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Les auteurs de ce blog ont passé leurs tendres années dans la misère footballistique (les années ascenseur). Aujourd’hui, affalés dans leur stade de nouveau riche ou bien à distance, derrière un écran de la Capitale, ils savourent l’ascension des Rouges et Noirs en sirotant une bonne Pinaultcolada.

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Rennes : déçu, déçu, déçu

17 septembre 2008 à 11:30 Rennes : déçu, déçu, déçu

Tout était donc bien reparti. Les rouages encrassés du début de saison luisaient à nouveau. De la fluidité retrouvée et des résultats qui venaient avec : une victoire convaincante face à Stabek en UEFA et un bon match nul à Toulouse, si l’on s’en tient au fond de jeu proposé. Un point à l’extérieur qui serait évidemment bonifié avec la réception du promu havrais, route de Lorient. Evidemment …

C’est oublié une particularité des riverains des bords de la Vilaine. Une fois les cimes entrevues, le Rennais trop heureux d’avoir gravi le gros du sommet, se relâche et laisse filer la corde plus ou moins brutalement, sans que l’on sache vraiment pourquoi, face à des obstacles modestes voire ridicules. Un peu comme un combo rock qui ferait monter la sauce avant de se gaufrer dans un refrain poussif. Le décalage entre les bons et les grands.

L’an passé, c’est face à Sochaux, alors lanterne rouge aux abois, que Rennes avait trébuché après une première série convaincante. Et d’offrir, en hôte trop poli, pour ne pas dire trop con, sa première victoire aux hommes du Doubs. Bis repetita cette année, avec ce nul face à la bande à Lesage. Toujours la même rengaine sur les bords de la Vilaine.

Comme me l’a fait remarquer si justement un collègue : « Rennes est l’équipe qui n’en finit pas de décevoir ». C’est sa constante, sa marque de fabrique, son identité en somme. Rennes n’entreprend pas, ne fait pas fructifier ses investissements. Il thésaurise, en frileux casanier. Rennes n’aime pas vivre dans le confort, ou plutôt il s’y endort. Agaçant. Dans les séminaires managériaux, la courbe de performance des saisons rennaises pourrait illustrer à merveille l’écueil de la confiance en ses troupes et la nécessité de leur imposer une pression constante.

Dans un club de foot, la pression émane du président, du public -des dommages, même symboliques que provoque la défaite sur celui-ci (le désespoir de tout un bassin de supporter : à Lens par exemple)- ou de l’entourage … Elle forge une histoire, avec ses faits de gloire et ses déroutes comme autant de cicatrices. Cela fait plus de trente ans que Rennes n’a pas soulevé un trophée. Plus de dix ans qu’il stationne en Ligue 1, avec pour acmé une quatrième place en 2007, alors que la Ligue des Champions lui tendait les bras. Depuis quatre ans, le thermomètre rennais est gelé entre quatre et neuf. La filiale de Pinault SA pédale dans la semoule, ou patauge dans le potage. A choisir. La ville n’en perd pas son calme, son président non plus, quand à l’entourage rennais, que des notables biens de leur personne.

Depuis près d’une demie décennie, Rennes, ses belles structures, son effectif entrée de prix du haut de gamme, se cimente dans les marécages des hautes sphères. Une régularité dans la partie inférieure du haut de tableau qui doit avoir peu de précédent dans l’histoire du championnat. La faute aux joueurs l’an passé : la deuxième place était bien accessible derrière Lyon. Se rappeler, entre autres, qu’après une magistrale victoire à Lens, même l’Equipe plaçait les Rouges et Noirs en principal outsider du club à JMA. Evidemment, il arrive à l’Equipe de dire des conneries, surtout une série de défaites longues comme la teub de Rocco Sifredi et la politique de rupture de Guy Lacombe (exit Wiltord et Didot) avaient fait revenir Rennes dans la normalité. Les Rouges et Noirs ne veulent surtout pas déranger.

Erwan Gwerzec

PS : Rennes sait décevoir, mais sait également réagir.






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» Rennes : déçu, déçu, déçu · 18 septembre 2008 22:00

Ouais, c’est toujours un peu pareil, mais bon. Je viens de voir le match uefa, c’était un peu pareil que contre le HAC je suppose. Mais le bon carlos est passé par là (comme prévu). Je vais prendre un autre risque, le srfc va débuter une série d’enfer en octobre ! En fait même si votre analyse est pertinente je ne retiendrai que le PS car on ne peut pas demander trop actuellement à l’effectif vu l’intersaison quoi qu’on en dise assez perturbée. A suivre ...