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Les auteurs de ce blog ont passé leurs tendres années dans la misère footbalistique (les années ascenseurs). Aujourd’hui, affalés dans leur stade de nouveau riche, ou bien à distance, derrière un écran de la Capitale, ils savourent l’ascension des Rouges et Noirs en sirotant une bonne Pinaultcolada.

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Rennes mange son pain suédois

26 novembre 2007 à 08:00 Rennes mange son pain suédois

Qu’arrive-t-il à Erik Edman ? Qu’arrive-t-il au Suédois volant ? Le très inspiré animateur du couloir gauche rennais n’y est plus. Ses montées se font brouillonnes et l’extrême-droite adverse le déborde allègrement. Alors, quand Jérôme Leroy manque de ressources physiques pour jouer les Olivier Besancenot et compenser le mutisme de son camp, le couloir gauche breton se transforme illico en une vaste friche. Samedi, Anthony Réveillère, de retour sur les terres qu’il avait quittées pour le FC Valence (il faut le rappeler), a passé une fin d’après-midi paisible.

Erik, le petit viking, manquerait-il d’hydromel ? Le refus des dirigeants de le voir accoster de l’autre côté de la Manche à l’inter-saison aurait-il eu raison de sa vigueur et de son mental de guerrier ? C’est une piste. Autre hypothèse, la culpabilité le ronge, et l’inhibe. Chaque jour, à l’entraînement, chaque fin de semaine, sur les terrains de Ligue 1, il mesure sa faute, le prix de son mal de Suède. Car, en conseillant Peter Hansson, compagnon de ses sauvages campagnes hollandaises menées au sein du SC Heerenveen, à Pierre Dréossi, Erik a fait rentrer la bête au cœur de la paisible Piverdière. Et commis un pêché inexpiable.

Peter Hansson, c’est d’abord une chevelure de hard-rocker des années 80 (frange rectiligne à ras des sourcils sur le devant, crinière raide et sauvage derrière), une tête à sortir du bois couvert d’une peau de bête, le corps d’une jeune vierge gisant dans ses bras. Un mec du genre à vous faire changer de trottoir tard le soir. Sur le rectangle vert, c’est monsieur un but par match. Monsieur un but pour sa gueule par match. Dans le meilleur des cas…Lourd, archaïque techniquement (les relances en touche sont sa grande spécialité), et pas finaud pour un sou, Hansson est un boulet. Tous les supporters voudraient qu’il le traîne au pied, consigné sur le banc de touche, mais les blessures à répétition des Mbia et Mensah obligent le Dr Dre à exposer sa bête de foire tous les samedis.

Face à Lyon, l’allumé suédois a tué le match dès la quatrième minute en commettant l’irréparable sur Benzema. Hansson savait pourtant que Karim était plus vif, mais le stoppeur a oublié de respecter la distance de sécurité, et une fois dépassé, a joué la faucheuse, sans rémission possible. Les Rennais ont baissé la tête, accablés par tant de bêtise, et Juninho a pu transformer le penalty en toute quiétude.

En jouant les lobbyistes pro-Hansson, Erik ne pensait pourtant pas à mal. Abandonné par Kallstrom puis Isaksson, le fougueux Suédois voulait simplement retrouver un copain pour parler Ikea, Europe et Krissprolls. Il se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés, comme principal complice du fossoyeur de l’arrière-garde rennaise. Et autant dire que son poto d’Heerenveen ne l’épargne pas. Car, qui peut se targuer de pouvoir figurer dans un bêtisier toutes les semaines ? Samedi, le clown blond donna dans le burlesque. Au cœur d’une surface de réparation prise de panique, Hansson ne trouva rien de mieux à faire pour soulager son camp, que de shooter sur Edman, placé deux mètres devant lui. Le ballon rebondit sur les deux mains d’Erik, l’arbitre, magnanime, retient les circonstances atténuantes. Edman souffla, Hansson grogna. Le septième sot avait encore frappé. La route de Lorient en était bien affligée.

Erwan Gwerzec






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» Rennes mange son pain suédois · 12 décembre 2007 00:17

étant un fidèle supporter du stade rennais, oui, même aujourd’hui, alors que c’est pas la gloire, j’attends avec impatience vos éclairages sur les contre-performances des rouge et noir ! Qu’est-ce qui se passe nom de dieu ?

Youn Barazer

 Youn Barazer