Partie de poker sur tapis vert
17 avril 2009 à 14:07
Rennes a gagné, comme les autres équipes du haut de tableau, mais ne rêvons pas, les hommes de Lacombe ne se hisseront pas en ligue des champions cette année. Ils n’ont pas le banc pour réussir dans cette entreprise, ni la technique suffisante, et surtout le cortex assez dense. Il y a du muscle sur la pelouse, certes, les Rennais font peur au contact mais de l’intelligence et de la vista, il n’y en a pas avec le moustachu.
On s’est un peu ennuyé en première mi-temps, à la recherche d’un PAGIS absent de la feuille de match en ce jour de Pâques. Seul Leroy et ses grigris enthousiasmait et apportait un peu de sens au jeu du SRFC. Les Rouge et Noir impairs et passent. Le goût de la victoire avait un peu disparu dans les langues bretonnes. Le match fut dur face à des panthères vertes un peu faméliques mais toujours aussi dangereuses, voir les déboulés de Ilan et de Gomis en fin de partie. Un Bafé qui n’a plus sa forme domenechienne mais qui peut toujours vous faire basculer un match. Mais qui ne le fait pas non plus ...
La seconde mi-temps fut un peu meilleure, les occasions se firent plus nombreuses et l’on compris que l’absence du fan numéro un de Wanderlei Silva en début de saison a causé bien des préjudices à la maison verte en cette saison 2008-2009. Thomert, le roi des passes ratées et des glissades joubertiennes fut copieusement sifflé, on ne peut pas dire qu’il dormait sur la pelouse mais que de maladresses !!! Comme M’bia et Sow hélas, joueurs que l’on verra dans un futur proche briller en perfide Albion.
Alors Grenoble ? Rennes se réserve-t-il pour la Coupe ? Peut-être. On va dire que oui pour se rassurer. Mais la saison prochaine, si Leroy et Pagis plient les gaules, cette équipe va sûrement décliner car les jambes sans les têtes ne vont jamais très loin. En regardant le Kop du RCK s’étouffer avec des fumigènes mal allumés, je jetai un œil au programme daté du 10 avril avec les classements de la 27ème journée (sic), je m’arrêtais sur le nom d’Odorico, nom d’une école technique partenaire du stade rennais, avec comme slogan : « réussir avec le football mais ne pas échouer sans. ».
Ce nom est celui d’une famille de mosaïste italien venue s’installer en terre vilaine au 19ème siècle, on leur doit la piscine Saint-George, l’immeuble Poirier avenue Janvier et la maison de la rue Saint-Sauveur. Isidore Odorico ( 1893-1945 ), joueur du SRFC et militant pour le championnat professionnel fut le président du stade entre 32 et 38, aux premières heures du professionnalisme du ballon rond, comme quoi la tête et les jambes……
Fabrizio Mauresco