22/04
Ruse (n.f.) : “Procédé habile, mais déloyal, dont quelqu'un se sert pour obtenir ou réaliser ce qu'il désire”
Le point de départ de cette histoire ne pouvait être que lui, Maradona, El Pibe de Oro : « Depuis notre plus tendre enfance, on apprend à jouer en utilisant la ruse. Pas le vice. Ceux qui utilisent le vice font du tort à l’Argentine. La ruse, c’est autre chose… La ruse, c’est laisser traîner sa main. La ruse, c’est ce qui fait tout le jeu ». La limite entre la ruse et le vice est floue, difficile à interpréter, subjective. Et si Diego était un professionnel du métier et savait parfaitement jongler avec ces deux idées, aujourd’hui Luis Suarez nous donne l’occasion de creuser encore p ...
Andrés Iniesta, parce qu'il suffit d'un ballon
26/03
Juan Roman Riquelme s’y connaît un peu en football. Donc lorsqu’il affirme que « Messi est le plus grand, mais c’est Andrés Iniesta qui joue le mieux au football », on est tenté de le croire. Parallèlement au débat bipolaire du meilleur joueur au monde, Don Andrés est en train de mettre tout le monde d’accord : il n’est pas le plus fort, ni le plus décisif, ne marque pas plus de buts, n’a pas la plus belle femme et ne sort pas d’un conte de fée, mais il joue mieux au football que tous les autres.
« Leo Messi est le plus grand, mais Iniesta est celui qui joue le mieux au football. Il sait quand il faut aller de l’avant, quand il faut repasser par l’arrière. S’il a la balle à gauche, il sait ...
Et si Cristiano Ronaldo devenait vraiment le plus fort ?
05/03
Alors qu’il semble admis que Messi est en course pour le titre de meilleur joueur de tous les temps, la question de la postérité de la carrière de Cristiano Ronaldo est en suspens. A ses débuts, la problématique était de savoir si C. Ronaldo allait assumer le poids de son nom. On s’est ensuite demandé s’il dépasserait Figo et Eusebio avec le Portugal, et Cantona et Beckham avec Manchester. Enfin, depuis son arrivée à Madrid, on parle des records des géants Raul et Di Stefano. Mais dans la capitale espagnole, marquer des buts et gagner des matchs n’a jamais suffi. Le club madrilène exige un peu plus : de l’âme, de l’esprit, de la grandeur. D’où cette histoire d’amour avec la Ligue des Champio ...
C'était l'Empereur Adriano
26/02
Le 14 août 2001, l’Inter est invitée à jouer le trophée Bernabéu contre le Real Madrid. Adriano a quitté Vila Cruzeiro et rejoint l’Inter pour un été, avant d’aller faire mûrir sa patte gauche à Florence et Parme. Plus tard, il deviendra « l’Imperatore di Milano ». Mais en cette soirée d’été madrilène, il entre à huit minutes de la fin. Petit pont à Karanka, crochet mortel devant Fernando Hierro. Et ce coup-franc terrifiant de 150km/h sous la barre de Casillas. Adriano repousse déjà certaines limites. Le correspondant du Corriere della Sera à Madrid écrira alors : « Peut-être était-ce une hallucination, mais hier soir, à la 39è minute de la seconde mi-temps, on a cru que Ronaldo jouait pour ...
On a déjà oublié Roberto Di Matteo...
15/01
Déjà en février 2010, quand il s’était fait viré par West Bromwich (après avoir fait remonter le club en PL), personne ne s’était vraiment intéressé à lui. Il y avait eu Birmingham City, alors en deuxième division, et aussi Brentford, en troisième division. Une misère. L’histoire est-elle en train de se répéter alors que M. Di Matteo a remporté la Ligue des Champions ?
Un exploit de coaching
Le 4 mars 2012, Robbie est nommé entraîneur du Chelsea FC après la destitution de Villas-Boas. Le club est au plus mal, le vestiaire est divisé et l’objectif de la fin de saison est de ne pas tomber dans l’humiliation. En nommant l’assistant-coach, Roman limite les risques. Au-delà d’être déjà en dehor ...
Les images folles du Derby Eternel de Belgrade
23/11/2012
Il y a un mois, nous rencontrions les dirigeants de l’Etoile Rouge de Belgrade au stade Marakana. A l’heure de parler de leurs Ultras, les célèbres Delije, ils s’affirmaient « très fiers de leurs animations » et déclaraient sereinement qu’en termes de grandeur, leur club est au niveau des plus grands : « Nous, l’Étoile rouge, on se compare au Real Madrid, à Manchester United, à l’Inter Milan, au FC Barcelone, au PSG. » La preuve avec les images du Derby de samedi dernier.
Il existe, en France et ailleurs, cette tendance à parler du football à l’ancienne avec une certaine nostalgie alliée d’un mépris pour le football moderne. On parle des anciennes grandes équipes, des anciens grands joueurs ...
FT y était : La "Curva" de Stamford Bridge pour Chelsea-Manchester United
14/11/2012
La Curva de Stamford Bridge
Ce Dimanche 28 Octobre, le ciel a beau être gris sur Fulham Road, dans les beaux quartiers de la capitale anglaise, le terrain lui regorge de couleurs. Avant même d’être un match de football, un Chelsea-ManU est un tableau. Bleus contre rouges, blues against reds, eau contre feu, deux couleurs primaires qui ne se nuancent pas mais s’opposent. L’effet visuel est réussi et offre au regard un ballet de pastel que n’aurait pas renié Kandinsky. En arrière-plan, derrière et partout, le vert de la pelouse vient compléter le spectacle visuel. Bref, Chelsea-ManU précède le football.
Bien installés dans le lower tier de la tribune Matthew Harding, nous quittons l’abstrai ...
Claude Makelele, ce Géant
15/10/2012
Un grand joueur prend sa retraite, et l’on passe vite à autre chose. Dans le monde du football, il est trop rare d’arrêter le temps pour dire les choses. Il faut du neuf, là, maintenant, ici. Des nouvelles actions, des nouveaux chocs, des nouveaux stades, des nouveaux maillots, des nouvelles couleurs, des nouveaux joueurs et même des nouvelles technologies. Parfois, il est donc bon de s’arrêter, et de se rappeler. Claude Makelele n’a pas gagné la Coupe du Monde au Stade de France en 1998. Et, oublié en Galice par Roger Lemerre, il n’était pas là à Rotterdam lorsque Trézeguet délivra les Bleus en 2000. Avec l’équipe de France, il n’a d’ailleurs rien gagné. En formant une paire fabuleuse avec ...
Neymar doit rester au Brésil, pour l'Histoire
04/10/2012
« Tout le monde a son opinion sur le sujet. Mais je suis heureux à Santos et je veux rester ici un peu plus longtemps. Pendant les trois dernières années, il a été question de me faire partir. On veut m’envoyer ailleurs, mais je suis bien ici. Quand il sera temps de partir, je partirai. Mais ce temps n’est pas encore venu, j’ai dit que je resterai à Santos jusqu’en 2014 » - Neymar en 2011
Après tout, pourquoi venir en Europe ?
Pour l’argent ? Les temps changent, et l’Europe n’est plus un eldorado. Si Neymar, Ganso, Lucas, Oscar sont tous restés quelques années supplémentaires avant de plier bagage, c’est avant tout parce que Santos, Sao Paulo ou encore l’Internacional de Porto Alegre ont t ...
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