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Les auteurs de ce blog ont passé leurs tendres années dans la misère footballistique (les années ascenseur). Aujourd’hui, affalés dans leur stade de nouveau riche ou bien à distance, derrière un écran de la Capitale, ils savourent l’ascension des Rouges et Noirs en sirotant une bonne Pinaultcolada.

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Rennes : le nouveau Mexique

3 novembre 2008 à 10:56 Rennes : le nouveau Mexique

Dimanche, 17h, déjà la nuit en ce week-end de Toussaint. Et le froid. Mon retour Route de Lorient se fait grelottant à l’occasion de la visite des rugissants lionceaux du Doubs. Il y eut des doutes sur la pelouse, une équipe empruntée : Pagis qui digérait le ragoût de belle-maman, Sow qui courait partout sauf sur la bonne voie, Briand qui centrait, tirait, récupérait, courait, et faisait la sécurité du stade … Sans oublier, l’indispensable Thomert Sisley, toujours en plein tricotage : que de duels entre lui et la pelouse ! Et je n’oublie pas Nino qui ne put fouler la pelouse malgré le nombre de remplacement effectué par Moustache, c’est à dire un ! Il faut lui dire à Guitou que la FIFA autorise plus d’un changement depuis les années 70.

Jimmy marqua le premier but au bout d’une minute, il ne fallait pas perdre son temps devant le stand de galettes saucisse ! Une minute de bonheur, puis 89 minutes de souffrance pour voir un Santos bien lourd et bien loin de sa forme de 2004, Evlut qui sortit au bout de deux minutes, des barres signés Hansson le bûcheron, Pagis le gros chat, et un Sochalien dont je tairais le nom par souci de respect de la vie privée.

Dans l’ex tribune Mordelles, il y a un grand écran géant qui mord bien cent places, loisir de voir qu’à 300 kilomètres on s’était bien amusé à Jules Deschaseaux, avec cinq buts en prime. On imagine toujours, rongé par le froid, la médiocrité, l’haleine d’un voisin faisant le commentaire de la finale de Bercy grâce à son Ipod, qu’ailleurs, c’est mieux ! C’est aussi ce que devait se dire Salma Hayek. Car la sublimissime actrice mexicaine se trouvait route de Lorient dimanche ! Au bras de son ex-futur fiancé, François-Henri Pinault -Ouest-France nous apprend que les fiançailles avaient été rompus cet été-, fils de papa, et trop heureux d’avoir récupéré son trophée. L’inégalité des chances c’est ça aussi !

Moi, ma voisine ne porte pas de parfum épicé et envoûtant, mais sent juste le mauvais vin. « Tsonga a gagné Bercy, après avoir été mené 0-40 sur son service final » s’emballe t-il : ah, la convivialité au stade … Les Reds and Blacks se mettent à l’unisson du RCK et montrent leur discipline nouvelle aux autres spectateurs, ça pogotte, ça chante, ça vibre et ça fait semblant de se battre pour singer les supporters qui ont toujours fait rêver les petits puceaux des bords de Vilaine : les méchants anglais, parisiens, et italiens des villes du nord. Il y a des drapeaux bretons, stadistes , irlandais et on scande des " USA, USA". Pour Bocanegra sans doute. Ou pour célébrer la sortie du nouveau So Foot spécial pays du rock sudiste, plus sûrement …

En tout cas, avec un style défensif, dur, réaliste, les Rouges et Noirs arrivent à gagner sans convaincre, sous les sifflets de leurs supporters, et pointent à la sixième place. L’Equipe na cessé de le rabâcher ces dernières semaines, Rennes se met toujours à la hauteur de ses adversaires : excellent contre Lyon, affligeant contre Sochaux. Mais pour une fois l’indigence des 90 minutes proposées par la Pinault Team fut récompensée de trois précieux points. C’est un bon signe. La semaine prochaine, retour à Paris, où j’irai bientôt me pâmer devant les cavalcades de Briand et Fanni face aux redoutables uruguayens dans le froid parisien.

Fabrizio Mauresco






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» Rennes : le nouveau Mexique · 3 novembre 2008 13:48

ouais c’est un truc de breton de siffler quand son équipe gagne ? Vous avez souvent des chouettes matchs, en tout cas des buts, à Rennes. Alors un match de daube, parfois, ca arrive. A Lorient c’est pareil, on gueule quand c’est pas beau, on oublie vite quand c’est bien. C’est comme ca pour plein de choses, dans la vie. Je reviens de Liège, le Standard a perdu chez lui contre Charleroi à l’issue d’une partie très moyenne proposée par des Rouches fatigués et maladroits - un derby pourtant, chaud ! - et ben il y a eu maximum trois sifflets à la fin d match, puis les joueurs du Standard ont été applaudis, y compris par le kop : pas cons, les supporters Rouches ont bien compris qu’il faudra avoir le moral, cette semaine, pour jouer Séville en coupe d’Europe.