Love in an elevator
28 janvier 2008 à 12:04
Pourtant j’y ai cru : tout concordait ! Du renouveau rennais aperçu contre l’OM jusqu’aux signes avant-coureurs d’un retour de l’ordre initial : les gros budgets se remettaient à jouer et à gagner. Même Lens, où l’on a encore appelé Leclerc le druide (sa couperose ne fait pourtant pas de lui un authentique Breton !)- prognathe au chevet d’un ballon d’or. Faut dire que le plus vieil homme-sandwich de France lui avait bien savonné le banc, au JPP.
Tout concordait donc pour que ce déplacement devienne une victoire à l’extérieur du meilleur aloi, qu’enfin les Rouges et Noirs conquièrent cette belle Lorraine. Pour être franc, le recrutement de Lacombe me semblait participer de cette logique : il est évident que la moustache était là pour les relancer à partir de cette rencontre, sinon à quoi bon enrôler le sosie de Tony Kurbos ? Et Carlo Molinari n’est il pas le pseudo de Michel le Milinaire, que l’on a bien reconnu ? Je pense même que les dirigeants rennais n’avaient pas budgété les trois points contre les enfants de la bonne mère, ceux qui pleurent quand on leur a piqué leur BN.
Et puis non ! Pendant que de pauvres Normands innocents se faisaient refaire le couloir à lentilles (on ne les entend plus d’ailleurs Diouf et Gros Anigo), nous on laissait l’espoir aux presqu’Allemands de ne pas finir Equipe La Plus Nulle De tous Les Temps En Championnat (L’Equipe dixit). Pas de jeu, pas de volonté, pas d’envie...Les signes avant-coureurs que j’aurais dû suivre sont ceux du quotidien sportif français (pas Le Parisien, hein, L’Equipe !!) : le Stade Rennais joue la descente, et rien d’autre. Et franchement, l’idée même de devoir batailler dans le bas de tableau avec Sochaux, Toulouse ou Lens, (regardez donc le classement de Ligue 1 de la saison précédente, ça donne le vertige...) ne fait que me conforter dans l’idée que ce championnat est complètement affligeant. Une abysse de joueurs médiocres, pour un fonds de jeu global du niveau moyen du championnat belge, pas de frissons si ce n’est le retour de Bordeaux (houuu là ! vite une couette tellement je frissonne)... les vraies stars de cette basse-cour (Juninho, Hilton...pfff, on a les Brésiliens qu’on peut) sont donc bien Thiriez et Canal, dans la grande affiche de la saison : qui va prendre le petit à l’autre ?
Et pendant ce temps, les Rennais se préparent à la sempiternelle remontée de fin de saison. Après tout, j’aime autant cet ascenseur-là que celui qui me foutait tant les boules quand j’étais gamin.
MM
» Love in an elevator · 11 février 2008 11:22 | |
un marseillais qui se marre |
un marseillais qui se marre