16 janvier 2008 à 15:31
Face à l’OM, Rennes a enfin renoué avec la victoire, mais le seul souvenir qu’il reste de la partie serait cette "parodie d’arbitrage". Parodie ? Il y a eu des erreurs d’arbitrages, certes, mais comme souvent, et croire que l’arbitre puisse être influencé par une petite pique de Dréossi, quand en face se trouvent les matoux Diouf et Anigo, relève presque de l’escrocrerie.
A l’exception notable du grand Cherif Ghemmour sur Europe 1, les polémistes donc ont préféré n’évoquer que l’arbitrage, plutôt que le jeu proposé.
Le Stade a mieux joué que son adversaire, c’est indéniable. De la maîtrise, du jeu, des occasions, il ne faut pas omettre le nombre d’actions vendangées par Briand, un homme qui pèse sur les défenses mais marque trop rarement.
Cette victoire peut amener une nouvelle série, un entraineur comme Lacombe parait plus sûr de lui dans une ville moyenne que dans une grande ville trop passionnée, et en matière de ville tranquille, Rennes se pose : dimanche, 2000 supporters olympiens ont fait plus de bruit que 28000 rennais.
Pour faire crier les supporpépères des Rouges et Noirs, il faut que Nino se réveille et danse la tektonik sans cheveux, variante antillaise de la mode parisienne des petits bolos de la capitale.
On a souvent gaussé sur Pagis, la panthère tranquille et nonchalante : son premier but nous montre qu’il ne se prend pas la tête, marquer n’est pas une obsession pour Mikaël, il s’en tape le coquillard, mais quel toucher de balle ! Et quel toucher de semelle ! Quand cet animal vous a dans le collimateur, il ne vous lâche pas, tel un chat à qui vous auriez fait une crasse. Le boucher argentin de Boca a été pris à son propre jeu et il aurait pu y laisser une jambe. Les Rennais se mettraient-ils à muscler leur jeu ?
Fabrizio Mauresco
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