dans "Bartleby The Scrivener", de Herman Melville. Je ne fais pas de chronique parce que j’en suis incapable, donc je n’en fais pas, quel que soit le bouquin, film et encore moins disque, puisque je n’écoute plus de musique depuis longtemps (trop bruyant). Donc voilà, lisez-moi cette nouvelle. On en cause plus tard. Ou pas.
Infos pour Davy Crockett.
Ouais Davy, il y a des ragondins (...)
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Tous les chemins ne mènent pas à Lavau sur Loire
14 juin 2007 à 14:22
Vu du champ. Des nouvelles de "Aligato Lavau", film qui se met à causer de l’incertitude. Ou pas. On a réalisé des prises de vue aériennes, des images censées servir à faire voler les âmes locales dans le ciel océanique de l’estuaire, genre superman en plus poétique - plutôt ambiance Arizona Dream -. Le machin volant s’est cassé la gueule dans un champ sous les yeux indifférents des vaches, un paysan est accouru nous sauver avec son tracteur fendant l’air... La scène ultime s’est (...)
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Bartók, Peter and the test tube babies et Zazie, même combat !
12 juin 2007 à 10:31
Peter and the test tube babies Je viens de pratiquer pendant un mois le métier de pigeouilliste, ou pigeouilleur, je ne sais pas si le terme existe sur Wikipédia. C’est une notion que l’on maîtrise bien à So Foot, puisque la rédaction est sans doute truffée de ces chroniqueurs, reporters et fouineurs vaguement gauchisants, qui ont grillé une carrière d’ailier gauche à l’AJA pour avoir assisté en pirate à un concert des Stooges au lieu de prendre des forces pour le match de "- de 17 (...)
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Notes sur Lavau
29 avril 2007 à 23:13
La rencontre entre des habitants de Lavau sur Loire et l’artiste japonais Kawamata a eu lieu l’autre soir à la salle des fêtes. Kawamata Tadashi est l’artiste plasticien qui va ériger, au mois de mai, l’observatoire ornithologique, près de la nouvelle écluse, au bord de la Loire. L’enthousiasme affiché par l’assemblée, vivement appelée à participer à l’érection de l’objet, et la bonhommie du créateur et de ses acolytes, ont rendu la rencontre joviale. Je ne peux cependant m’empêcher (...)
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Parasol, herbe fraîche et Momo pizza
26 avril 2007 à 20:30
Le mardi, c’est Momo pizza L’ancienne locataire du logement où je vis m’avait prévenu, d’un clin d’oeil complice : "Eh eh, le mardi à Lavau, c’est pizza". La fantaisie culinaire hebdomadaire à Lavau ne m’a en effet pas échappée, c’est en fin d’après-midi (pas possible de dire exactement à quelle heure, j’oublie dangereusement le temps par ici) que j’entends le groupe électrogène du camion à pizzas ronfler. Comme on irait au bistro ou à la messe, tout villageois qui se respecte passe commande (...)
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Truc romantique
14 mars 2007 à 09:03
Saint-Nazaire Union Méan Penhouet (3) 0/3 CS Lavau-sur-Loire
Un dimanche matin, à faire des câlins, donc je ne surveille pas le réveil, mais il y avait le rencard au club de foot "pour un match important dans l’optique du maintien", comme disait mon collègue Jean-Yves Picoron dit "Pic" dans le journal Presse-Océan du vendredi, mais là il s’agissait du FC Nantes. Alors que pour le coup, ce n’est que le CS Lavau qui joue le maintien, alors franchement tout le monde s’en tape, non ?
Mais non, à (...)
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Les soliloques du pauvre
14 mars 2007 à 08:45
Dans une île où rien ne se passe à part la vérité, c’est à dire le quotidien, ses bonheurs, son ennui, et ce qui comble le reste, dans ce bled perdu d’où se respire quand même l’air venu de l’océan, pas loin d’ici, où les piafs feraient bien de se méfier des vestes kaki débonnaires ; où mon voisin remonte la rue du port en tirant des bords et au près, vent pleine poire ; où les vaches là-bas au loin sont immobiles*. Voilà où je suis, (où j’en suis, aussi, mais c’est une autre histoire), à (...)
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La mariée mise en blanc par les supporters, même
4 novembre 2006 à 16:54
Le mot du jour, c’est une devinette, en vogue au comptoir du café de la place de Mafra, Portugal, où la salade de polvo est excellente : Pourquoi les femmes se marient-elles en blanc ? Parce que c’est la couleur de l’électroménager.
Soir de match du Sporting, et forcément, ambiance religieuse dans la famille Alcantara, du moins dans le bureau d’Adriano. Anna-Maria, sa dame, déguste la victoire facile du Benfica, la veille au soir : on arrive au café avec un bon coup dans l’aile, ses favoris (...)
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Du grillo au penalti, c’est toute une vie
26 septembre 2006 à 08:35
le mot du jour, en portugais parce que c’est là-bas que le montage du film "gol do Brasil" a lieu, titre provisoire qui deviendra "quando Paolo vai falar", version documentaire de ce blog. Un mot du jour en quatre, chacun désigne une dose de vin Tinto dans les tavernes locales : le "grillo" pour la rasade de fillette, "meio" copo désigne une bolée de jeune homme, le "cop de tres" est versé à un adulte confirmé ; enfin réclamer "o penalti" revient à se voir servir un grand verre de rouge, le (...)
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Il doit a bien y avoir quelques Chinois avenue de La Perrière
10 septembre 2006 à 17:09
Lorient 3 - Nantes 1. Tsingtao Beer pas loin du coude, un Le Mans-Lorient de derrière les fagots à arroser, et surtout la première sélection d’un Lorientais en équipe de France, "espoir" mais quand même. Un certain Mickaël Ciani, pas longtemps après avoir battu les doigts dans le nez les Canaris... Bon c’est tentant de les chambrer, les Nantais ces temps-ci : Gignac, un type de vingt balais et des brouettes sorti de "National" en met trois en trente minutes, pendant que les internationaux (...)
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Quando Paulo vai falar
11 juillet 2006 à 08:54
L’évènement qui marqua le dimanche de la contrée caruaruense ne fut bien sûr pas le France-Italie, mais la fin de la novela "Bellissima". Pas de foot donc, à part pour quelques fous, des parieurs bien souvent : un cousin de Delei a perdu 2000 reals pour avoir trop crû en Zizou, une cousine aurait parié et elle aussi perdu sa maison, mais ça, je n’y crois pas trop.
J’ai donc tourné le dos à cette finale, dans ce bistrot quasiment déserté du quartier São Roque que seul mon pote Paulo avait (...)
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Estrelas
9 juillet 2006 à 11:58
Contrairement à ce que d’aucun pourrait penser, le Brésilien n’est pas que intenable et de mauvaise foi quand il s’agit de foot et de Deus, il continue de compter, lucide.
Tel un commerçant, il compte donc le nombre de maillots jaunes et verts vendus pendant la compétition, mais aussi les étoiles brodées sur la chemisette italienne, puis sur la française, voit que les Italiens ont été champions du monde plus de fois que les Français mais moins que les Brésiliens, conclue qu’il restera le (...)
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’Bellissima’, ça vaut même pas un Ukraine-Tunisie
7 juillet 2006 à 08:41
Bon, un peu de sueur, de sexe, de trahison et autres coups tordus avant la finale, je cause bien entendu des "novelas". Notez que je suis en train de rater un épisode évidemment crucial de "Bellíssima", série-phare de TV Globo, messe télévisée dont même Dieu - oui, Dieu lui même, ce Brésilien fameux, puisque Deus è Brasileiro- jalouse l’audience. S’affaler devant les trois ou quatre novelas de TV Globo est un bon alibi pour parfaire son Brasileiro, et se congeler les neurones. Ça démarre (...)
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Brasil 0 - França 1 , soldes sur les camisas Ronaldinho
3 juillet 2006 à 08:00
Tempête sur le petit commerce au Brésil. Une pensée de Elio, un businessman local, pour les stocks d’invendus de chemisettes, drapeaux et fanions jaunes et verts... De fait, je lui propose un marché sur le maillot aux couleurs du Portugal, parce que désormais ici, on parie sur Deco et Scolari, les Brésiliens du Portugal. Cela dit, je peux chambrer, je me souviens qu’en 2002, on en était rendu à soutenir le Sénégal au second tour.
Chouette soirée avec Rogerio, pèlerin du coin, messager de sa (...)
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França ?-Brasil ? ’no açougue’, on s’entraîne aux pénos
1er juillet 2006 à 08:43
Jour J et retour de mise au vert sous les cocotiers, le western caruaruense était entre parenthèses pour trois jours, pour nous Français du Pernambuco, mais pas pour tous les Brésiliens, à fond dans le match... Ici on compte pas mal sur Dieu et Dida, le goal de la Seleção, pour calmer cette solide équipe da França. La "Gazeta de Alagaos" caricature ledit Dida, dessiné avec six mains géantes, et menaçant "que venham os Franceses !". "No açougue", on évoque le match, on aiguise les lames et on (...)
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Os pistoleiros do Caruaru
27 juin 2006 à 16:31
Précision linguistique : Ici, le Ghana s’écrit Gana, cela n’a rien à voir, mais le Caruaruense s’en fout, il se demande qui va bien pouvoir jouer contre le Brésil en finale. J’ai tenté de lui faire comprendre qu’il y a des matchs entre temps, que ce n’est pas la coupe de l’America... Mais la coupe de l’America, ici... Reste que pour désigner le Ghana au Brésil, la télévision s’en charge de manière aussi folklorique que quand elle parle des Indiens d’Amazonie. En parlant d’Indiens, je (...)
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’Brasil vai ganhar, homens vão commemorar’
24 juin 2006 à 09:47
Le mot du jour : Ghana en Brasileiro, devinez ce que ça veut dire ? Curiosité, pas un Caruaruense pour me faire remarquer, que Ghana, le futur adversaire des Brésiliens, ça veut presque dire gagner en Brasileiro, en voulant bien intervertir quelques lettres. Pour le coup, ça ferait drôle dans le coin, de se faire rétamer par des Africains sortis de nulle part, voire d’Afrique.
Brésil-Japon, match des coiffeurs pour la Seleção, comme on dit, direction les faubourgs de Caruaru, chez Diego (...)
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eh o Francês, eh eh eh
19 juin 2006 à 20:29
Le mot du jour, c’est la suite de la précédente curiosité linguistique : préservatif se dit "Camisinha", et donc pas "Condomìnio", comme indiqué précédemment. Cette mise au point ne rend pas mon humeur du jour moins tacheronne : hier, je me suis fait rincer à la Skol et Pitú, comme d’habitude quand le Brésil joue et gagne, mais ça sentais fort le "allez, o Francês, oublie que tu supportes des blaireaux". Les sournoiseries se sont donc succédées toute la soirée : le seul gringo à user ses (...)
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Argentine 6 - les autres rien, mais "Deus te olha" dit Maria
17 juin 2006 à 08:58
Allez le mot du jour, c’est la Une du journal hebdomadaire "Brasil de Fato", un type en guenille rentre chez lui, agite un drapeau brésilien rapiécé, chantant "chérie, c’est la coupe du monde", ladite chérie pleure devant le frigo, où prospèrent les toiles d’arignées, "oui je sais, et elle est bien vide". Maria Clara a un an, elle vous dit Bom dia. A ceux qui doutent que la petite Maria Clara (voir deux chroniques plus avant) a été adoptée pour de bon par ses nouveaux parents, je dis bah (...)
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’Marca um gol’, ce n’est pourtant pas dur à comprendre
15 juin 2006 à 08:44
Le mot du jour : une curiosité linguistique, découverte en feuilletant un dictionnaire. Alors "condominio", qu’est ce que ça peut bein vouloir dire ? Je devine les sourires coquins, en effet un "h" en lieu et place du "i" en aurait fait une petite capote, mignonne capote selon le sens que l’on souhaite donner au "inho". Et ben non, rien de cela, "condomínio" signifie tout bêtement "syndicat des copropriétaires", tandis que le tout proche "condomino" (sans le second "i", suivez bordel) se (...)
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Brésil-Croatie, ça vaut bien un France-Suisse
13 juin 2006 à 05:45
Aujourd’hui mardi 13 juin, est un jour comme les autres au Brésil. José va fumer dès le levé, Andréa ne vendra pas plus de trois colliers, Lenita niera, Maria, la mère de mon pote Vanderlei, chantera Jesus, Monica et Paolo feront leur couture, les paysans sans terre ne cultiveront pas de terre, Patricia se maquillera...
Une partie de ces gens s’arrêtera plus ou moins de travailler à l’heure du match de son équipe, ni moins ni plus excités que vous en France, juste envie de boire un coup en (...)
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Caruaru 3 - Campina Grande 1,
12 juin 2006 à 00:19
Tombée du ciel Ça se passe en juillet l’an dernier, un couple de Caruaruenses, la quarantaine vaque dans sa petite maison, il est midi moins le quart, on frappe à la porte, une femme tend un carton et dit "tenez, un cadeau pour vous", puis s’en va. Le couple ouvre le carton, une grosse boîte de gâteaux : la petite fille tout juste née qui y dort s’appellera Maria-Clara, un mot signale simplement qu’elle a déjà mangé à 11h30.
Sur la route Ça se passe cet hiver, sur la route Nantes-Montaigu, (...)
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France 3 - Chine 1, et le Brasileiro rie jaune
9 juin 2006 à 00:41
Bon, repos avant les rafales de matchs, les résumés, anecdotes et tout. Soirée télé donc, croyez moi si vous voulez, les infos s’ouvrent sur du foot. Alors, à la Seleção, les guiboles, on les rase ou pas ? Reflexe journalistique rare, le cameraman s’en va filmer une à une les paires de guitounes, et ben pas un poil qui vaille ! Commentaire de Juninho Pernambucano (c’est un gars du coin) : "on ne se rase pas, on s’épile".
A suivre, des matchs amicaux, dont le clownesque France-Chine. Forcément (...)
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c’est dimanche à Caruaru
4 juin 2006 à 18:54
Bienvenue à Caruaru Cidade, Pernambuco, quelque part dans le Nordeste du Brésil, et terminée la Bossa Nova, vive le Forró, rock’n’roll musette local, accordéon-basse- tambours-triangle, avec ses variantes djeun’s : technoide,dance, voire hip-hop...
Nous voici bien loin du charme glamour de Salvador de Bahia et Rio, ici c’est disons...
plus rustique, plus épais, pick up, bottines cirées impeccables, lunettes sombres.
Bon il y a des impondérables : hier dimanche, "muilto bom festa" en famille, (...)
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Andrea, personne ne la voit, Dida si
2 juin 2006 à 18:42
Dans la vie Andrea possède deux choses, une couverture pour dormir et une petite fille à nourrir, elle vend des colliers à Salvador de Bahia, quartier du Pelhourino. Andrea, la grève de bus ne l’arrange pas, elle vient de loin, mais les badauds ne viennent pas, normal y’a pas de bus !
Ceux qui sont quand même venus ne la voient pas, elle rase les murs, marche avec Dieu et des tongs usées, ses colliers valent dix reals, puis deux reals, puis cinq reals, puis plus rien parce qu’elle n’en peux (...)
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Moi 4 - Bahia 2, et pendant ce temps...
1er juin 2006 à 19:54
Dicton du jour : "i a i", prononcez comme ça, brut, racourci pour "tudo bom", "est ce que ça va ?", ou "où vas tu ?"
Premier match au Bresil donc, avec les pêcheurs de Salvador de Bahia, debut de match tendu, je reste traumatisé du traitement infligé par un attaquant indien sur une plage du Pernambuc, il y a des années de cela, il plonge, à l’horizontale, reprises de volée surpuissantes, il en met au moins cinq comme ça, et mois j’arrête le foot... Cette fois, trois contre trois, je prend (...)
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De l’epaisseur d’une tong "Ipanema"
1er juin 2006 à 19:50
C’est dimanche, jour de rêverie ou de gueule de bois : cela mérite une affabulation footballistique, un moment de temps, et un poème.
Le dicton, chantant celui-la : "O que passou, passou". "Ce qui est fait n’est plus à faire", ou plus simplement, "ça, c’est fait".
Du foot vraiment partout
Bah oui, le football, c’est quand même censé être l’objet de ce blog. Quoique... Histoire de ballon donc. Je vais à l’aéroport de Salvador de Bahia récupérer mon ami Vanderlei qui arrive de Rio. Et je vois (...)
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Rua São Carlos, 100% Jesus
1er juin 2006 à 19:46
Rua São Carlos, les poules s’achètent, les femmes se vendent, les billets tournent, la viande se découpe, les brochettes flambent, les cheveux tombent, les chiens errent, les enfants crient, courent, se battent, les murs réclament la liberation de leurs "irmãos", les grands frères, les télés donnent la soupe et le foot, les cartes se perdent dans les manchettes, les machines à sous se gaussent de leurs victimes, les Combi VW brillent, les vieux attendent, les vieilles n’attendent plus les (...)
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Lenita nie
1er juin 2006 à 19:44
Dicton du jour : ’Que tem boca, vai a roma’, que je comprend par ’ça va mieux en le disant’
Lenita nie
Le matin, Lenice se maquille en fumant, assise sur sa terrasse. Sa soeur Lenita se réveille après, car elle a bu la veille. Lenice est sage, Lenita boit de la bière, danse, drague, ne fait pas attention, dort quand elle est fatiguée. Lenice lui dit de faire attention, Lenice me dit de ne pas écouter Lenita quand elle pleure. Lenita regarde ’Bom dia Mulher’ sur Rede TV en fumant des clopes, (...)
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Vasco 2 - Corinthians 4, et Patricia s’en fout
1er juin 2006 à 19:40
Le foot, Patricia, il s’en fout.
Patricia s’est retrouvée dans l’avion vers Rio sans rien demander. Patricia est de Porto Alegre, mais elle vivait tranquille à Barcelone et s’est faite expulser parce qu’elle n’a pas les papiers. Patricia est énervée contre tout. Il faut dire, Patricia a passé douze jours en prison alors qu’elle n’a rien volé. Patricia, c’est le travesti qui s’est installé sur mes genous dans l’avion, nous l’avons retrouvé par hasard dans Rio. Patricia a 22 ans et je ne sais (...)
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Flamengo 2 - Ipatinga 1, Epinal a la dent dure
1er juin 2006 à 19:29
J’aurais voulu commencer en causant du Brésil autrement, mais ce n’est pas possible ; Patricia, un travesti sur les genous dans l’avion, ’pour la photo’, n’est ce pas ; à l’arrivée des gosses qui fouinent dans les poubelles pas loin de l’aéroport, d’autres qui agitent des drapeaux du Mengao, comprendre Flamengo, d’autres encore qui vendent des bricoles en surfant entre les voies des routes qui mènent vers la ville, puis la Samba cançao, le Forro, c’est Rio qui danse... Je suis en pleine carte (...)
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Postulat : en jaune et vert, on voit mieux le ballon
1er juin 2006 à 19:17
C’était il y a trois mois, à peu près, en tout cas je sais qu’il faisait froid, que les Canaris se traînaient au classement, bref rien de trop excitant. Sauf ici. Ici, c’est à Nantes, chez Vanderlei, mon collègue brésilien. On s’envoie quelques Cachaça. Les amis brésiliens s’amassent autour du combiné. Coup de fil de Rio : cet après-midi, il fait beau et chaud, ce soir il y a les Rolling Stones à Copacabana, demain on achète les billets d’avion. Vanderlei veut retourner un peu au pays voir (...)
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